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Informations générales

Une soixantaine de clients d’un restaurant de Copenhague sacré trois ans de suite « meilleur restaurant du monde » ont été victimes de nausée et de diarrhée, ont révélé vendredi les autorités sanitaires danoises.

Chez Noma, établissement que le magazine britannique  Restaurant a classé au sommet de la gastronomie mondiale en 2010, 2011 et 2012.

« Il a été constaté des malades (vomissements et diarrhées) parmi 12 tablées avec 63 personnes atteintes sur 78 clients sur la période du 12 au 16 février », ont écrit les inspecteurs, qui n’ont pas précisé si ces intoxications étaient graves ou bénignes. « A ce moment-là, il y avait des malades parmi les employés qui manipulent la nourriture », a relevé le rapport.

Un menu (hors boissons) chez Noma coûte 1 500 couronnes, soit quelque 200 euros. Le restaurant a promis qu’il rembourserait ses clients intoxiqués.

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Contraception et IVG. Perdante-perdante : c’est ainsi que l’on pourrait résumer l’issue des différents scandales ayant touché la santé des femmes, à l’image de celui de la pilule Diane 35, dont les utilisatrices sont désormais paniquées, à risque d’une grossesse non désirée, sans alternative miracle -c’est-à-dire dépourvue de risque- et, surtout… ne sont plus remboursées de cette contraception toujours commercialisée !

« La pilule de 3e génération est un faux scandale.  La contraception a un rapport bénéfice/risque favorable ; il y a des indications, des contre-indications  à respecter et il faut que les femmes consultent un gynécologue pour en décider  car il ne faut pas banaliser la prescription de contraceptifs », résume le Dr Odile Buisson. « Si avec 4 accidents thrombo-emboliques sur 10 000 utilisatrices, on considère que la pilule de 3ème génération est dangereuse, il faut que la ministre des Sports   ferment les poneys clubs  car  c’est 300 accidents graves et décès  pour 10 000  enfants de 5 à 14 ans ! »

« La contraception est  payante et  vilipendée tandis que la politique proabortive est encouragée : on double le forfait IVG(interruption volontaire de grossesse) et l’IVG est  gratuite.  Mais on ne fait toujours rien pour développer une réelle politique de contraception et d’éducation à la sexualité. C’est très malsain quand on fait l’un sans l’autre. C’est une politique de mort. »

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Sexualité des femmes.

Le  Dr Odile Buisson présentait déjà à Panorama  du Médecin (n° 5176, 8 mars 2010) ses travaux sur le clitoris, ce continent noir dont la première échographie n’a été réalisée, par elle et Pierre Foldès, qu’en 2005.  Sous l’impulsion du Pr Patrick Madelenat  et avec le Dr Jacques Buvat , président de la Société francophone de médecine sexuelle, elle a ouvert une rubrique  de « médecine sexuelle féminine » dans la revue Gynécologie Obstétrique et Fertilité . La sexualité féminine fait ainsi progressivement son entrée dans le champ de la recherche médicale, qui manque cruellement de connaissances. A l’autre bout de la chaîne, « il faudrait repenser les manuels de SVT (sciences et vie de la terre) : on y apprend bien que la fécondation se fait dans le tiers externe de la trompe… Mais point d’anatomie précise  des organes génitaux externes ! Comme si le clitoris n’existait pas ! », remarque-t-elle.

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Par P LACOSTE ….

Haro sur la péridurale, apologie de l’accouchement dans la douleur, vagues de déremboursement des pilules, disparition de la gynécologie médicale, arrêt net du progrès de l’espérance de vie : quelle tempête a donc bien pu s’abattre sur la santé des femmes françaises? Tour d’horizon avec Odile Buisson qui, dans son livre*, Sale temps pour les femmes : futures mères, si vous saviez, tire la sonnette d’alarme et dénonce sans langue de bois et avec beaucoup d’humour la situation de ressac que connaissent les femmes aujourd’hui.

« Ces dernières années ont vu s’établir un climat de plomb, après l’âge d’or de la fin du XXème siècle et ses grands progrès pour la santé des femmes », déclare sans ambages le Dr Odile Buisson, gynécologue obstétricienne (St Germain En Laye) . « La France, après le Japon, est l’un des pays où les femmes vivent le plus longtemps : 85 ans, contre 83 chez les hollandaises et 82 chez les anglaises… L’espérance de vie des hommes étant identique dans ces trois pays (78 ans). Or en France,  il y a eu récemment un infléchissement  de l’espérance de vie des femmes, cela ne manquera pas de se dégrader davantage avec des choix de politique de santé volontairement moins généreux pour elles. » Les indices de mortalité des mères et des nouveaux nés sont devenus médiocres ces dernières années. Elles sont environ 70 par an à perdre la vie en couches et pour la mortalité infantile, la France est passée du 7e au 20e rang. « Nous ne sommes plus très loin des anglais, dont le modèle de santé fondé sur la rentabilité est envié par nos administrateurs de santé « .

