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sécurité alimentaire

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J’ai le plaisir de vous proposer deux ateliers culinaires à Cabrières,

co-animés par Christophe (cuisinier gourmet) et moi-même (diététicienne gourmande) :

Foie gras et bûches de Noël  

Le 5 décembre 2015

Comment choisir son foie gras et les différentes techniques de préparation.

Comment réaliser des bûches originales et légères.

L’atelier se déroulera de 10h à 13h.

Il comprend un repas sous forme de buffet.

Chaque participant repartira avec le ballotin de foie gras qu’il aura cuisiné.

TARIF : 45 euros par participant

Les pâtes fraîches

Le 6 février 2015

Le choix des produits

Les différents types de fabrications et de cuissons.

L’atelier se déroulera de 10h à 13h.

Il comprend un repas sous forme de buffet.

Chaque participant repartira avec des pâtes fraîches.

TARIF : 40 euros par participant

Pour les inscriptions veuillez m’envoyer un sms  0686366099

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La consommation régulière de ces suppléments destinés à accroître la masse musculaire, notamment ceux à base de créatine et/ou d’androstènedione, très en vogue aux Etats-Unis mais disponibles en France, notamment sur quelques sites internet, augmente de 65% le risque de cancer testiculaire développé à partir des cellules germinales !

Ce résultat a été établi par une équipe d’épidémiologistes américains (Yale University) qui publient leur étude dans le Bristish Journal of Cancer. Ils ont entrepris leur travail après avoir constaté que la fréquence du cancer testiculaire avait augmenté au cours de ces dernières années, les formes développées à partir des cellules germinales étant passées de 3.7/100.000 en 1975 à 5.6/100.000 actuellement, cette augmentation n’étant pas explicable par une amélioration des procédures de dépistage.

Cette étude cas-témoins a inclus 356 cas de tumeurs germinales testiculaires diagnostiqués entre 2006 et 2010, et 513 témoins, tous recrutés dans les Etats du Connecticut et du Massachusetts. L’âge des participants allait de 18 à 55 ans. Les facteurs de risque connus (antécédents familiaux, cryptorchidie, antécédents de traumatismes testiculaires) et les habitudes de vie, notamment vis-à-vis de l’activité physique et de la consommation d’alcool et/ou de tabac ont été étudiés, de même que l’éventuelle consommation de produits ayant vocation à accroître la masse musculaire, en particulier les produits à base de créatine et d’androstènedione. Les entretiens ont révélé que près de 20% des participants à l’étude avaient consommé de tels produits. Le traitement des données a permis de montrer que le risque de développer un cancer testiculaire était augmenté de 65% chez ces consommateurs (OR = 1.65, IC 95% = 1.11 – 2.46), le risque étant d’autant plus élevé que la consommation avait débuté tôt dans la vie (OR = 2.21, IC 95% = 1.34 – 3.63 pour les hommes ayant débuté cette consommation avant l’âge de 25 ans) et/ou avait porté sur une période longue (OR = 2.56, IC 95% = 1.39 – 4.74 pour ceux ayant consommé ces produits durant au moins 36 mois).

Li N et coll. Muscle-building supplement use and increased risk of testicular germ cell cancer in men from Connecticut and Massachusetts. British Journal of Cancer 2015 ; 112 : 1247-1250 (31 March 2015) | doi:10.1038/bjc.2015.26

 

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Pour baisser les coûts de la production de viande américaine, le laboratoire fédéral U.S. Meat Animal Center, financé par le contribuable américain, conduit des expérimentations sur des animaux depuis les années 1960, jugées « choquantes » par le New York Times, qui a longuement enquêté.

Dans ce centre, situé dans l’Etat du Nebraska, les scientifiques tentent notamment de créer des truies et des vaches qui ont des portées plus importantes et des grossesses à intervalles plus rapprochées, ainsi que des brebis « soins faciles » qui peuvent survivre et se reproduire sans trop d’intervention humaine.

