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nouvelles habitudes

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Pendant la phase de préparation pré-opératoire à la Sleeve gastrectomy, les patients sont préparés sur le plan diététique et psychologique. Une activité physique régulière est mise en place et un travail de compression et de soins réguliers de la silhouette est démarré.

Pendant cette période pré-opératoire, la perte de poids moyenne est de 6.1 kg.

 

La plus importante perte de poids au cours de la préparation pré-opératoire avant Sleeve gastrectomy est de 38.5 kg. Il s’agit d’une patiente qui pesait 199.7 kg au début de sa prise en charge au sein du réseau ROSA. A 3 ans du début de sa prise en charge, la patiente a perdu 115 kg et réussit à maintenir son poids autour des 85 kg.

Pendant la période de préparation pré-opératoire, certains patients prennent du poids.

La plus importante prise de poids en période pré-opératoire est de 24.5 kg. Il s’agit d’une patiente qui a eu un anneau pendant 6 ans avec un assez bon résultat. Elle a perdu 6 kg lors du début de sa préparation pré-opératoire avant retrait de son anneau gastrique. Après retrait de son anneau gastrique, elle ne souhaitait plus faire de Sleeve gastrectomy. Nous l’avons alors perdu de vue pendant 13 mois.  Lorsque nous l’avons revu en consultation pour envisager une Sleeve gastrectomy, on a constaté une prise de poids de 24.5 kg.

 

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Les intervenants du réseau ROSA sont tous convaincus de la nécessité de mettre en place de nouvelles habitudes de vie avant d’envisager et de réaliser une chirurgie de l’obésité type Sleeve gastrectomy.

Une préparation physique, diététique, psychologique ainsi que de nouvelles habitudes de soins de la silhouette et d’entretien du corps sont donc mises en place avant l’opération.

Ces habitudes devront être poursuivies après la Sleeve gastrectomy pour garder le résultat global de la prise en charge.

Ces nouvelles habitudes de vie représentent un vrai changement de vie.

Quels sont les effets mesurables sur le poids et la silhouette de cette prise en charge en pré-opératoire ?

C’est la question que nous nous sommes posés….

Nous avons esquissé une réponse en étudiant les différents paramètres de perte de poids pré-opératoire et d’évolution de la silhouette au niveau abdominal, des hanches, des cuisses et du cou.

Du fait que la prise en charge n’est pas une prise en charge chirurgicale, mais une prise en charge multidisciplinaire, il nous a paru logique de recalculer les différentes évolutions pondérales et morphologiques, non pas à partir de l’opération de Sleeve gastrectomy, mais à partir du début de la prise en charge des patients au sein du réseau ROSA.

Ces résultats refléteront plus fidèlement la réalité et l’intérêt d’une prise en charge combinée par rapport à une prise en charge principalement voire exclusivement chirurgicale.

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L’exercice physique intense réduit la prise alimentaire: une solution contre l’obésité infantile?

« Bouger plus pour manger moins » !

Et si l’exercice physique ne permettait pas seulement d’augmenter sa dépense énergétique mais également de réduire ses apports? C’est ce que suggèrent les résultats du Laboratoire Clermontois AME2P (en collaboration avec le Laboratoire de Nutrition Humaine) mettant en avant l’effet anorexigène de l’exercice intense, qui diminue les apports énergétiques des adolescents sans affecter leurs sensations de faim.

Dans les années 1950, Mayer et al. ont souligné une possible interaction entre activité physique et prise énergétique. D’après eux, la prise énergétique d’un individu est régulée de manière si fine que la dépense énergétique induite par la pratique physique est compensée par une prise alimentaire. Depuis, de nombreuses études se sont intéressées au sujet et ont montré qu’il n’existe pas de réponse compensatoire aussi finement régulée, mais ces travaux insistent néanmoins sur le potentiel qu’a l’activité physique de moduler les apports caloriques.

