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obésité et comorbidités

Extrait de Toxic, livre de William Reymond, que je conseille de lire :

 » Imaginez un pays peuplé comme la France. 60 millions d’habitants donc, qui auraient une seule particularité : celle d’être trop gros.

Cette entité géographique fictive existe. 60 millions d’obèses ? Bienvenue dans l’ex-Empire du milieu. Depuis novembre 2006, la Chine détient ce triste record. Alors que la population chinoise a été longtemps considérée comme ayant le mode alimentaire le plus équilibré de la planète, elle est désormais au bord de l’implosion. L’obésité et la surcharge pondérale touchent même un Chinois sur cinq. Le calcul fait tourner la tête… Il s’agit bien de 215 millions de personnes ! Parmi elles, 160 millions souffrent d’hypertension et 20 millions sont atteintes du diabète. Et là-bas, particularisme local, la pandémie touche plus particulièrement les garçons.

Selon une étude publiée le 19 août 2006 par le British Medical Journal, plus de 10 millions d’enfants chinois entre sept et dix-huit ans sont aujourd’hui obèses. En 2000, ils étaient « seulement » 4 millions !

La Chine est donc passée à l’ère de l’obésité. Une information fâcheuse pour le gouvernement communiste qui, à la veille des Jeux olympiques de 2008, souhaite présenter ses citoyens comme les plus sportifs de la planète. Mais voilà, une promenade dans les rues de Pékin et de Shanghai dévoile une autre réalité. Celle où les cliniques pour enfants obèses se multiplient au rythme de l’élargissement du tour de taille de la population !

La Chine n’est en rien une exception. L’ensemble du bassin asiatique se voit frappé par l’épidémie. Ainsi, depuis 2002, le Viêtnam doit faire face à une situation particulière loin d’être unique. Si à Hanoi une partie de la population souffre d’obésité, dans certaines campagnes la malnutrition demeure un grave problème. À côté, en Thaïlande, le taux d’obésité des cinq-douze ans est passé de 12,2 % à 15,6 % en… à peine deux ans !

Le Japon est également atteint. Depuis 1982, le nombre d’obèses a augmenté de 100 %. Là aussi, comme en Chine, les enfants et les adolescents sont les premières victimes. Situation identique aux Philippines où 5 % de la population est considérée comme obèse. Si l’on ajoute les personnes en situation de surcharge pondérale, c’est même un tiers de l’archipel qui est touché. On retrouve des proportions similaires en Nouvelle-Zélande et en Australie. Dans les villes mais aussi dans des endroits bien plus reculés puisque, pour la première fois en 2004, on relevait une augmentation importante des cas d’obésité au sein des tribus aborigènes. Reste que l’exemple le plus frappant de la zone pacifique concerne les îles Tonga. Là, en Polynésie, c’est plus de 60 % de la population qui endure la pandémie.

Et l’Inde, l’autre État-continent ? Alors que le pays peine à lutter contre les effets de la malnutrition en milieu rural, les grandes villes comme New Delhi comptent désormais un taux d’obésité dépassant les 10 % parmi les quatorze-vingt-quatre ans. Et l’hypertension entraîne une inquiétante augmentation de la fréquence des crises cardiaques chez les moins de cinquante ans.

Aussi surprenant que cela puisse paraître, l’Afrique n’est en rien épargnée par le mal. En Zambie, 20 % des enfants âgés de quatre ans sont obèses. Un pourcentage conséquent que l’on constate encore au Maroc et en Égypte, où il est même légèrement supérieur. D’une manière générale, au Moyen-Orient, de Beyrouth à Bagdad, c’est en fait un quart de la population qui se retrouve obèse ou en surpoids.

Mais le vrai drame se joue au sud, en Afrique noire, où ce fléau et son cortège de maladies font des ravages. Non, il ne s’agit pas d’une erreur. Je viens bien d’associer l’impossible : obésité et Afrique. Et il ne faut pas se méprendre, la pandémie sur le continent africain ne signifie en rien que les problèmes de malnutrition sont réglés. On continue à mourir de faim là-bas, mais, écœurante nouveauté, on y meurt également en mangeant trop ou mal ! L’information dérange notre mode de pensée mais certains pays du continent noir comptent trois fois plus d’obèses que d’individus souffrant de malnutrition. Et, comme ailleurs, la tendance n’est en rien prête à s’infléchir.

Car l’Afrique est maudite. Agonisant sous la faim, exsangue depuis la tragédie du sida, le continent est désormais victime d’une nouvelle « plaie ».

