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obésité et comorbidités

La collation du matin est accusée de favoriser les mauvaises habitudes alimentaires et donc l’obésité chez les enfants. Faut-il l’interdire, mieux l’encadrer… ou ne pas y toucher?

Faut-il supprimer la collation de 10h dans les écoles?

« La collation matinale apprend aux enfants à manger sans faim et au-delà de leurs besoins nutritionnels », selon un spécialiste.

Haro sur la collation de 10h? Accusée de favoriser grignotage et obésité, la collation est dans le collimateur des professionnels de santé. C’est le cas notamment en Alsace, première région touchée par l’obésité infantile, où ils ont proposé de supprimer cette tradition encore très populaire héritée de l’après-guerre.

« Il convient d’éviter toute prise alimentaire entre les repas et donc de supprimer le ‘goûter’ de milieu de matinée » dans les écoles maternelles, indique l’académie de Strasbourg dans une circulaire distribuée aux établissements avant la rentrée de septembre. Cette décision s’appuie notamment sur les nouvelles recommandations de l’Agence régionale de santé (ARS) Alsace, selon laquelle l’en-cas de 10h « n’est pas une bonne pratique nutritionnelle » chez les plus jeunes.

« La collation matinale apprend aux enfants à manger sans faim et au-delà de leurs besoins nutritionnels: c’est le début du grignotage et de la déstructuration du rythme de prises des repas à un âge où se forgent les habitudes alimentaires », selon le médecin de l’ARS-Alsace, Patrice Ferré.

« Aucune prise alimentaire en milieu de matinée ne se justifie à l’école élémentaire », poursuit la circulaire, précisant que « la vente de viennoiseries organisée dans le but de financer des projets de voyages scolaires ou autre manifestation » ne doit pas être encouragée dans les collèges et les lycées. A l’échelle nationale, l’Alsace est la région la plus touchée par l’obésité infantile. Une étude de la Direction de la recherche des études, de l’évaluation et des statistique (Drees) de 2006 fait état de 15,3% d’enfants de 5 à 6 ans souffrant d’obésité ou de surpoids, contre une moyenne nationale de 12%.

« Une façon de dire à son enfant qu’on pense à lui »

« La collation du matin est une habitude qui s’est ancrée en France dans les années 1950, pour pallier aux carences caloriques et calciques des enfants dans l’après-guerre », rappelle Patrice Ferré. En 1954, Pierre Mendès-France avait lancé la distribution d’un verre de lait à 10h dans les écoles françaises.

« Mais aujourd’hui le niveau de santé général des enfants s’est nettement amélioré et les jeunes Français ne souffrent plus de carence », souligne-t-il. Selon les spécialistes, la collation de 10H00 représente aujourd’hui un excès d’environ 14% des apports journaliers recommandés (AJR). « Mais l’idée de supprimer le goûter du matin provoque de fortes réactions chez certains parents car ils se sentent dépossédés de l’éducation de leur enfant », reconnaît Fabienne Grappe, infirmière-conseillère technique à l’Éducation nationale. Selon elle, l’alimentation est un vecteur « affectif, voire intime ».

« En mettant un goûter dans la poche de son enfant, un parent transmet de l’affect: c’est une façon de dire à son enfant qu’il pensera à lui et d’être sûr qu’en retour, ce dernier pensera à ses parents lorsqu’il mangera son goûter », résume-t-elle. »On touche ici à la relation mère-enfant et cela provoque des réactions épidermiques », juge Mme Grappe, qui voit là une des raisons pour lesquelles il est difficile de modifier les comportements. En Europe, l’obésité touche entre 10% et 25% des enfants.

La France connaît une baisse du surpoids chez les moins de 6 ans, passant de 14,4% (dont 3,4% d’obésité) à 12,1% (dont 3,1% d’obésité) entre 1999-2000 et 2005-2006, selon la Drees.Toutefois, les disparités géographiques persistent, le surpoids étant nettement plus élevé dans les régions proches de la Méditerranée ainsi que dans les régions du nord et de l’est de la France, selon le ministère de la Santé.

 

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Pour lutter contre l’obésité, se focaliser sur la restriction alimentaire est une stratégie qui a ses limites. Une étude récente prouve que, pour les enfants, c’est tout le mode de vie qu’il faut revoir.

L’étude est parue le 9 septembre 2013 dans la revue Jama Pediatrics (en anglais). Les chercheurs ont suivi 121 familles qui avaient des enfants âgés de 2 à 5 ans présentant un surpoids important ou une obésité, et qui avaient tous une télévision dans leur chambre.

Ces familles ont été séparées en deux groupes. Dans l’un, aucun changement dans les habitudes n’était demandé. Dans l’autre, plutôt que de donner des consignes alimentaires strictes, c’est plutôt sur le mode de vie que les indications ont porté : pendant six mois, il s’agissait pour les enfants participants de prendre des repas en famille, de limiter le temps passé devant la télévision et de dormir davantage.

