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Extrait de Toxic, le livre de William Reymond. Nous allons enfin commencer à faire le lien entre la politique américaine des années 70 et la pandémie d’obésité.

 » La crise offrit à Butz l’opportunité de mettre en œuvre sa vision. Celle qu’il prônait depuis vingt ans et où se bousculaient production massive, modernité, consolidation, concentration et centralisation.

Butz avait été clair. Si elle voulait survivre, l’agriculture américaine devait entamer une profonde mutation. Mettant à terre cinquante ans de contrôle de la production, des stocks et des prix, le patron de l’USDA souhaitait que les fermiers américains se lancent dans l’agriculture de masse. Une nouvelle donne où le petit propriétaire n’aurait plus sa place. Il fallait « devenir gros ou disparaître ». Pour Butz, l’agriculture du XXe siècle s’apparentait à des champs uniformes, cultivés au maximum de leurs capacités, dont le rendement serait poussé grâce aux techniques modernes, allant du tracteur hautes performances à l’usage massif d’herbicides, pesticides et autres engrais chimiques. Cette modernisation forcée s’avérait financièrement insupportable pour la majorité des agriculteurs, mais peu lui importait : à ses yeux, seul comptait le sort de l’Amérique. Et puis, si les fermiers ne pouvaient pas assumer les changements nécessaires, les grands groupes agroalimentaires seraient ravis de prendre la relève.

En 1960, l’Amérique comptait 5,4 millions de propriétés agricoles d’une superficie moyenne de 216 acres. En 1974, un an après le déclenchement du plan Butz, alors que la superficie moyenne doublait, on n’en dénombrait plus que 2,3 millions. Et aujourd’hui, on frôle la barre des 2 millions, la majorité n’hébergeant plus des fermiers mais des « opérateurs », employés smicards de grands groupes qui pratiquent une monoculture intensive.

En 1970, 9 % des Américains produisaient de la nourriture pour le reste de leurs concitoyens. En 2005, la même tâche occupe 2 % de la main-d’œuvre nationale.

Les effets de la révolution initiée par Butz se mesurent dans tous les secteurs. La moitié de la production de volailles, des œufs à la viande, appartient à quatre groupes, qui centralisent 80 % de celle-ci dans deux États, la Pennsylvanie et le Texas. Quatre autres compagnies, DuPont, Dow Chemical, Novartis et Monsanto, contrôlent, elles, 75 % des ventes de graines de maïs.

Enfin, seulement six compagnies monopolisent la presque totalité de la production de grains, du maïs au soja, en passant par le blé.

Finalement, le raz-de-marée déclenché par Butz pouvait paraître pour le moins cocasse. Comme s’il s’était inspiré de la centralisation communiste, à laquelle il aurait ajouté un solide parfum de capitalisme, il avait élaboré un système confiant l’appareil de production alimentaire à une poignée de sociétés. Mais en agissant ainsi, il s’était débarrassé de l’incertitude : les stocks ne dépendraient plus de millions de petits agriculteurs, des conditions météorologiques ou des capacités financières de chacun à acheter suffisamment de pesticides. Non, en offrant le futur de la nourriture à quelques puissantes sociétés, il avait garanti au pays la certitude d’aliments toujours disponibles et à bas prix. Plus jamais une mère de famille ne serait obligée d’acheter de la viande au marché noir ; plus jamais l’Amérique ne se coucherait le ventre creux. La production de masse garantissait l’abondance à bon marché. Et les milliards de dollars de subventions assureraient que cet état de fait dure longtemps.

Earl Butz était en somme un génie dans son genre. Grâce à lui, l’Amérique se précipita dans ses supermarchés. La machine se mit à tourner à plein régime et les stocks atteignirent des sommets jamais atteints. Il restait toutefois un problème à élucider : qu’allaient devenir ces millions de tonnes de grains supplémentaires à bas prix ?

Dans la réponse se dissimule le secret de la pandémie d’obésité. »

La suite ….. demain.

 

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Les sodas comme le cola favorisent la formation de calculs rénaux, alors que d’autres boissons (thé, café…) ont un effet protecteur.

