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obésité et comorbidités

Marseille n’ignore plus l’obésité.

Selon une étude de l’AP-HM (Assistance publique-hôpitaux de Marseille), 28 % des bénéficiaires de l’aide alimentaire en ville sont obèses.

Et l’obésité sévère (quand l’indice de masse corporelle ou IMC* est compris entre 35 et 40) a augmenté de 200 % ces dernières années. «Ce sont des chiffres aussi importants que dans le nord de la France, explique Anne Dutour, nutritionniste à l’hôpital Nord. Jusqu’à présent, on disait que la cuisine méditerranéenne protégeait de l’obésité. Ce n’est plus le cas.

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L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) tire la sonnette d’alarme : le surpoids et l’obésité deviennent si répandus chez les jeunes Européens que notre définition de la normalité risque de s’en trouver affectée. Zsuzsanna Jakab, directrice régionale de l’OMS pour l’Europe, avertit : « Le surpoids est désormais plus fréquent qu’inhabituel. Nous ne devons pas laisser une autre génération grandir avec l’obésité comme nouvelle norme. »

Le bureau de l’OMS pour l’Europe vient de dévoiler une série de fiches-pays faisant le point sur la nutrition, l’obésité et l’activité physique dans chacun des 53 pays qu’il couvre. Ces fiches dressent un tableau d’autant plus sombre qu’elles concentrent l’analyse sur les enfants et les adolescents.

Alors que les Américains retrouvent le sourire avec la récente annonce par le CDC d’une baisse spectaculaire de l’obésité chez les 2-5 ans, le diagnostic de l’OMS est sévère pour les jeunes générations du vieux continent. Dans quatre pays de la zone, la prévalence du surpoids chez les enfants de 11 ans dépasse les 30 % : Grèce (33 %), Portugal (32 %), Irlande (30 %) et Espagne (30 %). Et dans onze pays, plus de 20 % des enfants de 13 ans sont en surpoids.

Les causes du phénomène sont bien connues : « La sédentarité, conjuguée à une culture qui favorise la consommation d’aliments peu chers, pratiques et riches en matières grasses, en sel et en sucre, constituent un cocktail mortel », explique Zsuzsanna Jakab. Dans 23 des 36 pays pour lesquels l’OMS dispose de données concernant l’activité physique, cette dernière est insuffisante chez au moins 30 % des garçons et des filles âgés de 15 ans et plus.

La France plutôt épargnée

Les comparaisons effectuées par l’OMS montrent que le surpoids est plutôt moins répandu en France que dans les autres pays européens. Avec certains États scandinaves, notre pays est même cité par l’organisation internationale comme faisant partie de ceux qui ont stabilisé la prévalence de ce phénomène.

Tout n’est pas rose pour autant au royaume autoproclamé de la gastronomie. Environ 19 % des garçons et 11 % des filles de 11 ans y sont en surpoids. Chez les 13 ans, les chiffres sont de 18 % pour les garçons et 13 % pour les filles, et chez les 15 ans, ils sont respectivement de 16 % et de 8 %.

Pour lutter contre ce qu’elle considère comme une épidémie, l’OMS recommande d’encourager la consommation de légumes et de fruits, d’augmenter la fiscalité sur les aliments peu sains, de mieux contrôler la publicité, promouvoir l’activité physique : sur les bords du lac Léman, on n’a pas encore trouvé de recette miracle contre le surpoids…

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Une étude américaine fait le lien entre le surpoids des enfants et la présence d’une télévision dans leur chambre. Même s’ils la regardent peu, elle aurait un impact direct sur leur Indice de masse corporelle (IMC).

Les enfants ayant une télé dans leur chambre seraient plus susceptibles de développer des troubles du comportement alimentaire.