En 2004, l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture, plus communément connue sous le terme générique FAO, publiait un rapport dramatique qui démontrait que les femmes enceintes souffrant de malnutrition accouchaient plus fréquemment d’enfants sûrs de devenir de futurs… obèses. Une incongruité ne provenant pas d’une étrangeté de la nature mais de notre héritage génétique. Parce que les bébés africains naissent avec un métabolisme programmé pour « stocker » le maximum de nourriture. Alors que la malnutrition recule, cette sorte d’assurance survie glissée dans l’ADN se retourne contre son porteur en le condamnant à l’extrême contraire.

Des mères souffrant de faim donnant la vie à une prochaine génération de gros. Toute l’absurdité de notre monde est là… Toute l’absurdité et la douleur de l’Afrique aussi !

Bien évidemment, de Paris à Bruxelles, de Londres à Prague, de Berlin à Amsterdam, de Rome à Lausanne, de Madrid à Sofia, la pandémie est aussi solidement installée en Europe. En France, la dernière enquête Obepi confirme qu’en 2006 l’obésité continue de progresser. Et que, désormais, au-delà des enfants et adolescents, c’est l’ensemble des générations qui sont atteintes. Une situation soulignée par Marie-Aline Charles : « C’est saisissant. Chaque génération a une prévalence supérieure à la précédente. Et ce, quelle que soit la génération. À chaque fois cela progresse : si on observe les générations nées en 1920, 1930, 1940, il y a déjà cette progression. Il faut absolument infléchir la trajectoire, car autrement on va arriver au taux de 30 % que connaissent les États- Unis3 ».

Désormais, donc, 5,9 millions de citoyens français sont obèses. Afin de saisir l’aspect foudroyant de la pandémie, il faut retenir une donnée cruciale : voilà à peine neuf ans, on en comptait 2,9 millions de moins. Oui, au rythme de plus de 320 000 par an, le nombre d’obèses dans l’Hexagone a quasiment doublé entre 1997 et 2006 !

En Italie, 8 % de la population est atteinte. En Allemagne, la proportion passe à 12 %. La Grande-Bretagne, quant à elle, se dispute la première place avec la Bulgarie. Le quart des habitants de ces deux États est désormais obèse. Si l’on ajoute les personnes en surpoids, on glisse vers une situation à l’américaine où celles proches de ce qu’on appelle leur « poids de forme » ne forment désormais plus qu’une minorité.

Asie, Pacifique, Afrique, Europe, il reste à jeter un œil sur l’Amérique. Pas celle où est née l’épidémie, mais le continent américain. Et ce en commençant par le sud. Où il n’y a pas de miracle. L’ensemble du territoire sud- américain est touché. Le Brésil, par exemple, a vu la proportion d’habitants obèses ou en surpoids augmenter de 31 % en dix ans. Une vague touchant aussi bien les beaux quartiers de Rio que les favelas de Sâo Paulo. Dans la même période, la Colombie a enregistré une progression de 43 %. Un quart des enfants péruviens, chiliens et mexicains sont eux aussi victimes du mal.

Nettement plus au nord, du côté du Canada, les statistiques se révèlent encore plus impressionnantes. D’après une enquête de 2004 sur la santé dans les collectivités canadiennes, 23 % de la population est obèse. Plus précisément encore, l’étude Différences régionales en matière d’obésité démontre que cette catégorie regroupe presque un tiers des Canadiens vivant en milieu rural, contre 20 % des résidents de grandes villes.

En Amérique du Nord, la pandémie n’épargne personne… n’oubliant pas, au passage, de « contaminer» jusqu’aux Eskimos d’Alaska.

De l’Australie au Danemark en passant par la France, ces experts disent tous la même chose : notre société est malade. Et si rien ne se fait, elle subira le sort vécu par les générations confrontées aux précédentes pandémies.

Il ne s’agit pas d’être alarmiste mais simplement réaliste. En 2006, l’Organisation mondiale pour la santé affirme que la planète compte plus d’habitants souffrant de surpoids que de malnutrition. Que si les victimes de la faim sont toujours plus de 800 millions, celles de la malbouffe dépassent le milliard. Et que dans ce chiffre record, 300 millions sont obèses.

Ce paradoxe en appelle un autre, bien plus effrayant s’il en est. Si choquant même qu’à lui seul il a justifié ce travail d’enquête et l’écriture de ce livre. En vingt ans, la pandémie d’obésité ne s’est pas satisfaite de son expansion statistique, plaçant la surnutrition au sommet des problèmes mondiaux. Ou, pour reprendre une expression du ministre français de la Santé Xavier Bertrand lors de ses vœux à la presse, ne s’est pas contentée de son statut de « défi majeur de la santé du XXIe siècle1 ». Elle a aussi – et c’est ce qui se produit aux États-Unis – remis en doute la marche en avant de l’évolution humaine.