La disparition programmée de la gynécologie médicale (on ne forme plus qu’une trentaine de gynécologues par an après avoir arrêté d’en former pendant plusieurs années) fait partie des raisons pour lesquelles l’espérance de vie des françaises est amenée à diminuer : « l’avancement dans la durée de vie est due pour moitié au progrès de suivi médical, le reste étant porté par l’éducation des mères et le progrès social », précise-t-elle.

Mais la qualité de vie des femmes pourrait se détériorer également. Pour prendre un exemple, en France actuellement, 6% de femmes n’ont plus d’utérus alors qu’elles sont 20% en Angleterre et 40% aux Etats-Unis. Le NHS (National Health Service) anglais essaye par tous les moyens de réduire le taux d’hystérectomie mais il n’y parvient pas. Car la gynécologie médicale telle que nous la connaissons en France n’existe pas dans les pays anglo-saxons. Cependant un utérus, c’est précieux, même s’il ne portera plus jamais d’enfant. « Ne plus avoir d’utérus peut entrainer des effets délétères sur la fonction sexuelle en raison de la dénervation de la région pelvienne qu’implique l’hystérectomie ! », explique Odile Buisson. Car au-delà d’un recul  évident de la condition, c’est l’argent qui mène la guerre aux femmes, les cordons de la bourse n’étant que rarement détenus par elles. « Si en France, les assemblées décisionnelles étaient paritaires, certaines lois franchement iniques pour les femmes ne seraient jamais passées. Elles représentent 52% de la population française, elles sont majoritaires dans le pays mais qui les écoute ? Parmi les européennes, les françaises sont celles qui travaillent le plus et qui ont le plus d’enfants. L’Etat français se doit donc de les respecter davantage en tenant compte des difficultés de leur quotidien jointes aux difficultés de leur physiologie particulière. En consultation,  je ne vois que des femmes claquées, ce n’est pas normal. »

 

 

 

Les nouveaux « professionnels de santé »

Le Dr Buisson s’insurge contre les formations express de gynécologie qui ne sont que des cache-misère: « la gynécologie de pointe, qui avait fait ses preuves en France, est en train d’être supprimée au profit de personnes formées en quatre-vingts heures de cours, ne connaissant pas forcément la  médecine. » Elle se dit inquiète que ces nouveaux « professionnels de santé » ne puissent pas apporter la contradiction aux administrateurs de la  santé et se contentent de suivre les consignes. « La présidente du conseil de l’Ordre des sages femmes évoque l’expertise gynécologique des sages-femmes, mais les médecins gynécologues, ils font quoi exactement en 15 ans d’études? Pourtant ce serait bien que les sages-femmes  qui le désirent puissent faire la spécialité de gynécologie médicale. Je ne parle pas de quatre-vingts heures de cours mais de la spécialisation complète en gynécologie avec 4 ans de stage. Elles ont un niveau master, une passerelle devrait être possible. »

« Les  chefs de service sont sous la dépendance totale d’une hyperadministration qui décide ou non de distribuer les crédits dont ils ont besoin. Certains suivent sans même protester le choix de faire des économies sur la santé des femmes. Car malheureusement, il n’y a pas beaucoup de patrons féministes. Par exemple, Israël Nisand en est un. C’est le seul à avoir réussi à diminuer de moitié le taux d’IVG dans sa région grâce au dispositif info ado. Pourquoi ce dispositif n’a-t-il pas été appliqué partout en France alors que le Collège national des gynécologues et obstétriciens français (Cngof) l’a recommandé en 2010 ? »

