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Extrait de Toxic:

« Je travaillais sur l’assassinat de John F. Kennedy lorsque j’ai aperçu pour la première fois le nom de Dwayne Andreas. Passant en revue les listings des enregistrements audio de la Maison-Blanche sous Richard Nixon, son patronyme m’était apparu à plusieurs reprises, accompagné de la mention des « cadeaux financiers » liés à la campagne de réélection du président républicain. Pourquoi évoquer ce personnage ? Parce que c’était un don d’Andreas qui avait permis à Bernard Barker de constituer et de rémunérer l’équipe de « plombiers » en charge de la mission dite du Watergate. Autrement dit, les hommes de l’ombre chargés de placer des micros au quartier général de la campagne du parti démocrate. Butz n’avait donc pas uniquement calmé la colère des agriculteurs et multiplié les grains, il avait apporté avec lui au pouvoir la force de frappe financière des céréaliers américains. Les dollars du maïs avaient assuré la victoire de Nixon .

Andreas s’était fait seul. Né en 1918, il avait abandonné ses études pour rejoindre une petite compagnie de tri de grains. En 1945, la société ayant été avalée par Cargill, il avait fait son chemin en son sein jusqu’à atteindre l’un des postes de vice-président. Sept ans plus tard, il rejoignait Grain Terminal Association et se lançait dans l’exploitation industrielle de l’huile végétale. Enfin, en 1971, il fut nommé président d’Archer Daniels Midland (ADM).

ADM ? Une entreprise fondée en 1923 spécialisée dans les céréales. Cette compagnie achetait, stockait, traitait et vendait le grain afin de le rendre propre à la consommation des hommes comme des animaux. Un positionnement profitable dans les années 1950 et 1960, puisque cette société installée à Decatur, dans l’Illinois, devint l’un des principaux acteurs de l’agroalimentaire, se diversifiant même dans le commerce du cacao et l’enrichissement en vitamines de multiples produits.

L’arrivée de Dwayne Andreas à sa direction marquait une nouvelle ère. Jusque-là familiale, ADM souhaitait désormais s’imposer sur de nouveaux marchés et se développer à l’étranger. En trente ans, Andreas réussit son pari. Aujourd’hui, ADM possède plus de 270 usines dans le monde entier et sa valeur est estimée à plusieurs dizaines de milliards de dollars. Son rang ? Celui de première compagnie agroalimentaire de la planète. Et l’HFCS a joué un rôle essentiel dans cet essor phénoménal.

De ses années à Cargill et à Grain Terminal Association, Andreas avait notamment retenu ceci : « Le marché libre existe seulement dans les discours des politiques », ajoutant avec un cynisme parfait : « Les gens qui ne vivent pas dans le Midwest ne comprennent pas que nous sommes dans un pays socialiste».

Au-delà d’une formule à l’emporte-pièce, ce propos signifiait que le marché du grain dépendait d’abord des décisions prises à Washington. Que c’était là-bas, dans les couloirs du Congrès, du Sénat et de la Maison- Blanche, que se décidaient les quotas, les prix et les marchés. Donc que pour profiter de la manne de l’argent public, il fallait savoir se montrer généreux envers les bonnes personnes. Fort de ce constat, ADM et Dwayne Andreas franchirent une nouvelle étape en devenant les plus importants contributeurs des campagnes politiques. Cette implication procura deux atouts à ADM : se garantir, en obtenant le soutien du gouvernement à une forme de protectionnisme, un certain contrôle du prix de la matière première ; et recevoir en retour de belles subventions. En 1995, le Cato Institute estimait ainsi « qu’ADM avait coûté plusieurs milliards de dollars à l’économie américaine depuis 1980. Et avait indirectement coûté des dizaines de milliards de dollars aux contribuables américains sous forme de taxes et de prix plus hauts. Au moins 43 % des profits annuels d’ADM proviennent de produits lourdement subventionnés ou protégés par le gouvernement américain. De fait, chaque dollar de profit gagné par ADM sur ses opérations de sirop de maïs en coûte 10 aux consommateurs ». Sans parler des effets sur leur santé, comme nous le verrons…

Richard Nixon, Jimmy Carter, Ronald Reagan, Bob Dole, Bill Clinton, Michael Dukakis, Jesse Jackson et les Bush père et fils font partie de la longue liste des hommes politiques ayant bénéficié des largesses de ce personnage inconnu du grand public.