Le contrôle alimentaire en réponse à l’activité physique a été décrit chez l’adulte, mais encore peu chez l’enfant. Les premiers travaux questionnant l’impact de l’exercice sur la prise alimentaire chez des enfants datent de 2004. Des jeunes filles minces de 9 à 10 ans ont réalisé deux exercices intenses à 75 % de leurs capacités maximales (un le matin et un l’après-midi) ou deux exercices modérés (50 % de leurs capacités). Les auteurs n’ont pas observé de modification de la prise alimentaire quotidienne totale mais une prise énergétique inférieure lors du repas de midi suite à l’exercice modéré. Depuis, quelques travaux similaires ont été conduits mais la grande diversité méthodologique observée entre ces études rend difficile quelque conclusion que ce soit.

Les débuts d’un programme de recherche spécifique

Ce manque de cohérence méthodologique a été souligné par une équipe qui a décidé de mettre en place un programme de recherche dédié à ces adaptations nutritionnelles en réponse à l’exercice physique, chez des enfants et adolescents minces et obèses. Ainsi en 2010 nous avons mis en place la première étude questionnant les effets d’un exercice aigu sur la prise alimentaire ad libitum (à volonté) d’adolescents obèses. Ils ont réalisé dans un ordre aléatoire deux sessions expérimentales en laboratoire.

Une première session « contrôle », au cours de laquelle leur prise alimentaire ad libitum aux repas de midi et du soir a été évaluée ainsi que leurs sensations d’appétit. Au cours de cette journée les adolescents n’ont réalisé aucune activité physique.

La seconde journée expérimentale nommée « Exercice » était identique à la première mais les adolescents ont dû réaliser un exercice intense (70% de leurs capacités maximales) sur bicyclette ergométrique en fin de matinée.

Si nos résultats ont souligné une légère, mais significative, diminution de la prise alimentaire lors du déjeuner, ils ont mis en avant pour la première fois une réduction encore plus marquée de cette prise énergétique lors du repas du soir. Si nos données montrent une modification involontaire de la prise alimentaire des adolescents obèses, elle n’est pas accompagnée d’altération de leur appétit. En d’autres termes, un exercice intense réalisé en fin de matinée permet de diminuer leur prise énergétique sans créer de frustration alimentaire.

Ce travail publié en 2011 (Physiology & Behavior) met en avant pour la première fois un effet anorexigène de l’exercice, pour autant il nous a semblé ensuite important de mesurer si tous les exercices ont le même impact ou si cela dépend des caractéristiques de réalisation (durée, intensité…).

Quel rôle pour l’intensité d’exercice

Ainsi un second protocole respectant la même méthodologie a été mis en place en collaboration avec le Laboratoire de Nutrition Humaine de Clermont-Ferrand (INRA) comparant les effets sur la prise alimentaire d’un exercice intense (75% des capacités maximales) et d’un exercice de faible intensité (40% des capacités maximales). Ici, 15 adolescents obèses ont dû passer 3 fois 24 heures en chambres calorimétriques (une session contrôle ; une session avec un exercice intense, et une session où l’exercice était de faible intensité). La chambre calorimétrique n’est autre qu’une chambre de type chambre d’étudiant, mais hermétique et permettant la mesure des échanges gazeux et ainsi le calcul de la dépense énergétique. Une nouvelle fois l’exercice intense a favorisé la réduction des apports énergétiques spontanés (toujours sans modification des sensations d’appétit), alors que l’exercice de faible intensité n’a en revanche pas affecté leur prise alimentaire.

Quid des adolescents minces ?

Alors que nos travaux n’avaient jusqu’à présent inclus que des sujets obèses, il semblait important de voir si le même effet pouvait être retrouvé chez leurs homologues normo-pondérés ou si cela relève de particularités physiologiques liées à leur pathologie. Nous avons mis en évidence en 2013 (Physiology & Beahavior) que cet impact anorexigène de l’exercice n’est observable que chez les adolescents obèses. Il semble donc que l’exercice intense puisse exercer une action correctrice sur les systèmes physiologiques de contrôle alimentaire, qui sont affectés par l’obésité, et ainsi lutter contre la surconsommation énergétique.

« Bouger pour manger moins » mais peut-on dire « bouger moins pour manger plus » ?

