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Une analyse des données sur les hospitalisations en Angleterre enfonce le clou à propos du problème de l’obésité. En dix ans, le nombre d’admissions liées à cette pathologie a plus que quadruplé chez les enfants.

Autrefois considérée comme un problème spécifique aux pays riches, l’obésité est une épidémie qui ne cesse de croître et frappe maintenant toutes les régions du monde.

Les enfants ne sont pas épargnés par ce mal de la vie moderne qui touche environ 3,5 % des jeunes de 3 à 17 ans en France, selon la Haute autorité de santé. L’Angleterre figure parmi les pays européens les plus atteints et compte entre 14 et 20 % d’enfants de 2 à 15 ans qui souffrent d’obésité, d’après le National Health Service (NHS).

Cette pathologie est d’autant plus inquiétante qu’elle peut provoquer de nombreuses complications médicales comme le diabète de type 2, l’asthme, l’apnée du sommeil et l’hypertension. Les femmes obèses présentent également un risque plus élevé de difficultés lors de la grossesse et de l’accouchement. Afin de tirer une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur ce problème émergent, des chercheurs anglais de l’Imperial College of London ont fait l’inventaire du nombre d’hospitalisations d’enfants obèses en Angleterre pendant dix ans. Leur étude est publiée dans la revue Plos One.

Les chercheurs  ont répertorié tous les séjours à l’hôpital liés à l’obésité de jeunes âgés de 5 à 19 ans entre 2000 et 2009. Parmi ces patients, on trouve ceux qui ont été hospitalisés pour des problèmes de santé et ceux qui viennent de subir des opérations chirurgicales pour remédier à leur surpoids.

Les résultats sont loin d’être rassurants. Près des trois quarts des admissions de jeunes obèses ne sont pas dues à la maladie elle-même, mais à d’autres problèmes comme de l’asthme ou des difficultés respiratoires. D’autre part, le nombre de visites a très nettement augmenté en 10 ans. En 2009, 3.806 enfants obèses ont été reçus à l’hôpital, contre 872 en 2000, soit plus de quatre fois plus sur une dizaine d’années !

Les adolescentes plus touchées

Les admissions sont plus fréquentes chez les filles que chez les garçons. D’autre part, le nombre d’opérations chirurgicales bariatriques destinées à restreindre l’absorption d’aliments pour limiter la surcharge pondérale est passé de 1 en 2000 à 31 en 2009.

 

 

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Extrait de Toxic :

« Cette odeur avait un nom. Dans le jargon de l’élevage industriel, on appelle cela des « lagons ». Une référence paradisiaque pour le moins ironique puisque les responsables du fumet pestilentiel planant sur Clinton étaient d’immenses étangs débordant de merde.

La pollution qui tue lentement les côtes de la Louisiane ne provient pas seulement de l’engrais utilisé pour accroître la production de maïs. Elle tient aussi au refus de gérer les déchets produits par les millions de têtes de bétail. Pour en mesurer l’ampleur, il faut savoir qu’une vache produit 30 kg d’excréments par jour. Quand leur nombre approche celui de la population française, on imagine l’enjeu que cela représente. Quant à la volaille, elle donne 6 milliards de tonnes de déjections par an. Le pire, ce sont les porcs, concentrés par dizaines de milliers dans des « fermes » semblables à celles situées à proximité de Clinton. Chaque jour, un cochon produit trois fois plus de déchets qu’un être humain. Si cette caractéristique restait gérable à l’époque des exploitations familiales, elle ne l’est plus lorsque certaines « usines » regroupent jusqu’à 500 000 bêtes.

Le sort de ces excréments ne fascine pourtant pas grand monde. Rien de ce qui se passe derrière ces enclos modernes n’intéresse d’ailleurs l’opinion publique. Or, nous sommes tous concernés. Pas seulement parce que ces déchets organiques en surnombre détruisent notre environnement ou changent radicalement notre rapport au monde animal, mais parce que, en bout de course, la viande sur pied qui les produit est responsable de l’obésité, avec son lot d’ennuis cardio-vasculaires, de résistance aux antibiotiques et de cancers.