En 1999, ADM a été condamnée à payer 100 millions de dollars d’amende pour tricherie sur les prix. Réaction de Dwayne Andreas ? « Aucune, c’est comme si un oiseau m’avait chié dessus. Nous sommes la plus grande compagnie agroalimentaire du monde. Qu’est-ce que le gouvernement compte faire sans nous ? Nous fabriquons 35 % du pain de ce pays, même chose pour la margarine, l’huile pour cuisiner… Sans compter tout le reste. »

 

L’arrivée, le 2 décembre 1971, d’Earl Butz à Washington constituait une garantie pour le nouveau patron d’ADM. Andreas connaissait les idées de son ami et savait qu’avec lui, le prix du maïs serait protégé mais aussi que le gouvernement s’engagerait à verser des centaines de millions de dollars d’aides aux céréaliers. La carte du maïs était donc bonne à jouer.

Et il y avait mieux encore. Bien gérée, l’invention des chimistes de la Clinton Corn Processing Company pouvait devenir l’équivalent d’un billet gagnant de la loterie. Si bien qu’en 1976, alors que le marché de l’HFCS semblait parvenu à saturation, ADM rachetait la CCPC et investissait massivement dans la production de sirop de glucose-fructose. Une opération sans risque puisque grâce à ses contacts à la Maison-Blanche et à l’USDA, Andreas se lançait dans une activité qui, il le savait, serait copieusement soutenue par le gouvernement. De fait, alors que l’année de l’acquisition de la CCPC, Washington distribuait 400 millions de dollars d’aides à la filière maïs, un an plus tard, le chiffre dépassait 1,6 milliard. Et ADM, désormais premier céréalier américain, en était le principal bénéficiaire. Le pouvoir américain venait en somme d’offrir à Andreas le temps nécessaire à l’extension de son marché.

Toutefois, cela ne fonctionna pas tout de suite. Avant 1978, les débouchés du HFCS étaient restreints. Les premiers utilisateurs, les fabricants de sodas, hésitaient en effet à remplacer le sucre. Le HFCS 42 n’ayant pas exactement le même goût que le produit issu de la canne à sucre; les marchands de colas craignaient un accueil défavorable des consommateurs. Aussi, en attendant de voir comme réagirait le marché, ils continuèrent à privilégier les mélanges à base de sucre. C’était sans compter sur Dwayne Orville Andreas, qui détenait un joker dans sa manche. »

La suite …. demain.

 

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Comme vous le savez l’alimentation est avant tout une composante importante de l’hygiène de vie.

Voici donc un petit programme nutritionnel afin de vous encourager et de participer à l’optimisation de votre forme pour la marche la « Rosa de Béziers »:

1. La veille au soir composez un repas à base de féculents (pâtes ou mélange riz complet-lentilles corail) avec une fondue de légumes (tomates, oignon et courgettes coupés en petits dés, réduits lentement à feu doux pendant 20mn) et agrémenté d’un filet d’huile d’olive crue. Préférez une viande blanche à une viande rouge (cuite sans matière grasse). Pour le dessert un fruit au naturel.

2. Au petit-déjeuner : privilégiez un thé rouge Rooïbos ou un thé vert Sencha de Chine.  Consommez une bonne source de sucres lents (pain au levain ou pain de campagne ou wasas fibres ou muesli sans sucres ajoutés). Privilégiez le beurre à la confiture. Terminez ce repas par une faisselle (vache, chèvre ou brebis) avec 6 amandes séchées et avec soit un filet de miel soit un peu de Rapadura.

3. Avancez le repas de midi vers 11h30. Dégustez un mélange quinoa-boulgour avec des petits dés de carottes cuites et un filet d’huile d’olive crue. Pour le dessert un fromage blanc ou des petits-suisse à 20% de MG avec 1 filet de miel ou un peu de coulis de fruits sans sucres ajoutés.