Pouvoir augmenter la dépense énergétique par l’exercice physique et favoriser simultanément une réduction de la prise alimentaire semble ouvrir aujourd’hui de nouvelles perspectives de prise en charge de l’obésité infantile par l’activité physique. Ces résultats peuvent également conduire à se demander si l’inverse est vrai… Est-ce que bouger peu (être sédentaire) favorise l’obésité uniquement par la faible dépense d’énergie générée ou cela induit-il aussi une réponse nutritionnelle ? En 2013, notre équipe a publié dans Journal of Developmental & Behavioral Pediatrics les premiers résultats relatant un effet orexigène (favorisant une augmentation de la prise alimentaire d’une des activités les plus sédentaires, l’alitement, chez de jeunes obèses. Ici, des adolescents ont dû rester alités durant trois heures le matin après leur petit déjeuner. Si les résultats ne montrent pas de différence de leur prise alimentaire au déjeuner, ils soulignent en revanche une forte augmentation au diner (sans altération de l’appétit). De nouvelles études sont aujourd’hui en cours au laboratoire AME2P questionnant les effets d’autres activités sédentaires comme les jeux vidéo passifs mais aussi actifs (nécessitant des mouvements du corps pour jouer), sur les apports énergétiques de jeunes normo-pondérés et obèses.

 Ces résultats mettent donc en avant que l’exercice physique intense permet non seulement d’augmenter la dépense énergétique d’un adolescent obèse, mais également de réduire ces apports alimentaires sans créer de frustration ni de faim. A l’inverse, les activités sédentaires entrainant une faible dépense énergétique semblent favoriser leur surcompensation alimentaire. Tout ceci suggère que contrairement aux idées reçues, l’exercice physique ne permet pas simplement de consommer des calories, mais a un double impact sur la balance énergétique, affectant à la fois les dépenses et les apports énergétiques.

Dr BUENOS : si ces constatations sont extrapolables aux adultes, cela veut dire qu’il faut pousser à favoriser la pratique d’activités physiques intenses (plutôt la marche nordique que la marche promenade).

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Nous remettons en ligne sur le site le début de l’émission de TF1, 7 à 8, diffusée le 13 Avril 2014.

Cela commence par le témoignage de Sandrine :

 

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Selon une étude parue ce 9 septembre 2013 dans la revue JAMA Pediatrics, il est possible de lutter contre l’obésité des plus petits en adoptant des règles quotidiennes dans son foyer.

Pendant six mois, des chercheurs canadiens et américains de la Harvard Medical School aux Etats-Unis et de l’université de Guelph au Canada ont suivi 121 familles avec des enfants en surpoids, les divisant en deux groupes : le premier suivant leurs conseils, le second ne changeant rien à leurs habitudes.

Avant leur intervention, les enfants avaient tous une télévision dans leur chambre. Les scientifiques ont donc réduit le temps passé devant le petit écran, ont augmenté les heures de sommeil et ont encouragé les familles à prendre le temps de dîner ensemble, modifiant ainsi leurs habitudes quotidiennes. Ainsi, en dormant une demi-heure de plus par jour, et en passant une heure seulement par jour devant la télévision, ces enfants ont perdu environ 20 % de leur indice de masse corporel (IMC). Les enfants de l’autre groupe ont quant à eux augmenté leur IMC de 20 %.

L’obésité infantile touche 17 % des enfants aux Etats-Unis, notamment dans les minorités ou les familles les moins riches.

 

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Présentation d’une vidéo choc qui montre au travers du décès d’un jeune obèse, ce qu’il a fait pour en arriver là.

 

2,8 millions, c’est le nombre de morts que fait chaque année l’obésité dans le monde. Les campagnes prônant une hygiène de vie plus saine sont nombreuses mais la dernière en date promet de changer les choses.

L’obésité est aujourd’hui la cinquième cause de mortalité à travers le monde. Les actions et les campagnes publicitaires se multiplient à travers le monde pour inciter les enfants et les adolescents à manger plus sainement et à bouger plus.

Mais Strong4Life, un organisme de lutte contre l’obésité dans l’Etat de Georgie aux Etats-Unis, a décidé d’aller encore plus loin et de diffuser un spot publicitaire choc.