Si personne ou presque ne cherche à effectuer ce voyage en terres d’élevage industriel, c’est parce que l’ignorance constitue pour beaucoup la meilleure garante de notre tranquillité et de notre confort. Avant de savoir, je plantais moi- même ma fourchette dans un steak avec insouciance. Mais plus maintenant. Et je ne le regrette en rien. Le périple des côtes de la Louisiane aux plaines de l’Oklahoma m’a permis de comprendre l’enjeu de mes choix. Nous vivons dans un monde où nous consacrons plus de temps et d’énergie à sélectionner le bon iPod, le meilleur téléphone portable et le dernier pantalon à la mode qu’à choisir intelligemment nos aliments. C’est une erreur. Manger représente une étape essentielle, cruciale. Et si en trente ans, nous nous sommes débarrassés de cette responsabilité, nous avions tort. Car, en la confiant à des multinationales – dont le seul intérêt est le profit -, nous avons abandonné une part de nous-mêmes. Et ce qui se passe derrière les murs des fermes industrielles est le terrible miroir de notre échec.

Pour l’exemple, dans lUtah une « ferme industrielle » du groupe Smithfield Foods « produit chaque année plus de matières fécales que le 1,5 million d’habitants de Manhattan ».

La suite …. demain.

 

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Extrait de Toxic, l’excellent livre de William REYMOND :

Jusque-là, les victimes du diabète non-insulinodépendant avaient au moins cinquante ans. Et puis, un jour, les cabinets et les hôpitaux durent gérer un afflux de malades entre vingt et trente ans. Suivis ensuite par des adolescents. Et en 2006, on constate même des cas d’enfants de dix et onze ans. Au Texas, le département en charge de la santé des habitants estime même que 45 % des nouveaux cas diagnostiqués de diabète de type 2 concernent des enfants de moins de seize ans !

Le point commun de cette nouvelle génération de diabétiques est flagrant : tous sont obèses.

En somme, l’expression « diabète de l’âge mûr », est obsolète. Cette terminologie ne correspond plus à la réalité. Comment même user de ce terme pour un patient qui n’a pas encore entamé sa puberté ?

Quelque part entre la fin des années 1980 et le début des années 1990, la maladie est donc devenue uniquement un diabète de type 2. Une démocratisation pour le pire.

Techniquement, le diabète de type 2 ressemble à ceci : « Les cellules du corps deviennent résistantes à l’insuline. Normalement, cette hormone agit comme une clé qui permet aux sucres d’entrer dans les cellules, ce qui est essentiel à leur bon fonctionnement. Lorsque les cellules font de la résistance, le pancréas doit redoubler d’efforts pour produire davantage d’insuline et forcer le passage du sucre dans la cellule. Avec le temps, le pancréas s’essouffle. Le taux de sucre augmente dans le sang. Le diabète de type 2 apparaît ».

Au quotidien, ce mal s’avère intenable dans ses formes sévères. La maladie ronge le système nerveux du patient, le détruisant chaque jour un peu plus. Puis, comme c’est le cas avec le sida, le système immunitaire se fragilise et apparaît déficient, mettant le malade à la merci de la moindre infection. Une simple grippe peut se transformer en maladie mortelle.

Les conséquences ne s’arrêtent pas là. Au risque élevé de crise cardiaque, d’attaque cérébrale, il convient d’ajouter celui de perte de la vue. Ainsi, aux États-Unis, chaque année, près de 24 000 diabétiques deviennent aveugles. (Un chiffre permettant au diabète de type 2 de devenir la première cause de cécité aux USA).Quasiment le double se retrouvent privés de l’usage de leurs reins et deviennent tributaires, un jour sur deux, de plusieurs heures passées « reliés » à une machine à dialyse.

Mais il y a pire encore. Le diabète de type 2 peut entraîner de graves difficultés de la circulation sanguine, obligeant à l’amputation des extrémités. Or, ne croyez pas qu’il s’agisse d’une minorité des malades. En 2004, 82 000 Américains ont été amputés d’un pied, d’une partie de la jambe ou de la main. Et 80 % des diabétiques de type 2 sont obèses. Huit patients sur dix sont donc atteints d’une maladie évitable.