De fait, si l’ensemble de ces données chiffrées, peut- être difficiles à digérer, n’a pas fini de vous convaincre de l’urgence des mesures liées à l’étendue du mal, l’information supplémentaire que voici devrait y parvenir. En effet, pour la première fois, malgré les progrès de la science et de la médecine, l’espérance de vie des enfants américains est plus courte que celle de leurs parents ! Et c’est bel et bien l’obésité qui s’avère responsable de cette régression unique dans l’histoire moderne.

Doit-on, en France, se dire que cette dérive ne nous concerne pas ? Évidemment non. Car on le sait, en 2020, l’Hexagone mais aussi l’Allemagne, la Belgique, les Pays- Bas, le Sénégal, l’Inde, la Chine, la Russie l’Australie… ressembleront aux États-Unis. Et seront des nations majoritairement obèses, dont les populations verront à leur tour leur espérance de vie cesser de croître avant de commencer à diminuer.

La crise mondiale d’obésité, venant rejoindre les tristes rangs formés par la peste noire, la grippe espagnole et le sida, est bel et bien une pandémie.

Mais avant de tenter de trouver les moyens de l’enrayer, il semblait essentiel de remonter aux origines de ce foyer épidémique pour découvrir les raisons du mal. Cela tombait bien, voilà quelques années que je vivais en son cœur.

(la suite …… demain).

Les impatients peuvent se procurer le livre et le « dévorer » avant.

 

 

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La petite compagnie Air Samoa établit le prix du billet en fonction du poids du passager.

Cette compagnie affirme que sa formule destinée à lutter contre l’obésité et la hausse des cours du carburant rencontre un franc succès.

Samoa va étendre cette offre aux vols reliant les petites îles du Pacifique à leurs nations insulaires voisines. Des liaisons vers Tonga et les îles Cook doivent être lancées cette année.

« Les personnes obèses reconnaissent que le système pay-by-weight (payez selon votre poids) est le plus juste en dépit du fait qu’ils payent plus qu’une personne plus légère », assure le patron de Samoa Air, Chris Langton

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Extrait de Toxic, le livre écrit par William REYMOND et que je vous conseille de lire :

« Il n’y a aucun État au monde où l’obésité n’est pas en augmentation. Jusqu’aux pays en voie de développe-ment comme le Zimbabwe ou la Gambie que nous pen-sions pourtant immunisés. L’épidémie se propage à toute allure. Et, le plus effrayant, c’est que, jusqu’à présent, personne n’a réussi à la stopper. »

Le docteur Stephan Roessner n’est pas une Cassandre soucieuse de vendre quelques exemplaires de plus d’un livre de régime. Ce médecin suédois est le président de l’Association internationale pour l’étude de l’obésité. Et en dix ans, avec ses collègues, il a observé une tendance… lourde : l’accroissement de l’obésité et des pathologies liées à une mauvaise nutrition. Tous les experts sont d’accord ou presque : nous sommes désormais face à un véritable fléau.

Depuis 1998, sans que l’on saisisse totalement la portée de l’information, l’obésité est considérée officiellement comme une épidémie1.

Il ne s’agit donc plus de kilos en trop, de plis disgracieux, de difficultés à s’habiller et à se mouvoir mais bel et bien de risques mettant en péril l’existence d’une partie croissante de la population.

Berit Heitmann n’est pas une adepte de la langue de bois. Conseillère du gouvernement du Danemark sur les questions de médecine et de nutrition, elle vient de passer deux ans à étudier les effets de l’obésité sur les femmes. Et ses conclusions, preuves à l’appui, se révèlent implacables : « Être une femme et obèse est la pire chose qui soit. La discrimination commence dès l’enfance. Les études sur la petite enfance démontrent ainsi que les filles obèses sont rejetées par leurs camarades de jeux dès l’âge de trois ans ».

En présentant ses constatations, elle a démontré que le phénomène se reproduit dans le cadre familial et médical, et même enseignant. Une nouvelle forme d’inégalité sexuelle, où la fillette obèse est plus ostracisée que son équivalent mâle, est apparue. Mettant en avant le cas danois, Berit Heitmann débusque ainsi cette disparité jusque dans la distribution des bourses scolaires : les étudiantes obèses sont moins aidées que les autres.

Bien évidemment, cette forme de rejet prend toute son ampleur à l’âge adulte : « L’apparence et la taille semblent liées à la possibilité de conserver ou pas emploi et salaire. Le bilan est donc terrifiant : les femmes obèses sont privées d’amis, de relations intimes, de liens sociaux, d’éducation, de salaires et de respect ».

Impossible, en découvrant ces propos, de ne pas repenser à « ma » promeneuse parisienne. À son regard, mélange de peur, de honte et d’agressivité, lorsque je m’étais décidé à lui parler. Impossible d’oublier sa surprise. Et le fait que l’obésité féminine est devenue une nouvelle tendance en France. Ainsi, d’après Marie-Aline Charles, épidémiologiste en charge de l’enquête Obepi 2006*, alors que « l’on constatait une égalité presque parfaite » entre les deux sexes dans leur précédent rapport, « pour la première fois, la prévalence est plus importante chez les femmes. Cela est encore plus sensible chez les jeunes femmes de moins de quarante-cinq ans. […] Aujourd’hui, les filles de vingt-cinq ans ont le même tour de taille que leurs mères ».