Dans une étude publiée dans le Clinical Journal of the American Society of Nephrology, des chercheurs italiens et américains montrent que la consommation de sodas est associée à un risque supérieur de calcul rénal. (1)

Les calculs rénaux se forment par l’accumulation de sels minéraux bloquant les voies urinaires. Particulièrement douloureux, ils provoquent les coliques néphrétiques. En France, les calculs rénaux touchent environ 10 % de la population, les hommes étant deux fois plus atteints que les femmes. En général, les médecins recommandent à leurs patients de boire beaucoup pour éviter les récidives. Mais toutes les boissons se valent-elles pour prévenir les calculs ? C’est ce qu’ont voulu savoir les auteurs de cette étude.

Les chercheurs ont analysé des données provenant de trois cohortes : HPFS (Health Professionals-Follow-Up Study), et NHS I et II (Nurses’Health Study I et II), regroupant 194 000 personnes. Les participants ont rempli des questionnaires sur leur parcours médical et leur mode de vie, pendant une durée médiane de plus de 8 années.

Résultats : Les participants qui consomment au moins un cola sucré par jour présentent un risque augmenté de 23 % de développer des calculs, par rapport à ceux qui en boivent moins d’un par semaine. Ce risque est également augmenté pour d’autres boissons sucrées comme le punch. En revanche, les auteurs ont constaté des risques réduits de calcul rénal associés à la consommation de café, thé, vin, bière et jus d’orange.

En conclusion, une consommation élevée de boissons sucrées est associée à une incidence plus élevée de calculs rénaux. Donc pour prévenir les calculs rénaux, il faut certes boire beaucoup, mais certainement pas de sodas, sucrés ou édulcorés

Voilà une autre bonne raison d’éviter ces boissons qui sont aussi associées à un risque accru de développer un diabète insulino-dépendant.

Sources

(1) Pietro Manuel Ferraro, Eric N. Taylor, Giovanni Gambaro, and Gary C. Curhan. Soda and Other Beverages and the Risk of Kidney Stones. Clinical Journal of the American Society of Nephrology. 15 mai 2013.

 

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Extrait de Toxic, le livre de William Reymond. Nous poursuivons aujourd’hui l’explication historique concernant la politique américaine des années 70. Cette politique a et aura d’énormes conséquences au niveau mondial, mais ça nous le verrons au fur et à mesure.

« Les premières mesures de Butz n’eurent rien de spectaculaire. L’USDA actionna les mécanismes du marché afin de tenter de faire remonter le prix du grain. Quelques terrains supplémentaires furent déclarés impropres à la culture, afin de limiter la production et, grâce à des millions de dollars, le gouvernement tenta de maintenir un prix plancher acceptable… mais artificiel. En coulisses, Butz préparait pourtant un coup d’éclat. Depuis des semaines, en pleine guerre froide, il menait des négociations secrètes avec son homologue soviétique. L’URSS de Gromyko n’avait pas été épargnée par les mauvaises conditions climatiques et manquait de blé. Le cours du dollar était attractif et, surtout, le gouvernement de Nixon prêt à tout afin d’apaiser la colère de ses agriculteurs. On pouvait donc discuter avec le « diable communiste ».

Les discussions avaient débuté dans la plus grande discrétion en mars 1972. Le 2 juillet, les acheteurs soviétiques se trouvaient à Washington, paraphant un document historique. . Entre juillet et août 1972, les États-Unis vendirent 440 millions de boisseaux de blé à l’Union soviétique. La transaction portait sur 700 millions de dollars, soit « plus que la totalité des exportations commerciales de blé pour les douze derniers mois. Les ventes équivalaient à 30 % de la production annuelle américaine […] et plus de 80 % du blé utilisé pour la consommation des ménages sur cette période. La vente impliquait une série de transactions subventionnées puisque le gouvernement américain avait mis à la disposition de la Russie un crédit de 750 millions de dollars ».

Le deal avait de quoi donner le tournis. Butz venait de vendre la presque totalité du blé américain propre à la consommation aux ennemis de longue date, les Russes. Et le contribuable devait payer la note en attendant un remboursement de Moscou pour le moins hypothétique. Mais il n’y avait pas de quoi s’inquiéter. Le patron de l’USDA, le sourire aux lèvres, ne se voulait-il pas rassurant ? À l’entendre, l’agriculture moderne devait jouer sur deux fronts : l’importation et l’exportation. Et, avec Butz aux commandes, rentrait de plain-pied dans l’ère de la mondialisation.