Les résultats de l’étude sont frappants : les enfants qui limitaient à une heure le temps passé devant la télévision, qui prenaient un repas en famille et qui dormaient une demi-heure de plus voyaient leur surpoids réduit de 20 %.

Même si l’étude n’apprend finalement rien d’inédit – on connaît depuis longtemps le lien entre le temps passé devant la télévision et le surpoids chez l’enfant – ces chiffres encouragent à travailler dans le sens d’une approche globale du surpoids.

 

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Des chercheurs américains ont comparé les pratiques alimentaires des supporters de football d’une douzaine de villes américaines. Selon leur étude publiée par la revue Psychological Science, « la défaite augmente la consommation de gras et de sucre chez les supporters déçus ».

Les chercheurs ont comparé, chaque lundi, les résultats des matchs de la ligue de football américain (NFL) avec la consommation alimentaire de la population dans une douzaine de grandes villes.

Au final, les gens vivant dans une ville dont l’équipe a perdu pendant le week-end mangeraient environ 16 % d’aliments saturés en graisse de plus qu’à leur habitude.

Une tendance qui, selon ses auteurs, aurait tendance à s’accentuer « si elles ont perdu de façon inattendue, par une marge étroite, ou face à une équipe de force égale ». Selon les scientifiques, les personnes dont l’équipe favorite perd pourraient sentir leur identité menacée, ce qui les pousserait à manger mécaniquement. Voir son équipe gagner, pousserait en revanche les gens à la maîtrise de soi.

Les supporters des équipes gagnantes, eux, mangeraient 9 % en moins de gras saturés, comparé à leur consommation habituelle.

 

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Voici un aperçu d’animaux obèses.

Cliquez ci dessous pour voir la video :

animaux obèses

On est surpris de voir que le visage (ou plutôt la gueule) et les membres sont plutôt épargnés, et ce dans la plupart des espèces.

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Un Saoudien a atteint le poids de 610 kg et perdu la mobilité, ce qui a amené le roi Abdallah à ordonner son hospitalisation, rapporte lundi la presse saoudienne.

Khaled Mohsen Chaïri a été transporté de Jizane, dans le sud de l’Arabie saoudite, à Ryad où il a été admis à l’hôpital Roi Fahd, ont indiqué des témoins, précisant qu’un chariot élévateur avait été utilisé pour le sortir de sa maison.

 

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D’après une étude britannique, l’obésité maternelle serait liée à une augmentation du risque d’événements cardiovasculaires et de décès prématurés chez l’enfant à l’âge adulte.

La liste des méfaits de l’obésité maternelle s’allonge encore ! En plus du risque de fausses-couches plus élevé lors du premier trimestre, des problèmes d’hypertension artérielle, des risques de diabète gestationnel et des accouchements plus difficiles que l’on connaissait déjà; on apprend aujourd’hui que l’obésité maternelle lors de la grossesse serait liée à une augmentation du risque d’événements cardiovasculaires et de décès prématurés de l’enfant une fois parvenu à l’âge adulte.

Relayée par l’Agence presse médicale, l’étude menée sur une cohorte britannique a été publiée le 13 août 2013 dans le British Medical Journal. Pour parvenir à cettte conclusion, Rebecca Reynolds du Queen’s Medical Research Institute, à Edimbourg, et ses collègues ont observé les taux de mortalité et d’hospitalisation suite à un événement cardiovasculaire de près de 38.000 patients, dont les mères avaient été mesurées et pesées lors de leur première visite prénatale.

Dans ce registre établi depuis 1950 à Aberdeen, en Ecosse, il y avait 4 % de femmes obèses, c’est-à-dire des femmes dont l’indice de masse corporelle (IMC) était supérieur à 30. Et les résultats rapportés par les chercheurs sont pour le moins inquiétants!

Comparés aux patients dont les mères avaient un IMC inférieur à 30 lors de leur grossesse, les enfants de femmes obèses avaient en effet un risque de mortalité significativement augmenté de 35 % entre 36 et 41 ans. De plus, leur risque d’hospitalisation pour un évènement cardiovasculaire était lui aussi significativement augmenté (+29 %).

Pour tenter d’expliquer ce lien, les auteurs avancent quelques hypothèses. Les scientifiques pointent notamment du doigt les concentrations plus importantes de cytokines anti-inflammatoires et d’acides gras non estérifiés circulant dans le sang maternel des mères obèses. Ces dernières pourraient, selon ces chercheurs, « induire une hyperinsulinémie foetale et une augmentation de l’adiposité du foetus ».