4. Vers 13h nous vous distribuerons la « collation carburant » : 4 abricots secs + 2 dattes + 6 amandes séchées

 

Afin d’éviter la déshydratation  et de préserver votre performance pensez à boire de l’eau:

– tout au long de la matinée et en dehors des prises alimentaires !

– pendant la marche !

– après l’épreuve sportive !

 

                                                                            Tou tou tou you tou …

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Une étude britannique révèle qu’il vaut mieux se faire opérer un lundi afin de réduire les risques. Le week-end, les risques de décès augmentent même de 82%.

Si vous avez une opération planifiée dans les prochains jours, regardez bien votre calendrier, car le jour de la semaine compte ! Des chercheurs de l’Imperial College à Londres ont on effet analysé 4,1 millions interventions chirurgicales ayant eu lieu dans des hôpitaux britanniques entre 2008-2009 ainsi que les décès de 27.582 patients dans les trente jours après l’opération. Résultat, le risque de décès augmente au fur et à mesure que la semaine avance.

Les scientifiques ont constaté que le lundi, le taux de mortalité était le plus bas avec 5,5 décès pour 1000 interventions. Et au cours de la semaine, ce chiffre atteint 8,2 décès sur 1.000 opérations, « une augmentation de 44% », précisent les chercheurs. E les choses se compliquent en fin de semaine. « Si les interventions ont lieu le week-end, les risques de décès augmentent même de 82% par rapport au lundi », affirme dans The Guardian, Paul Aylin, le chercheur à la tête de l’équipe.

Ce dernier souligne aussi que, « c’est la première fois qu’une étude britannique suggère un risque plus élevé du taux de mortalité lors d’interventions chirurgicales à mesure qu’avance la semaine ». Tout en précisant que « d’autres études avaient déjà démontré cet effet lors des week-end aux services d’urgence ».

« Nous n’avons pas de certitude quant à l’explication, reconnaissent les auteurs de l’étude, mais il n’est pas impensable que les soins soient moins efficaces le week-end. Cela peut aller d’un manque de personnel soignant à un manque de médecins expérimentés ».

 

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Extrait de Toxic, le livre de William Reymond :

« L’histoire se répétait. Car cent ans avant Earl Butz, l’Amérique croulait déjà sous le maïs. En 1875 et 1876, des conditions météorologiques très favorables avaient donné des récoltes extraordinaires. Le prix du boisseau s’était effondré et les fermiers avaient dû trouver un moyen de gagner de l’argent et de se débarrasser des stocks. La solution ? Un breuvage nouveau. Si les Américains ne pouvaient manger plus de maïs, il suffisait de leur en faire boire.

Le whisky de maïs contenait 80 % de céréales diluées dans de l’alcool. Un produit facile à fabriquer en contrebande. Son prix permettait de dégager un profit conséquent et ses effets se révélaient pour le moins… assommants. Le succès fut immédiat, et toucha rapidement l’ensemble du pays. La « République des alcooliques » venait de naître. Évidemment, cette liqueur bon marché fit des ravages, mais globalement les autorités laissèrent faire, ne souhaitant pas susciter de révoltes des fermiers en fermant la seule porte de sortie possible. Il fallut donc attendre la seconde moitié de la décennie 1880, et la pression des ligues de tempérance, pour que la contrebande ralentisse. Ironiquement – et nous en mesurerons pleinement la cocasserie plus tard – c’est cette révolte contre l’alcool qui incita John Pemberton à transformer son vin de cola en Coca-Cola.

Moins d’un siècle plus tard, l’idée était similaire. Si l’Américain ne pouvait ingurgiter les stocks liés à la politique d’Earl Butz, on allait les lui faire boire. Pas en mettant au point une cuvée Nixon du whisky de maïs, bien sûr, mais en rendant populaire une invention née dans les laboratoires d’une compagnie céréalière de l’Iowa.