Berit Heitmann ajoutait en effet : « À masse corporelle égale, la femme est bien plus exposée à la maladie que l’homme. À titre d’exemple, le risque pour un homme de développer un diabète de type 2 est moitié moindre que pour une femme obèse ». Une règle angoissante que l’on peut également appliquer aux cas d’hypertension et de maladies cardio-vasculaires.

Autre effet secondaire et dramatique souligné durant la conférence de Sydney, les difficultés à tomber enceinte et les multiples risques encourus en tentant de mener une grossesse à terme.

Comme pour illustrer les propos de la conseillère danoise, le 30 août 2005, The British Fertility Society (BFS), association britannique regroupant les professionnels de la fertilité, publiait une série de recommandations alarmantes à ses membres : « Les femmes rentrant dans la catégorie « obésité sévère » ne devraient pas être autorisées à accéder à un programme de traitement de l’infertilité, professait l’organisme. Celles souffrant de malnutrition et celles classées seulement comme obèses devraient être forcées de traiter leur problème de poids avant d’envisager un tel traitement ».

Il ne faudrait pas croire que ces propos constituent de simples vœux pieux dictés par la volonté de réveiller les consciences ou d’alerter les spécialistes. Non, on n’en est plus là. Richard Kennedy, l’un des dirigeants de la BFS, l’a confirmé à la BBC : les recommandations de son association sont déjà en vigueur. Et d’assener : « Les femmes obèses ont moins de chances d’être enceintes et plus d’être exposées à des problèmes de santé. Il nous apparaît plus sensé de traiter d’abord l’obésité avant de chercher un traitement à l’infertilité. Nous ne souhaitons pas une interdiction totale, mais il faut admettre le problème.

En tout cas le NHS, équivalent de la Sécurité sociale française, refuse en effet depuis 2005, et cela sans aucune publicité, de prendre financièrement en charge une partie du traitement contre l’infertilité lorsque la demande est effectuée par une femme atteinte de grave surpoids.

Or, on le comprend, même si les arguments de la BFS sont justifiés – les risques de développer de l’hypertension et du diabète gestationnel sont importants -, une telle décision pose tout une série d’interrogations morales. Est-il légitime, normal, de sanctionner ainsi des personnes déjà fragilisées ? Pourquoi le droit à une aide médicale pour avoir un enfant se voit-il interdit à une femme obèse alors que, d’après le même document, il est offert aux familles reconstituées n’ayant pas d’enfant ensemble, aux couples homosexuels et aux femmes jusqu’à quarante ans ? Plus troublant encore si l’on néglige les facteurs sociaux pour se cantonner aux risques médicaux encourus par l’enfant et la future mère, est-il logique d’exclure les obèses alors que les « fumeuses », y compris celles considérées comme utilisatrices très importantes, bénéficient de cette assistance ? Dans ce cas précis, l’excuse de la responsabilité médicale ne peut même plus être mise en avant, démontrant que la « grosse » est devenue une citoyenne mise à l’écart.

 

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Mon rêve américain a d’abord eu l’attirance sucrée du Coca-Cola et le croustillant de tranches de bacon. Le caramélisé de la tarte aux noix de pécan et l’onctuosité de la glace à la vanille. La tendresse d’une côte de bœuf et le piquant d’ailes de poulet frites dans une sauce aigre- douce.

Mon rêve américain avait un avant-goût de paradis. Un éden démocratique où le ticket d’entrée ne coûtait pas grand-chose et où les portions étaient gargantuesques. Un confortable refuge où le concept de culpabilité n’existait pas.

Mieux encore, les États-Unis m’avaient décomplexé. Pour la première fois de mon existence, avec mes misérables kilos en trop, j’appartenais en fait au groupe des gens normaux. Les gros, ce n’était plus moi, mais les autres.

Cette nouvelle réalité m’avait sauté aux yeux dès l’aéroport. En fait, il faudrait effectuer une étude auprès des touristes européens débarquant sur le continent américain. Je suis persuadé que, comme moi, avant même de noter la taille des voitures ou le gigantisme architectural, ils remarquent surtout l’allure pachydermique de certains membres de la population locale.

Car ici, la norme est à l’excès. Le cliché est facile mais tellement juste. L’Américain est excessivement généreux. Ou compétitif. Ou insupportable. Quoi qu’il en soit, il ne fait jamais rien à moitié.

