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Extrait du livre Toxic, de William REYMOND :

« Et si, pour comprendre les maux actuels, il fallait retourner cent mille ans en arrière ? Le voyage nous mènerait dans une vallée de la Rhénanie, en Allemagne. Là, nous pourrions observer l’homme de Neandertal. Depuis l’apparition des grands singes, 45 millions d’années se sont écoulées. L’évolution a été phénoménale. Notre ancêtre est capable de tailler le silex et de l’utiliser comme outil. Il est aussi le premier membre de notre espèce qui, au terme d’un rituel, enterre ses morts. Le Neandertal appartient à la famille des Homo Sapiens, littéralement l’homme qui pense. Et, il y a cent mille ans de cela, ce chasseur ne pense qu’à une chose : se nourrir afin de survivre.

Sa journée est une succession de choix. Il doit déterminer quelle pièce de viande est bonne à la consommation. De la même manière, confronté à nombre de baies et champignons, il doit ne pas se tromper. Son quotidien se résume à une exigence simple : bien choisir pour ne pas mourir.

Le dilemme de notre ancêtre est caractéristique de notre espèce. L’omnivore balance en permanence entre son attrait pour la nouveauté et sa crainte de s’empoisonner. Ce combat entre néophilie et néophobie a bien souvent un arbitre : notre goût inné pour le sucré. Un concept au cœur du « dilemme de l’omnivore » et de la crise d’obésité.

L’homme est prédisposé au goût sucré. Tout simplement parce que celui-ci a été fréquemment synonyme de survie. Les aliments suaves sont non seulement riches en glucides pourvoyeurs d’énergie mais également, la plupart du temps, ceux dont la consommation n’est en rien dangereuse. Au contraire, la nourriture amère est principalement associée aux substances toxiques, donc mortelles. Bien sûr, certains aliments comme le café, le thé ou le chocolat, très appréciés malgré leur amertume, paraissent s’opposer à cette théorie. En réalité, ils mettent en jeu notre néophilie. L’être humain, par nature, est curieux et guidé en permanence par l’attrait de la nouveauté. Certains scientifiques pensent d’ailleurs que la consommation d’aliments amers est une victoire de l’homme sur son environnement. Une manière de démontrer sa supériorité. La nôtre.

Quoi qu’il en soit, préférant le doux et évitant le reste, l’homme a traversé le temps.

L’homme a évidemment depuis fort longtemps cessé de cueillir des baies au hasard. Il chasse encore occasionnellement mais rarement afin de survivre. Les calories qu’il accumule ne servent plus à le protéger contre les intempéries et les périodes de famine. Pourtant, d’une certaine manière, sa situation n’a guère changé. Il continue toujours à naviguer entre différents aliments. Certes l’environnement n’est plus le même. Les supermarchés, les restaurants et les chaînes de fast-foods sont les nouveaux territoires où, désormais, il déniche sa nourriture. Où, guidé par un instinct remontant à la nuit des temps, préférant le goût sucré, il choisit. Et c’est ainsi que, sans vraiment le savoir, hanté par son dilemme et trahi par son passé, il joue à nouveau sa survie. »

la suite …….. demain.

 

 

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Au Brésil, les associations de consommateurs mènent la vie dure à McDonald’s.

McDonald’s a été condamné, le lundi 22 avril 2013, à une amende de près de 780 000 euros pour avoir ciblé les enfants lors de ses campagnes de publicité. Ce n’est pas la première fois que la chaine de restaurants a maille à partir avec la justice brésilienne et ce jugement ne devrait pas être le dernier.

Ce n’est pas la première fois qu’une association brésilienne de protection des consommateurs s’en prend à McDonald’s et, ce n’est pas la première fois que son action en justice est couronnée de succès. Cette fois-ci, c’est l’autorité de régulation de la consommation de la région de Sao Paolo qui a réussi à faire condamner la chaîne de restauration, argumentant qu’en ciblant les enfants dans sa publicité, elle avait commis une erreur.

Les spots incriminés datent de 2010. A l’époque, McDonald’s lance au Brésil l’un de ses produits phares le « Happy Meal » rebaptisé le « McLanche Feliz ». Un menu pour les enfants qui comprend avec le sandwich, les frites et une boisson, un jouet censé attirer le petit consommateur.

Depuis, d’autres campagnes du géant américain sont sur la sellette des autorités locales et d’autres décisions en justice devraient suivre. De quoi inquiéter McDonald’s qui est bien implanté au Brésil depuis 1979. En effet, le pays possède plus de restaurants de la chaîne que n’importe quel autre pays occidental, mis à part les Etats-Unis. Et avec la perspective de la Coupe du monde de football dans deux ans et des Jeux olympiques à Rio en 2016, la compagnie n’a pas envie de voir son image écornée encore une fois.