Depuis le milieu des années 1950, les chimistes de la Clinton Corn Processing Company (CCPC) travaillaient sur un concept censé leur ouvrir de nouveaux débouchés. Ils souhaitaient réussir une hydrolyse de l’amidon du maïs pour obtenir du sirop de glucose. En cas de succès, à terme, les céréaliers seraient alors en mesure de concurrencer les importateurs de sucre, dont la consommation et le prix n’avaient cessé de grimper depuis la fin de la guerre. L’Amérique importait en effet l’essentiel de la production de canne à sucre et dépendait de la stabilité politique d’autres nations. Une incertitude dangereuse. De fait, la situation de Cuba, où les troupes de Fidel Castro affrontaient celles de Batista depuis décembre 1956, inquiétait les spécialistes.

Au même moment, dans l’Iowa, les chercheurs de la CCPC avaient donc découvert une enzyme permettant d’hydrolyser le glucose en fructose. Leur solution, qui contenait 42 % de fructose, possédait un pouvoir sucrant égal à celui du saccharose. Le HFCS1 42 présentait deux autres avantages : il était technologiquement plus intéressant que le sucre grâce à sa conservation plus longue et à son aptitude aux mélanges supérieure, mais surtout il était moins cher à produire.

A contrario, il pâtissait d’un défaut majeur : l’enzyme isolée par les scientifiques de la CCPC nécessitait pour son emploi le recours à un produit toxique, l’arséniate, qui rendait la mouture finale dangereuse à consommer.

Le HFCS, à la grande déception des céréaliers, fut donc un produit mort-né. Nous étions en 1957. Dix ans plus tard, le salut vint du Japon. Un laboratoire, qui avait repris les travaux de la CCPC, parvint en effet à isoler une autre enzyme autorisant, sans danger cette fois, l’hydrolysation du glucose en fructose : il n’était plus nécessaire d’utiliser un cofacteur toxique. De 1967 à 1971, le HFCS fut développé et testé avec succès. Il restait à le lancer sur le marché américain. La Clinton Corn Processing Company, propriétaire du premier brevet, représentait évidemment le partenaire idéal. D’autant qu’en cette fin d’année 1973, grâce à Earl Butz, la compagnie de l’Iowa gérait des milliers de silos regorgeant de grains de maïs ne coûtant pas grand-chose.

Les deux premières années d’exploitation du HFCS furent un franc succès. Comme avec l’alcool de maïs, le sirop permettait en effet aux céréaliers d’écouler leurs grains à un tarif supérieur au prix de la vente en l’état. La CCPC eut alors encore plus faim de dollars. Comment faire ? Une solution s’imposa : vendre les droits d’utilisation du brevet. Dès lors, de multiples accords furent signés.

Revers de la médaille, en 1976, on parvint à une surproduction de HFCS. La poule aux œufs d’or risquait d’étouffer. Mais un certain Dwayne Orville Andreas eut une idée qui allait changer fondamentalement la donne. »

la suite ….. demain. L’auteur nous fait découvrir en détail une intrigue réelle qui va déboucher sur …… (ça vous le découvrirez bientôt.)

 

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Et si à haute dose le café était nuisible pour la ligne ? C’est ce que suggère une étude australienne.

L’excès de caféine est soupçonné de créer des problèmes d’insomnie, des maux de tête, et de la tachycardie. Des chercheurs australiens pensent que cette hyperconsommation pourrait aussi surexposer au diabète, au surpoids voire à l’obésité. C’est à partir de 5 tasses de café par jour que l’on augmenterait les risques.

Cette nouvelle étude, publiée dans le Journal of Agricultural and Food Chemistry, prend à contrepied de précédents travaux qui vantaient les bienfaits du petit noir pour réduire le risque de diabète. Le polyphénol était supposé profiter aux cellules en augmentant leur sensibilité à l’insuline, limitant l’hypertension et réduisant l’accumulation de gras. Sauf que, selon les chercheurs australiens, ces bénéfices sont valables jusqu’à un certain seuil. Ils s’inversent à haute dose. « Les effets sur la santé du café dépendent de la dose consommée. Jusqu’à trois à quatre tasses par jour, on conserve encore ce côté protecteur contre les maladies cardiovasculaires et le diabète« , explique Vance Matthews, du Western Australian Institute for Medical Research et co-auteur de l’étude. Mais les bénéfices s’arrêtent à partir de cinq à six tasses par jour, comme l’ont montrées les souris qui ont servi de cobayes pour la démonstration. Les polyphénols contenus dans le café n’ont plus joué leur rôle quand les souris consommaient l’équivalent de cinq à six tasses de café. Elles ont stocké plus facilement les graisses et ont affiché plus de difficultés à réguler l’insuline dans le sang.

