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obésité et comorbidités

On pouvait penser que le phénomène touchait surtout les Etats-Unis mais, une étude révèle aujourd’hui que le nombre d’enfants britanniques admis à l’hôpital pour des problèmes liés à l’obésité a quadruplé en moins de dix ans. Asthme, diabète, autant de maladies liées à l’obésité qui explosent aujourd’hui chez les enfants outre-Manche.

Les chiffres avancés aujourd’hui par le National Health Service, l’équivalent en Grande-Bretagne de notre Sécurité sociale, révèlent une croissance de plus en plus importante de l’épidémie d’obésité chez les enfants britanniques. Ainsi, le nombre d’enfants admis à l’hôpital pour une pathologie liée à l’obésité : asthme, diabète, apnées du sommeil… a quadruplé ces dix dernières années, passant de 872 à 3.806 en Angleterre et Pays de Galles. De même, le nombre de jeunes âgés de 5 à 19 ans ayant recours à la chirurgie bariatrique, à savoir une réduction de l’estomac, a lui aussi augmenté considérablement.

Mais les chiffres réels pourraient même être plus élevés que ceux annoncés par le NHS, l’obésité n’étant pas toujours reconnue comme étant à l’origine de certains problèmes de santé. Pour le Dr Sonia Saxena, qui a dirigé l’étude à l’école de santé publique de l’Imperial College of London, si la croissance enregistrée s’explique par le fait que de plus en plus de médecins ont pris conscience des effets de l’obésité, ce n’est pas encore le cas de tous. “On savait que l’obésité avait des conséquences graves à l’âge adulte, mais nous voyons aujourd’hui que les effets se manifestent plus tôt, dès l’enfance“, ajoute-t-elle. Or, un tiers des jeunes Anglais âgés de 2 à 15 ans sont aujourd’hui en surpoids, un sur cinq est obèse. Avec 60% des adultes obèses ou en surpoids, la Grande-Bretagne détient par ailleurs le record d’Europe du nombre d’obèses.

Pour Tam Fry, membre du Forum national sur l’obésité et président de la Child Growth Foundation, les chiffres annoncés ne sont pas surprenants, et ils devraient même continuer de croitre. Il déplore que jusqu’à présent, les médecins ne s’inquiétaient pas assez de la tournure prise par l’épidémie d’obésité outre-Manche. Il demande une réévaluation profonde de la façon dont l’industrie agroalimentaire gère les niveaux de gras et de sucre présents dans l’alimentation. “Nous devons interdire les boissons gazeuses et plus généralement les boissons sucrées. Nous devons prendre des mesures très radicales“, conclut-il.

 

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Hamburgers, glaces, confiseries, viennoiseries, biscuits… Malgré des messages de santé publique omniprésents, les petits Français mangent toujours trop gras et trop sucré. L’obésité et le surpoids concernent respectivement 3,5 % et 4,5 % des enfants et adolescents ; des proportions deux fois plus élevées qu’au début des années 2000. La faute à qui ? « A la pub », rétorquent des médecins américains !

Les publicités TV tiendraient-elles un double discours ? D’un côté, les messages de prévention martèlent que pour être en bonne santé, il est nécessaire de « Manger 5 fruits et légumes par jour, de ne pas consommer trop de sel ou de sucre… ». De l’autre, les réclames des Fast-food attirent les plus jeunes en leur proposant dans un menu dédié les derniers jouets à la mode. Pas facile pour nos chères têtes blondes de s’y retrouver. Et pour les parents, de lutter…

Les équipes de Kristen Harrison de l’Université du Michigan ont interrogé une centaine de parents sur leurs habitudes alimentaires, mais aussi télévisuelles. Pour être certains de ne pas être trompés, ils ont aussi questionné les enfants. Objectif : observer si les programmes ont un quelconque impact sur le contenu de l’assiette.

La pub fait de petits obèses

Résultats, les bambins les plus exposés aux programmes entrecoupés de pub, sont davantage enclins à consommer des produits gras ou sucrés… bref à la malbouffe. Contrairement par exemple à ceux qui visionnent des DVD où la réclame est absente.