Pour rendre les vaches plus rentables, le centre a notamment tenté d’augmenter le taux de naissance de jumeaux en fertilisant, depuis les années 80, des vaches qui avaient donné naissance à des jumeaux avec du sperme de taureaux pères de jumeaux. Les embryons ont été implantés dans des vaches qui n’avaient pas encore donné naissance à des jumeaux. Au fil des générations, le pourcentage de jumeaux s’est multiplié: habituellement de trois paires pour 100 naissances, il a atteint 55 pour 100.

Mais les effets secondaires de ces expériences ont été terribles : 95% des femelles jumelles avaient des vagins déformés, et environ 16 pourcent des jumeaux et triplés mourraient, un taux quatre fois plus élevé que pour les naissances habituelles.

La même chose s’est retrouvée chez les truies, manipulées pour avoir des livrées de 14 petits, au lieu des huit en moyenne. Dans ces livrées trop grandes, des centaines de petits cochons du centre meurent écrasés ou étouffés chaque année, s’indigne le journal.

Quant aux brebis, le centre a tenté de voir si elles pouvaient se débrouiller sans l’aide de bergers. Habituellement, les brebis sont gardées au chaud dans des granges pour accoucher, mais depuis une dizaine d’années, les scientifiques du U.S. Meat Animal Center les laissent seules dehors pour voir lesquelles résistent le mieux. Dans ce contexte, des centaines de petits meurent de faim, abandonnés ou mangés par des coyottes. Entre 25 et 30% des petits meurent, contre 10% dans les conditions habituelles.

De nombreux vétérinaires qui ont travaillé dans ce laboratoire ont plusieurs fois tenté de tirer la sonnette d’alarme, mais leurs critiques n’ont pas été prises en compte alors que nombre d’ éleveurs sont choqués par ce genre de pratique, rapporte le journaliste du New York Times. La loi sur le bien-être des animaux ne s’applique pas aux recherches sur les animaux d’élevage.

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USA – Août 2014
8 antibiotiques sur 10 sont destinés aux animaux d’élevage.
Non pas pour les soigner, mais pour leur croissance.
Résultat, certains consommateurs ont développé une super résistance aux antibiotiques, fatale à plus de 23000 américains chaque année.
Consumer Reports appelle les écoles, restaurateurs et distributeurs à ne plus acheter de viande gavée aux antibiotiques. Certains hôpitaux y ont déjà renoncé.

Plutôt bio qu’antibio !

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Une étude espagnole a analysé les études concernant l’impact des boissons sucrées sur le poids, selon qu’elles étaient ou non financées par une marque.

Les conflits d’intérêts avec des sponsors industriels peuvent-ils biaiser les conclusions des recherches scientifiques ?

La réponse, malheureuse mais guère surprenante, est oui. Des chercheurs espagnols de l’université de Navarre ont examiné 18 conclusions de grandes études concernant l’impact de la consommation de boissons sucrées sur l’obésité, et ont publié leurs résultats dans Plos Medicine.

83,3 % des études financées ne trouvent pas de preuves suffisantes entre la consommation de boissons sucrées et la prise de poids.

Parmi elles, six avaient reçu des financements de la part de groupes industriels tels que Coca-Cola et douze se déclaraient sans conflit d’intérêts. Résultat, 10 des 12 études « sans conflit d’intérêts » (soit 83,3%) trouvaient un lien direct entre la consommation de boissons sucrées et la prise de poids, voire l’obésité. A l’opposé, cinq des six études financées par l’industrie (soit… 83,3%) concluaient à une absence de preuves scientifiques suffisantes pour établir un lien quelconque de causalité.

Certes, le nombre d’études prises en compte dans cette analyse est relativement limité mais les résultats confirment des travaux antérieurs concernant la nourriture, le tabac ou encore le changement climatique. Pour les auteurs,  la différence pourrait s’expliquer par un biais potentiel dans l’analyse ou l’interprétation des données.

Toutefois, ils précisent qu' »il ne faut pas forcément rejeter les résultats de ces études ». Mais fixer davantage de règles pour rendre les conflits d’intérêts le plus transparent possible.