On y voit un jeune homme arriver aux urgences suite à ce qui semble avoir été une crise cardiaque. Les médecins se préparent à l’opérer du cœur.

C’est alors que l’on réalise ce qui l’a mené dans cette salle d’opération : une mauvaise hygiène de vie instiguée depuis son plus jeune âge par sa mère.

Frites, gâteaux, fast-food, soda : le jeune homme a consommé depuis ses plus jeunes années de la nourriture grasse et riche en sucre.

Le spot publicitaire s’achève sur cette phrase terrible : « Cela aurait pu finir autrement. »

Baptisée Rewind the Future, littéralement « Rembobinez l’avenir », la campagne de Strong4Life a fait couler beaucoup d’encre depuis qu’elle a été dévoilée.

De nombreuses personnes se sont déclarées choquées et ulcérées par les images chocs sur des forums de discussion.

Et pour cause, le spot semble déclarer la mère du jeune homme responsable de ce qui lui arrive aujourd’hui.

Toutefois, Rewind the Future a été un déclic pour d’autres personnes.

En effet, sur le site Reddit on peut lire des commentaires de lecteurs craignant que cela ne leur arrive à eux ou à leurs enfants.

De ce fait, les discussions où l’on s’échange des conseils pour perdre du poids et améliorer son hygiène de vie se sont multipliées.

Si l’on peut féliciter Strong4Life pour son travail quotidien dans la lutte contre l’obésité en particulier auprès des jeunes générations, on s’interroge quand même sur la nécessité d’aller aussi loin. Faut-il désormais choquer pour toucher les individus ?

Le message de la vidéo est : » 80% des enfants obèses deviennent des adultes obèses. Nous pouvons sauver nos enfants. Nous pouvons arrêter le cycle. Nous pouvons stopper l’obésité infantile »

Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir la vidéo de 1 minute 40 sec.

stop the cycle

 

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Beaucoup de nos patients habitent assez loin de Béziers. De ce fait, ils ne peuvent pas facilement venir autant de fois qu’ils le souhaiteraient à notre rencontre.

Nous avons donc mis en place une éducation thérapeutique à distance.

Celle-ci sera accessible à partir du 15 mai 2014.

Les différents modules ont été conçus par le Dr BUENOS (coordinateur et chirurgien du réseau ROSA), Marie Laure MABILAT (diététicienne référente du réseau ROSA) et Nicolas PABA CAMPI (coach sportif du réseau ROSA).

Ces modules ont été créés pour vous faire connaître et acquérir les bases de la prise en charge pratiquée au sein du réseau ROSA.

Comment faire pour accéder à ces modules d’e-learning (fomation à distance) :

Vous devez vous rendre dans un premier temps sur le site www.boutiquerosa.fr pour pouvoir acheter un module d’éducation thérapeutique à distance.

L’achat de ce module vous permettra de recevoir par email un identifiant et un mot de passe qui vous donneront accès à la plateforme moodle http://rosattitude.fr/educationtherapeutique .

Vous pourrez progresser à votre rythme, communiquer avec les autres apprenants et avec vos formateurs grâce aux outils mis en place dans cette plateforme.

L’argent récolté grâce à ces modules de formation à distance sera reversé intégralement à l’association PECOS 34 (prise en Charge de l’Obésité et du Surpoids dans le 34) pour la réalisation des projets du réseau ROSA.

Une précommande avant le 15 mai 2014 vous permet de bénéficier de tarifs réduits. Mais attention, l’accès aux formations à distance ne se fera qu’à partir du jeudi 15 mai 2014 à 19 heures.

 

Par ailleurs, afin de répondre aux nombreuses interrogations et questions suscitées par  » la seconde peau » que nous utilisons dans le réseau ROSA afin de minimiser les séquelles esthétiques d’un amaigrissement massif. Un dvd a été conçu pour en expliquer le principe, les differentes actions et résultats qu’on peut en attendre si on la porte régulièrement.Ce DVD contient un chapitre pratique sur la façon de prendre les mesures et la possibilité de prise en charge éventuelle par la Sécurité Sociale.