Une conclusion pas si étonnante en fait. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), « les données scientifiques montrent que la publicité à la télévision influe sur les préférences alimentaires des enfants, leurs demandes d’achat et leurs modes de consommation. »

Autre observation : les auteurs ont également interrogé des enfants livrés en quelque sorte à eux-mêmes dans la mesure où ils regardent les programmes qu’ils souhaitent. Et qu’ils ont accès au réfrigérateur et aux placards à leur guise.  Constat sans surprise : leur perception d’un repas sain apparaît faussée. Pour eux en effet, hamburgers, frites et autres gâteaux constituent les base d’une ’alimentation saine et équilibrée !

 

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« Tu dois finir toute ton assiette ». Selon une étude américaine, cette maxime n’est pas la solution pour dompter les enfants qui ne veulent pas manger ce qui leur est servi.

Les chercheurs appellent cela la « néophobie alimentaire » ou la « sélectivité alimentaire ».

L’enfant refuse de goûter à certains aliments qu’il ne connait pas et n’accepte de manger que la nourriture qu’il connait déjà et qu’il apprécie. Une étude américaine réalisée par l’University of North Carolina démontre que cette sélectivité s’explique à hauteur de 72% par une composante génétique. Les chercheurs indiquent que ce comportement constitue un facteur de risque de surpoids, voire d’obésité, à cause d’une faible diversification alimentaire.

Si forcer nos chères têtes blondes n’est pas la solution, il existe bien un moyen de vaincre petit à petit cette néophobie alimentaire. Il faut que les parents montrent l’exemple. Une exposition répétée aux aliments a priori détestés se solde souvent par de bons résultats.

 

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Au Japon, il est interdit d’être obèse malgré le pourcentage très faible de Japonais en surpoids. Il y a donc, depuis 2009, un tour de taille à ne surtout pas dépasser : 80 cm pour les hommes et 90 cm pour les femmes. Le risque ? Devoir payer 500.000 yens par kilo supplémentaire, soit environ 500 euros.

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Le nombre de morts liées au diabète a atteint un record à New York, où 16 personnes meurent chaque jour de cette maladie ou de complications associées, a annoncé lundi la mairie, faisant le lien avec l’obésité.

Alors que le taux de mortalité continue de baisser à New York, 5 695 personnes y sont mortes en 2011 directement ou indirectement du diabète, soit 10,8% des décès, contre 6% en 1990, ajoute la mairie. « C’est lié à l’obésité, et comme l’obésité, cela peut être évité », a commenté le responsable municipal de la Santé, Thomas Farley.

L’augmentation de l’obésité s’est doublée d’une épidémie de diabète de type 2 à New York, a précisé la mairie. Près de 650 000 personnes déclaraient souffrir de diabète en 2011, soit 200 000 de plus qu’en 2002. Des dizaines de milliers d’autres ignoreraient qu’elles sont touchées.

La mairie, qui a annoncé au début du mois une nouvelle campagne sur le risque des boissons sucrées, a indiqué lundi qu’elle allait également en lancer une sur les risques du diabète et les mesures à prendre pour les minimiser à travers une alimentation saine, de l’exercice, et moins de boissons sucrées.

Plus de la moitié des adultes new-yorkais sont en surpoids (34%) ou obèses (22%). Dès la maternelle, un enfant sur cinq est obèse, selon les statistiques officielles. A l’école primaire, un enfant sur deux est trop gros.

 

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Extrait de Toxic :

« Je me retrouvais à écrire sur Coca- Cola. Et, une fois encore, l’anecdote ne cadrait pas avec la « légende ». Celle affirmant que la boisson offrait le même goût à Paris et à Dallas. Certes, la différence entre un Coke américain et un européen est flagrante. Et ne tient pas à « la température à laquelle le produit est consommé, aux aliments qui l’accompagnent », ou au fait qu’il soit « servi avec des glaçons dont l’eau est plus ou moins chlorée » ou encore à « l’âge du produit », comme le prétend Coca-Cola France sur son site Internet.