Il faut très peu de temps pour s’habituer, aux États- Unis, au paysage saturé de l’obésité. Après quelques jours sur place, l’œil ne remarque même plus les corps déformés par l’excès de graisse. La société américaine semble d’ailleurs avoir totalement intégré cette notion-là. Et, comme s’il s’agissait de vendre un produit politiquement correct, elle a réussi à créer un univers positif autour du surpoids. Ainsi, par moments, la bedaine prend des accents de virilité. Les boutiques spécialisées en taille septuple XL ne sont pas des ghettos honteux mais affichent fièrement leurs couleurs : ici, on habille l’homme, le vrai ! Celui qui ne fait rien à moitié. Qui travaille dur et mange pour de vrai.

Mieux encore, le gras atteint parfois le sommet de la cool attitude. Le phénomène, lancé par des rappeurs obèses et des entrepreneurs malins, est à l’origine de la transformation d’un mot de la langue anglaise. Ainsi, victime d’une mutation économico-culturelle afin de mieux le commercialiser, fat devient phat. Si le vocable signifie toujours gros ou gras, il est désormais devenu un slogan branché et presque revendicatif pour vendre de coûteux vêtements particulièrement amples.

Et puisque nous parlons d’habillement, il faut bien évoquer un autre miracle américain. Celui qui vous permet de vous glisser, malgré vos rondeurs superflues, dans un pantalon taillant plus étroit que sur le vieux continent. Un phénomène réjouissant se reproduisant du tee-shirt à la chemise. Aux États-Unis, victimes d’une folle valse vers le bas, les étiquettes convertissent un extra-large parisien en un surprenant médium américain.

Je me souviens parfaitement du jour où je me suis rendu compte pour la première fois de l’ampleur mondiale de cette épidémie d’obésité. Revenu en France, je marchais dans les rues de Paris quand mon regard a croisé celui d’une femme qui devait avoir une quarantaine d’années. J’ai immédiatement eu le sentiment de la connaître. En fait, c’était son allure qui m’était familière. Elle ressemblait à une des Américaines que je rencontre chaque jour au supermarché ou sur le parking d’un McDonald’s. À celle qui gare son véhicule le plus près possible de l’entrée afin de s’économiser l’effort de la marche.

Pendant quelques secondes, je me suis même interrogé pour savoir s’il ne s’agissait pas d’une touriste. Et, allez savoir pourquoi, cette question m’a obsédé. Alors, je suis retourné sur mes pas, bien décidé à l’aborder sous le prétexte fallacieux de demander mon chemin. Craintive mais aimable, ma promeneuse obèse, à bout de souffle, me renseigna. Aucun doute possible, son accent parisien me prouva instantanément qu’elle n’était en rien un produit exporté des États-Unis, mais bien une Française.

Inconsciemment, le livre TOXIC de William REYMOND est né de ce choc.

Je vous conseille de l’acheter et de le lire, car il permet d’argumenter par des observations et des études scientifiques une des thèses également défendue par le réseau ROSA : l’épidémie d’obésité est en partie due à un problème qualitatif de la nourriture qu’il dissèque parfaitement bien et ne se résume pas comme on l’entend souvent à une alimentation excessive associée à un manque d’exercice physique.

Ce livre est tellement dense et intéressant que j’ai décidé d’en publier un extrait tous les jours pendant plusieurs semaines ….

 

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L’objectif est de démêler la part des gènes, des comportements et de l’environnement dans la genèse de l’obésité.

Si l’on ne devient pas obèse par hasard, le comportement n’est pas, loin de là, la seule explication. Pour le Pr Jean-Michel Oppert, médecin nutritionniste à la Pitié-Salpêtrière estime qu’il faudrait considérer l’obésité comme «une réponse normale dans un environnement anormal, moyennant des susceptibilités individuelles».

Faut-il accuser l’abondance de fast-foods et autres distributeurs de junk food, aliments sans intérêt nutritionnel bourrés de graisse ou de sucre, d’être la source de l’épidémie d’obésité qui sévit aujourd’hui? C’est vrai en partie, mais un peu court.

Dès lors, «Pourquoi n’est-on pas tous obèses?» se demande le Pr Philippe Froguel, spécialiste mondial de la génétique de l’obésité. Car si l’on croise notre hérédité avec les conditions modernes d’alimentation, tout semble se liguer contre le maintien d’un poids raisonnable.

«Grâce aux études sur les jumeaux, explique le Pr Froguel, on a pu calculer que l’héritabilité (degré d’influence de la génétique sur l’apparition de caractéristiques physiques, NDRL) de l’indice de masse corporelle et du tour de taille était d’environ 75 %.» Ce qui explique pourquoi la corpulence des parents est souvent un bon indice de ce que l’avenir réserve aux enfants, mais la génétique ne suffit généralement pas à déclencher l’obésité. «On a des raisons de penser qu’il existe réellement des gènes qui rendent obèses, mais ce sont plutôt des gènes qui nous rendent plus sensibles à l’environnement», souligne le Pr Froguel. Chez 1 à 5 % des obèses, on observe ainsi une absence ou une inefficacité de la leptine, substance normalement responsable de la sensation de satiété, ce qui pourrait expliquer le phénomène d’hyperphagie (faim constante).