Maisons de naissance : menace sur la péridurale

« Je ne partage pas l’idée que la médecine a dévoyé l’accouchement car je ne vois pas pourquoi  les douleurs de l’accouchement ne devraient pas être soulagée à la demande. Sur une échelle de 1 à 10, les douleurs liées à  l’accouchement sont souvent cotées à 12. C’est la seule situation médicale où le soulagement de la douleur est remis en cause. L’accouchement n’est pas une maladie, entend-t-on dire. Oui, mais la mort non plus, et c’est un processus on ne peut plus naturel ! » L’American College of obstetricians and gynecologists remarquait ainsi (1): « il n’existe aucune autre situation clinique où l’on considère acceptable qu’un individu souffre d’une douleur sévère sans traitement, alors qu’il est soigné par un médecin et que des moyens analgésiques sûrs existent pour cette douleur ».  Même l’Ordre des sages-femmes revendique ainsi de remettre « à l’honneur » l’accouchement physiologique. « Le message est clair : il y a un honneur féminin à accoucher en souffrant, à l’opposé du déshonneur de celles qui y auraient renoncé. Les administrateurs surfent sur cette vague car moins de médecine, c’est moins de dépenses. Tout ceci  me fait craindre pour l’avenir… », explique Odile Buisson.

La demande de création de « maisons de naissance » est intéressante pour comprendre ce qui se passe. Il faut avant tout faire la différence entre les maisons de naissance qui sont sous la responsabilité des sages-femmes, où la péridurale est proscrite et les « espaces physiologiques de naissance » des maternités où les sages-femmes dépendent des médecins, où une mère qui accouche peut obtenir une péridurale quand elle la réclame. Raison pour laquelle, dans une maison de naissance, la parturiente doit renoncer définitivement à une éventuelle péridurale, et ce quelle que soit l’intensité de la douleur ? « Si la péridurale était autorisée, toutes les femmes s’y précipiteraient pour les extraordinaires agréments hôteliers de ces maisons (loin du formica décrépi plutôt de mise à l’hôpital)  et l’accompagnement permanent et chaleureux des sages-femmes beaucoup plus nombreuses. C’est le caractère inhumain des usines à bébés ainsi que le manque d’accompagnement qui dégoûtent  les femmes et les poussent vers l’accouchement dit naturel et non l’envie de souffrir. »

Un vent mauvais souffle sur la péridurale. « Je me méfie beaucoup des décideurs qui un jour pourraient ne vouloir la réserver qu’aux cas pathologiques comme en Hollande ! » « Les Néerlandaises sont nombreuses à penser la péridurale inutile, 90% accouchent sans », indiquent ainsi benoîtement les messieurs de la cour des comptes (2) : 820 000 accouchements français par an perfusés, périduralisés, instrumentalisés, césarisés, cela coûte davantage que 820 000 femmes qui serrent les dents sous les draps !  Du côté des femmes, c’est parfois une quête de sens qui les pousse aussi vers les maisons de naissance : « ce siècle est  religieux, on est dans une recherche de sens et de sacralisation de  la douleur ».

« Soigner moins pour soigner mieux » : un adage qui fait de nombreuses victimes

A l’opposé de cette quête de sens, c’est bien de déshumanisation progressive dont souffrent les hôpitaux comme les maternités, soumis à une exigence d’industrialisation de la santé sous pression des administratifs. Un des enjeux ? Diminuer la durée du séjour post accouchement (2,9 milliards de dépenses en obstétriques en 2010). « La cour des comptes, qui se mêle d’interférer avec la médecine, estime donc que 40% des femmes ayant accouché par les voies naturelles et 30% ayant eu une césarienne peuvent rentrer plus tôt à la maison… Avec à la clé un agent administratif – encore un ! – chargé de pousser ces femmes à partir. Seules les femmes privilégiées s’en sortent : celles qui ont un logement, un conjoint engagé, etc. Or le facultatif congé paternité ne soulagera pas ces femmes : pendant leur 11 jours, vont-ils faire davantage et mieux que ce qu’ils font assez peu et mal le reste de l’année ? (3)  » C’est ainsi qu’on voit revenir des pathologies qui avaient disparu telles que l’ictère nucléaire du nouveau-né avec ses séquelles neurologiques et son risque de décès. « Par ailleurs, l’allaitement  au sein est presque devenu une injonction, mais on n’en donne pas les moyens aux femmes  motivées. On les renvoie précocement  au 3ème jour alors que se produit la montée laiteuse ;  comment peuvent-elles réussir leur allaitement  quand elles sont livrées à elles-mêmes ? (85% commencent à allaiter au sein mais 50%  abandonnent). Dans ces grandes maternités, le personnel travaille à flux tendus. A titre de comparaison, dans la maison de naissance voisine, il y a une sage femme pour 50 accouchements annuels alors que dans la maternité c’est une sage femme pour 800!  Sans parler des locaux  qui sont parfois très dégradés…  Forcément que les femmes demandent  parfois à rentrer plus vite ! »