 

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En 1981, une épidémie étrange touche l’Espagne et fait rapidement des centaines de morts. Selon la thèse officielle, elle est due à un empoisonnement à l’huile de colza frelatée. Des années de procès ont établi la culpabilité des industriels dans la commercialisation d’une huile impropre à la consommation. Mais une théorie concurrente soutenue par une équipe de médecins et de chercheurs met en cause des pesticides dans les tomates. Une hypothèse inavouable pour la bonne marche de l’économie espagnole.

En mai 1981, un petit garçon de huit ans de la banlieue de Madrid transporté d’urgence à l’hôpital meurt en quelques heures. Lorsqu’ils apprennent que les cinq frères et sœurs de la jeune victime sont également malades, les médecins les font hospitaliser et diagnostiquent une « pneumonie atypique ». Lorsque le directeur, le Dr Antonio Muro, arrive sur son lieu de travail le lendemain matin, il s’alarme en apprenant que ces nouveaux patients sont traités pour une pneumonie. Il passe un savon à son équipe : il est impensable que six membres d’une même famille soient atteints de pneumonie en même temps.

La maladie est due à une intoxication alimentaire

Les membres de la famille Vaquero ne sont que les premières victimes du « syndrome toxique » qui causera la mort de 1 200 personnes. La maladie semble toucher en priorité les femmes et les enfants. Les symptômes initiaux rappellent ceux de la grippe : fièvre et difficultés respiratoires, nausées et vomissements. Mais, ensuite, les patients développent rapidement un œdème pulmonaire et se plaignent de démangeaisons et de douleurs musculaires. L’annonce de l’épidémie fait les gros titres de la presse espagnole.

Au bout de quelques jours, le Dr Muro déclare à la presse que, selon lui, la maladie est due à une intoxication alimentaire, ajoutant que la denrée responsable est commercialisée « par des circuits parallèles ». Il en est certain car toutes les victimes viennent de la périphérie de la capitale ; presque aucun habitant du centre de Madrid n’est atteint. Le Dr Muro réunit les parents des patients atteints du mal mystérieux et leur demande de se souvenir de ce que les victimes ont mangé qu’eux-mêmes n’auraient pas mangé. En moins d’une demi-heure, ils ont la réponse : des salades.

Le Dr Muro invite des responsables du ministère de la Santé et leur montre une carte indiquant les localités où habitent les victimes. Il est persuadé que l’aliment responsable de l’épidémie est vendu sur les marchés. A partir de là, il est en mesure de prédire où surviendront les prochains cas. Ses prédictions se vérifient, mais, le lendemain, il apprend qu’il est …

relevé de ses fonctions de directeur de l’hôpital, la mesure prenant effet immédiatement. Son renvoi lui permet du moins de poursuivre son enquête : il parcourt les marchés et remarque que des marchands ambulants vendent de l’huile très peu chère dans de gros bidons en plastique sans étiquette. Aussitôt, il se rend avec ses collègues au domicile des personnes atteintes et se fait remettre les bouteilles d’huile que ces familles utilisaient au moment où certains de leurs membres sont tombés malades. Ils étiquettent soigneusement les bouteilles, envoient des échantillons au principal laboratoire de l’Etat et attendent les résultats.

La thèse d’un empoisonnement à l’aniline est convaincante et calme les esprits

La confusion et l’inquiétude règnent à tous les niveaux administratifs. A l’époque, l’Espagne est une toute jeune démocratie. En février 1981, trois mois seulement avant l’apparition de l’épidémie, le lieutenant-colonel Antonio Tejero a menacé de son arme les parlementaires réunis aux Cortes, dans une tentative brouillonne de coup d’Etat. Plus d’un mois après l’apparition de la maladie, le gouvernement n’a d’autre stratégie que d’espérer que l’on débouche sur quelque chose. Peu après, le Dr Juan Tabuenca Oliver, directeur de l’hôpital pour enfants Niño Jesus, annonce qu’il a identifié la cause de l’épidémie. Après avoir interrogé 210 enfants traités dans son service, il établit qu’ils ont tous consommé de l’huile alimentaire.