Enfin pour faire un parallèle avec des précédentes recherches, les auteurs rappellent que des études menées chez l’animal avaient déjà démontré que, « de telles modifications survenant lors de la vie foetale pouvaient durablement modifier le contrôle de l’appétit et le métabolisme énergétique de la descendance ».

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Extrait de Toxic Food, le livre de William Reymond :

 » Nous étions en fait loin de la surface.

Aussi, pour découvrir la véritable nature du péril, fallait-il aller au-delà de la seule pandémie d’obésité, les kilos en trop devenant en somme seulement le symptôme visible d’un empoisonnement collectif.

Car, dans les profondeurs de l’océan de notre ignorance, là où l’opacité ne laisse plus passer la lumière, se terre le vrai visage de la toxic food.

Particulièrement hideux.

La nourriture industrielle crée donc des maladies. Une cohorte morbide dans laquelle défilent le diabète et ses amputations, les cancers et leurs drames, mais aussi la première cause de décès de nos sociétés modernes : les accidents cardiovasculaires.

Le lien établi entre une alimentation trop grasse, sucrée et salée et les affections de l’appareil circulatoire n’est pas nouveau. Mais, année après année, la réalité des chiffres effraie.

Au Québec, « les maladies cardiovasculaires ont été la cause de 15 948 décès en 2003, soit 29,1 % de tous les décès ». Quant à la prévalence de ces affections, elle touche 6,4 % de l’ensemble de la population de cette province âgée de vingt- cinq ans et plus.

En France, le pourcentage est légèrement plus élevé. Avec 182 000 victimes annuelles, les maladies cardio-vasculaires y représentent 32 % des causes de décès.

Un bilan humain terrible, source de multiples souffrances personnelles et familiales. Une hécatombe qui coûte aussi fort cher.

Ainsi, en France, « les coûts directs des maladies cardiovasculaires ont été estimés à 6,5 milliards d’euros par an ». Un chiffre en hausse constante et au fardeau de plus en plus difficile à assumer par la collectivité. Il faut savoir, par exemple, que les affections cardiaques représentent « 10 % environ des séjours hospitaliers et […] constituent environ 30 % des affections de longue durée prises en charge par la Caisse nationale d’assurance-maladie des travailleurs salariés ».

La tendance est similaire au Québec. Un rapport estime ainsi que les maladies cardio-vasculaires sont « l’une des raisons principales d’engorgement des urgences. Elles demeurent la catégorie de maladie la plus coûteuse sur le système de santé. » Ce genre d’affection représente même quasiment un quart des hospitalisations d’une durée moyenne de séjour supérieure à neuf jours.

Bien entendu, je n’oublie pas que, derrière ce constat économique, se trouvent surtout des drames humains. Mais cet aspect de la maladie renvoie directement aux premières pages de ce livre et aux difficultés rencontrées par Barack Obama pour créer un système de remboursement des frais médicaux destiné à l’ensemble des Américains.

La France fait donc mieux que la plupart des pays industrialisés, dont les États-Unis. Mais, de Montréal à Paris en passant par New York, la moralité de l’histoire reste la même : la conquête de nos assiettes par la nouvelle malbouffe entraîne un coût financier faramineux que nous payons tous.

Malades ou pas.

Je ne vais pas établir ici la liste des études prouvant la responsabilité – largement confirmée – de la nourriture industrielle dans les maladies cardio-vasculaires qui, même si elle n’est pas l’unique facteur de risque, est largement démontrée.

Toutefois, une étude récente prouvant que le spectre de risques balaie l’ensemble de la toxic food nécessite qu’on s’y arrête.

En février 2009, Karen Teff, chercheuse en biologie et génétique au Monell Chemical Senses Center de Philadelphie, publia les conclusions de ses nouveaux travaux sur la consommation de sirop de fructose.

Si, durant ses expériences, elle avait utilisé le produit pur, l’idée lui vint de déterminer les effets du sirop de fructose-glucose.

Le High Fructose Com Syrup (HFCS), fabriqué industriellement à partir du maïs, est, comme je l’ai très précisément expliqué dans Toxic, l’un des facteurs de la récente explosion des cas d’obésité. Or ce produit, après avoir colonisé les estomacs nord-américains, s’impose progressivement mais sûrement à l’Europe.

Karen Teff ne souhaitait pas mesurer l’impact du sirop de fructose dans la prise de poids mais son effet sur les triglycérides. Depuis 2000, et une série de recherches effectuées par John Bantle à l’université du Minnesota, nous savons en effet que le HFCS augmente le taux de lipides dans le sang et, de fait, contribue aux facteurs de risques cardio-vasculaires. Poursuivant justement dans cette voie, Teff a prouvé que la consommation, durant un repas, d’un soda sucré au sirop de fructose augmentait considérablement le taux de triglycérides dans le sang. Jusqu’à trois fois plus que la consommation de la même boisson sucrée mais sans fructose.