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Une recherche montre que l’obésité conduit à une diminution accélérée de l’activité physique au fil du temps, et confirme que l’inactivité entraîne un gain de poids et le gain de poids conduit à une baisse d’activité. Une spirale qui se poursuit ensuite en continu tout au cours de la vie.

Pour faire sa démonstration, Larry Tucker, professeur de sciences à la Brigham Young University a équipé 254 participantes, dont 124 atteintes d’obésité, d’un accéléromètre pour mesurer leur volume de mouvements et l’intensité réelle de leur activité. Les participantes devaient s’équiper pendant 7 jours consécutifs au début de l’étude, puis à nouveau pendant une semaine, 20 mois plus tard, à la fin de l’étude.

Première constatation: De la même manière que les gens, en général, vont « mentir » sur leur poids, son analyse montre qu’alors que 35% environ de la population déclare pratiquer une activité physique régulière, que seulement environ 5 à 7% de ses participants sont en fait régulièrement actifs.

Seconde constatation, l’activité physique des participants obèses diminue au fil du temps : En moyenne, l’activité physique chez ces participants obèses a diminué de 8% en 20 mois, soit une diminution de l’activité physique vigoureuse de 28 minutes par semaine. En revanche, les femmes non obèses ne montrent pratiquement aucun changement dans la quantité d’activité physique pratiquée par semaine (- 6 mn).

Conclusion, les femmes obèses ont tendance à réduire leur activité physique au fil du temps et à un rythme plus rapide que les femmes non obèses. L’obésité apparaît donc ici comme un facteur de risque majeur de diminution de l’activité. La plupart des participants obèses comparent cette évolution à un cycle qui pour moitié va de l’obésité à une diminution de l’activité physique au fil du temps, qui suggèrent les auteurs se poursuit tout au long de la vie.

Source: Obesity 20 March 2013 DOI: 10.1002/oby.20415 Obesity increases risk of declining physical activity over time in women: A prospective cohort study .

Dr BUENOS : cette étude souligne l’importance de pratiquer l’activité physique en groupe et sous l’incitation d’un coach, surtout pour les personnes obèses.

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Le gouvernement brésilien a lancé mardi une campagne de prévention contre l’obésité, un problème qui lui coûte 250 millions de dollars par an en traitement de maladies dues au surpoids, a annoncé le ministre de la Santé, Alexandre Padilha.

La campagne sera menée dans les dispensaires et centres de santé du pays et proposera une alimentation équilibrée et des activités physiques notamment.

« Nous devons prendre soin de la qualité de vie, offrir de nouvelles voies comme une alimentation saine et des exercices physiques », a souligné le ministre de la Santé.

Le gouvernement a également facilité les démarches pour les opérations de réduction de l’estomac dans les cas les plus graves.

Pour promouvoir un style de vie sain, le gouvernement brésilien a signé un accord avec l’industrie alimentaire pour restreindre les niveaux de sel et de sucre dans ses produits.

Le Brésil risque de devenir un pays d’obèses à cause d’une surconsommation de graisses et d’un mode de vie sédentaire, avait déjà averti fin 2010  l’ancien ministre de la Santé Jose Gomes Temporao.

« Nous sommes assis sur une bombe à retardement qui peut exploser dans les 20 prochaines années », avait-il souligné.

Une étude de 2011 a révélé que la part de Brésiliens en surcharge pondérale a grimpé de 42,7% en 2006 à 48,5% en 2011. La part d’obèses est passée de 11,4% à 15,8% au cours de la même période.

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Aux États-Unis, 67% des adultes et près d’un tiers des enfants sont obèses ou en surpoids. Une maladie qui tue chaque année 400 000 Américains. Aux quatre coins du pays, on ouvre des camps de vacances pour enfants trop gros. Les maires réorganisent leurs villes pour mettre fin au règne du « tout voiture » et faire marcher leurs administrés. Mais les États-Unis sont aussi le pays des kilos décomplexés. À New York un fast-food très spécial joue la provocation. Le « Heart Attack Grill », restaurant de la crise cardiaque, sert un hamburger d’un kilo, équivalent calorique de 8 repas. Il existe aussi des boîtes de nuit réservées aux personnes en surpoids qui assument parfaitement leur taille XXL. Si l´obésité coute très cher à la société américaine, c’est aussi un marché florissant de 47 milliards de dollars.

