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Dr Patrick BUENOS

On estime qu’aujourd’hui, en France, 16% d’enfants âgés de 7 à 9 ans sont en surpoids. 5% d’entre eux peuvent être considérés comme obèses, ce qui représente une augmentation de 20% en vingt ans. L’obésité chez l’enfant, reconnue comme une maladie, est devenue depuis peu une priorité nationale. Pourquoi nos enfants deviennent-ils gros ? Doit-on s’en inquiéter ? Si mon enfant est gros, que faire et ne pas faire ?

  • Pr. Daniel Rigaud, médecin hospitalier et spécialiste des troubles du comportement alimentaire (TCA). Il est professeur de Nutrition à la Faculté de Médecine de Dijon, membre du collège des Enseignants en Nutrition, membre de la Société Française de Nutrition et chercheur au CNRS sur le comportement alimentaire. Il vient de publier : « Mon enfant est- il gros ? » aux éditions Tom Pousse.

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Le quotidien New York Times a titré ce 10 décembre 2012 sur la baisse de l’obésité chez les jeunes, enregistrée dans plusieurs villes des Etats Unis, notamment à New York et à Los Angeles.

Même si les progrès sont en général très modestes, c’est la première fois depuis trente ans que la tendance est à la baisse, et ce pourrait être le début d’une décrue durable.

La plupart des experts notent que les villes où ont été enregistrés ces bons chiffres, ont mis en place des politiques de lutte contre l’obésité depuis quelques années.

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Les Américains n’ont aucune attirance pour les aliments présentés comme «sains», tandis que les Français les trouveraient délicieux, selon deux études.

Pour les Américains, les aliments bons pour la santé n’ont rien de savoureux, ils n’ont pas envie d’en manger, ils ne sont pas bons. Ils préfèrent les frites et les hamburgers au brocoli ou à la salade. C’est ce qu’avait montré une étude publiée en 2006 dans le Journal of Marketing. Les États-Unis étant confrontés à une véritable épidémie d’obésité, ces résultats plutôt embarrassants suscitèrent énormément de commentaires. Comment faire en effet pour que les Américains se mettent à manger des brocolis alors qu’ils n’aiment pas ça?

La même étude réalisée selon des protocoles identiques vient d’être refaite en France (Food Quality and Preference). Elle montre exactement le contraire: pour les Français, une alimentation saine est associée à des plats appétissants, délicieux. «Il y a des différences culturelles importantes», analysent les auteurs de l’étude. L’association «sain = bon» est vraie en France mais pas outre-Atlantique. «Cela pourrait expliquer la différence constatée dans la progression de l’épidémie d’obésité entre les deux pays».

Le test mis au point en 2006 par Raj Raghunathan, de l’université du Texas, est très ambitieux. «Il permet de mettre en évidence des attitudes réflexes, des croyances implicites», souligne Carolina Werle, de l’école de management de Grenoble qui a piloté l’étude. On ne demande pas aux participants de réfléchir et de dire si tel ou tel aliment est bon pour la santé et s’ils le trouvent aussi bon au goût. On veut connaître leurs réactions gustatives instinctives».

Favoriser le modèle français

A priori, les Français sont donc placés sur une bonne orbite. En effet, «beaucoup d’études ont montré que les choix alimentaires sont gouvernés par des habitudes automatiques» comme le soulignent les chercheurs, et non par des recommandations hygiéno-diététiques. En conclusion, ils incitent les pouvoirs publics à favoriser le modèle français et à éviter de culpabiliser les individus. Les chercheurs de Grenoble ont constaté en effet que les personnes qui suivent un régime perdent le goût du bien manger. Cela pourrait se révéler au final très contreproductif.

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Le stress est considéré comme dangereux pour la santé.

Mais ce sont nos réactions face aux stress qui seraient importantes et non le stress lui-même.