Ce pic ne signifie qu’une chose.

En plus de leur rôle dans l’ostéoporose en empêchant le calcium de se fixer sur les os, en plus de leur rôle dans la crise d’obésité par contournement du réflexe naturel de satiété, les boissons sucrées au sirop de fructose sont bien, désormais, un facteur de risque de maladies cardiaques.

À votre santé !

La suite …..demain.

Dr BUENOS : la malbouffe, dénominateur commun de l’obésité, du développement de certains cancers et des maladies cardio-vasculaires ?

 

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Extrait de Toxic Food, le livre de William Reymond :

 » Les pesticides, les acides gras-trans, l’acrylamide et de nombreuses autres substances chimiques présentes dans les colorants, les additifs et les conservateurs contenus dans la nouvelle mal-bouffe jouent donc un rôle essentiel dans la phase d’« insémination » du cancer.

Rappelons-le : ce n’est pas l’hérédité génétique qui constitue la première source de la maladie mais notre mode de vie. Où la toxic food tient une place essentielle.

Cette phase d’initiation n’est pourtant pas la plus importante. Notamment parce qu’elle est celle sur laquelle nous avons le moins de maîtrise. Bien sûr, reprendre le contrôle de nos assiettes ne peut qu’être bénéfique pour éviter de courir certains risques mais, comme l’écrit le professeur Campbell : « Toute la phase d’initiation peut s’effectuer en un laps de temps très court, même en quelques minutes. C’est le temps qu’il faut pour que la substance carcinogène soit ingérée, absorbée dans le sang, transportée vers les cellules, changée en substance active, mêlée à l’ADN et transmise aux cellules filles. Lorsque de nouvelles cellules filles se forment, le processus est complet : les cellules filles et leurs descendantes seront à jamais génétiquement endommagées et susceptibles de permettre au cancer de se développer. »

Et c’est précisément parce que ce processus est quasi irréversible que, nous, consommateurs, et, eux, gouvernements, devons contenir les risques d’exposition.

Avant d’évoquer la seconde période d’évolution du cancer et d’en saisir l’importance, il convient de dire quelques mots de la, troisième et dernière étape, phase la plus visible de la maladie. Et, souvent aussi, la plus dramatique.

Une fois encore, le résumé proposé par le professeur Campbell vaut mieux qu’un long discours : « La progression s’enclenche lorsqu’un groupe de cellules cancéreuses avancées augmente jusqu’au point où elles causent un dommage irréparable. Si on reprend l’analogie avec le gazon, c’est quand le gazon a tout envahi. »

Dans ce cas, selon sa nature, le cancer sera malin et envahira les tissus voisins ou, pire, métastasé lorsqu’il se répandra ailleurs dans l’organisme. Quant à « la phase terminale, elle se traduit par la mort ».

Pourquoi ce détour?

Parce qu’il correspond à l’une des motivations m’ayant poussé à écrire ce livre.

Je l’ai dit, mon but est de démontrer que les effets de la toxic food dépassent la pandémie d’obésité. Or cruellement, tragiquement même, les cancers sont l’illustration de cette vérité. De fait, évoquer le processus final de la maladie permet d’insister sur l’importance d’une alimentation saine afin d’éviter cette dernière phase.

Comprendre qu’au terme d’une vie sous le signe de la nouvelle malbouffe nous attend une mort prématurée vécue dans des conditions difficiles, sera peut-être en mesure de convaincre les moins motivés.

Enfin, la description si définitive d’un cancer en phase terminale éclaire d’une lumière crue et nouvelle l’importance des choix nutritionnels adoptés en phase de promotion. Et pour mieux s’en convaincre, il faut revenir à l’analogie avec le gazon.

Si la première étape correspond au moment où la « mauvaise » graine est plantée en terre, la phase de « promotion » est celle de la germination et de la pousse. En poursuivant cette logique, pour percer et s’étendre la semence a besoin d’une série d’événements favorables. Une combinaison d’eau, de soleil et de nutriments puisés dans la terre. Les cellules prédisposées au cancer vont agir de la même manière. Si les conditions sont rassemblées, elles vont « se multiplier jusqu’à ce qu’elles deviennent un cancer détectable à l’œil ». Bien entendu, contrairement à la phase d’initiation parfois assez soudaine, cette étape-là peut durer des années.

Une graine de gazon a besoin d’eau, de soleil et nutriments ; quels sont donc les éléments jouant le même rôle dans la phase de promotion des cancers ?

Dans une minorité des cas, comme on l’a vu, il s’agit d’un processus d’ordre génétique, Pour les autres, la responsabilité revient à notre mode de vie. Et donc, prioritairement, à la qualité de l’alimentation.