Après quelques hésitations le gouvernement accepte sa thèse. Tard dans la soirée du 10 juin, une annonce officielle est diffusée à la télévision, informant le public que l’épidémie est due à une huile frelatée. A cette époque, le gouvernement espagnol tente de protéger la production nationale d’huile d’olive en n’autorisant l’importation d’huile de colza que pour un usage industriel. A cet effet, l’huile de colza est rendu impropre à la consommation par adjonction d’aniline, une amine primaire aromatique dérivée du benzène, très toxique pour l’homme. La thèse d’un empoisonnement à l’aniline est convaincante et calme les esprits. Les hôpitaux regorgent toujours de victimes, mais le nombre de nouvelles hospitalisations décroît. La situation, apparemment, est sous contrôle.

Il n’y a pas deux huiles qui présentent les mêmes composants

Mais le Dr Muro et ses collègues ont regardé la télévision avec un mélange de stupéfaction et d’incrédulité. La veille, ils ont reçu les résultats de leurs tests. Certes, aucun des échantillons prélevés ne contient l’huile d’olive pure qu’avaient sans nul doute vantée les marchands, mais il n’y a pas deux huiles qui présentent les mêmes composants. De toute évidence, une même maladie ne peut être causée par des huiles de nature si différente.

En 1983 une conférence internationale a lieu à Madrid sous les auspices de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) : en dépit des réserves exprimées par les nombreux scientifiques présents, l’épidémie est alors officiellement désignée sous le nom de…

« syndrome de l’huile toxique » (SHT). Le procès des producteurs d’huile s’ouvre en mars 1987. En 1989, au terme de deux ans d’audiences, les juges eux-mêmes soulignent que l’agent toxique présent dans l’huile est « toujours inconnu ». En 1992, dix chefs d’entreprise et chimistes du secteur huilier sont condamnés à des peines allant de 4 à 77 ans de prison.

Un groupe d’épidémiologistes se lance dans un examen rigoureux des informations dont dispose le gouvernement. Ils font plusieurs découvertes. Ils observent que le nombre d’admissions dans les hôpitaux redescend au moins dix jours avant l’annonce télévisée du 10 juin et environ un mois avant le retrait de l’huile. Le communiqué incriminant l’huile n’a eu aucun effet sur le cours de l’épidémie. Une carte de la distribution de l’huile et de la répartition des atteintes est dressée. Il n’y a aucune corrélation entre les deux. L’huile peut difficilement être à l’origine de l’épidémie.

L’agent toxique spécifique n’a toujours pas été découvert

Ayant écarté l’huile de colza comme agent possible d’empoisonnement, le Dr Muro et ses collègues s’intéressent aux autres produits entrant dans la composition des salades. Après avoir interrogé des vendeurs sur les marchés, des chauffeurs routiers et environ quatre à cinq mille familles touchées par la maladie, ils concluent que la cause de l’empoisonnement provient de tomates traitées aux pesticides. Une trop forte dose de produits organophosphatés est en effet susceptible de déclencher l’ensemble des symptômes observés par les médecins. Le Dr Muro et son équipe établissent que les tomates proviennent de la région d’Almería, à l’extrême sud-est de l’Espagne. Autrefois désertique, la région était impropre à l’agriculture jusqu’à ce que la découverte de nappes d’eau souterraines, dans les années 70, contribue à en faire un haut lieu de la production intensive. Almería représentait à cette époque un miracle économique, puisqu’elle produisait des fruits et des légumes destinés à être exportés dans toute l’Europe. Reconnaître que tous ces décès étaient dus aux pesticides contenus dans les tomates aurait eu des effets incalculables sur l’économie espagnole, sans compter les conséquences désastreuses pour l’autre grande source de devises de l’Espagne, l’industrie touristique, en expansion constante.

Malgré son enquête et le travail de ses collègues, la thèse du Dr Muro est vite marginalisée, la version officielle étant de plus en plus enracinée dans la population. Le Dr MURO meurt subitement.

Tous les procès qui suivront ne feront jamais état des découvertes du Dr Muro. Tous se sont limités à établir la culpabilité des industriels dans la commercialisation d’huile impropre à la consommation. Pas à savoir si cette tromperie était à l’origine de l’épidémie. En 1987, la défense demande l’acquittement de tous les accusés, arguant que le rapport entre l’huile frelatée et l’intoxication n’a pu être scientifiquement établi. En particulier, l’agent toxique spécifique n’a pas été découvert, ce qui exclut la reconnaissance juridique de tout lien de causalité.