Ici, au Fat Land, le diabète de type 2 est désormais en quelque sorte la maladie officielle de la pandémie d’obésité. Si la France compte « seulement » 2 millions de cas, leur nombre dépasse 21 millions aux États-Unis. Plus grave, 54 millions d’Américains sont considérés comme prédiabétiques. Ce qui signifie que le taux de sucre dans leur sang est déjà au-dessus de la moyenne et leur pancréas prêt à céder. D’ici 2050, le CDC avance que le nombre de malades franchira la barre des 60 millions. Avec un tiers d’adolescents et d’enfants.

Bien évidemment, la prolifération de cette maladie et le coût colossal de son traitement vont mettre en péril le système économique américain. Comme cela arrivera ailleurs aussi puisque la tendance est comparable dans le monde entier. Interrogé en 2002 par Radio Canada, le docteur Patrice Perron se refusait à toute ambiguïté : « Si rien n’est fait, disait-il, on s’en va vers une épidémie parce que l’obésité est en augmentation flagrante. Notre système de santé, qui est déjà à la limite, je crois, va exploser. Au cours des prochaines années, il y aura deux à quatre fois plus d’hospitalisations pour des problèmes cardiaques chez les diabétiques, le nombre des patients en hémodialyse doublera et on verra trois fois plus d’amputations reliées au diabète. Notre système de santé sera incapable d’assumer tout ça ».

 

Le Texas Children Hospital de Dallas est un hôpital modèle. Année après année, il figure dans le classement des meilleurs centres de soins des États-Unis. Sa section consacrée aux diabétiques de type 2 est l’une des plus vastes du pays. Sa clinique traite en permanence 300 patients. Et, là encore, la tendance est à la hausse. Lors d’une visite, au printemps 2006, j’ai constaté que cet établissement avait « enrôlé » 75 nouveaux patients. Dont le plus âgé avait treize ans.

Ici, les médecins se retrouvent devant une situation paradoxale.

D’un côté – et ils en conviennent sous couvert d’anonymat -, l’aspect financier de cette nouvelle crise n’est pas forcément pour eux une mauvaise nouvelle. Puisque le centre propose des diététiciens, des soins adaptés aux enfants et à leurs familles et même, chaque été, une colonie de vacances pour petits diabétiques, l’argent rentre sans problème.

Mais de l’autre, tous savent que la « saloperie », comme ils l’appellent, est directement liée à la pandémie d’obésité. Donc que ce qu’ils constatent est évitable.

Mais voilà, la prévention ne rapporte rien. Et combattre en amont l’apparition du diabète de type 2 ne génère pas de prescription de médicaments coûteux.

Le Texas Children Hospital de Dallas symbolise parfaitement la secrète ambiguïté que j’ai découverte tout au long de mon enquête : dans un monde où seul le marché compte, il n’y a aucun bénéfice financier à tirer du fait de garder les citoyens en bonne santé. Alors que ceux poussant à les soigner sont en revanche énormes. La preuve : en 1999, le fabricant pharmaceutique Eli Lilly and Company inaugurait sa nouvelle usine. Sept ans plus tard, il s’agit encore du centre de production le plus important au monde dédié à un seul produit. Eli Lilly and Company, porté par un taux de croissance annuel de 24 %, y fabrique de l’insuline destinée à traiter les malades atteints du diabète de type 2.

Pour tout dire, cette idée me trottait dans la tête depuis un moment, même si elle me semblait par moments extrémiste. Certains n’avaient-ils pas intérêt à ne pas tout faire pour enrayer le fléau ? Je tournai et retournai la question, refusant d’y croire tant cela me semblait outrancier, quand une chose me frappa. Quittant l’étage où des enfants risquaient une amputation pour cause de trop de malbouffe, j’ai reconnu une odeur à la fois écœurante et familière. Au rez-de-chaussée du Texas Children Hospital de Dallas, là sur ma droite, brillaient les lettres dorées de l’enseigne d’un McDonald’s.

Le géant du fast-food n’est pas seul : Starbucks, Subway, Pizza Hut et Chick-fîl-A sont également représentés à l’hôpital pour enfants de Dallas. »

la suite ……. demain.

 

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Extrait de Toxic, le livre de William Reymond :

« La jeune Amérique a longtemps été habituée à la première place. Au début du siècle dernier, nouvelle puissance industrielle à peine débarrassée des oripeaux de la conquête de l’Ouest, les États-Unis s’enorgueilliront d’être le pays aux citoyens ayant la meilleure santé. Un siècle plus tard, l’OMS a remis les pendules à l’heure. Dépassée par le Japon, la Suède, le Canada, la France, l’Australie et cinq autres encore, l’Amérique figure désormais au douzième rang, laissant d’un cheveu la place de cancre à l’Allemagne.