M6, Nathalie Renoux présente chaque semaine à 13h05 « Le Mag ». Le sujet de cette semaine sera Gaspillage alimentaire et Obésité aux USA

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La bonne observance au traitement par ventilation par pression positive continue (PPC) est essentielle pour réduire les risques de somnolence et de pathologies cardiovasculaires et ce sont au cours des premiers mois de traitement que les risques d’abandon de l’appareil sont les plus élevés. L’information et le soutien des patients jouent dans ce contexte un rôle majeur.

Comme dans toute pathologie chronique nécessitant un traitement au long cours, l’observance thérapeutique sur le long terme est un enjeu majeur de la prise en charge du syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAS). Selon les études, l’observance à la ventilation par pression positive continue (PPC), définie comme correcte en cas de recours au traitement pendant au moins 3 heures par nuit, varie de 46 à 85 %. Et dans ce domaine, la phase initiale du traitement est cruciale pour l’observance future puisque le désappareillage survient surtout au cours des trois premiers mois de traitement, alors que selon une étude récente du syndicat des prestataires de PPC, après dix ans, 70% des patients suivent toujours le traitement.

L’annonce, un moment clé.

L’annonce du diagnostic, la mise sous traitement et les trois premiers mois de suivi sont extrêmement importants. L’un des motifs d’abandon précoce de la PPC est l’absence de bénéfice ressenti par le patient. Cela s’observe en particulier chez les sujets ne se plaignant pas de fatigue dans la journée, pour lesquels il est plus difficile de vanter les mérites de l’appareil. Dans environ 20 % des cas, le diagnostic de SAS est porté chez un patient ne se plaignant d’aucun symptôme, soit parce que les stigmates cliniques du SAS sont peu marqués, soit en raison d’une certaine tolérance à ces symptômes, en particulier la somnolence à laquelle le sujet s’est habitué. Ces patients ont souvent consulté non pas de leur propre initiative mais suite aux remarques de leur entourage, qui décrivait des apnées, ou lors d’une prise en charge de leur obésité, et ont fait l’enregistrement sans grande motivation. Chez ces sujets, l’annonce du diagnostic et des modalités thérapeutiques représentent un moment particulièrement délicat. Parfois le patient est littéralement « assommé » par le diagnostic et par le fait de devoir porter, à vie, un masque sur le nez, et sous le coup de l’émotion, ne retient pas grand-chose des explications données par le praticien sur le SAS, ses conséquences à court terme (conduite automobile) et à long terme (risques cardiovasculaires) et sur le traitement par pression positive continue.

Facteurs d’abandon.

La survenue d’effets indésirables liés au traitement est un autre facteur susceptible de favoriser l’abandon de la PPC : inconfort lié au masque, contact du plastique parfois irritant pour des peaux réactives et fragiles, phobie du masque avec sensation d’oppression, fuites d’air vers les yeux pouvant être gênantes, sensation d’aérophagie, troubles esthétiques (traces du masque et des lanières sur le visage, cernes sous les yeux…).

Cela souligne le rôle majeur, outre de la qualité de la première consultation, du suivi du patient, notamment au cours des premiers mois de traitement. Légalement, le prestataire choisi par le médecin spécialiste du SAS est chargé de la mise en place de l’appareillage et d’un contrôle à cinq mois puis tous les six mois. En pratique, un soutien du patient est proposé par certains prestataires, qui fournissent explications, brochures mais aussi contacts téléphoniques, de façon variable selon les sociétés, mais également selon les techniciens au sein d’un même prestataire.

Education thérapeutique.

Différents programmes d’éducation thérapeutique sont également proposés. Cela va de la simple animation de groupes de patients par les médecins spécialistes de la pathologie à des programmes plus structurés, comme celui mis en place par l’équipe de l’Association Passerelles éducatives à Angers. « Plusieurs réseaux de santé sont aussi impliqués dans la prise en charge des troubles chroniques du sommeil et notamment du SAS : Morphée (http://www.reseau-morphee.fr/), Hypnos (http://reseau-hypnos.org/) ou Hypnor dans la région Rhône-Alpes (http://www.hypnor.fr/), ce dernier venant malheureusement de perdre son financement par l’Agence régionale de santé.

Sans oublier les nombreuses initiatives locales, qui sont le fait de soignants ayant bien conscience que l’information, le suivi rapproché du patient et l’interaction de groupe (phénomène de « coping ») jouent un rôle essentiel dans la qualité de l’observance au traitement. Une étude menée à Toulouse par un prestataire a montré qu’un suivi téléphonique (5 appels sur trois mois) s’accompagne d’un taux d’acceptation de l’appareillage qui passe de 81 à 94 %.

Enfin, internet est un outil intéressant, en particulier au travers des forums de discussions modérés par un médecin, comme celui proposé par le Réseau Morphée. Il y a dans ce cadre de véritables échanges, où chacun peut apporter à l’autre. Il importe toutefois d’orienter les patients vers les sites rigoureux, afin d’éviter que ne soient prodigués des conseils inadaptés, voire des propositions commerciales malhonnêtes.