Le 5 juillet 1972, la première cargaison de blé américain arriva à Moscou. Et immédiatement, comme prévu par Butz, le prix du blé aux États-Unis se mit à monter. Mieux, il entraîna dans son sillage celui du maïs, du soja et du bétail.

À la Maison-Blanche, Nixon savourait sa manœuvre. D’ici la fin de l’année, les agriculteurs américains constateraient un substantiel accroissement de leurs revenus.

En vérité, tout était plutôt une question de perspective. Car les éleveurs de porcs, eux, voyaient par exemple d’un mauvais œil cette soudaine flambée de la principale source d’alimentation de leur bétail. Ce qui les conduisit à augmenter le prix de leur viande. Autre répercussion dramatique, celle qui toucha les fermiers spécialisés dans les volailles. En septembre, deux mois après l’annonce de la transaction, quelques agriculteurs préférèrent en effet abattre la totalité de leurs poulets plutôt que de continuer à les nourrir à perte.

Mais puisque Butz avait opté pour ce que l’on n’appelait pas encore la mondialisation, il fallait en payer les conséquences. Le cours du dollar étant au plus bas, il fut impossible d’empêcher les autres puissances de faire leur marché dans les stocks de grain américains, ce qui mit assez vite en péril les réserves destinées à la population. Une catastrophe n’allant jamais seule, des aléas climatiques au Pérou vinrent se greffer à la crise. La production de poissons d’élevage, source de protéines du bétail américain, fut largement réduite par les conditions météorologiques. Les éleveurs des États-Unis durent se rabattre sur le maïs, qui devint hors de prix et, bien évidemment, essayèrent de se rattraper sur le prix de la viande. La transaction de Butz avait donc déclenché un cycle infernal. « À la fin de l’année 1972, les prix de la nourriture avaient fortement augmenté. Le prix du blé avait presque triplé durant les douze mois précédant août 1973. Le prix du maïs et du soja plus que doublé. Le prix du bovin, du porc et de la volaille augmenté, eux, respectivement de 55, 102 et 153 %. »

En bout de course, c’est le consommateur américain qui réglait l’addition : 29 % de hausse des prix de la nourriture en un an ! La presse américaine se déchaîna évidemment contre le gouvernement Nixon : « Les consommateurs ont une excellente raison d’être en colère. L’accord a entraîné une pénurie de grains aux États-Unis qui entraîne à la hausse le prix du pain, de la viande, du beurre et des laitages ».

Nixon désirait un an plus tôt éviter la colère des agriculteurs, mais maintenant, il lui fallait affronter celle de tout un pays. D’est en ouest, les mères de famille américaines manifestaient devant les supermarchés. Les rayons vides se multipliaient. La valse des étiquettes persistait. Pour la dernière fois de leur histoire, les États- Unis vivaient une crise alimentaire.

Devant la menace de la rue, le président exigea des réactions rapides. Une nouvelle fois, Butz détenait la solution. Elle était radicale et révolutionnaire.

La suite ……demain.

 

 

 

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Extrait de Toxic, le livre de William REYMOND :

« La bataille pour la confirmation devant le Sénat fut âpre et mouvementée. Les démocrates avaient combattu jusqu’au bout, sachant qu’au-delà de la nomination du secrétaire de l’Agriculture se jouait la prochaine élection présidentielle. Finalement, Richard Nixon obtint ce qu’il voulait : Earl Butz rejoignit son gouvernement. Et la menace d’une défaite en 1972 s’éloigna. Mais, sans que personne ne le pressente, commença une révolution dont le monde digère encore aujourd’hui les conséquences.

Earl Butz avait de quoi jubiler. À bientôt soixante-deux ans, ce natif de l’Indiana atteignait enfin le sommet. Depuis 1932 et son diplôme de l’université de Perdue, il avait navigué dans les méandres de la politique et de l’agriculture comme un poisson dans l’eau. Coriace républicain à la langue bien pendue, Butz avait toujours défendu les intérêts du monde agricole. Du moins d’une certaine partie de celui-ci. Le nouveau membre du cabinet de Richard Nixon était persuadé que l’agriculture, en pleine modernisation, appartenait désormais au monde des affaires. Butz avait d’ailleurs été le premier à parler d’agrobusiness. Et ce soir-là, dans une aile de la Maison- Blanche, devant le Tout-Washington, il martelait sa vision : « Notre agriculture est la véritable base de la richesse en Amérique. La première nécessité à la vie est la nourriture. […] Il n’existe pas d’autre endroit au monde où les gens aient accès à de la nourriture avec autant d’abondance, de qualité et à si bas prix ».