Regarder la télévision peut être nocif pour la santé, c’est un fait connu des scientifiques depuis plusieurs années. Alors quand elle squatte la chambre de vos enfants, il y a péril en la demeure, et pas seulement pour la violence qui y est diffusée. En cause, le surpoids qu’elle engendrerait chez les plus jeunes. Une étude américaine publiée dans le journal médical Jama Pediatrics révèle en effet que les enfants qui ont une télé dans leur chambre seraient en moyenne plus gros que les autres.

Les chercheurs de l’Université de Dartmouth, aux Etats-Unis, ont analysé les données récoltées lors d’un sondage téléphonique sur près de 3 055 enfants âgés entre 10 et 14 ans et de leurs parents pour parvenir à cette conclusion. 60 % d’entre eux étaient équipés d’une télé dans leur chambre. Résultats : ces derniers pèsent en moyenne 400 grammes de plus que ceux qui n’en ont pas. Autre fait : ceux qui ont installé un écran dans leur chambre ont vu leur IMC (Indice de masse corporelle) augmenter d’un demi point en deux ans et de 0,75 point en quatre ans par rapport à ceux qui en étaient épargnés.

Les troubles du sommeil engendrent un surpoids

Les chercheurs notent toutefois que le temps passé devant l’écran n’influerait pas sur cette prise de poids. En cause : le sommeil, perturbé par la télé, mais aussi par l’utilisation des tablettes et des smartphones, de plus en plus accessibles aux plus jeunes. Or, on sait que le sommeil a un impact direct sur la prise de poids, quel que soit l’âge. Autre élément déclencheur, les publicités alimentaires dont ils sont les cibles privilégiées, qui vantent bien souvent la consommation de produits riches en calories.

En 2007, des chercheurs américains avaient publié les 7 règles d’or pour lutter contre l’obésité infantile. Dans ce pays où l’obésité est un problème sanitaire porté par la Première dame Michelle Obama, 8 % des enfants âgés de 2 à 5 ans sont obèses (chiffre en diminution). En France, en 2012, l’obésité et le surpoids concernaient respectivement 3,5 % et 4,5 % des enfants, selon l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (Inpes). Un enjeu de taille, alors que chaque année, l’obésité tuerait dans le monde plus de 3 millions de personnes victimes de diabète, hypertension artérielle et autres pathologies liées au surpoids. La malnutrition, elle, ne ferait « que », un million de morts.

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De 1985 à 2011, le taux d’obésité est passé de 6 à 18% au pays.

Le taux d’obésité a triplé au Canada en l’espace de 25 ans, selon une étude réalisée par des chercheurs de l’Université Memorial de Terre-Neuve.

De 1985 à 2011, le taux d’obésité est passé de 6 à 18 % au pays. La recherche indique aussi que 21 % des Canadiens seront obèses en 2019.

Certaines provinces sont plus touchées que d’autres, notamment Terre-Neuve et Labrador, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse. En revanche, la Colombie-Britannique et le Québec affichent les taux les plus bas.

Les résultats de ces travaux ont été publiés dans la revue scientifique Canadian Medical Association Journal.

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Barbie® doit-elle devenir grosse ? Les fabricants de jouets devraient-ils créer des poupées aux formes plus généreuses ? C’est la question posée par un groupe Facebook prônant, comme son nom l’indique, le « plus size modeling », c’est-à-dire le mannequinat de femmes faisant bien plus d’un 36. Accompagné d’une photo montrant une Barbie® au physique pour le moins enveloppé, ce post a lancé un vif débat.

 

La fameuse Barbie® fait décidément couler beaucoup d’encre et représente un symbole suffisamment puissant partout dans le monde pour que son image, lorsqu’elle est modifiée, provoque la polémique. Après avoir vu son crâne rasé afin de rassurer les petites filles atteintes d’un cancer, ou encore ses cheveux transformés en dreadlocks ou en coupe afro pour que les fillettes de toutes les origines puissent s’identifier à leur jouet favori, la poupée a de nouveau un changement drastique, non pas capillaire, mais pondéral. Elle s’est en effet étoffée de plusieurs kilos pour afficher une silhouette aux formes très généreuses et un double, voire triple menton. Un nouveau physique qui lance, pour la énième fois, le débat sur la taille mannequin et la représentation du corps féminin proposée aux enfants.