Des chercheurs de l’université de Penn State (Pennsylvanie, Etats-Unis) viennent de publier les résultats d’une étude qui éclaire sous un angle nouveau le lien entre le stress et l’apparition de certaines maladies. Contrairement à l’idée répandue que c’est le stress qui provoque l’apparition des problèmes de santé les chercheurs ont montré que c’est notre manière de gérer ce stress qui est importante.

L’étude a consisté à questionner par téléphone 2 000 Américains chaque soir pendant 8 jours sur le déroulement de leur journée. Les chercheurs leur ont demandé ce qu’ils avaient fait de leur temps libre, comment était leur humeur, leur santé physique, leur productivité et quels types d’évènements stressants ils avaient vécu (par exemple un embouteillage, une altercation, etc.). De plus la salive des participants a été analysée à 4 moments différents au cours de ces 8 jours avec pour objectif de mesurer le taux de cortisol, l’hormone du stress. Pour finir, des informations complémentaires concernant diverses informations sur le lieu de vie, le mode de vie, la santé ou la personnalité ont été relevées. Ce questionnaire sur 8 jours et l’ensemble des données a été relevé à 2 reprises : en 1995 puis en 2005. Les chercheurs ont ainsi pu avoir une vue d’ensemble sur l’exposition au stress, la gestion du stress et la survenue de problèmes de santé.

Ils ont ainsi découvert que les personnes qui sont contrariées par les évènements stressants de la vie quotidienne et qui ruminent ont plus de chances de développer toutes sortes de maladies 10 ans plus tard, en particulier des maladies articulaires et cardiovasculaires. Pour les chercheurs le constat est clair : « La manière dont vous réagissez dans votre vie actuelle a un impact sur votre santé dans 10 ans, indépendamment de votre état de santé actuel ou des futurs évènements stressants auxquels vous pourriez être confrontés. »

Gérer son stress

David Almeida, le directeur de l’étude explique : « Ce qui est intéressant c’est la manière dont les gens gèrent leur stress. Nos recherches ont montré que les personnes âgées sont plus réactives au stress que les personnes jeunes, certainement parce qu’elles ne sont pas exposées à un grand nombre d’évènements stressants à cette étape de la vie et elles ont perdu l’habitude de gérer ces situations. Les personnes plus jeunes s’en sortent mieux parce qu’elles y sont confrontées beaucoup plus régulièrement. De même nos recherches montrent que les personnes qui ont des capacités intellectuelles plus importantes sont moins sensibles au stress, probablement parce qu’ils ont plus de contrôle sur les évènements stressants du quotidien que les personnes ayant des capacités plus faibles ou un moindre niveau d’éducation. »

Le chercheur conclut : « J’aime représenter les personnes de deux manières. D’abord les personnes Velcro : lorsqu’un évènement stressant a lieu il leur colle à la peau, les rend très contrariés et à la fin de la journée ils sont encore grincheux et sous pression. Et les personnes Teflon : les évènements stressants leur glissent dessus. Au bout du compte ce sont les personnes Velcro qui finissent par développer des problèmes de santé. »

La gestion du stress est donc un élément important de notre santé. Cela peut commencer par l’apprentissage de techniques simples pour ne plus ruminer et passer du Velcro au Teflon. Consultez par exemple une sophrologue.

Contactez Clarisse SIMON (sophrologue) au 06 98 28 61 70

Référence

Piazza JR, Charles ST, Sliwinski MJ, Mogle J, Almeida DM. Affective Reactivity to Daily Stressors and Long-Term Risk of Reporting a Chronic Physical Health Condition. Ann Behav Med. 2012 Oct

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Cocorico …

Nous avons trouvé un volailler à Béziers que nous vous recommandons pour les poulets, pintades et canards…..

Il s’agit de la maison Cambon, située en face de la nouvelle poste de Béziers, au 119 avenue Georges Clémenceau.

C’est une maison familiale qui est ouverte depuis 1935 et qui commercialise des volailles du Gers Label rouge.

Ils font également rôtisserie.