La pandémie d’obésité est la raison majeure de cette dégringolade. Et plus particulièrement son effet sur les cœurs américains.

L’équation est connue. Hypertension, présence importante de graisse dans le sang et cholestérol. Trois coupables présents massivement dans l’organisme de l’obèse. Trois tueurs nés dans l’abondance de nourriture. En 2005, plus d’un Américain sur quatre souffrait de complications cardiaques. En millions, cela représente presque la population de la France. Résultat ? Les problèmes cardiaques sont la première raison de décès des Américains en surcharge pondérale. À un rythme effarant. Même si les raisons sont multiples, toutes les trente-cinq secondes un habitant de la première puissance mondiale meurt d’une complication cardiaque. Oui, le temps de relire ce paragraphe et la pandémie d’obésité, majoritaire parmi d’autres facteurs, a fait une nouvelle victime.

Et ceux qui n’en meurent pas vivent avec le risque d’une attaque qui, limitant l’apport d’oxygène et de sang au cerveau, entraîne une paralysie. Sans oublier les autres, ces 2 740 personnes qui, chaque jour, n’ont d’autre option que de subir un pontage coronarien. Une opération qui rajoute 15,6 milliards de dollars à la facture santé supportée par le pays.

Si tous ces chiffres vous paraissent encore trop abstraits, alors il vous faut assister à l’une des conférences données par le docteur Mehmet Oz, un cardiologue qui vient prêcher la bonne parole dans les collèges de New York. Le résumé fait par Eric Schlosser dans son livre de mise en garde destiné aux enfants intitulé « Chew on this » est édifiant.

Quand son auditoire est suffisamment âgé, Oz utilise en effet des organes prélevés durant des autopsies afin de démontrer sans ambiguïté les ravages de la pandémie sur le corps humain. Comme le raconte Eric Schlosser, le docteur Oz puise  dans un seau blanc et en sort deux cœurs : « Celui en bonne santé est rond et marron rosé. Il semble flexible au toucher. L’autre était bien plus gros. Il était plus foncé, sa couleur plus proche du noir que du rose. Il était plus oblong que rond, comme un petit ballon de rugby dégonflé ».

Les méthodes de Methmet Oz ne sont pas choquantes. En confrontant des adolescents aux organes détruits par la pandémie, il procure une réalité à un risque jusqu’ici abstrait mais qui les concerne directement. « Je leur parle de ce qu’ils mangent, de la nécessité de faire du sport et comment tout cela affecte la santé de leurs cœurs. Les maladies cardiaques ne sont plus réservées à leurs parents et grands-parents. Ce que je leur montre, c’est exactement ce qui est peut-être en train de se produire dans leurs corps. »

En 2000, près d’un tiers des adolescents américains étaient considérés à risques. Une étude chinoise parue quatre ans plus tard évoquait de son côté le cas d’enfants obèses âgés de dix ans dont les cœurs portaient les mêmes stigmates que ceux d’hommes de quarante-cinq ans, fumeurs réguliers depuis dix ans ! Le mal s’étend. La preuve, confinant à l’absurde, on a vu apparaître des crises cardiaques chez des adolescents de seize à dix- huit ans.

La tendance est si alarmante qu’elle conduit les plus grands centres de traitement des maladies cardiaques à ouvrir une section consacrée aux enfants et adolescents. Ainsi, le prestigieux Texas Heart Institut de Houston, l’un des premiers hôpitaux au monde réservé aux problèmes de cœur, vient d’ouvrir sur Internet une page de prévention afin de prévenir ce risque.

Le cœur n’est pas le seul organe touché par la pandémie d’obésité. La démonstration de Metmeth Oz s’étend encore au cerveau, aux os et au foie.

 

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77 % de la population mondiale consomme deux fois plus de sel que recommandé, soit 4 g par jour alors que l’Organisation mondiale de la santé n’en préconise que 2 g et l’American Heart Association, 1,5 g.

Chez les femmes comme chez les hommes, la consommation moyenne de sel excède les niveaux recommandés par les autorités sanitaires dans presque tous les pays.