 

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Extrait du livre Toxic de William REYMOND :

« Butz avait multiplié les revenus mais aussi les… calories. En 1978, quatre ans après l’accord signé avec les Russes, la quantité de nourriture produite quotidiennement pour un Américain s’était accrue de 500 calories. Et ce en moins de dix ans. Désormais chaque habitant disposait de 3 200 calories pour satisfaire son appétit. En 2000, poursuivant la tendance, ce chiffre atteignit 3 900. L’appareil de production alimentaire américain « fabriquait » donc le double des besoins de sa population actuelle. Le double !

Même si une partie de cette surproduction est gaspillée – les économistes estiment que la part non utilisée représente 300 calories par jour -, le reste est bien englouti, avalé, ingurgité par l’Amérique. Ce qui signifie que les fabricants de produits industriels ont trouvé le moyen de briser la prétendue non-élasticité de nos estomacs.

Les méandres de mon enquête m’avaient conduit à ce constat. D’une idée initiale simple – découvrir les racines de la pandémie d’obésité – j’étais parti à la recherche d’explications en croyant les dénicher, comme beaucoup, dans notre frénésie à engloutir et notre refus de l’activité physique. Puis j’avais découvert un pays profondément atteint. Et, plus inquiétant encore, j’avais vu les symptômes du mal gagner le monde.

Ensuite, j’avais suivi les traces des méfaits de la civilisation moderne, de l’utilisation massive de la voiture à l’augmentation des portions dans les restaurants. En Géorgie, je m’étais confronté au futur et aux techniques de neuromarketing.

Mais, à force de kilomètres et de rencontres, j’avais peu à peu acquis une autre certitude. L’obésité et ses conséquences, du diabète au cancer, n’étaient en rien une banale question de volonté et de discipline. D’autres « agents », comme aurait dit le professeur Bray, constituaient les véritables coupables.

Et cette fois, j’étais devant une nouvelle réalité : ce que nous mangeons aujourd’hui n’a plus grand-chose à voir avec ce que l’homme consommait avant Earl Butz. L’idée n’était peut-être pas extraordinaire en apparence, mais ses conséquences sur l’humanité s’avéraient dramatiques. »

La suite …. demain. L’auteur va explorer en détail cette piste très intéressante.

 

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Selon une étude, les enfants ayant des parents mariés ont moins de risques d’être en surpoids ou de devenir obèse que les autres enfants.

Le mariage influe sur le poids de nos bambins. D’après une étude menée par la Rice University et l’Université de Houston, les enfants ayant des parents mariés sont moins exposés aux risques liés au surpoids. La structure familiale traditionnelle, (sous-entendu avec des parents mariés) contribuerait à maintenir un régime alimentaire sain, varié et équilibré.

Les enfants aux parents mariés ont une prévalence de l’obésité de 17%, alors que les enfants vivant avec des parents concubins ont une prévalence de 31%.

Le taux d’obésité chez l’enfant est de 23% lorsqu’il vit dans une famille recomposée ou avec une mère célibataire.

Le taux est de 29% lorsque l’enfant grandit avec un proche parent adulte.

L’enquête montre également que les enfants vivant avec leur père seul ont un taux d’obésité de 15%, soit moins qu’un enfant ayant des parents mariés.

 

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Extrait de Toxic, le livre de William Reymond:

« Le commerce de la nourriture est dépendant de règles économiques spécifiques. En effet, la consommation d’aliments n’augmente pas parallèlement au pouvoir d’achat. Être plus riche n’incite pas à dépenser davantage pour s’offrir une plus grande quantité de mets. Les spécialistes estiment même qu’une fois le consommateur arrivé au sommet de la pyramide alimentaire, autrement dit l’achat de viande, ses habitudes ne changent plus guère. En tout cas pas suffisamment pour que le producteur puisse espérer augmenter considérablement ses revenus à mesure que ses clients accroissent les leurs.