Les méthodes McDonald’s régulièrement dénoncées

L’enseigne a souvent fait les Unes de la presse locale avec des articles dont elle ne peut pas vraiment se vanter. Elle a tour à tour été accusée d’exploiter ses salariés, de ne pas respecter le Code du travail brésilien, ou encore de les payer en dessous du salaire de base. Selon le Syndicat des travailleurs des hôtels, bars et assimilés de São Paulo (Sinthoresp), dans ce seul Etat, près de 1 790 plaintes auraient été enregistrées contre l’entreprise.

Enfin, le Happy Meal est régulièrement pointé du doigt au Brésil et ailleurs dans le monde. La firme américaine distribuerait près d’1,5 milliard de jouets par an. Des cadeaux qui lui ont déjà valu une amende d’1,3 million d’euros au Brésil en 2011. Selon la justice, la vente des jouets avec les menus encouragerait la malbouffe. Un point de vue défendu par une organisation non gouvernementale et la fondation pour la défense du consommateur de la même région de Sao Paulo.

Le Brésil confronté à une épidémie fulgurante d’obésité

Il faut dire que l’obésité infantile est un vrai fléau au Brésil. Les experts estiment que plus de 33% des enfants sont victimes de surpoids ou d’obésité. Une inversion des tendances très forte là où il y a encore 15 ans, 10% de la population souffrait de malnutrition. Un mal qui touche assez largement le pays, premier producteur et exportateur de sucre dans le monde. Le Brésil détient d’ailleurs l’un des records de consommation de sucre avec 55 kilos en moyenne par an et par habitant, presque le double qu’en France, où le surpoids des enfants est aussi un problème de santé publique.

Pour beaucoup d’organisations de défense des consommateurs, la publicité et le marketing jouent un rôle capital dans cette dérive. Pour la documentariste et ex-top modèle Estela Renna si les « causes de l’épidémie sont multifactorielles » la société de consommation dans laquelle nous vivons a sa part de responsabilité.

Condamner la publicité et mieux la réguler est un enjeu de la lutte contre l’obésité, car « aujourd’hui, un enfant brésilien passe en moyenne trois heures par jour à l’école et un peu plus de cinq heures quotidiennes devant la télévision, ce qui est un record mondial ! Or l’industrie dépense des millions en marketing et en publicité pour séduire ces jeunes consommateurs », précise-t-elle. Autant dire qu’en condamnant McDonald’s, c’est un signal fort que les autorités de régulation brésiliennes ont envoyé aux annonceurs, régulièrement accusés de remettre en cause les droits des consommateurs.

 

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Aux États-Unis tout commence et tout s’achève par une prière. La réunion des Overeaters Anonymous ne pouvait déroger à la règle. Le groupe fondé à Hollywood en 1960 se veut pourtant libre de toute influence religieuse. Mais, comme chez les Alcooliques anonymes, son modèle, on remercie Dieu pour sa bénédiction et on invoque son soutien dans l’épreuve.

La séance dépasse rarement les deux heures. Après une introduction de l’hôte, chaque « invité » partage son histoire, cherchant, in fine, main dans la main, le soutien des présents. Et, malgré leurs différences, tous révèlent des vies passées à essayer de combattre la nourriture.

Elle, la quarantaine élégante, n’est pas réellement obèse. Quelques kilos en trop, c’est vrai, mais rien d’extraordinaire. Depuis toujours, elle lutte contre son corps, hantée par un idéal façonné par tant d’années à jouer avec sa Barbie. Forcément, son drame, car c’est de cela qu’il s’agit, parle à tous : un tiers des fillettes du cours primaire préféreraient être plus fines. Oui, une enfant sur trois, âgée de six et sept ans, est déjà complexée par une apparence qui ne correspond pas aux prétendus canons de la beauté.

Puis c’est son tour. Les traits de son visage sont mangés par la graisse. Comme souvent dans ces cas-là, il est impossible d’estimer son âge. Peut-être a-t-il trente ans, peut-être moins. Il parle de nourriture comme d’autres de drogue ou de jeu. C’est un bouffeur compulsif. Un accro. Il sait, il le confie, que ses jours sont comptés. Mais il mange pour oublier.

Son parcours, accumulation d’orgies alimentaires, émeut l’assemblée. La discussion s’engage. Et ce soir-là, comme fréquemment chez les Gros Mangeurs anonymes, tous aboutissent à la même conclusion : la vie est un piège auquel il est impossible d’échapper.

L’Amérique croule sous la nourriture. Et cette omniprésence a deux corollaires. L’un qui paraît, nous allons le voir, constituer un vecteur essentiel de la crise d’obésité. L’autre qui crée un paradoxe de plus.