En tête de liste, le Kazakhstan avec 6 g/j suivi par l’Île Maurice et l’Ouzbékistan.

Les États-Unis ont une moyenne à 3,6 g/j .

Lles pays d’Afrique, en particulier le Kenya et le Malawi ont la consommation quotidienne la plus faible autour de 2 g/j.

Les chercheurs ont analysé 247 études ayant enregistré la consommation de sel d’adultes, stratifiée par âge, sexe, région et nation, entre 1990 et 2010, appartenant à la Global Burden Diseases Study, un projet international et collaboratif entre 50 nations. 181 pays sur les 187 étudiés, soit 99 % de la population de la planète, se situe au dessus des 2 g/j.

D’après la communication du Dr Saman Fahimiet M. Phil (Boston) lors du congrès de l’American Heart Association’s Nutrition, Physical Activity and Metabolism and Cardiovascular Epidemiology and Prevention 2013.

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Sodas, jus de fruits et boissons sucrées directement liés à des dizaines de milliers de décès dans le monde selon une étude.

Une étude d’impact présentée mardi 19 mars à la réunion annuelle de l’American Heart Association à Dallas (Texas) évalue à 180000 le nombre de décès dans le monde chaque année liés à la consommation de boissons sucrées, jus de fruits, boissons pour sportifs et sodas.

L’étude a été conduite par une équipe dirigée par Gitanjali M. Singh, de l’Ecole de santé publique de Harvard. Les chercheurs ont calculé les quantités de boissons sucrées consommées dans le monde, selon l’âge et le sexe. Ils ont ensuite estimé l’impact de cette consommation sur l’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires, les cancers et les décès qui leur sont liés, en utilisant les données de l’étude Global Burden of Diseases de 2010. Selon eux, ces boissons seraient à l’origine de 133000 décès par diabète, 44000 décès par maladies cardiovasculaires et 6000 décès par cancers. 78% de ces décès interviendraient dans des pays pauvres et les pays à PIB moyen. Des neuf régions examinées, les Caraïbes et l’Amérique latine supporteraient le plus de décès dus au diabète, l’Eurasie le plus de décès cardiovasculaires. Le record de décès dus aux boissons sucrées serait enregistré au Mexique (318 par million), alors que le taux le plus bas se rencontrerait au Japon (10 par million). L’étude ne s’est intéressée qu’aux adultes.

Pour Gitanjali Singh, ces données doivent encourager la mise en place partout dans le monde de politiques  plus efficaces pour limiter la consommation de boisson sucrées, en particulier taxes, campagnes de communication massives et réduction de la présence des sodas et autres boissons sucrées dans le commerce.

Les Français consommeraient en moyenne 25 litres de jus de fruit et près de 56 litres de sodas chaque année.

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Le gouvernement brésilien a lancé mardi une campagne de prévention contre l’obésité, un problème qui lui coûte 250 millions de dollars par an en traitement de maladies dues au surpoids, a annoncé le ministre de la Santé, Alexandre Padilha.

La campagne sera menée dans les dispensaires et centres de santé du pays et proposera une alimentation équilibrée et des activités physiques notamment.

« Nous devons prendre soin de la qualité de vie, offrir de nouvelles voies comme une alimentation saine et des exercices physiques », a souligné le ministre de la Santé.

Le gouvernement a également facilité les démarches pour les opérations de réduction de l’estomac dans les cas les plus graves.

Pour promouvoir un style de vie sain, le gouvernement brésilien a signé un accord avec l’industrie alimentaire pour restreindre les niveaux de sel et de sucre dans ses produits.

Le Brésil risque de devenir un pays d’obèses à cause d’une surconsommation de graisses et d’un mode de vie sédentaire, avait déjà averti fin 2010  l’ancien ministre de la Santé Jose Gomes Temporao.

« Nous sommes assis sur une bombe à retardement qui peut exploser dans les 20 prochaines années », avait-il souligné.

Une étude de 2011 a révélé que la part de Brésiliens en surcharge pondérale a grimpé de 42,7% en 2006 à 48,5% en 2011. La part d’obèses est passée de 11,4% à 15,8% au cours de la même période.

