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obésité et comorbidités

Les enfants qui ont fréquenté les garderies plus de dix heures par semaine entre un an et demi et quatre ans connaissent un risque d’obésité accru de 65% par rapport aux autres enfants.

Cette étude, publiée par le Journal of Pediatrics, a été réalisée auprès de 1 649 enfants nés au Québec en 1997 et 1998. Les scientifiques ont cherché à déterminer s’il existait une association entre le mode de garde de l’enfant avant quatre ans et son poids entre quatre et dix ans.

Ils ont constaté en outre que chaque tranche de cinq heures par semaine en garderie est associée à un accroissement de 9% du risque d’obésité ou de surpoids.

Les chercheurs précisent toutefois que si cette étude met en lumière une association entre mode de garde et poids de l’enfant, elle ne prouve pas le lien de cause à effet mais permet seulement de supposer que les pratiques des garderies, en matière de nutrition et d’activité physique, tendent à favoriser l’obésité.

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Selon une étude réalisée en Aquitaine, les enfants qui mangent à la cantine présenteraient un risque d’obésité moins élevé que les autres.

Petits pois et carottes flottant dans une sauce pâlotte, saucisses reluisantes et riz au lait trop gluant. Les souvenirs d’enfance des cantines scolaires ne donnent pas vraiment envie. Pourtant, y manger le midi permettrait aux enfants de voir leurs risques d’obésité diminuer. C’est ce que révèle une étude réalisée en Aquitaine sur 4 000 enfants de moins de 8 ans.

À la cantine, les enfants mangent équilibré et en quantité raisonnable

« On accuse facilement la restauration scolaire mais la qualité nutritionnelle des repas servis s’est beaucoup améliorée », assure Hélène Thibaut, coordinatrice du programme nutrition et prévention santé des enfants en Aquitaine. Ainsi, ceux qui vont à la cantine sont assurés de manger des portions adaptées à leur âge et à leurs besoins nutritionnels.

De plus, si ceux qui déjeunent à la maison sont contraints de manger plus ou moins la même chose que leurs parents – et en quantité plus ou moins similaires -, ceux qui restent à l’école ont davantage de choix. Ils peuvent ainsi découvrir de nouvelles saveurs et donc développer leurs goûts. « Un enfant commence à manger des betteraves et les autres suivent », remarque Hélène Thibaut.

Autre constat : les élèves qui restent à l’école le midi ont droit à une pause « récré » après le déjeuner. Ce moment leur permet de se dépenser davantage qu’en restant sur le canapé familial ou devant un écran. « L’étude révèle que, quel que soit le milieu social, le rôle protecteur de la cantine persiste », précise la coordination.

Comme le répètent les instances de santé, pour être en bonne santé il faut manger un peu de tout, en quantité raisonnable, et se dépenser. Les cantines scolaires font figurent de bons maîtres en la matière.

 

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Un élément de réflexion d’une chercheuse canadienne sur la prise de poids pendant la grossesse et ses conséquences éventuelles sur l’obésité de l’enfant à naitre:

prise de poids pendant la grossesse

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Près du tiers de la population du Maroc, soit quelque 10,3 millions de personnes, connaît des problèmes de surpoids, une question de santé publique qui prend de l’ampleur depuis dix ans, souligne dans une étude le Haut commissariat au Plan (HCP).

Selon cette enquête, menée par le HCP auprès de 2.426 ménages, le Maroc a réalisé des progrès notables dans la lutte contre la sous-nutrition.

Chez les enfants de moins de cinq ans, « l’insuffisance pondérale » est ainsi passée de 9,3% en 2004 à 3,1% en 2011, ce qui met le royaume en très bonne position par rapport à la moyenne mondiale (16%). Pour les adultes de plus de 20 ans, ils ne sont plus que 3,3% à être concernés contre 3,9% en 2001.

En revanche, le Maroc voit apparaître de sérieux problèmes en matière d’obésité, selon le HCP.