Nous recommandons particulièrement les poulets Label rouge (au prix indicatif d’environ 8 euros le kg) et les rôtis de canard.

Ce magasin est aussi ouvert le dimanche matin.

Pour tous renseignements ou commandes : 04 67 31 05 19

Vos avis et commentaires sur ce volailler rôtisseur recommandé par la branche bitérroise du réseau ROSA sont les bienvenus ……

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Une émission continue de lumière bleue est aussi efficace que le café pour améliorer la vigilance au volant la nuit, indiquent des chercheurs du laboratoire « Sommeil, attention et neuropsychiatrie » (CNRS /Université Bordeaux Segalen) qui ont travaillé en collaboration avec des scientifiques suédois sur des tests en conduite réelle. Publiés dans la revue « PLoS One », ces résultats pourraient mener au développement d’un système électronique anti-somnolence intégré au véhicule. Les scientifiques doivent toutefois tester plus largement ce dispositif.

La somnolence au volant la nuit est à l’origine d’un tiers des accidents mortels sur autoroutes. Il est donc crucial de développer un système anti-somnolence « embarqué », efficace en continu, estiment les chercheurs.

Un effet sur la mélatonine

Pour étudier l’efficacité de la lumière bleue lors de la conduite nocturne, les chercheurs ont pensé à introduire dans l’habitacle d’un véhicule expérimental une lampe à LED spéciale fixée sur le tableau de bord central, et émettant une lumière bleue en continu. Puis ils ont demandé à 48 volontaires masculins âgés en moyenne de 33 ans de conduire chacun pendant 3 nuits espacées d’au moins une semaine, 400 km sur une autoroute. La conduite avait toujours lieu entre 1 h et 5 h 15 du matin, avec une pause de 15 minutes à mi-parcours. Pendant chacune de ces trois nuits, chaque volontaire a reçu soit une exposition continue de lumière bleue, soit deux tasses contenant 200 mg de caféine, une avant le départ et une pendant la pause, soit deux tasses de café décaféiné (placebo). Les chercheurs précisent que le sommeil des conducteurs après conduite sous émission continue de lumière bleue n’a pas été affecté. Les chercheurs ont ensuite analysé un critère reflétant une diminution de la vigilance : le nombre de franchissements inappropriés de lignes latérales (bande d’urgence et ligne de dépassement).

Gare à l’éblouissement

Il est apparu que le nombre moyen de ces franchissements inappropriés était de 15 avec la lumière bleue, contre 13 avec le café et 26 avec le placebo. « L’exposition continue à la lumière bleue pendant la conduite s’avère donc aussi efficace que le café pour lutter contre la somnolence au volant à partir du moment où le conducteur n’est pas gêné par cette lumière », soulignent les chercheurs. En effet, 8 volontaires sur 48 (17 %) ont été éblouis par la lumière bleue et n’ont pas pu effectuer le test.

Les scientifiques vont désormais vérifier si ces premiers résultats se reproduisent sur un plus grand nombre d’hommes, mais également chez les femmes ainsi que chez les personnes âgées.

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La consommation de sel par les Français a diminué depuis 2003 mais de manière insuffisante, indique l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES) dans un avis publié début novembre 2012.

L’excès de consommation de sel est un facteur de risque reconnu pour l’hypertension artérielle et les maladies cardio-vasculaires ainsi que pour certaines maladies dont le cancer de l’estomac, rappelle l’agence qui recommandait dès 2002 de diminuer la teneur en sel de certains aliments. L’objectif était de réduire de 20 % en cinq ans la consommation en sel de la population générale pour arriver à un apport moyen de 7 à 8 grammes par jour.

Une baisse de 4 à 10 %

L’ANSES, en partenariat avec l’Institut national de la consommation (INC), a cherché à évaluer l’évolution des teneurs en sel des aliments qui contribuent le plus aux apports sodés de la population (pain, fromage, charcuteries). Cette étude révèle « une diminution de l’apport en sel depuis 2003, et, notamment, depuis 2008, suite à la baisse des teneurs en sel de certains produits alimentaires ». Mais cette diminution reste « insuffisante pour atteindre les objectifs fixés par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) ou, au niveau national, par le PNNS (Programme national Nutrition Santé) », souligne l’agence.