Afin d’atteindre cette limite maximale de consommation, une marque doit donc investir massivement dans la publicité. Ou, comme nous l’avons vu du côté d’Emory, dans de nouvelles techniques destinées à encourager cet achat. Mais puisque cette capacité possède un plafond, une fois celui-ci atteint, pour augmenter ses profits, le producteur doit diminuer ses coûts et accroître la valeur ajoutée d’un produit. Un exemple ? Les coûts de production d’un œuf sont difficilement compressibles. Pour l’obtenir, il faut une poule que l’on nourrit. Une volaille impossible à remplacer par une machine. Et une fois pondu, l’œuf reste… un œuf. Du producteur au consommateur, il est donc pratiquement impossible de lui ajouter quoi que ce soit. Or, dans n’importe quel produit industriel composé d’une multitude d’ingrédients, tout s’ajoute. Il y a « parfois jusqu’à cinquante [composants] que l’on peut substituer les uns aux autres, explique Jean- Michel Cohen. Et l’ordre des ingrédients laisse la possibilité de privilégier l’ingrédient le moins cher au détriment du plus cher ». En clair, à la différence de l’éleveur de poules pondeuses qui n’a presque aucune marge de manœuvre, l’industriel qui fabrique des produits transformés a la possibilité de recourir à des ingrédients peu chers pour diminuer son prix de revient. Et de multiplier les combinaisons à l’infini pour augmenter parallèlement ce qu’on appelle sa valeur ajoutée. Le produit final peut jouer la carte pratique, en devenant un plat surgelé, en se dotant d’un emballage facile à emporter, en se faisant préparation en conserve ou en inventant une forme nouvelle de nourriture, comme le nugget de poulet. L’essentiel du prix payé par le consommateur ne relèvera plus des ingrédients de base, mais plutôt des ajouts imaginés par l’industriel.

Dès 1971, avec la multiplication à l’extrême des plants de maïs, on offrit donc à l’industrie agroalimentaire la mainmise sur la première partie de l’équation. Le prix de la matière première venant de chuter, entraînant dans son sillage les coûts de production, il convenait désormais de trouver un moyen de faire exploser la marge de la valeur ajoutée. Et de contourner une autre règle, celle qui prétend, en théorie, que l’estomac des consommateurs n’est pas élastique. »

La suite …….demain.

 

 

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Une étude sur 28 000 adultes européens trouve une association entre consommation de boissons gazeuses sucrées et incidence du diabète de type 2.

Des travaux conduits en Amérique du Nord ont déjà montré que la consommation de boissons gazeuses sucrées augmente de 25 % environ l’incidence du diabète de type 2. Des chercheurs britanniques ont voulu savoir si les Européens qui consomment ces boissons courent les mêmes risques.

Pour cela, ils ont analysé la consommation en jus de fruits et sodas de 28000 adultes issus de 8 pays européens et recrutés dans le cadre du programme EPIC (European Prospective Investigation into Cancer and Nutrition), une grande étude prospective européenne dirigée par le Centre International de Recherches sur le Cancer à Lyon. Ces travaux ont été publiés en avril 2013 dans la revue Diabetologia.

Résultat : dans cette population européenne, la consommation quotidienne de 33 cl de boisson gazeuse sucrée est associée à une augmentation de 22 % du risque de diabète de type 2. Or, cette augmentation du risque n’est pas seulement due à l’obésité : lorsque ces résultats sont ajustés en fonction de l’indice de masse corporelle, l’augmentation du risque se maintient à près de 20% (18% exactement). En revanche, aucune association entre consommation de jus de fruits et de nectars, et diabète de type 2 n’a été observée.

Comment les boissons sucrées pourraient-elles favoriser diabète de type 2 ? Au-delà de la prise de poids, ces boissons ont un impact sur la glycémie. Elles génèrent des pics de glucose et d’insuline qui pourraient progressivement causer l’apparition d’une résistance à l’insuline, un mécanisme qui conduit progressivement au diabète.