Alors que plus de 60 % de la population est en surpoids, certains Américains connaissent encore la faim. Le rapport 2006 de l’USDA, l’équivalent outre- Atlantique du ministère de l’Agriculture, estime à environ 35 millions les Américains qui se sont retrouvés au moins une fois l’an passé dans l’impossibilité de manger. Même si ces chiffres sont à prendre avec des pincettes – l’USDA est avant tout un outil destiné à promouvoir la production agricole -, il éclaire la situation d’une lumière particulière. Une situation folle où presque deux tiers des habitants seraient victimes de l’omniprésence de la nourriture tandis que 12 % souffriraient de son absence.

C’est peut-être la force de l’habitude. Mais avant d’avoir fait l’effort de regarder ceux qui m’entouraient aux États-Unis, je n’avais jamais remarqué combien la « bouffe » est partout. Tout le temps. Ici, manger n’importe quand, n’importe comment et n’importe quoi, constitue la donnée majeure de l’environnement américain.

Pour tout dire, j’étais en train de satisfaire un besoin naturel lorsque j’ai pris conscience pour la première fois de ce bombardement permanent, de ce matraquage incessant. À dix centimètres de mon nez, à hauteur parfaite pour que l’on ne puisse pas y échapper, au-dessus de l’urinoir, une publicité vantait des barres protéinées, saveur forêt-noire. Et, même en cet instant particulier, le cliché du gâteau à la crème saupoudré de chocolat s’avérait appétissant. Oui, vous lisez bien : j’étais dans mon club de sport et, jusque dans les toilettes, l’appel à « plus manger » me poursuivait.

Si le cocasse de la situation me fit d’abord sourire, je réalisai vite ce que cela signifiait et combien l’incitation à avaler, dans les deux sens du verbe, tout et n’importe quoi, prenait des proportions cauchemardesques que n’aurait pas reniées Kafka.

Prenons donc Lifetime, la salle où je me rends cinq à six fois par semaine afin de tenter de rééquilibrer la balance entre ce que je mange et les calories que mon corps brûle. La majorité des 3 000 membres du club viennent ici pour les mêmes raisons. Le lieu devrait donc être un temple dédié à la forme. Mais voilà, ces murs ont depuis longtemps été souillés par des publicités alimentaires. En plus des toilettes, le vestiaire aussi reçoit son lot d’affiches. Certes, toutes vantent des produits dits sportifs. Mais comme ils sont souvent riches en sucres, leur surconsommation se révèle aussi néfaste que celle de n’importe quel autre aliment. Or, l’habileté de ces pubs, c’est l’illusion créée par les agences de marketing. Car qui lit sportif pense positif pour son corps. C’est faux mais ça marche. J’ai ainsi un jour assisté à une scène incroyable, voyant, effaré, un obèse, après une séance légère d’exercices cardio-musculaires, se précipiter sur un demi-litre de Gatorade et une barre aux protéines, engouffrant en somme cinq fois plus de calories que celles qu’il venait péniblement de dépenser.

Dans l’établissement, les tentations sont partout. Il y a les distributeurs de boissons de The Coca-Cola Company, installés aux emplacements stratégiques et sur les lieux de passage. Mais aussi le café situé à la sortie. Avec sa connexion sans fil à Internet, ses sandwichs équilibrés et… son offre spéciale pour l’achat de deux paquets de M&Ms!

Et encore, mon Lifetime est un lieu protégé. Certains clubs de sport se sont en effet associés à la chaîne Starbucks, enseigne de Seattle qui propose des cafés enrichis à la crème et au sucre, « oubliant » de préciser que certains dépassent les 500 calories soit, dans une tasse, un quart de l’apport journalier d’un adulte !

Mais le véritable choc se situe à l’extérieur. Sur le trajet de dix minutes en voiture me séparant de mon domicile, j’ai compté 37 enseignes vendant de la nourriture. Or, vivant dans un quartier résidentiel, il convient de considérer ce chiffre comme faisant partie de la fourchette basse. Dès que l’on approche des grands lieux d’échanges, des principaux axes routiers, les tentations pour manger à bas prix, là et tout de suite, se multiplient dans d’incroyables proportions.

Aujourd’hui, l’Amérique compte plus de 925 000 restaurants. D’après un document de The National Restaurant Association, ce nombre aura dépassé le million d’ici 2010. Le groupement d’intérêts de la restauration annonce même fièrement être devenu l’un des fondements du moteur économique américain. Il faut dire que la consommation en restaurant représente désormais 4 % du PNB des États-Unis. Traduit en dollars, le résultat est faramineux : chaque jour, plus de 1,4 milliard de dollars sont dépensés dans ces établissements.

Aux restaurants, il faut ajouter les points de vente des chaînes de fast-foods. Il en existe 186 000 à travers le pays, dont 14 000 sont des McDonald’s. En 1970, la restauration rapide représentait 3 % des calories consommées quotidiennement par les Américains. Désormais, le pourcentage est quatre fois plus élevé.