Ce DVD sera en vente sur le site de la boutique ROSA www.boutiquerosa.fr et commencera à être expédié à partir du 15 mai 2014. 

Une précommande à tarif préférentiel est possible dès à présent sur le site www.boutiquerosa.fr

 

 

 

 

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Aux Samoa américaines, la prévalence de l’obésité et du surpoids atteint des niveaux records. Les travaux du chercheur Stephen McGarvey tentent d’expliquer les raisons de ce phénomène.

Îles Samoa américaines, dans le Pacifique Sud, quelque part entre la Nouvelle-Zélande et Hawaï. Décor idyllique, mer turquoise, plages de sable blanc… et population en danger pour cause d’excès alimentaires. Presque 95 % des adultes de ce petit archipel de 55 000 habitants sont en surpoids, les trois quarts sont obèses. Des chiffres parmi les plus élevés au monde : par comparaison, en 2010, le taux d’obésité chez les hommes était selon l’OMS de 9 % en France et de 44 % aux États-Unis.

Même les enfants sont touchés par le phénomène : d’après une étude de la Brown University, environ 20 % des bébés samoans pèsent plus de 4 kg à la naissance (contre environ 7 % en France).

À 15 mois, 23 % des garçons et 17 % des filles sont obèses. L’omniprésence du surpoids et de l’obésité aux Samoa américaines entraîne une forte prévalence des maladies chroniques : une personne sur cinq y souffre de diabète de type 2, par exemple.

Un phénomène aux explications multiples

Depuis des années, l’anthropologue et biologiste américain Stephen McGarvey cherche à comprendre les raisons de l’ampleur prise par l’épidémie d’obésité dans ce petit archipel du Pacifique. Il a présenté ses recherches le 16 février à Chicago lors de la rencontre annuelle de l’American Association for the Advancement of Science.

Pour lui, plusieurs facteurs peuvent expliquer la situation particulière des Samoa américaines. Le premier d’entre eux pourrait être une prédisposition génétique à l’obésité chez les habitants de ces îles. Mais il faut manier ce genre d’explication avec précautions, avertit l’anthropologue : si la génétique peut avoir joué un rôle, elle n’a pu seule générer le phénomène.

Des facteurs environnementaux, et notamment culturels, ont également leur importance. Les Samoans ont en effet connu de brusques changements dans leurs conditions d’existence durant la seconde moitié du XXe siècle : entre 1961 et 2007, l’occidentalisation des modes de vie a fait croître leur ration alimentaire moyenne de 900 calories par jour et par personne.

La géographie a aussi pu avoir une influence sur l’expansion de l’épidémie : dans une petite population et sur un petit territoire, les modifications des habitudes nutritionnelles se sont diffusées extrêmement rapidement.

Les Samoa, avant-garde de l’épidémie mondiale d’obésité ?

C’est d’ailleurs la vitesse de l’expansion de l’épidémie d’obésité qui fait des Samoa américaines un cas intéressant, d’après Stephen McGarvey. Pour lui, la situation dans ce petit archipel pourrait bien préfigurer ce qui se passera bientôt dans le reste du monde.

Et si les Français, abrités derrière leurs traditions culinaires, croient que les Samoa américaines ne doivent leur triste situation qu’à leur proximité culturelle avec le pays de McDonalds, ils se trompent : en Polynésie française, 4 adultes sur 10 sont déjà obèses…

 

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Marseille n’ignore plus l’obésité.

Selon une étude de l’AP-HM (Assistance publique-hôpitaux de Marseille), 28 % des bénéficiaires de l’aide alimentaire en ville sont obèses.

Et l’obésité sévère (quand l’indice de masse corporelle ou IMC* est compris entre 35 et 40) a augmenté de 200 % ces dernières années. «Ce sont des chiffres aussi importants que dans le nord de la France, explique Anne Dutour, nutritionniste à l’hôpital Nord. Jusqu’à présent, on disait que la cuisine méditerranéenne protégeait de l’obésité. Ce n’est plus le cas.

