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Même avec un IMC « normal », la graisse viscérale peut accroître le risque de cancer. C’est ce que démontre cette étude, la première à utiliser l’imagerie radiographique directe du tissu adipeux plutôt que la donnée IMC pour évaluer la relation entre l’obésité et le risque de cancer. Les conclusions, présentées dans la revue Applied Physiology, Nutrition, and Metabolism, mettent en évidence les répercussions négatives de l’adiposité sur la santé à long terme, particulièrement chez les femmes et les hommes âgés.

L’obésité est associée à un risque accru de plusieurs types de cancer. Cette étude de chercheurs National Institute on Aging (NIA/NIH) ont étudié la relation entre les réserves de tissus adipeux, le risque de cancer chez 2519 participants (1179 hommes et 1340 femmes), âgés de 70 à 79 ans, exempts de cancer.

Au-delà du calcul habituel de l’IMC, les chercheurs ont évalué les tissus adipeux par absorptiométrie à rayons X et par tomographie, et pris en compte la quantité de tissu adipeux viscéral, de tissu adipeux sous-cutané à l’abdomen, de tissu adipeux entre les muscles de la cuisse.

Durant les 13 années de suivi, 617 participants ont développé un cancer dont 224 des cancers reconnus comme associés à l’obésité.

Cette analyse par imagerie confirme l’association entre la quantité de tissu adipeux et le risque de cancer :

• La quantité totale de tissu adipeux, dont « viscéral » est associée à un risque accru –par écart-type- de cancer chez les femmes (HR : 1,14).

• Chez les femmes, la quantité totale de tissu adipeux est positivement liée au risque de cancers déjà associés à l’obésité (HR : 1,23),

Les hommes présentant le plus de graisse viscérale ont ainsi un risque multiplié par 3 de cancer de l’œsophage, du pancréas, de la thyroïde et colorectal, vs les hommes ayant peu de graisse viscérale.

Ces observations confirment le lien entre des réserves accrues de tissu adipeux et le risque de cancer mais avec des relations différentes chez les hommes et les femmes. Des risques de cancer qui dépassent ceux actuellement estimés par le National Cancer Institute comme étant liés à la seule obésité. Une fois de plus, l’IMC n’apparaît pas comme un indicateur suffisant, puisque même « normal », la présence accrue de tissu adipeux suffit à accroître le risque de cancer.

Source: Applied Physiology, Nutrition, and Metabolism 4 Dec, 2014 DOI: dx.doi.org/10.1139/apnm-2013-036 c0mbattre l’obésité

 

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