Source

The InterAct consortium. Consumption of sweet beverages and type 2 diabetes incidence in European adults: results from EPIC-InterAct. Diabetologia, 26 avril 2013.

 

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Extrait de Toxic, le livre de William Reymond. Nous allons enfin commencer à faire le lien entre la politique américaine des années 70 et la pandémie d’obésité.

 » La crise offrit à Butz l’opportunité de mettre en œuvre sa vision. Celle qu’il prônait depuis vingt ans et où se bousculaient production massive, modernité, consolidation, concentration et centralisation.

Butz avait été clair. Si elle voulait survivre, l’agriculture américaine devait entamer une profonde mutation. Mettant à terre cinquante ans de contrôle de la production, des stocks et des prix, le patron de l’USDA souhaitait que les fermiers américains se lancent dans l’agriculture de masse. Une nouvelle donne où le petit propriétaire n’aurait plus sa place. Il fallait « devenir gros ou disparaître ». Pour Butz, l’agriculture du XXe siècle s’apparentait à des champs uniformes, cultivés au maximum de leurs capacités, dont le rendement serait poussé grâce aux techniques modernes, allant du tracteur hautes performances à l’usage massif d’herbicides, pesticides et autres engrais chimiques. Cette modernisation forcée s’avérait financièrement insupportable pour la majorité des agriculteurs, mais peu lui importait : à ses yeux, seul comptait le sort de l’Amérique. Et puis, si les fermiers ne pouvaient pas assumer les changements nécessaires, les grands groupes agroalimentaires seraient ravis de prendre la relève.

En 1960, l’Amérique comptait 5,4 millions de propriétés agricoles d’une superficie moyenne de 216 acres. En 1974, un an après le déclenchement du plan Butz, alors que la superficie moyenne doublait, on n’en dénombrait plus que 2,3 millions. Et aujourd’hui, on frôle la barre des 2 millions, la majorité n’hébergeant plus des fermiers mais des « opérateurs », employés smicards de grands groupes qui pratiquent une monoculture intensive.

En 1970, 9 % des Américains produisaient de la nourriture pour le reste de leurs concitoyens. En 2005, la même tâche occupe 2 % de la main-d’œuvre nationale.

Les effets de la révolution initiée par Butz se mesurent dans tous les secteurs. La moitié de la production de volailles, des œufs à la viande, appartient à quatre groupes, qui centralisent 80 % de celle-ci dans deux États, la Pennsylvanie et le Texas. Quatre autres compagnies, DuPont, Dow Chemical, Novartis et Monsanto, contrôlent, elles, 75 % des ventes de graines de maïs.

Enfin, seulement six compagnies monopolisent la presque totalité de la production de grains, du maïs au soja, en passant par le blé.

Finalement, le raz-de-marée déclenché par Butz pouvait paraître pour le moins cocasse. Comme s’il s’était inspiré de la centralisation communiste, à laquelle il aurait ajouté un solide parfum de capitalisme, il avait élaboré un système confiant l’appareil de production alimentaire à une poignée de sociétés. Mais en agissant ainsi, il s’était débarrassé de l’incertitude : les stocks ne dépendraient plus de millions de petits agriculteurs, des conditions météorologiques ou des capacités financières de chacun à acheter suffisamment de pesticides. Non, en offrant le futur de la nourriture à quelques puissantes sociétés, il avait garanti au pays la certitude d’aliments toujours disponibles et à bas prix. Plus jamais une mère de famille ne serait obligée d’acheter de la viande au marché noir ; plus jamais l’Amérique ne se coucherait le ventre creux. La production de masse garantissait l’abondance à bon marché. Et les milliards de dollars de subventions assureraient que cet état de fait dure longtemps.

Earl Butz était en somme un génie dans son genre. Grâce à lui, l’Amérique se précipita dans ses supermarchés. La machine se mit à tourner à plein régime et les stocks atteignirent des sommets jamais atteints. Il restait toutefois un problème à élucider : qu’allaient devenir ces millions de tonnes de grains supplémentaires à bas prix ?

Dans la réponse se dissimule le secret de la pandémie d’obésité. »

La suite ….. demain.

 

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