Les temps changeant, le président savait que Butz avait raison. Les grosses compagnies piaffaient d’impatience, frustrées des contraintes votées sous Roosevelt. Le New Deal avait protégé le petit propriétaire, alors que selon elles, l’avenir appartenait à la concentration et à la rationalisation des coûts. Nixon n’ignorait pas non plus que les généreux contributeurs de sa prochaine campagne seraient ravis de la nomination de Butz. Lui-même était en outre inquiet de la mauvaise humeur des agriculteurs. En 1971, le prix du grain étant bas, son opposant démocrate originaire du Dakota, George McGovern, en avait fait un argument de campagne et enfonçait le clou. Si Nixon n’entreprenait rien pour aider les fermiers, ces derniers voteraient pour le démocrate. Contesté à cause de l’enlisement au Viêtnam, il ne pouvait donc se permettre d’affronter une forme moderne de jacquerie. La nomination de Butz et son passé pro-agriculture constituaient la solution. C’est pourquoi, le 2 décembre 1971, avant même de rejoindre son nouveau bureau, Earl passa à l’attaque : « Nous allons nous mettre à travailler promptement afin d’augmenter le revenu fermier. Nous allons faire monter les prix à un niveau satisfaisant. Comme je l’ai dit […] le prix du maïs est trop bas, et ce genre de déclaration ne laisse pas trop de place à l’interprétation ».

Pour Nixon, Butz allait faire des miracles à la tête de l’USDA. Et bientôt, la menace McGovern relèverait de l’histoire ancienne. Il était donc temps de lancer l’impression du matériel électoral qui mettrait clairement en main le marché : « Fermiers : réélisez Nixon ou vous perdrez Butz ».

Le 2 décembre 1971, Richard Nixon pensait en somme avoir assuré sa prochaine victoire. Mais en agissant ainsi, il déclencha une crise qui deviendrait bientôt mondiale. »

La suite … demain. L’extrait d’aujourd’hui étant une introduction nécessaire à la compréhension de ce qui va suivre.

 

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Une étude parue sur le site de l’université de Reading, une des plus prestigieuses du Royaume-Uni, prouverait que le champagne neutralise la perte de mémoire liée à l’âge et serait bénéfique dans la prévention de la démence.

L’étude menée par le Pr Jeremy Spencer du département des sciences alimentaires et nutritionnelles de l’university of Reading apporte des résultats surprenants : boire un à trois verres de champagne par semaine serait bénéfique dans la perte de mémoire spatio-temporelle associée au vieillissement.

La consommation faible de champagne retarderait même l’apparition de troubles neurodégénératifs comme la démence sénile.

Ces propriétés inattendues du champagne sont dues aux phénols, retrouvés en grandes quantités dans cette boisson et en quantité moindre dans le vin blanc.

Les polyphénols, retrouvés également dans les myrtilles et le cacao, contribueraient donc au bon fonctionnement cognitif.

Le Pr Spencer invite toutefois à “une approche responsable de la consommation d’alcool” et précise que ces résultats suggèrent que le champagne est efficace à raison“d’une consommation très basse”.

 

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Le Mexique paie un prix élevé pour son mode d’alimentation: avec 163 litres de sodas par an par habitant, il est le principal consommateur de boissons sucrées au monde par tête et le second pays le plus touché par l’obésité après les États-Unis.

Le Mexique compte aujourd’hui 22.000 des 180.000 morts associées dans le monde à la consommation de boissons sucrées, selon une étude de l’université américaine Harvard.

Traditionnellement, le régime alimentaire des Mexicains était constitué de maïs, fruits, légumes et herbes. Mais il suffit de parcourir les rues de Mexico pour constater les modifications intervenues dans les habitudes alimentaires, liées à l’ouverture économique du pays.

Dans les innombrables postes de restauration de rue de la ville, on consomme des « tacos » et des sandwiches de viande de porc ou de boeuf, d’oeufs, de fromage, ainsi qu’une grande variété de fritures, le tout le plus souvent accompagné de sodas.