Aux manettes de cette nouvelle polémique : le site Plus Size Modeling, faisant l’apologie des courbes. En utilisant l’image de cette Barbie® XXL, le groupe invite sur Facebook les internautes à se prononcer pour ou contre la création de poupées « plus size ». Après tout, puisque même l’industrie de la mode, où prévaut la taille 0, s’est adaptée et compte parmi ses figures les plus célèbres, des top models toutes en rondeurs, pourquoi celle du jouet ne suivrait-elle pas le même chemin ? Et on peut dire que la question n’est pas passée inaperçue. En quelques jours, ce post a reçu pas moins de 39 000 likes (soit autant d’accords), et 4 500 commentaires. Si la démarche est donc en majorité saluée, elle ne fait pourtant pas l’unanimité. Car si les mensurations de la célèbre blonde en plastique ne sont en rien réalistes, celles-ci tendraient, pour de nombreux commentateurs, à prôner l’obésité plutôt que de simples formes. « Montrer une poupée au physique réaliste est une très bonne idée et envoie un message positif d’estime de soi à toutes les jeunes filles. Mais fabriquer une Barbie® morbidement obèse, NON, écrit ainsi une internaute. Cela leur indique que ce n’est pas grave de trop manger et de ne pas être en bonne santé ! » « C’est horrible, s’exclame une autre. Peut-être lui donner un peu plus de formes, mais pas promouvoir l’obésité. Un triple menton ? Vraiment ? Je suis moi-même ronde mais je trouve cela ridicule ! »

C’est donc à la demi-mesure qu’appellent la plupart des commentateurs. Une voie déjà choisie par l’artiste Nickolay Lamm qui avait redéfini les proportions de la poupée afin qu’elle ressemble à une jeune fille de 19 ans normale et qu’elle puisse tenir sur ses pieds (chose qu’elle serait incapable de faire si la demoiselle était réelle, étant donné son physique défiant les lois de la science du même nom). Plus petite, plus ronde, dotées d’yeux ne la faisant plus ressembler à un personnage de manga, cette Barbie®, avait cependant également reçu son lot de critiques.

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Un hôpital britannique a mis à disposition de son personnel hospitalier un costume spécialement étudié pour leur faire prendre conscience des difficultés quotidiennes des patients obèses.

Expérimenter soi-même les limites du corps pour aller au-delà de la théorie.

Pour aider les infirmiers à mieux prendre soin des patients souffrant d’obésité, l’hôpital de Peterborough (Grande-Bretagne) a décidé d’investir dans ce surprenant dispositif. Il donne à son porteur la corpulence d’un individu d’un peu plus de 250 kg, « avec une répartition réaliste du poids tout autour du corps », selon son fabriquant.

Commercialisé sous le nom de BariSuit®, ce costume d’une valeur de 1.000 livres (1.200 euros) vise deux objectifs. Il s’agit tout d’abord de permettre aux infirmiers de s’entraîner aux gestes quotidiens associés au déplacement d’un malade, sans risquer d’infliger des souffrances à un patient. Il est également destiné à être revêtu par le personnel pour ressentir la perte de mobilité vécue par les patients en très grand surpoids.

L’initiative est à rapprocher des différents dispositifs de « simulation de la vieillesse » développés ces dernières années par des physiologistes afin d’aider les personnes en contact avec les populations âgées à mieux comprendre les difficultés que celles-ci éprouvent à réaliser des tâches quotidiennes.

 Dr BUENOS  : Seconde peau mettant moins en valeur que la seconde peau du réseau ROSA.