« Vingt ans après le début de l’épidémie, 60 % des victimes du syndrome de l’huile toxique n’ont toujours pas été indemnisées », constatait récemment le quotidien espagnol El País. En 1997, la Cour suprême avait condamné l’Etat à payer 3 milliards d’euros aux personnes atteintes. A ce jour, seules 7 000 des 18 236 victimes ayant droit à être indemnisées ont touché de l’argent.

 

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La quasi-totalité du poulet vendu aux Etats-Unis est contaminée par des bactéries dangereuses. C’est le résultat d’une enquête parue dans un magazine de consommation américain. Il concerne aussi les marques estampillées biologiques.

C’est un magazine américain, Consumer Report, l’équivalent de notre 60 millions de consommateurs, qui a mené l’enquête. D’après eux, la quasi-totalité du poulet américain acheté en grandes surfaces est contaminée par de dangereuses bactéries comme la salmonelle ou l’escherichia coli (bactérie intestinale).

« L’analyse de 300 blancs de poulet crus achetés dans des magasins à travers les Etats-Unis a mis en évidence des bactéries potentiellement dangereuses dans presque tous les poulets, y compris les marques biologiques… Plus de la moitié des échantillons contenaient des matières fécales contaminantes, environ la moitié contenaient au moins une bactérie résistante à trois ou quatre antibiotiques parmi les plus couramment prescrits », explique l’article.

D’après l’enquête aucune chaîne de distribution, aucune marque sur les dizaines testées n’est épargnée y compris les marques estampillées biologiques.

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Des cultures de fraise traitées à l’aide d’insecticides non autorisés en France.

Une douche froide! Même si la saison de la fraise est terminée, ce joli petit fruit rouge sucré revient sur le devant de la scène juridique avec des aspects qui pourraient bien rebuter les consommateurs. Dans son rapport d’activité, la DGAL (branche du ministère de l’Agriculture chargé de veiller à la sécurité sanitaire des Français) montre que dans un cas sur quatre les maraîchers ne respectent pas les règles en vigueur sur les pesticides. «Sur 41 échantillons prélevés par les enquêteurs de la DGAL, 9 sont non conformes», révèle ainsi le rapport.

Un résultat peu rassurant qui peut s’expliquer de deux façons: soit la date limite d’épandage des pesticides par rapport à la récolte a été dépassée, soit des substances non autorisées ont été utilisées. Des produits – comme le carbosulfan qui a été retrouvé cet été dans des fraises produites en France mais aussi en provenance d’Espagne – qui provoquent des troubles de santé, notamment hormonaux. «Il s’agit d’un insecticide organochloré interdit en Europe et ayant une forte rémanence», décrypte-t-on au ministère de l’Agriculture.

Un marché de 90 millions

La DGAL ne veut toutefois pas révéler le nombre d’exploitations en cause ni le volume concerné par cette affaire. «L’instruction du dossier est en cours», se borne à répondre son directeur général, Patrick Dehaumont. «Nous voulons remonter la filière pour savoir comment ces producteurs se sont procuré ces produits interdits dans toute l’Europe depuis 2007, précise un contrôleur. Nous avons prévenu nos collègues espagnols pour qu’ils ouvrent à leur tour une enquête. Dans les produits phytosanitaires, les montants financiers en jeu sont souvent importants.»

La fraise fait partie des fruits préférés des Français qui en consomment, chacun, 3,7 kg par an. Les producteurs, pointés du doigt, déplorent une affaire qui peut impacter un marché de 90 millions d’euros, bon an mal an. «On ne peut que condamner l’usage de tels produits mais plusieurs pistes d’explication sont possibles, se défend Xavier Masse, le président de l’Association des organisations de producteurs nationale de fraises. Cela jette le discrédit sur la profession alors qu’il y a des éléments qui demandent à être vérifiés.» Pour lui, des résidus restés dans la terre peuvent avoir contaminé des plants de fraises. Rien de frauduleux, donc.

