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Extrait du livre Toxic de William REYMOND :

« Butz avait multiplié les revenus mais aussi les… calories. En 1978, quatre ans après l’accord signé avec les Russes, la quantité de nourriture produite quotidiennement pour un Américain s’était accrue de 500 calories. Et ce en moins de dix ans. Désormais chaque habitant disposait de 3 200 calories pour satisfaire son appétit. En 2000, poursuivant la tendance, ce chiffre atteignit 3 900. L’appareil de production alimentaire américain « fabriquait » donc le double des besoins de sa population actuelle. Le double !

Même si une partie de cette surproduction est gaspillée – les économistes estiment que la part non utilisée représente 300 calories par jour -, le reste est bien englouti, avalé, ingurgité par l’Amérique. Ce qui signifie que les fabricants de produits industriels ont trouvé le moyen de briser la prétendue non-élasticité de nos estomacs.

Les méandres de mon enquête m’avaient conduit à ce constat. D’une idée initiale simple – découvrir les racines de la pandémie d’obésité – j’étais parti à la recherche d’explications en croyant les dénicher, comme beaucoup, dans notre frénésie à engloutir et notre refus de l’activité physique. Puis j’avais découvert un pays profondément atteint. Et, plus inquiétant encore, j’avais vu les symptômes du mal gagner le monde.

Ensuite, j’avais suivi les traces des méfaits de la civilisation moderne, de l’utilisation massive de la voiture à l’augmentation des portions dans les restaurants. En Géorgie, je m’étais confronté au futur et aux techniques de neuromarketing.

Mais, à force de kilomètres et de rencontres, j’avais peu à peu acquis une autre certitude. L’obésité et ses conséquences, du diabète au cancer, n’étaient en rien une banale question de volonté et de discipline. D’autres « agents », comme aurait dit le professeur Bray, constituaient les véritables coupables.

Et cette fois, j’étais devant une nouvelle réalité : ce que nous mangeons aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec ce que l’homme consommait avant Earl Butz. L’idée n’était peut-être pas extraordinaire en apparence, mais ses conséquences sur l’humanité s’avéraient dramatiques. »

La suite …. demain. L’auteur va explorer en détail cette piste très intéressante.

 

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