Pour tout dire, j’ai longtemps cru la Compagnie lorsqu’elle affirmait que la formule de son soda vedette était « rigoureusement la même dans le monde entier ». Mais en y réfléchissant bien, et en profitant de mes voyages pour me faire ma propre idée, il m’apparut évident que le Coca-Cola américain était plus… « plat ». Plus rond en bouche, plus sucré. Avant même de connaître la saga du HFCS, je me suis dit que cette différence de goût traduisait nécessairement un changement de composition. En effet, nos boissons européennes restent essentiellement sucrées au sucre de canne ou de betterave, moins doux que le sirop de glucose-fructose.

Cette impression a d’ailleurs été quantifiée précisément par une série de travaux. Si la teneur moyenne en calories d’un soda n’a quasiment pas augmenté depuis le passage à l’HFCS, il est en revanche prouvé que le produit est plus sucré en bouche. On a même établi que l’HFCS 42 était 1,16 fois plus doux que le sucre de canne. Et l’HFCS 55, celui utilisé dans les sodas, 1,28 fois. Augmentant par là notre dépendance au dilemme de l’omnivore et à notre passion génétique pour le doux.

Quoi qu’il en soit, cette différence me semblait une piste intéressante. Et chaque fois que je me retrouvais avec un employé ou un cadre retraité de la Compagnie, je lui faisais part de ma remarque d’Européen débarqué aux États-Unis. Tous assumaient la variation du goût du Coke d’un continent à l’autre. Et la jugeaient presque anecdotique. L’introduction du HFCS avait définitivement changé le métier, me disait-on, imposant de nouveaux formats et d’autres réseaux de distribution. Des données économiques dans lesquelles la saveur du produit importait peu. L’essentiel était ailleurs, comme un constat innocent, une remarque en passant, me le firent peu à peu comprendre. Certains retraités avaient noté que la tolérance au produit variait selon sa composition. L’un d’eux avait résumé cela le plus candidement possible :

« La différence entre le sucre de canne et le sucre issu du sirop de maïs ? Avant, vous buviez deux ou trois Coke d’affilée et, à cause des quantités de sucre, vous étiez malade. Maintenant vous pouvez vous descendre un ou deux litres et ne pas vomir. Pour recommencer quelques minutes après. Voilà la différence ! »

Si la remarque, fruit d’un savoir empirique, était juste, cela signifiait que l’HFCS avait réussi à contourner la résistance naturelle de l’organisme à l’excès de glucides. Et, exactement comme un agent toxique, avait déréglé notre tolérance aux produits sucrés. Une idée effrayante. Qu’il me restait à prouver.

La suite ….. demain

 

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Extrait du livre Toxic de William REYMOND :

« Butz avait multiplié les revenus mais aussi les… calories. En 1978, quatre ans après l’accord signé avec les Russes, la quantité de nourriture produite quotidiennement pour un Américain s’était accrue de 500 calories. Et ce en moins de dix ans. Désormais chaque habitant disposait de 3 200 calories pour satisfaire son appétit. En 2000, poursuivant la tendance, ce chiffre atteignit 3 900. L’appareil de production alimentaire américain « fabriquait » donc le double des besoins de sa population actuelle. Le double !

Même si une partie de cette surproduction est gaspillée – les économistes estiment que la part non utilisée représente 300 calories par jour -, le reste est bien englouti, avalé, ingurgité par l’Amérique. Ce qui signifie que les fabricants de produits industriels ont trouvé le moyen de briser la prétendue non-élasticité de nos estomacs.

Les méandres de mon enquête m’avaient conduit à ce constat. D’une idée initiale simple – découvrir les racines de la pandémie d’obésité – j’étais parti à la recherche d’explications en croyant les dénicher, comme beaucoup, dans notre frénésie à engloutir et notre refus de l’activité physique. Puis j’avais découvert un pays profondément atteint. Et, plus inquiétant encore, j’avais vu les symptômes du mal gagner le monde.