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Même avec un IMC « normal », la graisse viscérale peut accroître le risque de cancer. C’est ce que démontre cette étude, la première à utiliser l’imagerie radiographique directe du tissu adipeux plutôt que la donnée IMC pour évaluer la relation entre l’obésité et le risque de cancer. Les conclusions, présentées dans la revue Applied Physiology, Nutrition, and Metabolism, mettent en évidence les répercussions négatives de l’adiposité sur la santé à long terme, particulièrement chez les femmes et les hommes âgés.

L’obésité est associée à un risque accru de plusieurs types de cancer. Cette étude de chercheurs National Institute on Aging (NIA/NIH) ont étudié la relation entre les réserves de tissus adipeux, le risque de cancer chez 2519 participants (1179 hommes et 1340 femmes), âgés de 70 à 79 ans, exempts de cancer.

Au-delà du calcul habituel de l’IMC, les chercheurs ont évalué les tissus adipeux par absorptiométrie à rayons X et par tomographie, et pris en compte la quantité de tissu adipeux viscéral, de tissu adipeux sous-cutané à l’abdomen, de tissu adipeux entre les muscles de la cuisse.

Durant les 13 années de suivi, 617 participants ont développé un cancer dont 224 des cancers reconnus comme associés à l’obésité.

Cette analyse par imagerie confirme l’association entre la quantité de tissu adipeux et le risque de cancer :

• La quantité totale de tissu adipeux, dont « viscéral » est associée à un risque accru –par écart-type- de cancer chez les femmes (HR : 1,14).

• Chez les femmes, la quantité totale de tissu adipeux est positivement liée au risque de cancers déjà associés à l’obésité (HR : 1,23),

Les hommes présentant le plus de graisse viscérale ont ainsi un risque multiplié par 3 de cancer de l’œsophage, du pancréas, de la thyroïde et colorectal, vs les hommes ayant peu de graisse viscérale.

Ces observations confirment le lien entre des réserves accrues de tissu adipeux et le risque de cancer mais avec des relations différentes chez les hommes et les femmes. Des risques de cancer qui dépassent ceux actuellement estimés par le National Cancer Institute comme étant liés à la seule obésité. Une fois de plus, l’IMC n’apparaît pas comme un indicateur suffisant, puisque même « normal », la présence accrue de tissu adipeux suffit à accroître le risque de cancer.

Source: Applied Physiology, Nutrition, and Metabolism 4 Dec, 2014 DOI: dx.doi.org/10.1139/apnm-2013-036 c0mbattre l’obésité

 

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Dans 70 % des films pour enfants, les personnages sont stigmatisés en raison de leur poids.

L’étude montre aussi qu’il y a deux fois plus de séquences avec un contenu obésogène que de séquences saines.

S’il y a bien un lieu où la règle des « 5 fruits et légumes par jour » n’est pas respectée, c’est bien dans les films pour enfants. Le docteur Eliana Perrin, professeur de pédiatrie associée à l’Ecole de Médecine de l’Université de Caroline du Nord, a mené une étude publiée dans la revue Obesity qui examine les films pour enfants sortis aux Etats-Unis entre 2006 et 2010. Elle a plus particulièrement cherché dans ces films les messages concernant l’obésité et la prévalence de la stigmatisation du poids.

Kung Fu Panda, Alvin et les chipmunks, Shrek, mais aussi Cars, WALL-E et Harry Potter, et quatorze autres films pour enfants ont été analysés à la loupe. « Ces films pour enfants offrent une présentation discordante à propos de la nourriture, de l’exercice et du poids, en rendant glamour des comportements sédentaires et des habitudes alimentaires néfastes tout en condamnant l’obésité elle-même », résume la spécialiste.

Pourtant, l’Académie américaine de pédiatrie (American Academy of Pediatrics) rappelle que les enfants d’aujourd’hui ont une plus courte espérance de vie que leurs parents, du fait de la menace de l’obésité. Surtout si les mauvais comportements alimentaires sont représentés dans les films pour enfants, ce qui a tendance à renforcer leur caractère normal.