« Il y a eu un changement d’habitudes alimentaires qui s’est accentué très fortement au cours des vingt dernières années avec une pénétration plus importante des aliments traités industriellement« , en particulier les boissons gazeuses, explique à l’AFP Alejandro Calvillo, directeur de l’ONG Pouvoir du consommateur, qui lutte au Mexique pour la réglementation des produits nocifs pour la santé.

Selon lui, le Mexique, en ouvrant son économie aux traités de libre-échange, « s’est livré aux valeurs mercantiles d’entreprises qui ont transformé l’alimentation traditionnelle des Mexicains », notamment par une publicité « brutale », sans régulation de l’État.

Ainsi, l’obésité a connu une véritable explosion en passant de 9,5% de la population en 1988 à 32% en 2012. Et 70% des quelque 115 millions de Mexicains sont en surpoids.

Le problème est également social et environnemental dans un pays où près de la moitié de la population vit dans la pauvreté et 7,4 millions dans une pauvreté extrême.

Beaucoup de communautés défavorisées ont en effet « un problème d’accès à l’eau » qui pousse à la consommation de sodas, rappelle à l’AFP Yuritzin Flores, de l’ONG internationale Oxfam. Au lieu d’acheter de l’eau en bouteille, plate ou gazeuse, « les gens préfèrent la boisson censée leur donner plus d’énergie et de statut ».

Fin 2012, une proposition d’impôt sur les boissons sucrées a été déposée devant le Parlement mexicain sans suite pour l’instant.

Le gouvernement mexicain a annoncé récemment des mesures de lutte contre l’obésité, mais sans en donner le détail. En attendant, le surpoids continue de provoquer des maladies chroniques, des problèmes cardiovasculaires et certains types de cancer.

Les coûts directs ou indirects des problèmes de poids ont été estimés à près de 10 milliards d’euros pour le système de santé publique mexicain.

Les raisons les plus fréquentes d’hospitalisation au Mexique sont le traitement non chirurgical de l’infarctus, de l’hypertension et du diabète. Cette dernière maladie touche 14% de la population et cause 80.000 morts par an.

Plusieurs établissements commencent à proposer – gratuitement ou à coût réduit – des interventions de chirurgie bariatrique, une technique lourde consistant à réduire la capacité d’absorption des aliments.

« Cela ne résout pas le véritable problème. C’est comme mettre un simple pansement sur une plaie profonde », estime M. Garner.

Toutefois, pour Leticia Bautista, psychologue spécialisée dans les problèmes liés à l’obésité à l’Université nationale autonome du Mexique (Unam), cette intervention « est une chance de vie » pour les cas d’obésité « morbide ».

 

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Journée européenne de lutte contre l’obésité.

Initiative du CHR de Lille avec l’organisation de divers ateliers :

la journée européenne de l’obésité de Lille 2013

Et toujours les 2 problématiques récurrentes quand on parle d’obésité :

– une médicalisation excessive

– une prise en charge essentiellement dirigée vers le big Two (mauvaise alimentation et activité physique insuffisante).

Les prochains chapitres du livre de William Reymond , TOXIC, va nous permettre de comprendre et de rajouter un 3° facteur au big Two pour en faire le big Three :

ce facteur , c’est la responsabilité de l’industrie agro-alimentaire et l’industrialisation de l’alimentation.

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Des nuits trop courtes ouvriraient (un peu trop) l’appétit.

Des nuits courtes – cinq heures de sommeil par nuit pendant une semaine – et un accès illimité à la nourriture, voilà une formule pour prendre du poids, selon une petite étude américaine publiée le 11 mars 2013. Cette étude vient en confirmer d »autres qui ont déjà montré qu’un manque de sommeil peut entraîner un gain de poids, notamment parce qu’on mange plus.

Pour cette expérience, les chercheurs ont suivi 16 jeunes hommes et femmes en bonne santé qui ont passé deux semaines à l’hôpital universitaire de Boulder (Colorado). Leur consommation d’énergie a été évaluée par la mesure des quantités d’oxygène respirées et de CO2 expirées.