Bioéthique :

« La France est en train de devenir une prison bioéthique et on demande aux médecins de jouer le rôle de maton. Ils menacent et intimident les médecins de quel droit ? », s’insurge Odile Buisson à propos de la lettre de la DGS menaçant de 5 ans de prison et 75000 euros d’amende les gynécologues qui donneraient à leurs patientes des adresses à l’étranger pour obtenir un don d’ovocytes. « Il y a plus de 3 000 femmes qui, désespérées d’attendre en France, ont recours à un don d’ovocytes à l’étranger,  je ne vois pas pourquoi on refuserait d’aider ses femmes.  Bien sûr qu’on continuera à donner des adresses à l’étranger, comme pour les IVG hors délais ! »

 

Mais voici une raison d’espérer, le Cngof a pris le 12 décembre dernier une position rafraichissante, se déclarant favorable à l’autoconservation ovocytaire sociétale, arguments à l’appui : « l’autoconservation de convenance est possible pour les hommes. Il n’y a pas de raison particulière pour que cela ne soit pas autorisé aux femmes. Il ne serait pas admissible, comme la loi le prévoit pourtant, de limiter la possibilité d’autoconservation aux seules femmes qui accepteraient de donner une partie de leurs ovocytes. Un tel chantage nous parait éthiquement inacceptable. »

* Sale temps pour les femmes. Odile Buisson. Éditions Jean-Claude Gawasewitch. Collection coups de gueule. 288 pages. 19,90€

(1) ACGO commitee opinion n°295, juillet 2004.

(2) rapport de la cour des comptes septembre 2011. Le rôle des sages femmes dans le système de soin.

(3) sources : observatoire de la parité et N Séjourné et al. Effets du congé de paternité sur la dépression du post partum maternel. Gynécologie Obstétrique et Fertilité, 2012 ; 40 : 360-4.

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Le prochain groupe de parole aura lieu le vendredi 10 mai 2013 à 19 h.

N’hésitez pas à nous soumettre des sujets que vous souhaiteriez voir aborder.

Réservez votre soirée pour pouvoir y assister …….

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La capacité de concentrer son mental sur l’expérience immédiate est un des aspects qui peut être amélioré par la pratique de la méditation. Or se concentrer sur le moment présent, grâce à la méditation en pleine conscience, fait baisser les niveaux de cortisol, l’hormone du stress, confirme cette étude de l’Université de Californie, Davis, qui, pour la première fois, montre dans la revue Health Psychology, une relation directe entre méditation, attention et stress.

Les chercheurs ont travaillé sur les données issues du Shamatha Project, une étude de cohorte portant effets de la méditation sur le corps et l’esprit. Tonya Jacobs, chercheur à l’UC Davis pour le Mind and Brain Institute, auteur principal de l’étude, rappelle que les niveaux élevés de cortisol, une hormone produite par la glande surrénale, sont associés à un stress physique ou émotionnel. Une libération prolongée de cette hormone va entraîner de nombreux effets néfastes sur un certain nombre de systèmes physiologiques.

Ici, les chercheurs ont évalué par questionnaire les différents aspects de l’attention auprès d’un groupe de bénévoles avant et après un programme intensif de 3 mois de retraite et de méditation et mesuré dans la salive, les niveaux de cortisol de ces participants. Au cours de leur retraite, les participants ont été formés à la pleine conscience de la respiration et à la concentration mentale par un maître érudit bouddhiste. Les participants ont également été sensibilisés à la bienveillance, à la bonté, la compassion, la joie et à l’empathie.

Les chercheurs confirment la corrélation entre un score d’attention élevé et un faible taux de cortisol avant et après la retraite. Les personnes dont le score d’attention est accru après la retraite montrent une diminution du taux de cortisol. Plus une personne parvient à mobiliser ses ressources cognitives sur l’expérience sensorielle immédiate et la tâche à accomplir, plus les niveaux de cortisol baissent. Si la recherche ne montre pas de relation de cause à effet, l’association, elle démontrée, suggère que la réduction des niveaux de cortisol peut conduire à la pleine conscience ou l’inverse. De plus, la retraite de méditation montre également des effets positifs sur la perception visuelle, une attention soutenue, le bien-être émotionnel, l’activité du cerveau au repos et l’activité de la télomérase, une enzyme importante pour la santé cellulaire.