Et là, après avoir fait office de « contaminant » durant la première phase, la toxic food joue un rôle essentiel dans le développement des cancers.

Une fois encore, comment ne pas se laisser gagner par un sentiment d’impuissance teinté de profond agacement ?

De multiples études attestent que certains des ingrédients de l’alimentation industrielle sont l’engrais dont les cellules prédisposées au cancer ont besoin pour croître. Or on sait aussi que 80 % de notre alimentation provient de ce qui est la source du mal…

Depuis le début des années 1980, alors que la nouvelle malbouffe étendait son emprise sur nos tables, de nombreux scientifiques se sont mis à étudier le rôle du régime alimentaire dans le développement des cancers.

Le professeur Campbell et son équipe notamment. Travaillant sur des rats de laboratoire contaminés par la cancérigène Aflatoxine B-l1, ce groupe de chercheurs a pu démontrer que les cancers du foie de ces rongeurs évoluaient différemment selon la nourriture qu’ils recevaient. Et que plus l’alimentation de ces cobayes était riche en protéines de source animale, plus la maladie évoluait rapidement vers la troisième phase.

En 1985, toujours sous le contrôle de Campbell, les chercheurs O’Connor et Roebuck ont prouvé aussi que les lésions cancéreuses étaient plus importantes dans l’organisme des rats nourris avec une alimentation contenant 20 % d’huile de maïs.

Les protéines animales, l’huile, le gras semblaient donc un moteur essentiel de développement du cancer.

Ceci dit, comme le remarquait Campbell lui- même, ces découvertes pouvaient être discutées parce qu’elles se limitaient à l’expérimentation animale. Même si la structure ADN du rat est très proche de la nôtre, voilà qui laissait une place au doute. Une brèche qui, Campbell le savait, servirait aux géants de la toxic food pour entamer un travail de sape.

Et puis, une aide vint d’où le professeur ne l’attendait pas.

En 1980, le département de biochimie nutritionnelle que Campbell dirige à l’université Cornell d’Ithaca accueillit, dans le cadre d’un échange international, le professeur Junshi Chen, un Chinois.

Ce scientifique, alors que les travaux de Campbell se limitaient aux rats de laboratoire, proposa, via l’Académie chinoise de médecine préventive, à l’université Cornell et à celle d’Oxford de participer à la plus gigantesque étude d’épidémiologie jamais entreprise. Objectif : étudier sur une vingtaine d’années le taux de mortalité de douze types de cancer sur les populations de 65 comtés ruraux de Chine puis les comparer aux données américaines. Une première tranche de résultats, publiée en 1991, mérite, selon le New York Times, un « Grand Prix de l’épidémiologie ». L’équipe sino-américaine a prouvé combien l’apparition et le développement de certains cancers dépendaient principalement de nos choix alimentaires.

Ainsi, nos cancers modernes – prostate, sein, testicules ou côlon – apparaissaient très rarement comme causes de décès en Chine rurale, zones où la nourriture industrielle n’était pas apparue et dont la nourriture de base se composait de céréales complètes – et non raffinées comme chez nous -, de légumes, de fruits, voire, parfois, de viande maigre et de poisson. En revanche, dans les régions où le modèle occidental commençait à s’imposer, les chercheurs avaient trouvé trace de nos maux.

Une évolution confirmée par la deuxième partie du China Project, aux conclusions rendues publiques le 28 juin 2001 *. Sinistre corollaire de son émancipation capitaliste, la Chine constata qu’elle avait adopté aussi nos cancers. Désormais, dans les grandes villes, les cancers modernes avaient remplacé ceux constatés en Chine rurale. L’étude démontrait que cette évolution était liée à un changement nutritionnel majeur. Abandonnant son alimentation traditionnelle, le Chinois optait en effet pour la toxic food, ses produits trop gras, salés, sucrés et chimiques !

Un autre aspect des travaux entrepris sur les répercussions de l’alimentation ne peut être occulté.

La nouvelle malbouffe, nous venons de le voir, prépare le terrain au développement des cellules cancéreuses. Or ce phénomène – évitable avec une alimentation saine – ne concerne pas seulement les nouveaux cancers.

Les études menées par Campbell et son équipe ont en effet démontré que « le corps se souvient : si l’exposition à un carcinogène a initié un cancer demeuré latent, ce cancer peut encore revenir plus tard si on ne se nourrit pas bien ».

Je tiens à citer ces propos parce que maintes personnes rencontrées et interrogées m’ont raconté la même chose. D’abord, des réapparitions de lésions crues éradiquées. Puis, le regret – la colère aussi – de n’avoir quasiment jamais vu les traitements accompagnés de conseils nutritionnels et d’une remise en question de leur mode alimentaire. Dès lors, sans le savoir, en persistant à se nourrir essentiellement de produits industriels, ces anciens malades avaient avalé les « graines » à l’origine de leur mal.