Face à l’objectif de baisse de 20 % des apports en sel par rapport au niveau de 2002, l’étude de la période 2003-2011 estime la baisse entre 4 et 10 %. « Aujourd’hui, même si la proportion de forts consommateurs de sel (consommant plus de 12 grammes par jour) a diminué, la consommation moyenne de sel en France reste, chez les adultes (…) de l’ordre de 10 grammes/jour chez les hommes et 8 grammes/jour chez les femmes au total », constate l’ANSES.

Au-delà du volontariat

Jusqu’à présent, les industriels étaient simplement incités à baisser la teneur en sel de leurs produits, mais sans obligation. L’ANSES estime que « des actions complémentaires, le cas échéant réglementaires, devraient être menées afin d’augmenter à la fois le nombre de produits concernés (par les réductions de teneurs en sel) et le niveau de réduction des teneurs en sel des aliments transformés ».

Le ministère de l’Agriculture et de l’Agroalimentaire va réunir mi-décembre les industries agroalimentaires « pour travailler sur les ingrédients alimentaires », a annoncé, aujourd’hui à l’AFP, le ministre délégué à l’Agroalimentaire, Guillaume Garot.

 

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2 nouvelles publications apportent de l’eau au moulin de l’Académie de Médecine, qui prône une prise en charge du sport par l’Assurance maladie, tant ses bienfaits apparaissent intéressants.

Dans le JAMA, une méta-analyse montre qu’un état optimal du fonctionnement cardiaque aux âges moyens de la vie apporte un gain de longévité égal à 14 ans.

Et dans « PLoS Medicine », une autre méta-analyse chez plus de 650 000 adultes, indique que les individus n’ont nulle nécessité de s’épuiser pour profiter des bienfaits de l’activité physique, mais que les simples sports de loisir, tels que la marche à bon pas, montrent une efficacité significative, si leur pratique est régulière.

Si les individus ont un profil optimal concernant leurs facteurs de risque, ils vivent en moyenne 14 ans de plus que ceux qui présentent deux facteurs de risque.

Les auteurs de « PLoS Medicine », pour leur part, observent que les personnes qui suivent les recommandations du NIH américain, à savoir de s’adonner à une activité physique régulière en aérobie pendant 2,5 heures par semaine pour un exercice d’intensité modérée ou pendant 1,25 heure pour un exercice de forte intensité, gagnent en moyenne 3,5 ans de durée de vie. Ceux qui doublent la durée de cette activité gagnent 4,2 ans de vie. Mais même pour une pratique plus légère, il existe un gain : il est de 1,8 an pour ceux qui ne suivent les recommandations qu’à moitié. Les bénéfices s’expriment quels que soient les IMC des individus. « L’exercice régulier augmente la longévité dans tous les groupes que nous avons examinés, chez les personnes de poids normal, celles en surpoids et chez les obèses. »

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Le constat est accablant: selon l’OMS, l’obésité touche 1,4 milliard d’adultes et 43 millions d’enfants dans le monde. 2,8 millions de personnes en meurent chaque année. 3 millions de décès sont également dus au diabète, maladie liée à l’obésité dans 75% des cas, à tel point qu’il convient désormais de parler de « diabésité« .

Notre pays, que l’on a longtemps cru épargné par ce fléau, pourrait désormais rattraper le taux d’obésité des États-Unis d’ici 2020. Le nombre de Français en surpoids atteint aujourd’hui 25 millions, dont près de 7 millions d’obèses, soit cinquante fois plus qu’en 1960!

Dans ce contexte, la sixième édition de l’enquête nationale ObEpi (Enquête épidémiologique nationale sur le surpoids et l’obésité, menée par l’Inserm, Kantar Health et Roche) vient de publier des résultats ambivalents.