Échapper à la nourriture est ici impossible. Aux endroits où on la consomme, il faut encore ajouter ceux où on la vend. Le territoire est quadrillé par plus de 48 000 supermarchés et 130 000 épiceries. Sans oublier les 21 000 stations-service où le commerce d’essence est devenu une activité accessoire, puisque c’est la vente de boissons et de snacks qui dégage les meilleures marges. En 2005, la Snack Food Association se félicitait que les 800 compagnies la constituant aient vendu pour 35 milliards de dollars de « grignotages » à emporter.

Cette prolifération de « dealers » ouverts vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept, est assurément un vecteur de la pandémie d’obésité. Ne serait-ce que parce que, selon l’USDA, plus d’un tiers des calories consommées par les Américains le sont hors domicile. En outre, d’après la même enquête, à portion égale, les repas pris à l’extérieur comptent, en moyenne, 200 calories de plus que l’équivalent préparé dans sa propre cuisine.

La nourriture servie dans les restaurants et les fast- foods est en effet généralement plus grasse, plus riche et plus pauvre en qualité nutritionnelle que celle cuisinée à la maison. Par contre, elle a souvent meilleur goût.

Une incidence qui joue un rôle important dans la pandémie et qui ne doit rien au hasard. »

 

La suite, demain….

 

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Il suffit parfois d’une gorgée pour donner envie de boire, et l’alcool n’a rien à voir là-dedans.

La simple dégustation d’une petite gorgée de bière froide et rafraîchissante – sans l’influence de l’alcool – peut donner l’envie d’en boire beaucoup plus, selon une nouvelle étude.

Le goût de la bière conduit le cerveau à libérer un neuromédiateur appelé dopamine, qui contrôle la récompense et les centres du plaisir du cerveau. La sécrétion de dopamine a été reliée à l’abus d’alcool et d’autres drogues.

L’étude a été conduite par des chercheurs de l’École de médecine de l’Université de l’Indiana .

Quarante-neuf hommes de 25 ans en moyenne ont été soumis à un PET scan (tomographie par émission de positrons) alors qu’ils buvaient de la bière ou du Gatorade, une boisson pour sportifs. Aucun des hommes n’avait d’antécédent de consommation de tabac ou de drogue, et tous préféraient la bière aux autres boissons alcoolisées.

Les participants à l’étude ont eu à goûter environ 15 mL de leur bière préférée. A ce niveau, le taux d’alcool dans le sang est infime et d’ailleurs indétectable.

Les chercheurs ont observé une augmentation significative des niveaux de dopamine avec la bière par rapport au Gatorade. Les participants ont d’ailleurs confirmé que la dégustation leur avait donné envie de boire plus de bière, mais pas plus de Gatorade. Et cela en dépit du fait que de nombreux participants ont indiqué qu’ils préféraient le goût du Gatorade.

Des effets plus importants ont été observés chez les participants dont les proches avaient des antécédents d’alcoolisme, ce qui peut signifier un lien génétique avec la maladie.

Certains évitent toute consommation d’alcool, de peur d’être pris du désir de boire.

L’étude a été publiée le 15 Avril dans Neuropsychopharmacology .

 

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Extrait de Toxic , le livre de William Reymond :

« Les problèmes cardio-vasculaires, le cancer et le diabète de type 2 représentent donc les trois cavaliers de l’apocalypse promise par la pandémie d’obésité. Malheureusement, ils ne sont pas les seuls.

Avec plus de la moitié de sa population en surcharge pondérale ou obèse, l’Amérique s’impose comme une nation souffrante. Du retour de la goutte à la montée en puissance de l’arthrose, des troubles du sommeil à ceux des cycles menstruels chez les femmes, des problèmes d’érection aux problèmes dentaires, le fléau n’épargne personne. Raul Uppot, un radiologue du Massachusetts General Hospital, a même découvert une autre conséquence inattendue en analysant des dizaines de milliers de dossiers de patients : la multiplication des clichés de radiographies illisibles. Et pas à cause d’erreurs des techniciens. Certaines entreprises de matériel médical répondent déjà en commercialisant des appareils plus puissants et plus larges.

J’avais bien en tête une poignée de suspects mais encore aucune certitude quant aux origines du mal. Je savais désormais les États-Unis bien plus atteints que je le craignais. Mais à quoi cela tenait-il ?

Avant d’entamer cette enquête, je n’avais jamais poussé la réflexion. Pour moi, l’obésité relevait d’abord d’un problème personnel. Ses conséquences économiques, ses enjeux sanitaires et les souffrances qu’elle faisait endurer m’avaient à peine effleuré. Dorénavant, je me sentais concerné, car croire que la situation américaine ne nous concerne pas parce qu’un océan nous sépare, s’avère une illusion particulièrement dangereuse. Que nous le voulions ou non, ce processus-là arrive chez nous. Or, nous en connaissons d’avance les conséquences.