Bien que n’ayant aucunement la prétention d’être médecin ou nutritionniste, j’espère que la lecture de ces lignes incitera d’anciens cancéreux à entamer une véritable réflexion sur le contenu de leur assiette.

Avant d’achever cette plongée dans l’univers de la toxic food et de tenter de comprendre la raison intrinsèque des effets dévastateurs de cette nouvelle malbouffe sur l’organisme, il fallait aussi évoquer un autre fléau.

La suite …..demain.

Dr BUENOS : le point de vue exprimé dans cet article est très intéressant .

 

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Extrait de Toxic Food, le livre de William Reymond :

 » Ma plongée dans les eaux sombres de la toxic food n’était pas pour autant terminée. J’étais même loin de la pointe visible de l’iceberg, à savoir la pandémie d’obésité. Mais j’étais au moins parvenu à l’endroit où, dans son appétit destructeur, la nouvelle malbouffe nous visait tous.

Les cancers du sein, de la prostate, du côlon… en train de se multiplier constituaient autant de preuves semées accidentellement par l’assassin.

Avant de quitter cette scène de crime, il me faut donc définitivement clore le dossier.

On trouve dans les premières pages d’Anticancer, le livre de David Servan-Schreiber, un paragraphe résumant les données du problème : « En Asie, les cancers qui affligent l’Occident – comme le cancer du sein, le cancer du côlon ou de la prostate – sont de sept à soixante fois moins fréquents. Chez les hommes asiatiques qui décèdent de causes autres que le cancer, on trouve pourtant autant de microtumeurs précancéreuses dans la prostate que chez les Occidentaux. Quelque chose dans leur façon de vivre empêche ces tumeurs de se développer. En revanche, chez les Japonais installés en Occident, le taux de cancer rattrape le nôtre en une ou deux générations. Quelque chose dans notre façon de vivre empêche notre corps de se défendre efficacement contre cette maladie. »

Vous l’avez maintenant compris : personnellement, quand j’envisage les responsables possibles de ces cancers, je préfère évoquer la manière dont nous nous nourrissons plus que notre façon de vivre. Mais puisque l’art de manger est un art de vivre, ne s’agit-il pas, après tout, de la même chose ?

Mais revenons aux propos de Servan-Schreiber. Se fondant sur d’innombrables travaux réalisés depuis des décennies sur la répartition géographique des cancers, il démontre, par exemple, que si, génétiquement, un Asiatique court les mêmes risques de développement d’un cancer de la prostate qu’un Occidental, son mode de vie l’en préservera. Et qu’en revanche, immergé dans nos sociétés et adoptant notre façon de manger, il deviendra malade. Ce qui atteste combien le problème se niche au fond de nos assiettes.

De multiples expériences et constatations confirment cette thèse, sans que les géants de l’agroalimentaire ne s’en préoccupent. Ainsi, les Aborigènes d’Australie sont malades lorsqu’ils s’installent dans les grandes villes, mais guérissent en retournant à une existence en accord avec la nature. Une réalité constatée aussi chez les Indiens Mi’kmaq de l’île Unama’ki dans la région de Nova Scotia au Canada. Résultat, adopter un mode de vie « occidentalisé » conduit à une évolution sanitaire identique : la maladie.

Mieux, une récente étude consacrée aux Inuits du Groenland a comparé les taux et genres de cancers entre les individus restés dans leur milieu d’origine et ceux ayant émigré au Danemark.

Mais avant de détailler ces découvertes, deux mots s’imposent sur d’autres Inuits, ceux du Canada et de l’Alaska. En 1935, après cinquante ans de tenue des registres médicaux, on constatait que la peuplade indienne avait connu un seul cas de cancer. Aujourd’hui, après un premier pic survenu dans les années 1970 puis une nouvelle augmentation apparue au milieu des années 1980, on a mis au jour un taux de cancer équivalant à celui des États-Unis et du Canada. Pas de doute : voilà ce que l’on appelle payer le prix du progrès !

Mais revenons à l’étude de Trine Boysen et Jeppe Fribord. Analysant l’état sanitaire de 77 888 Inuits sur une période vingt ans, soit entre 1973 et 2003, l’équipe de scientifiques danois a conclu que si les risques de cancers dits génétiques étaient identiques entre l’Inuit ayant rejoint la société moderne et celui demeuré au Groenland, il n’en allait pas de même pour d’autres formes de cette maladie. « Les Inuits ayant immigré au Danemark sont exposés de manière significative à un risque plus élevé de développement d’un cancer de la vessie, du sein, de la peau, de la prostate, du côlon et de l’estomac», indique le rapport.