Le médecin généraliste joue bien sûr un rôle majeur dès la suspicion diagnostique, en orientant le patient vers un service spécialisé, puis lors de la mise en route du traitement et du suivi à long terme.

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Si la polysomnographie en laboratoire de sommeil reste l’examen de référence pour le diagnostic de syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAS), les délais prolongés pour l’obtention d’un rendez-vous induits par la demande croissante de cet examen, ont conduit à développer d’autres méthodes diagnostiques, notamment la polygraphie ventilatoire dont la positivité, chez un patient avec présomption clinique de SAS, suffit à confirmer le diagnostic.

• Polygraphie ventilatoire

À la différence de la polysomnographie, la polygraphie ventilatoire ne renseigne pas sur les stades de sommeil. Son interprétation se base donc sur l’hypothèse que durant l’enregistrement, le patient dormira. Plus facile à mettre en place et à interpréter que la polysomnographie, la polygraphie ventilatoire est réalisée en ambulatoire au domicile du patient, ce qui présente l’avantage d’un enregistrement en situation. Le patient a pour consigne de faire tout à fait comme il en a l’habitude ; il peut notamment boire de l’alcool, qui aggrave les apnées, ce qui n’est pas le cas lors d’une polysomnographie réalisée en centre du sommeil.

Les délais d’obtention de l’examen sont assez rapides, puisque l’appareil est accessible en centre de sommeil, mais aussi chez un certain nombre de spécialistes libéraux, comme les pneumologues. En pratique, le patient chez lequel un SAS est suspecté sur la clinique est adressé au collègue qui lui fournit l’appareil qui sera rendu le lendemain.

Légalement, la lecture et l’interprétation de l’enregistrement doivent donner lieu à un compte-rendu médical. La responsabilité du médecin est ainsi engagée, ce qui doit faire écarter la rédaction d’un compte-rendu après une interprétation automatique de l’enregistrement par un logiciel, dont la fiabilité peut être mise en défaut. Les principales limites de la polygraphie sont le mauvais sommeil lors de l’enregistrement, qui fait sous-estimer la sévérité du SAOS (l’index apnées-hypopnées doit être calculé sur les heures de sommeil et non pas les heures d’enregistrement) ou sa mauvaise utilisation par le patient (5 % des cas environ). Pour cette raison, les patients ayant des troubles du sommeil doivent être exclus de cet examen et bénéficier d’une polysomnographie.

Quelle stratégie en fonction des résultats de la polygraphie ?

1) Si elle est strictement normale avec un contexte clinique assez pauvre, le diagnostic est écarté.

2) Si la polygraphie montre un SAS sévère, avec plus de 30 apnées-hypopnées par heure de sommeil, le diagnostic est confirmé et le patient doit bénéficier d’une prise en charge thérapeutique.

3) Si la polygraphie retrouve un SAS modéré, l’attitude dépend du contexte clinique : chez un patient paucisymptomatique, le diagnostic est retenu, chez un patient très symptomatique, une polysomnographie s’impose afin d’écarter tout risque de sous-estimation de l’index d’apnées – hypopnées.

• Polysomnographie

La polysomnographie est, dans la grande majorité des cas, faite en centre de sommeil hospitalier (ou à la clinique CHAMPEAU, Béziers), mais aussi peut parfois être réalisée en ambulatoire, avec l’avantage d’un enregistrement in situ mais le même risque de mauvaise utilisation que la polygraphie.

Elle doit être demandée en première intention dans un contexte d’urgence (par exemple en cas de somnolence chez un sujet avec conduite professionnelle), ou lorsqu’une pathologie associée est suspectée.

La polysomnographie est indiquée en deuxième intention en cas de discordance entre les résultats de la polygraphie et la clinique. Les délais de rendez-vous en centre de sommeil sont souvent de plusieurs mois, ils sont moins longs en ville.

• Le suivi

Enfin, le suivi de l’efficacité thérapeutique d’une ventilation nocturne ne réclame pas d’enregistrement de sommeil : il se fait sur la clinique, l’oxymétrie et les données informatiques de l’appareil de ventilation. Un enregistrement de contrôle est indiqué chez un patient traité par orthèse ou après perte de poids. Il peut être aussi nécessaire en cas d’observance médiocre, de persistance des signes cliniques ou d’anomalies dans les données informatiques de l’appareil de ventilation. II faut faire appel à la même méthode d’enregistrement que celle utilisée pour le diagnostic. Enfin le contrôle d’efficacité par polysomnographie est impératif dans le cas particulier d’un patient conducteur professionnel et doit s’accompagner de mesures objectives de la vigilance.

 

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