Ensuite, j’avais suivi les traces des méfaits de la civilisation moderne, de l’utilisation massive de la voiture à l’augmentation des portions dans les restaurants. En Géorgie, je m’étais confronté au futur et aux techniques de neuromarketing.

Mais, à force de kilomètres et de rencontres, j’avais peu à peu acquis une autre certitude. L’obésité et ses conséquences, du diabète au cancer, n’étaient en rien une banale question de volonté et de discipline. D’autres « agents », comme aurait dit le professeur Bray, constituaient les véritables coupables.

Et cette fois, j’étais devant une nouvelle réalité : ce que nous mangeons aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec ce que l’homme consommait avant Earl Butz. L’idée n’était peut-être pas extraordinaire en apparence, mais ses conséquences sur l’humanité s’avéraient dramatiques. »

La suite …. demain. L’auteur va explorer en détail cette piste très intéressante.

 

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Selon une étude, les enfants ayant des parents mariés ont moins de risques d’être en surpoids ou de devenir obèse que les autres enfants.

Le mariage influe sur le poids de nos bambins. D’après une étude menée par la Rice University et l’Université de Houston, les enfants ayant des parents mariés sont moins exposés aux risques liés au surpoids. La structure familiale traditionnelle, (sous-entendu avec des parents mariés) contribuerait à maintenir un régime alimentaire sain, varié et équilibré.

Les enfants aux parents mariés ont une prévalence de l’obésité de 17%, alors que les enfants vivant avec des parents concubins ont une prévalence de 31%.

Le taux d’obésité chez l’enfant est de 23% lorsqu’il vit dans une famille recomposée ou avec une mère célibataire.

Le taux est de 29% lorsque l’enfant grandit avec un proche parent adulte.

L’enquête montre également que les enfants vivant avec leur père seul ont un taux d’obésité de 15%, soit moins qu’un enfant ayant des parents mariés.

 

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Extrait de Toxic, de william Reymond :

« Notre nourriture a plus évolué ces trente dernières années que lors des mille précédentes. Votre grand-mère ne reconnaîtrait pas la plupart des aliments et ne saurait qu’en faire.» Michael Pollan a raison. Entre les yaourts à boire couleur fluo et les salades en « shaker » pour mieux tenir dans les porte-boissons, nos aïeux auraient bien du mal à s’orienter nutritionnellement dans notre société.

En 1960, l’essentiel du temps passé dans une cuisine était dévolu à la préparation de la nourriture. La famille américaine dépensait 15 dollars par jour pour se nourrir et passait cent trente minutes autour de la table. Avec des produits de base frais, accommodés avant d’être servis.

Aujourd’hui, le temps de préparation a diminué de plus de 50 %. Et la nature même de l’alimentation a subi une incroyable mutation. Ce qui n’empêche pas des mentions imprimées sur les emballages de garantir au consommateur que son hachis Parmentier est conforme à la recette de sa grand-mère. La grosse différence, c’est qu’il lui suffit de l’ouvrir et de le glisser cinq minutes dans le four micro-ondes pour l’apprécier. Cet appareil est d’ailleurs devenu incontournable aux États-Unis. En 1978, seulement 8 % des foyers possédaient cette application civile d’une invention militaire, mais vingt ans plus tard, le taux d’équipement en micro-ondes approche quasiment les 100 %.

Ce succès correspond à un changement profond et radical de notre nourriture. Devenue produit de masse, elle est entrée dans l’ère de l’industrialisation. En 1972, près de la moitié du prix d’achat d’un aliment terminait dans la poche de son producteur, généralement un agriculteur. Aujourd’hui, la proportion est seulement de 20 %. « L’essentiel du coût de la nourriture que nous mangeons à la maison couvre des frais qui n’ont plus rien à voir avec l’agriculture. Il s’agit du prix du travail de la vente en supermarché, celui effectué en usine et en laboratoire. » Sans oublier le marketing, dont la mission est de faire croire à chacun qu’un produit fabriqué à la chaîne, avec des ingrédients dont personne ne comprend les noms, est conforme au goût « d’antan » et à la bonne recette de maman.