Malgré eux, en venant s’installer dans nos sociétés modernes et en adoptant notre mode de consommation, les Inuits ont donc prouvé que la probabilité de contracter un cancer de « type occidental » n’était pas une question de naissance mais une affaire d’alimentation.

La suite me semblait logique : je devais comprendre pourquoi le recours à la toxic food se transformait en cancers.

La suite (de cette enquête passionnante) ……………demain.

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Extrait de Toxic Food, le livre de William Reymond :

 » Je souhaite évoquer un aspect du cancer du sein que, j’en suis certain, beaucoup d’entre vous ignorent.

Mais, rassurez-vous, vous n’êtes pas les seuls puisque les médecins de la victime que je vais évoquer n’en avaient pas entendu parler non plus.

Il aura fallu vingt années, des dizaines de consultations inutiles et, surtout, une volonté de fer pour que, à trente-quatre ans, Dave Lyons apprenne que la grosseur découverte sur le côté droit de sa poitrine était bien un cancer du sein.

Avant d’aller plus loin, il convient d’emblée de préciser à ceux que son prénom fait hésiter, que Dave est bien un homme. Un survivant du cancer, père de deux garçons qui, aujourd’hui, vit avec sa femme Teresa du côté de Portland dans l’Oregon.

Le chemin de croix de Dave débuta à l’adolescence. À treize ans, il signale à son médecin de famille la présence d’une grosseur près de son mamelon. Le docteur le rassure alors, expliquant qu’il s’agit d’un kyste, phénomène normal lié à la puberté. Et précise que l’anomalie disparaîtra naturellement.

Ce qui n’est toujours pas le cas lorsque, en 1986, âgé de vingt-trois ans, il effectue une visite prénuptiale avant d’épouser Teresa. Quand il signale au médecin la présence depuis dix ans de la grosseur, celui-ci lui conseille de ne pas s’inquiéter.

Quatre ans plus tard, alors qu’il vient d’être père pour la première fois, Dave est victime d’un désagrément pénible. Régulièrement, sur son mamelon droit, perlent des gouttelettes de sang.

Évidemment, il retourne consulter. Mais, là encore, on lui explique que c’est un phénomène naturel lié à son kyste et qu’il convient juste de faire preuve de patience.

Un diagnostic que Dave, durant les sept années suivantes vécues au rythme de déménagements et de changements de médecins – pour des raisons d’assurance -, va entendre chaque fois qu’il signale le problème.

Et puis, comme annoncé, les pertes de sang disparaissent, Dave cesse de s’inquiéter.

Jusqu’à un jour de 1997 où, s’amusant à « la bagarre » avec ses deux garçons, l’un d’eux lui frappe accidentellement la poitrine. D’un coup, la douleur est fulgurante. Pire, dit-il qu’un coup de pied reçu dans les testicules.

Cette fois, face – encore – à un médecin rassurant, Dave ne lâche pas. Il veut une ordonnance pour consulter un spécialiste.

Après une mammographie et la décision d’ôter la tumeur mise au jour, on rassure à nouveau Dave. Le chirurgien en est convaincu : la grosseur ne sera pas cancéreuse.

Quelques jours avant Noël, la mauvaise nouvelle tombe : non seulement Dave Lyons est atteint d’un cancer du sein mais la maladie s’étend à l’ensemble des tissus de sa poitrine.

En urgence, le 29 décembre, Dave subit une mastectomie radicale modifiée.

Radicale…

Il n’existe aucune manière d’habiller la formule pour qu’elle sonne mieux.

Radicale…

Cela signifie que le chirurgien ne peut se satis¬faire d’une ablation totale du sein droit et doit retirer les ganglions lymphatiques axillaires ainsi que les tissus recouvrant les muscles pectoraux du quadragénaire.

Pire, pendant cinq ans Dave doit prendre du Tamoxifen alors qu’il souffre des effets secondaires psychologiques liés à ce médicament et a développé un lymphœdème entraînant un gonflement exagéré et douloureux de son bras droit.

Mais pour lui, l’essentiel est ailleurs. Il est vivant, peut voir grandir ses enfants et prouve au monde entier que le cancer du sein touche aussi les hommes.

Même s’il est rare, le cas de Dave Lyons ne relève pas de l’exception. Pour autant, avant de comprendre comment – et pourquoi – les cancers du sein chez les hommes se développent à leur tour, il faut revenir sur la double faillite de notre société que son histoire dévoile.

La première, poussée à l’extrême dans son cas, est celle du corps médical refusant de reconnaître les symptômes d’un cancer attribué d’ordinaire aux femmes. La Fondation John W. Nick, du nom d’une victime moins chanceuse de la maladie, se bat précisément pour attirer l’attention sur cet aspect méconnu. Et rassemble des volontaires ayant connu les mêmes déboires qui offrent de leur temps pour alerter l’opinion. Notamment sur l’importance d’un dépistage précoce.