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Non contents de montrer que les deux boissons stimulantes les plus répandues au monde, le thé et le café, protègent de l’accident vasculaire cérébral (AVC), des chercheurs japonais montrent chez plus de 83 000 compatriotes que la double consommation est encore plus bénéfique. Ainsi, point besoin pour les Occidentaux de changer leur petit déjeuner du tout au tout, de renoncer au café bien noir pour ne jurer que par le thé vert, l’attitude la plus protectrice selon l’équipe de Yoshihiro Kokubo consisterait à « modifier un peu son mode de vie (…) en ajoutant une tasse de thé au régime alimentaire ».

L’équipe du Japan’s National Cerebral and Cardiovascular Center a constaté au terme de 13 ans de suivi que plus la consommation de thé ou de café est importante, plus les risques d’AVC sont faibles. Les sujets buvant une tasse de café par jour présentent un risque d’AVC diminué de 20 % par rapport aux buveurs occasionnels. Les buveurs de 2 à 3 tasses de thé vert par jour ont un risque diminué de 14 % et les buveurs d’au moins 4 tasses par jour un risque diminué de 20 %. Enfin, les consommateurs de thé et de café à raison d’au moins une tasse de café ou deux tasses de thé vert par jour ont un risque d’hémorragie cérébrale diminué de 32 %.

Pour obtenir ces résultats, les chercheurs ont analysé l’association entre les habitudes de boisson à l’inclusion et la santé cardio-vasculaire au bout des 13 ans (dossiers médicaux, certificats de décès). D’autres données ont été analysées pour ajuster les résultats et limiter les biais, à savoir l’âge, le sexe, le tabagisme, l’alcool, le poids, le régime alimentaire et l’exercice. Il est apparu également que les buveurs de thé étaient plus facilement sportifs.

Les mécanismes protecteurs du thé vert ne sont pas encore définis bien clairement. Il est probable que les catéchines via leurs propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires seraient protectrices en augmentant les propriétés anti-thrombogéniques du plasma. Pour le café, certains composés comme l’acide chlorogénique pourraient diminuer le risque d’AVC en diminuant le risque de diabète de type 2.

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Les Françaises sont peu sportives par rapport à leurs voisines européennes. Deux millions d’entre elles s’exposent ainsi à des risques accrus, notamment de maladies cardio-vasculaires.

Les Françaises n’aiment ni le sport ni faire le ménage! Selon une enquête menée dans cinq pays européens (France, Royaume-Uni, Allemagne, Danemark et Suède), nos concitoyennes sont en effet celles qui consacrent le moins de temps à une activité physique. Par activité physique, l’OMS (Organisation mondiale de la santé) entend les activités sportives traditionnelles, mais aussi les tâches ménagères.

Ce sondage effectué par l’organisme YouGov à l’initiative de la Fédération mondiale du cœur, montre ainsi que 42 % des Françaises interrogées n’ont pas atteint la durée d’activité physique recommandée par l’OMS, soit un peu plus de deux heures et demie par semaine «d’activité physique modérée: jardinage, danse ou marche rapide» ou «une heure et quart d’activité physique intense: sport, course à pied ou gymnastique rythmique».

En revanche, cela ne concerne que 34 % de femmes au Royaume-Uni, 33 % en Suède, 19 % au Danemark et 19 % en Allemagne. Au cours d’une semaine donnée, la moitié des Françaises admettent n’avoir participé à aucune compétition sportive et, plus généralement, 22 % d’entre elles avouent être «physiquement inactives»: autrement dit, elles ne font pas de sport du tout.

Une étude menée par le bureau européen de l’OMS en 2006 («Activité physique et santé en Europe»), faisait ressortir que l’activité physique pouvait se heurter à plusieurs obstacles (manque de temps, ne pas se sentir sportif, problème de sécurité, idée que l’on est déjà suffisamment actif…). «Le sentiment de manquer de temps est la raison le plus souvent invoquée», précise le document.

Philippe Sarrazin, directeur du laboratoire sport et environnement social à l’université de Grenoble, soulignait également l’an dernier dans nos colonnes que pour faire du sport dans la durée «il faut avoir un moteur fort, qui peut-être le plaisir, le développement de compétences, les bénéfices pour la santé ou le bien-être physique… Pratiquer pour faire plaisir à quelqu’un, cela ne marche pas», ajoutait-il.