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Préface d u livre de Jan Chozen Bays par le Dr Gérard APFELDORFER, psychiatre, spécialiste des questions de comportement alimentaire, président d’honneur du GROS (Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids) :

« Combien sont-elles,aujourd’hui,les personnes en souffrance avec leur comportement alimentaire et leur poids ?

Combien sont taraudées par l’angoisse, la culpabilité,la honte, le désespoir?

De nombreux facteurs se conjuguent dont les plus importants sont la pression sociale en faveur d’une minceur, et même d’une ultra-minceur, impossible à atteindre pour la majorité de la population. Et la méfiance grandissante vis- à-vis des aliments qui nous sont proposés : l’industrialisation de la production agroalimentaire nous conduit à manger des aliments de provenance et de composition inconnues, des objets comestibles non identifiés, des OCNI, ainsi que les nomme plaisamment le sociologue Claude Fischler.

Le perfectionnisme diététique en vue de préserver sa santé, ce qu’on appelle l’orthorexie, ne fait en pratique qu’alimenter nos angoisses : comment nous assurer de la qualité, de l’innocuité, de la pureté de ses aliments, de leur adéquation? A quel saint nous vouer lorsque la nutrition officielle ne sait offrir qu’un savoir fluctuant, lorsque charlatans et sectes de tout poil nous abreuvent de conseils contradictoires?

Lorsqu’on mange avec sa tête, c’est avec méfiance, la peur au ventre.

Quant au contrôle mental de son alimentation en vue de maigrir ou de ne pas grossir, ce que l’on appelle la restriction cognitive, ou plus communément un régime amaigrissant, on en connaît aujourd’hui les résultats : si le volontarisme fonctionne à court terme, il échoue à moyen terme, et, au-delà de deux à trois ans, on regrossit dans 90 à 95 % des cas, non sans avoir fréquemment développé au passage des troubles du comportement alimentaire, aggravé ses problèmes pondéraux et perdu sa propre estime.

Devenir un «mangeur réflexif», qui mange en fonction de ses croyances, ou des connaissances scientifiques du moment, comme on nous y incite, aggrave finalement nos difficultés : la rationalité entre vite en conflit avec nos appétits, qui enflent au fur et à mesure que nous les négligeons. J’ai envie de ceci, mais je dois manger cela ; j’ai faim, mais ce n’est pas l’heure; je n’ai pas faim, mais c’est l’heure; si je ne mange pas maintenant, je n’en aurai plus ensuite; si je faute, autant aller jusqu’au bout…

Quelle erreur de croire que manger puisse se résumer à faire le plein de carburant à la pompe, à absorber les bons nutriments ! Nous nous remplissons à défaut de nous nourrir, ce qui nous laisse sur notre faim, privés d’un plaisir somato-psychique, d’un temps de communion durant lequel corps et esprit se réunifient, d’un temps de partage, d’ouverture au monde, d’un acte de culture.

Dans cette affaire, nous cessons aussi d’avoir accès à la fonction apaisante, bienfaisante, des bonnes nourritures, pleines de sens, presque toujours grasses et/ou sucrées. Échouant à nous réconforter, nous persistons et mangeons sans faim, sans fin. Mais voilà : de telles conduites nous culpabilisent, nous dégoûtent de nous-mêmes.Voulant éviter les sombres pensées, les émotions pénibles, nous ne faisons qu’en créer de nouvelles. Que faire alors, si ce n’est tenter de nous anesthésier plus encore ?

Enfin, nous souffrons aussi d’une césure, d’un rejet de notre corps. Trop gros, trop mou, trop laid, ne se manifestant à nous que sous la forme de besoins pressants, il devient un objet de haine. Comment ne pas en arriver là, dans ce monde qui, d’une part, assimile beauté et minceur et, d’autre part, ne cesse d’affirmer que nous sommes ce que nous semblons être?

Ce corps haï, nous nous mettons alors à vouloir l’oublier afin d’exister en dehors de lui. Nous nous fantasmons alors en purs esprits, sans plus de sensations corporelles. Malheureusement, le corps, si j’ose dire, ne l’entend pas de cette oreille, et nous adresse alors d’intenses et douloureux messages qui débordent notre volonté : ça se met à manger, ça se met à souffrir.