Plus simplement, les auteurs indiquent qu’entraîner son esprit à se concentrer sur l’expérience immédiate peut réduire la propension à ruminer le passé ou à s’inquiéter de l’avenir, ces processus-mêmes qui conduisent à la libération de cortisol. Une idée qui n’est pas nouvelle, ajoutent-ils, qui existe depuis des milliers d’années à travers différentes cultures et idéologies mais qui pourtant  commence à peine à être intégrée dans la pratique clinique occidentale, alors que les preuves scientifiques s’accumulent.

Source: Health Psychology doi: 10.1037/a0031362 Mar 25, 2013 Self-Reported Mindfulness and Cortisol During a Shamatha Meditation Retreat.

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Mardi 02 Avril 2013 sur France 2 à 22h30

bande annonce : régimes : la vérité qui dérange

Un tiers des Français avouent avoir déjà suivi un régime amaigrissant. Et près d’une femme sur deux.

Fin 2010, un rapport officiel de l’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’Environnement et du Travail (ANSES) passe inaperçu. Pourtant, sa conclusion est accablante : sur un an, 80 % de ceux qui font un régime reprennent les kilos perdus. Pire, il est désormais prouvé que la multiplication des régimes sur plusieurs années contribue à la prise de poids. Un pavé dans la mare que les lobbies étouffent. Avec 20 millions de Français accros aux régimes, la manne financière est trop importante pour que la vérité scientifique mette ainsi tout à terre.

Pourquoi reprend-on du poids quasi systématiquement ?
Pourquoi la multiplication des régimes conduit-elle à la prise de poids ?
En quoi sont-ils dangereux pour la santé ?
Et surtout, quelles sont les solutions pour perdre du poids durablement sans faire de régime ?

Pour répondre à ces questions, le documentaire adopte une écriture originale qui croise trois modes narratifs où se mêlent les histoires d’Ingrid, Sandra et Fabien, une série d’expériences inédites et des séquences courtes de dessins animés ludiques. Ce film est un coup de pied dans la fourmilière des vendeurs de rêves.

Documentaire réalisé par Pierre-François Glaymann et Bruno Victor-Pujebet.
D’après Thibaut Camurat, Pierre-François Glaymann et Bruno Victor-Pujebet.
Conseillers scientifiques : Professeur Jean-Michel Lecerf et Elena Sender.
Produit par Les Bons Clients.
Avec la participation de France Télévisions et Centre national du cinéma et de l’image animée.

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Après le scandale de la viande de cheval, celui du poisson ?

Sur le marché américain, la fraude apparaît massive. Une étude menée par Oceana, publiée le 21 février, révèle qu‘un tiers des poissons consommés ne sont pas ce que les clients croyaient acheter.

Pour évaluer l’importance des espèces communes vendues au prix d’une variété bien plus noble – une forme d’escroquerie très rémunératrice –, l’organisation non gouvernementale (ONG) américaine a fait procéder, de 2010 à 2012, à l’analyse ADN de 1 215 échantillons collectés dans 674 magasins d’alimentation et restaurants de 21 Etats.

Les résultats sont sans appel : 33 % des spécimens étudiés ne correspondent pas à l’espèce affichée et portent un étiquetage non conforme à la charte établie par l’Agence américaine des produits alimentaires et des médicaments (FDA). Le thon et le vivaneau sont les plus mal étiquetés : le premier l’est dans 87 % des cas, le second 59 %. Entre 19 % et 38 % des morues, des flétans et des bars chiliens présentent eux aussi des labels indus, et 7 % des saumons ; 44 % des commerces visités sont concernés. Ce taux grimpe pour les restaurants de sushi, dont les cartes sont fausses dans trois quarts des cas. Les magasins d’alimentation sont touchés dans une moindre mesure (18 %).

L’arnaque est multiforme : elle englobe des poissons d’élevage pseudo-sauvages et des variétés surexploitées, voire en péril, que l’on fait passer pour d’autres dont la survie n’est pas menacée. L’ONG a aussi repéré des produits de la mer déconseillés aux femmes enceintes en raison de leur teneur élevée en mercure, tel le bar, commercialisés sous d’autres noms.