Pendant les cinq premiers jours, la moitié des participants ne pouvait dormir que cinq heures par nuit, tandis que l’autre moitié passait une nuit de huit ou neuf heures. A la fin de cette période, les participants ont permuté pour cinq jours supplémentaires. Tous avaient accès à des repas copieux et à des en-cas à tout moment : fruits, yaourts, chips, crèmes glacées. En moyenne, ceux qui n’ont dormi que cinq heures par nuit ont dépensé 5% d’énergie en plus que ceux qui dormaient jusqu’à neuf heures, mais ils ont aussi consommé plus de nourriture, soit 6% de calories supplémentaires. Leur petit-déjeuner était plus léger, mais les en-cas en soirée plus copieux.

Il semble donc que le fait de rester éveillé plus longtemps requiert plus d’énergie, ce qui conduit à manger davantage. « Le fait de dormir moins n’est pas en soi ce qui fait grossir », estime Kenneth Wright, directeur du Laboratoire du sommeil et de chronobiologie à l’université du Colorado à Boulder, qui a dirigé ces travaux. « Mais quand on ne dort pas assez on a tendance à manger plus que nécessaire pour compenser », dit-il.

Dans cette étude femmes et hommes ont réagi différemment. Avec des nuits normales, les hommes ont pris un petit peu de poids tandis que les femmes gardaient la ligne. Mais lorsque les nuits étaient courtes, hommes et femmes ont pris un kilo en moyenne.

Source

Markwald R. Impact of insufficient sleep on total daily energy expenditure, food intake, and weight gain. PNAS 2013 ; published ahead of print March 11, 2013

 

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Près de 40 % des étudiants en médecine américains considèrent les obèses peu fiables et incapables d’être observants. La situation n’est pas meilleure en France.

Une équipe américaine vient de publier dans le Journal of Academic Medicine, une étude portant sur 300 étudiants en 3e année de médecine, concernant leur perception des personnes obèses. 39% d’entre eux ont révélé des préjugés anti-gros, souvent inconscients. Par exemple, pour ces futurs médecins, un patient obèse est beaucoup moins susceptible de suivre correctement son traitement qu’un patient de poids normal. Ces étudiants reconnaissent même qu’ils manifestent moins de respect en paroles ou en actes, vis-à-vis d’un patient obèse.

« Les médecins ont les mêmes a priori que tout un chacun. La blouse blanche ne protège en rien de l’ostracisme anti-gros », dénonce le psychiatre Gérard Apfeldorfer, fondateur du Gros, le groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids. Plusieurs études ont déjà montré que les médecins ont tendance à avoir moins d’empathie et de compréhension pour un patient souffrant d’obésité plutôt que d’une autre pathologie. Un trop grand nombre d’entre eux sont encore persuadés qu’un patient qui n’arrive pas à contrôler son poids souffre juste d’un manque de volonté. « Le discours médical est donc volontiers moralisateur, culpabilisant et ponctué d’ultimatums, regrette le Dr Apfeldorfer. Une jeune femme obèse qui confie à son gynécologue un projet de grossesse a de fortes chances de s’entendre dire « maigrissez d’abord, vous serez enceinte après », c’est scandaleux car elle n’a pas plus de risques qu’une autre si elle est correctement surveillée ! ”

« Actuellement, on peut diviser le corps médical en deux : une moitié qui manifeste la même grossophobie que le grand public et une moitié qui est allée plus loin que ses préjugés, certains commencent même à suivre des formations spéciales sur les patients obèses », résume Anne-Sophie Joly, la présidente du Collectif national des associations d’obèses (CNAO). Si les risques d’une prise en charge chirurgicale sont majorés pour une personne obèse “on peut parfaitement dire les choses sans chercher à culpabiliser ni être gratuitement blessant », souligne la présidente du CNAO.

« Le danger, c’est que cette attitude stigmatisante nourrit la réticence des personnes obèses à aller consulter un médecin quel qu’il soit. C’est un facteur important de mauvaise prise en charge », poursuit Gérard Apfeldorfer. Ce qui peut conduire à des situations dramatiques où des patients obèses souffrant parfois de plusieurs pathologies restent plusieurs années sans aucun suivi médical.

La 4e édition des journées européennes de l’obésité se déroule les 24 et 25 mai dans toute la France avec pour mot d’ordre « Stop aux diktats ».

 

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Aliments plus sucrés, dates de péremption allongées: le parlement a mis fin mardi à des pratiques alimentaires discriminantes pour les outre-mer, en adoptant définitivement et très largement une proposition de loi socialiste en ce sens après un dernier vote du Sénat.