Illustration, dans le panel des 20 films les plus populaires chez les enfants américains, le Dr Eliana Perrin remarque que les parties exposant un comportement « malsain » sont deux fois plus nombreux que ceux représentant un comportement « sain » et que la majorité des films (70%) propose des contenus stigmatisant le poids d’un des personnages. La nourriture est d’ailleurs particulièrement mal représentée : dans 26 % des films, on peut voir des portions exagérément trop grandes, dans 51 % des cas, les personnages principaux se restaurent avec des « snacks » de type « junk-foods » (barres chocolatées, chips etc.) ou boivent une boisson sucrée, dans 19 % des films.

Quant au comportement, 40 % des films ont mis en scène les personnages mangeant devant la télévision, 35 % devant un ordinateur et 20 % sur un jeu vidéo. Au total, il y a deux fois plus de séquences avec un contenu obésogène que de séquences saines.

L’abondance de snacks trop gras et trop sucrés, la popularité des boissons sucrées, auxquelles s’ajoute les portions disproportionnées et la raréfaction des repas en famille au profit du fast-food ont des conséquences néfastes pour la santé alimentaire des plus jeunes.

 

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Les gens deviennent de plus en plus gros en moyenne.

La question est: comment combattre l’obésité ?

Quelqu’un a dit: tout ce qui peut être mesuré, peut être amélioré, et voici que des capteurs hi-tech pourraient mesurer la quantité de nourriture ingérée, ainsi que le niveau de l’activité, afin qu’on puisse faire le lien entre l’obésité et le style de vie.

Ce projet est financé par l’Union Européenne, et s’appelle Splendid. Il est destiné aux jeunes gens pour les persuader d’adopter des modes de vie plus sains, et d’être plus conscients de leurs habitudes alimentaires et d’activité physique.

Le système Splendid sera d’abord testé sur 200 étudiants du secondaire en Suède, et des enfants recevront le même test au Pays-Bas. On peut supposer que les personnes ordinaires comme vous et moi pourront tirer parti de tels chiffres, mais des athlètes pourront aussi bénéficier de cette technologie pour améliorer leurs performances.

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Selon l’OMS, la Bosnie-Herzégovine est le 2e pays d’Europe où il y a le plus fort taux d’obésité et le 6e dans le monde. Aujourd’hui, près des deux tiers de la population est en surpoids. Des chiffres inquiétants liés à une mauvaise alimentation : trop de féculents, pas assez de céréales et de viande. D’autant que le phénomène ne cesse de s’aggraver et touche de plus en plus d’enfants.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, en Bosnie-Herzégovine près des deux tiers de la population souffre de surpoids (62,9 %). Des études ont montré que les bosniens mangent en moyenne cinq tranches de pain par jour tandis que 12 % de la population consomme chaque jour biscuits, gâteaux ou autres friandises. Les experts en nutrition ont en effet mis en garde sur le fait que les bosniens sont les Européens qui se nourrissent le plus d’aliments à base de féculent et de très peu de viande.

Les données du ministère de la Santé de Republika Srpska (RS) montrent notamment qu’un habitant sur cinq ne tient absolument pas compte de sa santé lors du choix des aliments qu’il consomme ; cela est encore plus marqué au sein de la population à faible niveau d’éducation et dans les zones rurales.

De plus en plus d’enfants obèses

Constatant que 5 % des enfants de moins de cinq ans sont obèses, les autorités de RS de cette entité ont pris une série de mesures afin de résoudre ce problème et de prévenir son aggravation. Dans le cadre d’un projet de l’Assurance maladie, un groupe d’enfants en surpoids a ainsi effectué un séjour de 10 jours sous la supervision d’une équipe de professionnels pour essayer de perdre du poids et de changer leurs habitudes de vie, ce qui a causé des difficultés.