Jan Chozen Bays est médecin. Elle propose sa thérapie, point par point : il s’agit tout d’abord de redécouvrir le vrai goût des aliments, de réapprendre comment ils se mangent : avec toute l’attention, tout le respect dont nous sommes capables. Nous redécouvrons alors la faim, le rassasiement, la satiété, nos différentes appétences, sensations et émotions, qui traduisent nos besoins, dont la fonction est de nous permettre de consommer les justes quantités des justes aliments, dans le juste moment. Manger en pleine conscience, c’est cela : faire confiance à son corps, à ses mécanismes de régulation. Intuitivement, nous savons ce qui est bon pour nous, si nous savons nous mettre à l’écoute.

En ce qui concerne nos difficultés à vivre nos émotions, à défusionner d’avec nos pensées pénibles, Jan Chozen Bays nous parle de choses simples : le vide et le plein, ce besoin que nous ressentons de colmater les failles, de nous remplir la panse pour nous vider la tête. Notre monde nous propose des désirs manufacturés, clés en main, qui nous entraînent dans une course à l’échalote. La frénésie qui s’empare de nous, nous la voyons comme salutaire puisqu’elle étouffe temporairement cette machine à penser, à résoudre la multitude de problèmes qui nous occupent tant. Jan Chozen Bays nous insuffle son calme, et, tout à coup, nous cessons la lutte avec nous-mêmes.

La démarche de pleine conscience permet encore, grâce à des exercices répétés, de renouer avec son corps, de témoigner sa gratitude à chacune de ses parties. Nos membres, notre ventre, notre poitrine, notre dos, notre cœur, nos poumons, nos viscères, notre tête nous constituent ; nous sommes là, vivants, pensants, ressentants, conscients de tout cela. Comment ne pas être reconnaissants ? Comment aussi ne pas montrer de la compassion vis-à-vis de soi-même?

On reconnaîtra là bien des éléments du bouddhisme. Rien d’étonnant, puisque Jan Chozen Bays est professeur de bouddhisme zen, et désormais abbé d’un monastère zen dans l’Oregon. En ce qui me concerne, je me définis comme laïc de stricte obédience. Mais il me faut bien admettre que je n’ai rien trouvé de plus puissant, à ce jour, que les outils de la méditation en pleine conscience pour aborder les difficultés psychologiques et émotionnelles. Du coup, je me sens débordant de gratitude, de bienveillance, pour ceux qui, au long des millénaires, ont développé ces pratiques, et pour ceux qui, plus récemment, tel le Dr Jon Kabat Zinn, les ont converties en outils psychothérapeutiques remarquablement efficaces.

Ces approches fondent désormais ce qu’il est convenu d’appeler la troisième vague des thérapies cognitivo-comportementales. La première consistait en une attention portée sur les facteurs de maintien des comportements, la deuxième sur les mécanismes de pensée et les croyances conscientes et inconscientes, et la troisième vague fait de l’acceptation émotionnelle l’élément moteur sur lequel il convient d’axer le travail thérapeutique. La méditation en pleine conscience en constitue l’ossature.

Je suis heureux, désormais. Heureux de constater que ce chemin ardu, qui est le mien, qui est celui de Jan Chozen Bays, séduit de plus en plus de thérapeutes et de mangeurs. Ils redécouvrent ce que manger veut dire, deviennent capables de vivre leurs émotions, leurs sensations, leurs pensées, quelles qu’elles soient, sans les fuir ou les combattre, sans développer d’addiction. On appelle cela l’intuitive eating, un mouvement désormais mondial, et vous y serez en bonne compagnie.

Qu’est-ce que la vie, dès lors? Les plaisirs, les douleurs, les joies et les peines se succèdent ; moment après moment, attentivement, nous les vivons, du mieux que nous pouvons. »

Dr BUENOS :

Si cette préface est arrivée à susciter votre intérêt, suivez nous dans la découverte des prochains chapitres du livre de Jan Chozen Bays, « Manger en pleine conscience » que l’on vous conseille d’acheter et de vous approprier.

Nous vous en livrerons quotidiennement des extraits.

La suite ……………demain.

 

 

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