Nous savons même que notre organisme réagira de la même manière que celui d’un Américain.

 

En 1997, des médecins japonais ont publié le fruit de leur travail. Durant plusieurs années, ils ont scruté l’évolution sanitaire d’une centaine de leurs compatriotes installés aux États-Unis, et ont constaté que le risque de développer des problèmes cardiovasculaires avait été chez eux multiplié par deux, celui d’avoir une attaque par trois. En somme, l’obésité avait été un outil d’intégration. Un redoutable outil. Or, c’est lui que l’Amérique est en train d’exporter dans le monde entier. Dès lors, en découvrir l’origine relevait d’une urgente priorité. »

 

La suite ….. demain.

 

 

 

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La Fabrique à menus aide les familles à concevoir un menu varié équilibré, facile à préparer et la liste de courses qui va avec. Un concept lancé ce lundi par l’Institut National de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes).

2300 recettes sont proposées sur le site mangerbouger.fr. Les menus, pour 2 à 7 jours et une à huit personnes, tiennent compte des repères nutritionnels du Programme national Nutrition Santé (PNNS). Afin d’assurer un bon équilibre nutritionnel, chaque famille d’aliments y est représentée : fruits, féculents, légumes…

Des menus express à préparer en moins de 20 minutes sont proposés pour les plus pressés, ainsi que des plats plus gourmands. Ces repas ont aussi l’avantage d’être économiques : petit-déjeuner, déjeuner et dîner, revient environ à six euros par personne et par jour.

La liste des courses est générée en fonction des menus choisis, mais peut être modifiée de façon à supprimer des produits dont on dispose déjà et à en ajouter d’autres. On peut aussi utiliser son Smartphone via l’application mobile Android et iPhone (téléchargeable sur Google Play et Apple Store).

Pour faire connaître ce nouvel outil, l’Inpes organise à partir du 15 avril une campagne média avec des spots TV et radios et des bannières sur la toile ainsi qu’un partenariat avec le site « Yahoo pour elles ». En parallèle, tous les week-end, du 17 avril au 11 mai des « points découverte » pour tester ce système seront mis en place dans des hypermarchés de Lille à Marseille en passant par Nantes et Lyon.

 

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Extrait de Toxic, l’excellent livre de William REYMOND :

Jusque-là, les victimes du diabète non-insulinodépendant avaient au moins cinquante ans. Et puis, un jour, les cabinets et les hôpitaux durent gérer un afflux de malades entre vingt et trente ans. Suivis ensuite par des adolescents. Et en 2006, on constate même des cas d’enfants de dix et onze ans. Au Texas, le département en charge de la santé des habitants estime même que 45 % des nouveaux cas diagnostiqués de diabète de type 2 concernent des enfants de moins de seize ans !

Le point commun de cette nouvelle génération de diabétiques est flagrant : tous sont obèses.

En somme, l’expression « diabète de l’âge mûr », est obsolète. Cette terminologie ne correspond plus à la réalité. Comment même user de ce terme pour un patient qui n’a pas encore entamé sa puberté ?

Quelque part entre la fin des années 1980 et le début des années 1990, la maladie est donc devenue uniquement un diabète de type 2. Une démocratisation pour le pire.

Techniquement, le diabète de type 2 ressemble à ceci : « Les cellules du corps deviennent résistantes à l’insuline. Normalement, cette hormone agit comme une clé qui permet aux sucres d’entrer dans les cellules, ce qui est essentiel à leur bon fonctionnement. Lorsque les cellules font de la résistance, le pancréas doit redoubler d’efforts pour produire davantage d’insuline et forcer le passage du sucre dans la cellule. Avec le temps, le pancréas s’essouffle. Le taux de sucre augmente dans le sang. Le diabète de type 2 apparaît ».

Au quotidien, ce mal s’avère intenable dans ses formes sévères. La maladie ronge le système nerveux du patient, le détruisant chaque jour un peu plus. Puis, comme c’est le cas avec le sida, le système immunitaire se fragilise et apparaît déficient, mettant le malade à la merci de la moindre infection. Une simple grippe peut se transformer en maladie mortelle.

Les conséquences ne s’arrêtent pas là. Au risque élevé de crise cardiaque, d’attaque cérébrale, il convient d’ajouter celui de perte de la vue. Ainsi, aux États-Unis, chaque année, près de 24 000 diabétiques deviennent aveugles. (Un chiffre permettant au diabète de type 2 de devenir la première cause de cécité aux USA).Quasiment le double se retrouvent privés de l’usage de leurs reins et deviennent tributaires, un jour sur deux, de plusieurs heures passées « reliés » à une machine à dialyse.