Les enfants ont reconnu qu’ils n’aimaient pas ces nouveaux aliments et, lors d’ateliers psychologiques, ils ont montré combien leur manquait leur ancien régime alimentaire. Lors d’un de ces ateliers, les enfants devaient par exemple dessiner leurs rêves. Un petit garçon a écrit que son seul rêve était de manger des ćevapi et des hamburgers et de boire du Coca.

Il y a deux ans, le ministère de la Santé de RS avait déjà lancé une initiative afin de taxer la malbouffe, incluant les collations grasses, les boissons gazeuses et la restauration rapide. À l’origine de cette initiative, les résultats d’une étude menée par l’Institut pour la santé publique qui montrait que le poids des enfants de RS avait considérablement augmenté en dix ans.

Une étude sur les élèves des écoles de Banja Luka a montré que chez les 7-15 ans, trois enfants sur cinq sont sur-alimentés, parmi lesquels ont compte plus de 8% d’obèses, tandis qu’un enfant sur dix est sous-alimenté. Cette étude a également montré une forte corrélation entre la situation financière de la famille et le surpoids. Cela rappelle l’importance d’une éducation dans ce domaine et d’un soutien aux familles vulnérables qui, en raison d’une alimentation pauvre et inadéquate, sont plus exposées au risque d’obésité et de malnutrition », explique Ljiljana Stanivuk.

La plupart des études ont montré que les jeunes « ne consomment pas suffisamment de fruits, de légumes et de poissons, ont souvent recours à la consommation de produits transformés sucrés et salés et de boissons gazeuses sucrées, prennent leurs repas à des heures irrégulières et sautent souvent le petit-déjeuner ou le dîner. »

« Une alimentation très calorique »

Aucun âge n’est à l’abri de ce problème, explique le docteur Ljiljana Stanivuk, spécialiste en nutrition à l’Institut pour la santé publique. « Les conditions essentielles au maintien et à l’amélioration de la santé sont une activité physique régulière et une bonne alimentation. Les principes de base d’une alimentation appropriée impliquent une variété dans le choix des aliments, ainsi qu’une représentation adéquate de certains aliments, une manière particulière de préparer la nourriture et un bon rythme quotidien des repas. La mauvaise alimentation est l’un des facteurs de risque d’apparition de maladies, avec des preuves claires qu’un changement de régime alimentaire peut avoir un fort impact sur l’état de santé de la population », précise-t-elle.

Selon des recherches sur la santé des habitants de RS effectuées en 2010, « 42,4% de la population adulte consomme quotidiennement trois repas principaux et trois quarts de la population prend régulièrement un petit déjeuner ». Les céréales sont une catégorie très importante de l’alimentation rappelle Ljiljana Stanivuk. Or les études ont montré que plus des deux tiers de la population adulte de RS n’en consomment pas.

Pour Tarik Šešić, préparateur physique, les gens en Bosnie-Herzégovine aiment manger mais leur alimentation est très calorique. « Tous nos plats traditionnels sont très caloriques et l’on ne peut pas dire qu’ils soient particulièrement sains. Les gens dans notre pays ne sont pas vraiment adeptes d’une activité sportive régulière, peu sont ceux qui se soucient de leur santé et s’ils s’en soucient c’est seulement après l’apparition de problèmes de santé graves. Ils se rendent alors compte qu’il est temps de changer certaines choses. En outre, la situation financière difficile et le faible niveau de vie ont une influence sur la prise de poids. »

L’obésité, la maladie de « l’homme moderne »

« L’obésité se manifeste comme une maladie due à la modernisation des conditions dans lesquelles nous vivons et travaillons. Les repas sont irréguliers, la quantité de nourriture est plus importante que nécessaire, en raison d’un manque d’activité physique et un stress quotidien trop élevé. N’oublions pas non plus les habitudes alimentaires prises dès la petite enfance. En Bosnie-Herzégovine la croyance que ‘plus un enfant mange, meilleur sera son développement’ est toujours très ancrée parmi la population. » ajoute le docteur Mirjana Bojić, interne en endocrinologie dans une clinique de Banja Luka.

 

 

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