Si, en moyenne, le taux de survie sur cinq ans est identique pour l’homme et la femme, on constate que le cancer du sein masculin est détecté dix-huit mois plus tard. Un écart énorme qui peut faire la différence entre la vie et la mort. (Les chances de survie à cinq ans d’un cancer du sein détecté précocement sont de 90%. Elles tombent à deux sur dix lorsque la maladie a commencé à s’étendre.)

La seconde faillite tient à la perception collective de ce mal méconnu. Non seulement le cancer du sein est ignoré chez l’homme, mais quand on le met au jour il s’accompagne d’un très fort sentiment de honte chez sa victime. Pensant être atteint d’un mal exclusivement féminin, l’homme malade voit bousculée sa virilité. Et le vit mal. Un sentiment d’exclusion qu’attisent, en outre, certaines femmes.

En 2000, Dave Lyons voulut participer, en famille, à une course à vocation caritative dans les rues de Portland. L’événement, qui se déroulait dans plusieurs villes des États-Unis et rassemblait 33 000 femmes ayant survécu au cancer du sein, avait pour but de montrer que l’on pouvait terrasser le mal, de collecter des fonds et d’offrir une tribune à la cause.

Seulement voilà : ces beaux principes se heurtèrent au mur des sexes. Parce que Dave est un homme, les organisatrices de la course refusèrent son inscription ! Et il lui fallut passer sur les ondes d’une radio locale afin d’évoquer cette étrange discrimination pour les voir revenir sur cette exclusion.

Durant la compétition, David dut affronter la même intransigeance et il fut même pris à parti à plusieurs reprises par des femmes courant à ses côtés. Dans une malsaine déformation de la cause féministe, elles lui reprochèrent de venir voler aux femmes une maladie qui n’appartenait pas aux hommes.

Les habitudes médicales et le regard porté par la collectivité sur les hommes atteints d’un cancer du sein doivent rapidement changer puisque, comme pour l’ensemble des cancers modernes, le nombre de cas progresse.

Certes, en valeur absolue, il demeure rare qu’un homme se voit touché par cette forme de cancer. On estime ainsi qu’elle représente 1 % de la totalité des cancers du sein aux États-Unis. Mais, comme le précise un chirurgien de Portland, les dernières années ont vu une brusque augmentation des opérations de mastectomie radicale modifiée. Entre 1973 et 1998, en données corrigées, le nombre d’Américains victimes a augmenté de 26 %. Une tendance qui s’est accélérée. Si, en 1996, les malades étaient seulement 1 300, quatre ans plus tard, on en comptait 1 600. Mais, en 2007, ils étaient 2 400 et 3 000 aujourd’hui. Autrement dit : en à peine dix ans, le nombre d’hommes malades du cancer du sein a plus que doublé.

En France aussi, la maladie est présente. On estime – les travaux de recherches sont, hélas !, rares – que, chaque année, 250 Français apprennent qu’ils sont touchés par ce cancer. Comme il n’y a aucune raison de penser que la France suit un développement à part, il y a fort à parier qu’on va assister à un accroissement de ce nombre.

Pire. Grâce au site courageux tenu par un ancien malade ou au forum mis en place par France 2 à l’occasion de l’émission Le Cancer sort de l’ombre\ on constate que les victimes rencontrent les mêmes difficultés que celles de leurs homologues américains, les mêmes ostracismes, discriminations et incrédulités médicales. Le mal est donc bien présent.

Il reste à comprendre pourquoi de plus en plus d’hommes sont victimes d’un cancer jusque-là estimé réservé aux femmes.

Je viens de l’écrire, les recherches sur le sujet sont extrêmement rares. Pour autant, quelques données sont analysables. On estime par exemple que 15 à 20 % des cas sont liés à l’hérédité génétique, la mère ou la sœur d’un malade du cancer du sein ayant elle-même développé des métastases. Soit deux malades sur dix. Et les autres alors ?

La réponse apportée est une nouvelle fois la même : les fameux facteurs environnementaux.

Dès lors, pourquoi ne pas appliquer à ce cancer masculin les explications que j’ai avancées pour comprendre la progression de la maladie chez les femmes ?

Dans tous les cas, c’est la piste étudiée par les médecins et chercheurs du MD Anderson Cancer Center de l’université du Texas à Houston. En août 2007, constatant un accroissement du nombre de patients mâles atteints, le centre a conclu que l’« exposition, en perpétuelle augmentation, à la nourriture semblait jouer un rôle ».

La toxic food frappe donc où on ne l’attend pas. Et ce ne sont ni Dave Lyons ni ces hommes victimes d’une « maladie de femme » qui chercheraient à me contredire. »

 

 

 

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