Un tiers de la population menacé

Au total, ce sont 10,3 millions de marocains adultes,dont 63,1% de femmes, qui sont en situation d’obésité ou de pré-obésité, résume le rapport.

Parmi ces personnes, 3,6 millions, soit près d’un adulte marocain sur cinq, est concerné par l' »obésité sévère et morbide » . Les femmes sont les plus touchées (26,8%), en particulier en milieu urbain.

Sur 10 ans, « l’obésité sévère et morbide a augmenté de 7,3% par an » en moyenne, s’alarme le HCP, relevant que l’inactivité ainsi que les niveaux de vie et d’éducation influent sur ce phénomène.

« Nous allons vers d’importants problèmes et il est crucial de mettre en place des campagnes de sensibilisation sur la santé nutritionnelle », a déclaré à la presse le Haut commissaire au plan, Ahmed Lahlimi, appelant les autorités à encourager la pratique sportive ou encore le « contrôle des menus dans les cantines » scolaires et d’entreprises.

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À l’échelle mondiale, l’obésité tue trois fois plus que la malnutrition. C’est ce que démontre une étude menée dans 187 pays, qui révèle que l’on meurt plus du manger trop que de ne pas assez manger.

L’obésité tue plus que la faim à l’échelle du monde. En effet, d’après une étude internationale menée dans 187 pays sur l’état de santé mondial, publiée le samedi 15 décembre 2012 dans la revue scientifique médicale britannique « The Lancet », l’obésité ferait désormais davantage de victimes que la malnutrition. « En 20 ans, on est passé d’un monde où les gens souffraient de malnutrition à un monde où les gens souffrent de maladies liées à une alimentation trop grasse et trop riche », rapporte au Daily Telegraph l’un des auteurs de l’étude, le Docteur Majid Ezzati, président de la Global environment health de l’Imperial College London.

9 millions de décès dus à l’hypertension artérielle.

En 2010, l’obésité a été responsable de la mort de 3,4 millions de personnes dans l’ensemble des pays du nord, alors que, la même année, la malnutrition a tué moins d’un million d’individus. Outre les maladies cardiovasculaires et le diabète de type II, liés à l’obésité, les experts montrent du doigt les mauvais chiffres de l’hypertension artérielle, qui serait à l’origine de près de 9 millions de décès par an.

 

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Le ministère de la santé vient de labelliser le centre intégré de prise en charge de l’obésité (CIO) de Toulouse. Il devient l’un des cinq centres référents français. Soins et recherche y sont associés.

«Le parcours de soin du patient obèse n’est pas bien organisé. Sans référentiel connu, sans recommandation comme il peut en exister pour le diabète, le médecin ne sait pas quoi proposer à son patient. Il faut une prise en charge équivalente sur toute la région Midi-Pyrénées» explique le professeur Patrick Ritz, du service d’endocrinologie – unité de nutrition de l’hôpital Larrey.

Le CIO (centre intégré de prise en charge de l’obésité de Toulouse) doit répondre à cette problématique. Il s’appuiera sur un centre clinique spécialisé de l’obésité (TOSCA- Toulouse, Obésité, Surpoids, Conduites Alimentaires) et sur l’expérience toulousaine dans la recherche sur l’obésité, dans la continuité de l’unité créée par le docteur Max Lafontan dans les années 1980, aujourd’hui I2MC (Institut des maladies métaboliques et cardiovasculaires). «Nous bénéficions de la compétence du sociologue Jean-Pierre Poulain, de l’expertise pour l’obésité chez les plus jeunes du professeur Maïté Tauber, et chez les personnes âgées du professeur Bruno Vellas. L’idée est de créer des ponts entre la biologie, la sociologie, la pédiatrie et la gérontologie, pour couvrir tous les âges de la population et les relier aussi aux modes de vie, à l’environnement» poursuit le professeur Ritz selon qui le CIO de Toulouse doit relever deux défis : prévenir l’obésité et proposer le meilleur traitement possible aux personnes qui en souffrent.