À cause de la mauvaise météo, la saison 2013 s’est soldée avec une baisse de 5 % des ventes. Si l’affaire des pesticides non autorisés se confirme, la chute en 2014 pourrait être bien plus importante…

 

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Qui a dit que la crise avait eu raison, à cause de leur prix plus élevé, des produits estampillés 100 % naturel ? Certainement pas l’enseigne de grande distribution Carrefour, dont les poulets sans antibiotiques, vendus dans ses 1 200 magasins 3 à 5 % plus cher qu’un Label rouge traditionnel, ont le vent en poupe. «Les ventes sont quatre fois supérieures à nos objectifs», révèle au Figaro Hervé Gomichon, directeur qualité et développement durable de Carrefour.

Un exploit réalisé sans aucune publicité! «Lorsque nous avons lancé l’opération en 2012, nous tablions sur 4 000 poulets par semaine, se rappelle-t-il. Nous en vendons en moyenne entre 15.000 et 16.000 par semaine.» Une démarche qui s’inscrit dans un partenariat noué avec 20.000 agriculteurs qui correspond à la volonté de l’enseigne de mettre en rayons des produits alimentaires de qualité accessibles au plus grand nombre.

Les poulets sans antibiotiques coûtent autour de 6 euros le kilo. Élevés en plein air et sans OGM, ils proviennent de 150 poulaillers d’Auvergne regroupés au sein du Syndicat des volailles fermières d’Auvergne (Syvofa). «Si nos volailles tombent malades, nous devons utiliser de l’ail ou de l’armoise contre les parasites, des huiles essentielles issues du thym, de l’origan ou de la cannelle pour lutter contre les colibacilles», décrypte un éleveur.

Pour compenser le surcoût engendré pour le fermier – les antibiotiques sont moins chers que les plantes -, Carrefour paye le poulet soigné aux plantes en moyenne 7 % de plus qu’un Label rouge traditionnel. Victime de ce succès, le Syvofa doit construire «un nouveau poulailler par semaine pour répondre» à la demande de l’enseigne.

 Dr BUENOS : Le réseau ROSA est favorable à la consommation de poulets sans antibiotiques et sans OGM, élevés en plein air.

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A travers ce reportage de 1h30, les enquêteurs ont abordé plusieurs questions :

  • celle des oeufs pour rappeler qu’il faut choisir les oeufs dont le chiffre écrit sur la coquille est 1 ou 0. Ils parviennent à montrer de façon claire que les oeufs vendus au marché sont souvent issus de poules élevées en batterie. Par contre, ils oublient de préciser que l’alimentation des poules élevées bio est plus « saine » et contient souvent moins d’OGM que les autres.
  • celle des poissons d’élevage et des poissons sauvages, où on découvre avec éffarement que la pêche intensive a vidé la mer de ses poissons …
  • celle de la viande où est abordée le problème des intoxications alimentaires à E.coli. On découvre que l’origine est une contamination de la carcasse par l’ouverture accidentelle de la panse des vaches lors de la découpe. Et là, depuis qu’on a lu Toxic de William Reymond, on sait très bien que pour prévenir la sélection des E.coli résistants, il faudrait arrêter d’administrer systématiquement des antibiotiques aux vaches et leur fournir une alimentation differente (en particulier du fourrage avant l’abattage) . On découvre stupéfaits, que la réponse des industriels est de porter une blouse et des masques ??????????????? Allo, quoi, la contamination par E.coli n’a jamais été dûe aux gouttelettes de salive.
  • la mode des sushi et son développement. Peut être que Marie Laure va nous concocter bientôt un cours de cuisine sur les sushis.
  • Comment les OGM entrent dans notre alimentation quotidienne par la petite porte, puisqu’il est rappelé que la production de céréales à base d’OGM est interdite en France, mais pas l’importation …. et que 80 % des animaux issus de l’élevage industriel sont nourris aux OGM et arrivent donc dans nos assiettes…..

Au total, il s’agit d’un documentaire très interessant, que je vous recommande de voir.

Pour cela, vous pouvez cliquer sur le lien ci dessous :

D8 : ce que cachent les produits que vous mangez

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