Mais il y a pire encore. Le diabète de type 2 peut entraîner de graves difficultés de la circulation sanguine, obligeant à l’amputation des extrémités. Or, ne croyez pas qu’il s’agisse d’une minorité des malades. En 2004, 82 000 Américains ont été amputés d’un pied, d’une partie de la jambe ou de la main. Et 80 % des diabétiques de type 2 sont obèses. Huit patients sur dix sont donc atteints d’une maladie évitable.

Ici, au Fat Land, le diabète de type 2 est désormais en quelque sorte la maladie officielle de la pandémie d’obésité. Si la France compte « seulement » 2 millions de cas, leur nombre dépasse 21 millions aux États-Unis. Plus grave, 54 millions d’Américains sont considérés comme prédiabétiques. Ce qui signifie que le taux de sucre dans leur sang est déjà au-dessus de la moyenne et leur pancréas prêt à céder. D’ici 2050, le CDC avance que le nombre de malades franchira la barre des 60 millions. Avec un tiers d’adolescents et d’enfants.

Bien évidemment, la prolifération de cette maladie et le coût colossal de son traitement vont mettre en péril le système économique américain. Comme cela arrivera ailleurs aussi puisque la tendance est comparable dans le monde entier. Interrogé en 2002 par Radio Canada, le docteur Patrice Perron se refusait à toute ambiguïté : « Si rien n’est fait, disait-il, on s’en va vers une épidémie parce que l’obésité est en augmentation flagrante. Notre système de santé, qui est déjà à la limite, je crois, va exploser. Au cours des prochaines années, il y aura deux à quatre fois plus d’hospitalisations pour des problèmes cardiaques chez les diabétiques, le nombre des patients en hémodialyse doublera et on verra trois fois plus d’amputations reliées au diabète. Notre système de santé sera incapable d’assumer tout ça ».

 

Le Texas Children Hospital de Dallas est un hôpital modèle. Année après année, il figure dans le classement des meilleurs centres de soins des États-Unis. Sa section consacrée aux diabétiques de type 2 est l’une des plus vastes du pays. Sa clinique traite en permanence 300 patients. Et, là encore, la tendance est à la hausse. Lors d’une visite, au printemps 2006, j’ai constaté que cet établissement avait « enrôlé » 75 nouveaux patients. Dont le plus âgé avait treize ans.

Ici, les médecins se retrouvent devant une situation paradoxale.

D’un côté – et ils en conviennent sous couvert d’anonymat -, l’aspect financier de cette nouvelle crise n’est pas forcément pour eux une mauvaise nouvelle. Puisque le centre propose des diététiciens, des soins adaptés aux enfants et à leurs familles et même, chaque été, une colonie de vacances pour petits diabétiques, l’argent rentre sans problème.

Mais de l’autre, tous savent que la « saloperie », comme ils l’appellent, est directement liée à la pandémie d’obésité. Donc que ce qu’ils constatent est évitable.

Mais voilà, la prévention ne rapporte rien. Et combattre en amont l’apparition du diabète de type 2 ne génère pas de prescription de médicaments coûteux.

Le Texas Children Hospital de Dallas symbolise parfaitement la secrète ambiguïté que j’ai découverte tout au long de mon enquête : dans un monde où seul le marché compte, il n’y a aucun bénéfice financier à tirer du fait de garder les citoyens en bonne santé. Alors que ceux poussant à les soigner sont en revanche énormes. La preuve : en 1999, le fabricant pharmaceutique Eli Lilly and Company inaugurait sa nouvelle usine. Sept ans plus tard, il s’agit encore du centre de production le plus important au monde dédié à un seul produit. Eli Lilly and Company, porté par un taux de croissance annuel de 24 %, y fabrique de l’insuline destinée à traiter les malades atteints du diabète de type 2.

Pour tout dire, cette idée me trottait dans la tête depuis un moment, même si elle me semblait par moments extrémiste. Certains n’avaient-ils pas intérêt à ne pas tout faire pour enrayer le fléau ? Je tournai et retournai la question, refusant d’y croire tant cela me semblait outrancier, quand une chose me frappa. Quittant l’étage où des enfants risquaient une amputation pour cause de trop de malbouffe, j’ai reconnu une odeur à la fois écœurante et familière. Au rez-de-chaussée du Texas Children Hospital de Dallas, là sur ma droite, brillaient les lettres dorées de l’enseigne d’un McDonald’s.

Le géant du fast-food n’est pas seul : Starbucks, Subway, Pizza Hut et Chick-fîl-A sont également représentés à l’hôpital pour enfants de Dallas. »

la suite ……. demain.

 

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Inquiétant : le bac à légumes est l’un des endroits les plus contaminés par germes et bactéries !

Un rapport de l’organisation à but non lucratif NSF International révèle les endroits les plus susceptibles d’abriter des germes dans la cuisine.