Les outils utilisés sont les essais cliniques pour le volet traitement, la création d’un mastère obésité pour la formation et la mise en place d’un site internet pour la communication.

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Des chercheurs de l’université de New Castle aux Etats-Unis se sont penchés sur l’épigénétique du cancer du côlon. L’épigénétique est un domaine qui étudie l’interaction entre l’environnement et l’expression de certains gênes. Dans le cas du cancer du côlon, il semble que des réactions de méthylation au niveau de l’ADN jouent un rôle fondamental dans le développement de la maladie. Ils ont donc effectué 185 biopsies rectales et autant de prises de sang sur 84 hommes et 101 femmes en bonne santé venues à l’hôpital pour effectuer une coloscopie de routine. Les changements épigénétiques ont ensuite été évalués en fonction du mode de vie et des caractéristiques de chaque personne.

Les chercheurs ont ainsi pu mettre en évidence que le facteur le plus important dans la méthylation de l’ADN est l’âge, expliquant ainsi pourquoi le cancer du côlon est plus fréquent en vieillissant, en particulier après 50 ans. Ces mutations sont également plus fréquentes chez les hommes que chez les femmes,ce qui est compatible avec l’observation que ce cancer touche plus souvent les personnes de sexe masculin. Par ailleurs plus les taux de vitamine D et de sélénium dans le sang sont élevés moins il y a de mutations, ce qui confirmerait un rôle anti-cancer de la vitamine D et du sélénium.

Du côté des points négatifs, c’est le surpoids qui a été associé à plus de changements épigénétiques et donc à un risque de cancer plus élevé. Mais plus surprenant, les chercheurs constatent aussi que les personnes qui ont des taux de vitamine B9 élevés dans le sang ont plus de risques de subir des changements épigénétiques et donc théoriquement d’avoir plus de risque de développer un cancer du côlon.

Comment expliquer ces résultats ?

Bien que cela puisse paraître surprenant, cette équipe de chercheurs avait déjà mis en évidence en laboratoire que la vitamine B9 à fortes doses altérait l’ADN (1). Dans cette étude les participants n’utilisaient pas de compléments alimentaires : leurs apports en vitamine B9 sont donc issus des aliments naturels et des aliments enrichis, une pratique courante aux Etats-Unis, en particulier dans les produits céréaliers. La forme de vitamine B9 utilisée en fortification (y compris en France) ou dans la plupart des compléments alimentaires est de l’acide folique, une forme synthétique de vitamine B9.

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L’obésité n’est pas une affaire d’alimentation ou de régime, cette pathologie apparaît aujourd’hui comme un phénomène de société complexe et multifactoriel. Dans « Comprendre l’obésité » (Ed. Albin Michel), la psychanalyste Catherine Grangeard bat en brèche les idées reçues sur le surpoids. À travers une série de cas, elle montre qu’une autre voie est possible, celle de la psychanalyse qui plonge au cœur de l’histoire de chacun pour tenter de comprendre les raisons de cette addiction.

Terrafemina : Vous êtes l’auteure de « Comprendre l’obésité ». Quel est le sens de votre démarche ?

Catherine Grangeard : Je suis partie de mon expérience de psychanalyste. Raconter ce qui se passe dans un travail analytique permet d’illustrer ce que vivent les personnes obèses. J’ai voulu montrer la question de l’obésité sous un autre jour. Elle n’est pas qu’une affaire de kilos ou d’alimentation, c’est un phénomène de société, complexe, multiple. Il y a des idées reçues très difficiles à combattre.

Tf : En quoi la psychanalyse peut-elle aider les personnes ?

C.G : L’approche psychanalytique permet d’aller chercher dans l’inconscient les raisons d’une difficulté. Il est intéressant de comprendre ce qui nous pousse à faire quelque chose qu’on juge néfaste pour nous-même. C’est cela, l’approche analytique. Il faut se poser la question. Les déterminants sont dans chacune des histoires personnelles. Avec cette analyse de cas, je montre ce qui se passe dans une prise de conscience. Elle est nécessaire avant de démarrer un programme sérieux. Ce retour en arrière permet de lever un certain nombre de verrous.