SEULS 2 % DES PRODUITS DE LA MER SONT CONTRÔLÉS

« Il est difficile de déterminer si la fraude s’est produite sur le bateau, pendant le traitement des poissons, au niveau du gros, lors de la vente au détail ou ailleurs », expliquent les auteurs. Les Etats-Unis important 90 % de leur consommation, la traçabilité est très difficile à établir. Or, « les contrôles de la FDA ne portent que sur 2 % des produits de la mer », selon Beth Lowell, directrice de cette campagne. Oceana regrette que non seulement le consommateur soit escroqué, mais qu’il se voie en outre nier le droit de discerner les espèces qu’il souhaiterait préserver, comme le déplore la scientifique Kimberly Warner, principale auteure de cette recherche.

Il n’existe pas d’enquête comparable à l’échelon européen. Mais certaines investigations plus ciblées montrent que des malversations existent aussi de ce côté de l’Atlantique. Une étude publiée dans la revue Fish and Fisheries en 2011 a révélé que respectivement 28 % et 7 % du cabillaud vendu en Irlande et au Royaume-Uni étaient mal étiquetés : la traditionnelle morue est en réalité soit du merlan, soit du lieu jaune ou noir.

Qui goûtera la différence après panure et friture ? Les mêmes relèvent nombre d’impostures en Espagne, où le consommateur paie le kilogramme de merlu d’Afrique au prix de son cousin européen ou américain, autrement dit presque deux fois plus cher. Le WWF s’est, lui, attaché à pister les dépassements de quotas de thon rouge, toujours avec le recours aux analyses ADN.

LA FRANCE IMPORTE 80 % DE SA CONSOMMATION DE POISSONS

Ces défenseurs de l’environnement s’intéressent à ces arnaques aux consommateurs parce qu’elles sont révélatrices d’un grave problème de surpêche. Des livraisons du monde entier remplacent des espèces régionales qui viennent à manquer. Ainsi le pangasius, prisé des grandes surfaces comme produit d’appel, a-t-il débarqué d’Asie sur les marchés occidentaux à partir de 2000. Ce poisson d’eau chaude et saumâtre a mauvaise réputation pour ses conditions d’élevage.

« Heureusement, les gens sont mieux informés et sa consommation a chuté », note Hubert Carré, directeur du Comité national des pêches, qui se souvient d’une affaire de thon tropical trempé dans un bain rouge pour le faire passer pour un congénère plus coloré.

Depuis 2010, l’administration a notamment cherché à savoir combien de lottes « fraîches » étaient préalablement surgelées, quel poids d’eau et d’additifs contenaient les coquilles Saint-Jacques avant leur congélation, combien de juvéniles trop petits se retrouvaient sur le marché… Elle n’est jamais revenue bredouille.

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Une enquête de l’association Générations futures met en évidence l’exposition aux pesticides des salariés viticoles.

Si elle n’a été menée que sur un nombre limité de personnes et ne reflète donc pas l’état de la contamination dans toutes les vignes françaises, l’étude établit de façon manifeste la présence accrue de résidus d’herbicides, d’insecticides et de fongicides chez les quinze salariés qui se sont prêtés à l’expérience, en comparaison avec un groupe témoin de dix personnes n’exerçant pas ce métier.

Les professionnels, même quand ils ne manipulent pas directement les pesticides, portent ainsi en moyenne onze fois plus de résidus de phytosanitaires que les autres personnes testées.

Plus de 22 substances ont été détectées, dont de l’azoxystrobine (signalé comme irritant pour les yeux, dangereux pour l’environnement), du zoxamide (irritant pour la peau, très toxique pour l’environnement), et du diuron (interdit en France depuis 2003).

Au moins 45% des molécules repérées sont classées cancérigènes possibles et 36% sont suspectées d’être des perturbateurs endocriniens.

Marie-Lys Bibeyran, dont le frère, ouvrier agricole, est décédé d’un cancer en 2009 ajoute : « Les salariés ont du mal à envisager que leur travail puisse avoir un tel impact. Le danger est sous-estimé. Mon frère n’était pas le seul à avoir des saignements de nez. »

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Ingrédients (pour 4 portions) :

–          500g de carottes

–          300g de patates douces

–          200g de topinambours

–          1 cuillère à soupe de crème fraîche épaisse

–          Sel et  poivre

 

Préparation :

1.       Laver, éplucher, laver et couper en morceaux les légumes

2.       Les cuire dans de l’eau bouillante pendant ½ heure (l’eau doit être juste à hauteur des légumes afin de ne pas trop diluer les vitamines et les minéraux)

3.       Mixer les légumes en rajoutant au fur et à mesure l’eau de cuisson (ceci afin d’obtenir la consistance choisie)

4.       Rajouter la crème fraîche, le sel et le poivre.

 

Bon appétit !

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