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polysomnographie

Si la polysomnographie en laboratoire de sommeil reste l’examen de référence pour le diagnostic de syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAS), les délais prolongés pour l’obtention d’un rendez-vous induits par la demande croissante de cet examen, ont conduit à développer d’autres méthodes diagnostiques, notamment la polygraphie ventilatoire dont la positivité, chez un patient avec présomption clinique de SAS, suffit à confirmer le diagnostic.

• Polygraphie ventilatoire

À la différence de la polysomnographie, la polygraphie ventilatoire ne renseigne pas sur les stades de sommeil. Son interprétation se base donc sur l’hypothèse que durant l’enregistrement, le patient dormira. Plus facile à mettre en place et à interpréter que la polysomnographie, la polygraphie ventilatoire est réalisée en ambulatoire au domicile du patient, ce qui présente l’avantage d’un enregistrement en situation. Le patient a pour consigne de faire tout à fait comme il en a l’habitude ; il peut notamment boire de l’alcool, qui aggrave les apnées, ce qui n’est pas le cas lors d’une polysomnographie réalisée en centre du sommeil.

Les délais d’obtention de l’examen sont assez rapides, puisque l’appareil est accessible en centre de sommeil, mais aussi chez un certain nombre de spécialistes libéraux, comme les pneumologues. En pratique, le patient chez lequel un SAS est suspecté sur la clinique est adressé au collègue qui lui fournit l’appareil qui sera rendu le lendemain.

Légalement, la lecture et l’interprétation de l’enregistrement doivent donner lieu à un compte-rendu médical. La responsabilité du médecin est ainsi engagée, ce qui doit faire écarter la rédaction d’un compte-rendu après une interprétation automatique de l’enregistrement par un logiciel, dont la fiabilité peut être mise en défaut. Les principales limites de la polygraphie sont le mauvais sommeil lors de l’enregistrement, qui fait sous-estimer la sévérité du SAOS (l’index apnées-hypopnées doit être calculé sur les heures de sommeil et non pas les heures d’enregistrement) ou sa mauvaise utilisation par le patient (5 % des cas environ). Pour cette raison, les patients ayant des troubles du sommeil doivent être exclus de cet examen et bénéficier d’une polysomnographie.

Quelle stratégie en fonction des résultats de la polygraphie ?

1) Si elle est strictement normale avec un contexte clinique assez pauvre, le diagnostic est écarté.

2) Si la polygraphie montre un SAS sévère, avec plus de 30 apnées-hypopnées par heure de sommeil, le diagnostic est confirmé et le patient doit bénéficier d’une prise en charge thérapeutique.

3) Si la polygraphie retrouve un SAS modéré, l’attitude dépend du contexte clinique : chez un patient paucisymptomatique, le diagnostic est retenu, chez un patient très symptomatique, une polysomnographie s’impose afin d’écarter tout risque de sous-estimation de l’index d’apnées – hypopnées.

• Polysomnographie

La polysomnographie est, dans la grande majorité des cas, faite en centre de sommeil hospitalier (ou à la clinique CHAMPEAU, Béziers), mais aussi peut parfois être réalisée en ambulatoire, avec l’avantage d’un enregistrement in situ mais le même risque de mauvaise utilisation que la polygraphie.

Elle doit être demandée en première intention dans un contexte d’urgence (par exemple en cas de somnolence chez un sujet avec conduite professionnelle), ou lorsqu’une pathologie associée est suspectée.

La polysomnographie est indiquée en deuxième intention en cas de discordance entre les résultats de la polygraphie et la clinique. Les délais de rendez-vous en centre de sommeil sont souvent de plusieurs mois, ils sont moins longs en ville.

• Le suivi

Enfin, le suivi de l’efficacité thérapeutique d’une ventilation nocturne ne réclame pas d’enregistrement de sommeil : il se fait sur la clinique, l’oxymétrie et les données informatiques de l’appareil de ventilation. Un enregistrement de contrôle est indiqué chez un patient traité par orthèse ou après perte de poids. Il peut être aussi nécessaire en cas d’observance médiocre, de persistance des signes cliniques ou d’anomalies dans les données informatiques de l’appareil de ventilation. II faut faire appel à la même méthode d’enregistrement que celle utilisée pour le diagnostic. Enfin le contrôle d’efficacité par polysomnographie est impératif dans le cas particulier d’un patient conducteur professionnel et doit s’accompagner de mesures objectives de la vigilance.

 

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