En 2006, se nourrir est une affaire de gros sous, la chasse gardée d’une industrie puissante aux réseaux politiques solides. Et dont l’essor, et ses conséquences sur notre santé, doivent beaucoup à un ancien président américain. »

La suite ….. demain.

Nous suivrons la démonstration historique intéressante de William Reymond qui progressivement mettra à jour les colossaux intérêts économiques en jeu et leur articulation dans l’industrie de l’alimentation.

 

 

 

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Le Mexique paie un prix élevé pour son mode d’alimentation: avec 163 litres de sodas par an par habitant, il est le principal consommateur de boissons sucrées au monde par tête et le second pays le plus touché par l’obésité après les États-Unis.

Le Mexique compte aujourd’hui 22.000 des 180.000 morts associées dans le monde à la consommation de boissons sucrées, selon une étude de l’université américaine Harvard.

Traditionnellement, le régime alimentaire des Mexicains était constitué de maïs, fruits, légumes et herbes. Mais il suffit de parcourir les rues de Mexico pour constater les modifications intervenues dans les habitudes alimentaires, liées à l’ouverture économique du pays.

Dans les innombrables postes de restauration de rue de la ville, on consomme des « tacos » et des sandwiches de viande de porc ou de boeuf, d’oeufs, de fromage, ainsi qu’une grande variété de fritures, le tout le plus souvent accompagné de sodas.

« Il y a eu un changement d’habitudes alimentaires qui s’est accentué très fortement au cours des vingt dernières années avec une pénétration plus importante des aliments traités industriellement« , en particulier les boissons gazeuses, explique à l’AFP Alejandro Calvillo, directeur de l’ONG Pouvoir du consommateur, qui lutte au Mexique pour la réglementation des produits nocifs pour la santé.

Selon lui, le Mexique, en ouvrant son économie aux traités de libre-échange, « s’est livré aux valeurs mercantiles d’entreprises qui ont transformé l’alimentation traditionnelle des Mexicains », notamment par une publicité « brutale », sans régulation de l’État.

Ainsi, l’obésité a connu une véritable explosion en passant de 9,5% de la population en 1988 à 32% en 2012. Et 70% des quelque 115 millions de Mexicains sont en surpoids.

Le problème est également social et environnemental dans un pays où près de la moitié de la population vit dans la pauvreté et 7,4 millions dans une pauvreté extrême.

Beaucoup de communautés défavorisées ont en effet « un problème d’accès à l’eau » qui pousse à la consommation de sodas, rappelle à l’AFP Yuritzin Flores, de l’ONG internationale Oxfam. Au lieu d’acheter de l’eau en bouteille, plate ou gazeuse, « les gens préfèrent la boisson censée leur donner plus d’énergie et de statut ».

Fin 2012, une proposition d’impôt sur les boissons sucrées a été déposée devant le Parlement mexicain sans suite pour l’instant.

Le gouvernement mexicain a annoncé récemment des mesures de lutte contre l’obésité, mais sans en donner le détail. En attendant, le surpoids continue de provoquer des maladies chroniques, des problèmes cardiovasculaires et certains types de cancer.

Les coûts directs ou indirects des problèmes de poids ont été estimés à près de 10 milliards d’euros pour le système de santé publique mexicain.

Les raisons les plus fréquentes d’hospitalisation au Mexique sont le traitement non chirurgical de l’infarctus, de l’hypertension et du diabète. Cette dernière maladie touche 14% de la population et cause 80.000 morts par an.

Plusieurs établissements commencent à proposer – gratuitement ou à coût réduit – des interventions de chirurgie bariatrique, une technique lourde consistant à réduire la capacité d’absorption des aliments.

« Cela ne résout pas le véritable problème. C’est comme mettre un simple pansement sur une plaie profonde », estime M. Garner.

Toutefois, pour Leticia Bautista, psychologue spécialisée dans les problèmes liés à l’obésité à l’Université nationale autonome du Mexique (Unam), cette intervention « est une chance de vie » pour les cas d’obésité « morbide ».

 

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