La progression du nombre d’obèses semble ralentir depuis 2009. Mais 15% de la population française adulte est aujourd’hui obèse, contre 8% en 1997, année de la première enquête ObEpi. Et l’épidémie continue d’augmenter fortement auprès des 18-24 ans, malgré des campagnes publiques de prévention destinées aux jeunes, dans le cadre du PNNS (Plan National Nutrition Santé).

La France, tant réputée pour la qualité de ses mœurs alimentaires et pour son système de santé, doit montrer l’exemple.

Nous ne pouvons pas nous résoudre à supporter sur le long terme les coûts sociaux et économiques colossaux qu’engendre cette « épidémie du siècle », qui touche avant tout les plus défavorisés.

Un obèse vit en moyenne neuf années de moins que la moyenne et passe les dix dernières années de sa vie en mauvaise santé: diabète, maladies cardiovasculaires, cancer, arthrose…

L’ampleur de l’épidémie, qui n’a pourtant rien d’inéluctable, est telle qu’elle est la cause du premier recul de l’espérance de vie de l’histoire moderne des Etats-Unis.

A l’heure où la pression s’accentue plus que jamais sur nos budgets, qui comprendrait qu’on ignore un fléau qui coûte chaque année 15% du budget de la sécurité sociale? Et ce coût pourrait doubler d’ici 15 ans!

Un homme a montré qu’il était possible de tracer une voie malgré les pressions phénoménales des industriels. Il s’agit du maire de New York, Mickaël Bloomberg, qui a décidé d’interdire, dans les cinémas, les snacks et les restaurants de la ville, la vente de sodas de plus d’un demi-litre. Même s’il s’agit d’un premier et modeste pas, c’est de décisions claires, de cette nature, dont nous avons besoin.

Retenons les mots de ce même M. Bloomberg: « J’ai toujours eu beaucoup de respect pour ceux qui ont tenté de changer le monde plutôt que de s’en plaindre ».

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La commission des affaires sociales du Sénat a adopté un “amendement Nutella” au projet de budget de la sécu, visant à augmenter de 300% la taxe sur l’huile de palme qui entre notamment dans la composition de ce produit alimentaire culte.

Cette taxe doit constituer un signal, “non à destination des consommateurs, mais à destination des industries agroalimentaires pour qu’elles substituent à ces huiles de nouvelles compositions plus respectueuses de la santé humaine”, a souligné l’auteur de l’amendement, le rapporteur de la commission Yves Daudigny (PS).

L’huile de palme, qui ne constitue pas à proprement parler une huile, mais des graisses, est accusée d’avoir des effets nocifs sur la santé et sur l’environnement, en entraînant notamment une déforestation.

Cet amendement au projet de loi de financement 2013 de la Sécu (PFLSS) institue une contribution additionnelle de 300 euros par tonne à la taxe spéciale prévue sur les huiles de palme, de palmiste et de coprah destinées à l’alimentation humaine.

La taxe actuelle sur ces produits est de 98,74 euros par tonne d’huile de palme et de 107,8 euros par tonne d’huile de coprah et de palmiste. La France consomme 126 000 tonnes d’huile de palme à usage alimentaire par an, soit 2 kg par habitant et par an. Le rendement de la taxe additionnelle serait donc de l’ordre de 40 millions d’euros, estime M. Daudigny, dans l’exposé des motifs de l’amendement.

En raison de leur richesse en acides gras saturés, les huiles de coprah, de palme et de palmiste sont utilisées pour la fabrication de la margarine ou comme corps gras de friture, a souligné M. Daudigny. “Elles sont utilisées de manière excessive par la restauration collective et dans l’industrie agroalimentaire”, a-t-il poursuivi, ajoutant qu’elles “sont notamment incorporées dans les produits de biscuiterie et dans l’alimentation salée ou sucrée à destination des enfants”.

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