La proposition de loi « visant à garantir la qualité de l’offre alimentaire en outre-mer », déjà adoptée par les députés le 27 mars, a été votée conforme par les sénateurs, c’est-à-dire sans modification, rendant son adoption définitive.

La gauche PS, communiste, PRG et écologiste l’a approuvé mais aussi les centristes de l’UDI. Seule l’UMP s’est abstenue arguant qu’elle préférait attendre une grande loi de santé publique.

Le texte de quatre articles interdit en premier lieu la différence de teneur en sucres ajoutés entre des produits vendus outre-mer, notoirement plus sucrés, et ceux de l’Hexagone. Il entrera en vigueur six mois après promulgation, permettant aux distributeurs d’écouler leurs stocks. La liste des denrées visées, essentiellement produits laitiers et boissons sera fixée par arrêté.

Le rapporteur au Sénat Michel Vergoz, élu PS de la Réunion, a expliqué qu’en Martinique des yaourts aux fruits produits localement « contiennent de 27% à 50% de plus de sucre ajouté ».

Il a souligné la fréquence du surpoids, de l’obésité et du diabète dans les populations ultramarines avec une prévalence de l’obésité de « 22% en Martinique et de 23% en Guadeloupe » contre « 14,5% dans l’hexagone », touchant « particulièrement les femmes et les enfants » (9% des enfants seraient obèses en Guadeloupe et en Martinique contre 3,5% dans l’hexagone).

« Une canette de soda contient 14 g de sucres ajoutés en Martinique contre 10 g » en métropole, a dénoncé Maurice Antiste (PS, Martinique).

« C’est un texte de santé publique et d’égalité pour mettre un terme à des pratiques discriminantes qui visent les outre-mer depuis bien trop longtemps », a lancé Victorin Lurel. Le ministre des Outre-mer, en octobre 2011, alors député, avait défendu un texte identique qui avait été rejeté de justesse à l’Assemblée. Sa réinscription au Parlement était une des promesses de campagne de François Hollande.

Thani Mohamed Soilihi (PS, Mayotte) a fustigé la « prétendue appétence pour le sucre des ultramarins avancée par les industriels ».

« Les chiffres sont terribles », s’est alarmée Annie David (CRC, communiste). Ils « sont édifiants », a renchéri Joël Guerriau (UDI-UC). « Cette pratique inadmissible a des effets directs sur la santé des Ultramarins », a insisté Aline Archimbaud (écolos).

Le texte d’origine a été enrichi lors de son passage à l’Assemblée nationale par deux articles concernant la date limite de consommation (DLC), qui devra désormais être la même pour un produit destiné au marché hexagonal ou ultramarin.

Plus de 300 produits frais font l’objet d’une DLC différenciée, selon M. Lurel. Il a cité les yaourts dont certains ont une DLC de 30 jours à Paris et de 50 jours outre-mer ou le reblochon qui « est commercialisé avec une DLC de 35 jours dans l’hexagone et de 70 jours dans les outre-mer » ou « tel sachet de gruyère râpé » avec « une DLC de 40 jours » en métropole et « 180 jours en outre-mer ».

La Fédération des entreprises d’outre-mer (Fedom) s’était réjouie de cette interdiction d’un double étiquetage, y voyant un moyen de préserver les producteurs locaux, qui eux sont soumis aux 30 jours pour les yaourts, par exemple et subissaient donc « une forme de concurrence déloyale » de produits importés de métropole.

Le texte favorise aussi la production locale en produits frais via des circuits courts lors de l’attribution des marchés publics de restauration collective, notamment scolaire.

« C’est la première fois que nous évoquons les questions relatives à la qualité de l’offre alimentaire en outre-mer dans cet hémicycle » s’est ému Serge Larcher, président PS de la délégation sénatoriale à l’outre-mer.

Alain Millon (UMP) a appelé de ses voeux une « grande loi de santé publique ».

La loi s’appliquera en Guyane, Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Mayotte, St-Barthélémy, St-Martin et St-Pierre-et-Miquelon. La Polynésie Française, la Nouvelle Calédonie et Wallis-et-Futuna ne sont pas mentionnés ayant des compétences propres en matière de santé.

 

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