Les autorités sanitaires rappellent régulièrement l’importance du sport dans la santé. «Il peut contribuer à réduire le risque d’apparition de maladies cardiaques, première cause de mortalité féminine, avec un tiers de décès féminins dans le monde», souligne Johanna Raiston, la présidente de la Fédération mondiale du cœur. En France, l’étude YouGov montre donc que plus de deux millions de femmes se trouvent juste en dessous du seuil d’une durée saine d’activité physique, contre 1,75 million en Allemagne, et à peine 120.000 au Danemark. «Les Françaises pourraient réduire leur risque de maladie cardio-vasculaire en se fixant pour objectif de faire juste une heure supplémentaire de sport par semaine ou de pratiquer des activités physiques quotidiennes», précise encore l’étude.

Le bureau européen de l’OMS, en tout cas, en appelle aux autorités des différents pays pour aider à inverser la tendance à l’inactivité et créer des conditions plus favorables. «Il ne s’agit pas seulement d’une question de santé publique, précise-t-il, mais il en va aussi du bien-être des populations, de la protection de l’environnement et de l’investissement dans les générations futures». Selon les experts, «il n’est pas besoin d’attendre des travaux de recherche plus approfondis. L’activité physique est une habitude à prendre et à conserver pour être en bonne santé».

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L’état de santé des usagers de l’aide alimentaire est préoccupant, indique une étude [1] rendue publique vendredi  22 mars. Obésité, hypertension, diabète… les pathologies liées à une mauvaise alimentation sont élevées dans cette catégorie de population.

Réalisée auprès de 2000 bénéficiaires de l’aide alimentaire en 2011 – 2012, l’étude fait état d’une situation « particulièrement préoccupante dans cette population vulnérable », avec « en particulier des prévalences de pathologies liées à la nutrition (obésité, hypertension artérielle, diabète) très élevées ».

L’étude révèle ainsi une prévalence de l’obésité chez les usagers de l’aide alimentaire de 28,8 %, en augmentation par rapport aux résultats de la dernière étude de ce type, réalisée en 2004-2005. C’est chez les femmes que la situation est la plus préoccupante : 35,1 % d’entre elles sont obèses, et 36,3 % sont en surpoids.

L’étude souligne également un écart important entre les consommations de certains groupes alimentaires et les recommandations nutritionnelles, en particulier pour les fruits et légumes et les produits laitiers, même si de légères améliorations ont été observées depuis 2004-2005.

L’évolution favorable de certains marqueurs biologiques de l’état nutritionnel, comme la baisse de l’anémie par carence en fer, « encourage à poursuivre les actions entreprises pour améliorer l’organisation de l’aide alimentaire (diversité des aliments proposés, choix pour les usagers…)  », précise cependant l’étude.

Ces données sont à mettre en regard d’une autre étude, publiée le 21 mars 2013 par l’INRA, selon laquelle le modèle alimentaire français des trois repas par jour reste la norme en région parisienne, sauf pour les personnes les plus précaires. Ainsi, un quart des Franciliens ne font que deux repas par jour. Parmi eux, on dénombre une majorité de personnes à faible revenus et de femmes vivant seules avec des enfants.

Par ailleurs, l’aide alimentaire est souvent « l’unique source d’approvisionnement » de ces populations, pour de nombreux types d’aliments. Ainsi, plus de la moitié (51%) des usagers des structures distribuant des denrées à emporter, déclaraient avoir recours exclusivement à l’aide alimentaire pour se procurer des produits non périssables (pâtes riz, farine, etc.), des conserves et du lait UHT.

Si l’aide alimentaire « semble permettre un accès suffisant à certains aliments, la disponibilité d’autres éléments apparaît insuffisante », note l’étude.

Enfin, l’étude rappelle l’hétérogénéité des profils des usagers de l’aide alimentaire et leurs conditions de vie difficiles, en termes notamment de situations familiales, d’emploi, de logement, ainsi que d’accès et de renoncement aux soins.

[1] L’enquête a été menée en 2011-2012, auprès de plus de 2.000 bénéficiaires de l’aide alimentaire dans 77 structures de distribution de denrées à emporter ou de repas, dans six zones urbaines (Paris, Marseille, Grand-Dijon, Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine et Val-de-Marne).

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