Les scientifiques ont analysé surfaces et appareils, et trouvé un assortiment de bactéries, dont une bonne partie à l’origine des principales maladies d’origine alimentaire, comme salmonella, Escherichia coli, Salmonella ou Listeria monocytogenes.

Chaque année, en France, on dénombre 250 000 à 750 000 toxi-infections alimentaires, qui entraînent 70 000 consultations aux urgences, 15000 hospitalisations et 400 décès.

NSF avait déjà réalisé une étude en 2011 montrant que les éponges à vaisselle et les chiffons étaient les articles de la maison les plus contaminés, suivis par les éviers de cuisine, les porte brosse à dents, les gamelles pour animaux de compagnie et les cafetières.

Pour cette nouvelle étude, NSF a enrôlé 20 familles chez lesquelles ont été analysés 14 ustensiles et éléments que l’on trouve généralement dans une cuisine. L’analyse a porté sur la recherche de quatre types de micro-organismes liés aux toxi-infections : E. coli, salmonelles, levures et les moisissures, et Listeria.

La présence de ces éléments dans la cuisine est considérée comme un risque pour la santé, selon les normes NSF, en particulier pour les personnes les plus sensibles aux maladies d’origine alimentaire, comme les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes ayant un système immunitaire affaibli.

Vingt-cinq pour cent des articles testés renfermaient la bactérie E. coli, notamment le compartiment à viande du réfrigérateur, les spatules en caoutchouc, le joint du mixeur, l’ouvre-boîte et le couteau à pizza. La bactérie E. coli se transmet par les aliments et l’eau contaminée, ce qui provoque diarrhée, infections des voies urinaires, pneumonies et autres complications parfois sérieuses.

Des salmonelles ont été retrouvées dans 25 pour cent des articles testés, y compris les compartiments à viande et à légumes du réfrigérateur, les spatules, le joint du mixeur, les distributeurs de glaçons et d’eau des réfrigérateurs et les joints en caoutchouc des boîtes en plastique à usage alimentaire. La bactérie Salmonella peut entraîner une infection, à l’origine de diarrhée, de fièvre, de maux d’estomac ou de complications plus graves dans les groupes à risque, notamment les personnes âgées, les très jeunes et les personnes ayant un système immunitaire affaibli.

Levures et moisissures ont été trouvées sur 100 pour cent des 14 articles analysés. Six articles avaient des taux inquiétants de moisissure : le bac à légumes du réfrigérateur, les spatules, le joint du mixeur, les distributeurs de glace et d’eau et le joint en caoutchouc des boîtes alimentaires. Ces moisissures détériorent la qualité des aliments, ou conduisent à des allergies.

La Listeria a été retrouvée dans 10 pour cent des éléments testés, dont le bac à légumes du réfrigérateur et joint de la porte du réfrigérateur. Listeria monocytogenes peut entraîner de la fièvre, des douleurs musculaires et des symptômes gastro-intestinaux.

Sans les classer dans un ordre particulier, les six éléments les plus contaminés étaient les bacs à légumes et à viande du réfrigérateur, le joint du mixeur, l’ouvre-boîte, les spatules en caoutchouc et le joint des boîtes plastique destinées aux aliments.

Ces éléments entrent en contact direct avec les aliments, ce qui peut conduire à des intoxications.

NSF recommande de bien nettoyer l’ensemble de ces articles de cuisine. Par exemple, beaucoup de gens ne suivent pas les instructions des fabricants : démonter régulièrement le mixeur, enlever le joint en caoutchouc avant de le nettoyer. C’est là qu’on trouve un grand nombre de bactéries.

 

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Extrait du livre Toxic, de William REYMOND :

« Les Américains ont un point commun avec le reste de la planète : ils croient majoritairement que des facteurs génétiques sont responsables de l’apparition du cancer. Mais il n’en est rien. On estime en effet que seuls 5 à 10 % des cancers les plus fréquents sont liés à notre ADN. Mais quelle est la principale cause ? Un malade aux poumons atteints évoquera la cigarette! Quid alors des cancers du côlon, de l’œsophage, du sein, du pancréas, de l’utérus, des reins… ? Si, là, on n’a pas mis à jour de coupable unique, on constate que, de plus en plus souvent, la pandémie d’obésité joue un rôle prépondérant.

En 2004, l’American Cancer Society a ainsi révélé que plus de 20 % des décès par cancer chez les femmes relevaient directement d’une surcharge pondérale. Chez l’homme, le chiffre tombe à 14 %, mais la proportion augmente franchement lorsque l’on combine une mauvaise alimentation et une absence d’exercice physique. Une catégorie d’individus qui compte à elle seule pour un tiers des décès.

Pour résumer, selon l’American Cancer Society, près de « six cancers sur dix pourraient être évités grâce à une bonne hygiène de vie. Des habitudes à acquérir dès l’enfance. Les enfants et les jeunes doivent ainsi devenir une cible importante de toute politique de prévention ».

Il faut l’asséner à nouveau : 60 % des cancers – la crainte principale de beaucoup d’entre nous – seraient liés à notre mode de vie et plus particulièrement à nos – mauvaises – habitudes alimentaires !

L’information mérite d’être martelée. Et pourtant elle est largement ignorée. Depuis Nixon, l’Amérique est en guerre contre le cancer. Comme elle est en guerre contre la drogue ou le terrorisme. De grandes déclarations pour, in fine, pas grand-chose, à part le bonheur financier de quelques compagnies bien placées. Dans le domaine de l’obésité, le schéma est identique. Parce que sauver des vies en insistant sur la nécessité de modifier sa façon de manger ne rapporte rien. Ni aux laboratoires ni aux hommes politiques dont maintes campagnes sont financées par les contributions de l’industrie pharmaceutique.

Une autre statistique méconnue et négligée a des conséquences terribles. Si les États-Unis diminuaient de seulement 1 % leur consommation de lipides, 30 000 personnes seraient sauvées chaque année. In Food Politics, Marion Nestle, University of California Press, 2002.

Alors, en attendant la mise au point d’une pilule miracle, le nombre de sacrifiés sur l’autel du cancer continue à augmenter. Depuis 1973, et le lancement officiel du combat de l’Amérique contre ce mal, le taux de la maladie a progressé de 40 %. Et même si l’on ignore encore les raisons entraînant un accroissement des risques de cancer en cas d’obésité, les faits sont là et têtus : du côlon au sein, du pancréas à l’œsophage, la pandémie de surpoids est une machine à fabriquer de la maladie. Des maladies même. »

la suite …. demain

 

 

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Désigné comme Centre Spécialisé dans la prise en charge de l’obésité sévère, le CHRU de Montpellier dipose d’une ambulance de réanimation adaptée aux patients en surpoids.

Une ambulance sur mesure pour des patients de 600g à 300kg ! Amenées à secourir de plus en de patients obèses, les équipes du service d’aide médicale urgente (SAMU) de l’Hérault et les Services Mobiles d’Urgences et de Réanimation (SMUR) de Montpellier viennent d’acquérir une ambulance de réanimation adaptée aux patients en surpoids, comme à des prématurés. Le Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) de Montpellier est ainsi le seul établissement du Languedoc‐Roussillon à disposer d’un tel véhicule.

Les équipes montpelliéraines ont conçu dans ce véhicule des équipements spécifiques: une alèse portoir avec harnais de sécurité ainsi qu’un matelas à dépression sur mesure pour permettre de brancarder le patient obèse en toute sécurité. Mais leurs efforts d’adaptation ne se sont pas limités à cet achat.

Comme les patients obèses nécessitent des interventions plus longues et plus complexes (prise de la tension artérielle, perfusions, ventilation…), mobilisent davantage de personnel et requièrent l’utilisation d’équipements adaptés, toute l’organisation des urgences a également été repensée. En amont par exemple, et avec l’accord du patient atteint d’obésité ou d’obésité morbide, son dossier médical confidentiel est complété par des données spécifiques facilitant sa prise en charge éventuelle en urgence: en plus des antécédents médicaux et et de son traitement, comme pour les autres patients, il sera également fait mention de son poids, des accès possibles à son domicile, etc. Ces précisions apportées en lien avec son médecin traitant ou les professionnels de santé intervenant à son domicile, sont précieuses pour les assistants de régulation et le médecin régulateur qui peuvent ainsi affecter d’emblée les moyens humains et les équipements nécessaires à la sécurité du patient. Résultat, en composant le 15, le patient est identifié par l’affichage de son numéro de téléphone.

Plus encore que le nombre de professionnels mobilisés pour transporter le patient, la formation revêt une importance toute particulière. Ainsi, tous les ambulanciers du SMUR conduisent désormais des unités mobiles (ambulances) de type poids lourd et sont désormais titulaires de nouveaux permis poids‐lourd.

Ils ont également bénéficié de formations les préparant à évaluer les risques pour le patient et les équipes et d’un apprentissage de gestuelles de manutention et de soins aux patients dans leur environnement. Et, les difficultés sont souvent nombreuses: un escalier en colimaçon, un ascenseur en panne, une porte de chambre trop étroite, un manque d’accès à une maison sont autant d’éléments qui demandent une concertation collective pluridisciplinaire et une adaptation aux situations de l’urgence.

En Languedoc‐ Roussillon, la prévalence de l’obésité est passée de 10,3% de la population en 1997 à 15,6% en 2012, soit une augmentation de plus de 51,5% en 15 ans. La région est ainsi la 11ème région la plus touchée par cette maladie

 

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