Tf : Ces personnes que vous avez suivies, ont-elles des points communs ?

C.G. : Ce que j’essaie de montrer, c’est que justement il n’y a pas de typologie des personnes obèses. Certes, ce sont des personnes qui face à une difficulté, vont se tourner vers la nourriture. Le point commun, c’est que contrairement à vous, à moi, elles ne réussissent pas à dire stop. Quand commence l’addiction, c’est toute la question. Les raisons de cette fragilité sont inscrites dans l’histoire.

Tf : Vous dénoncez le poids de la société de consommation, le diktat des régimes relayé par les médias…

C.G. : En ce moment, tout nous pousse à aller vers l’alimentation. Nos enfants sont perpétuellement tentés par les étalages des supermarchés. D’un autre côté, on nous assène des messages sur le bien manger, manger bouger, 5 fruits et légumes par jour. Il y a des effets pervers aux messages simples. La simplification fabrique de l’obésité dans le sens où elle laisse penser que tout est facile. Lorsqu’elle se met au régime, la personne croit qu’elle a un remède simple. C’est malhonnête de dire qu’on peut perdre du poids durablement en quelques semaines de diète. Une bonne hygiène de vie doit être permanente. Il faut quitter le centrage sur le poids. Réduire une personne aux kilos qu’elle doit perdre, c’est l’empêcher de trouver une solution.

Tf : La solution ne se trouve donc pas dans les régimes ?

C.G. : Absolument pas, tout régime est restrictif et donc éprouvant. La privation entraîne de la frustration. La phase de stabilisation est la plus difficile. La personne craque, reprend plus de kilos, c’est bien connu. Le régime doit rester quelque chose de ponctuel, c’est l’hygiène de vie qui doit primer. Une personne obèse passe par différents paliers. Elle tente un régime, échoue. L’échec, c’est l’estime de soi qui chute. C’est important de décrypter ce que les personnes cherchent dans un régime. Comment remettre la réalité aux commandes ? Le bon moment c’est celui où on se dit « j’ai le courage d’affronter ». Il est plus facile de s’en sortir lorsqu’on est dans une bonne phase de vie.

Catherine Grangeard – « Comprendre l’obésité, Une question de personne, un problème de société » – éd. Albin Michel.

Interview réalisé par Terra Femina

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Dans le cadre d’une campagne internationale incitant à manger moins de viande, la ville de Los Angeles a voté, à l’unanimité, l’instauration du « Meatless Day ». Une journée où les habitants tenteront de rester végétariens.

Le « Meatless Day » a été adopté par la municipalité, à l’occasion d’une campagne internationale de sensibilisation pour diminuer la consommation de viande. Celle-ci coûte cher en émission de carbone : les élevages consomment 70% de l’eau provenant de la ville, tout en produisant 20% des émissions de gaz à effet de serre, selon NBC.

En amont de ce rendez-vous végétarien hebdomadaire, la ville californienne a interdit l’installation de nouveaux fast-food dans le sud de la métropole, où vit la majorité de la population obèse de Los Angeles. La conseillère municipale Jan Perry a déclaré : « Consommer moins de viande peut prévenir et même inverser la tendance des maladies les plus communes aux États-Unis. Quelque part, nous sommes déconnectés de la simple vérité : notre corps est affecté par la nourriture que nous consommons ».

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Les femmes déjà atteintes d’obésité pourraient effacer leur risque accru de cancer du sein après la ménopause, en prenant simplement les mesures pour éviter le gain de poids supplémentaire et contrôler les effets métaboliques de leur obésité. C’est ce que conclut cette étude préclinique publiée dans l’édition du 7 décembre de Cancer Research, une revue de l’American Association for Cancer Research. En bref, continuer à trop manger après la ménopause alors que l’on souffre déjà d’obésité accroît considérablement le risque de cancer du sein.

« Les femmes ménopausées obèses ont un risque accru de cancer du sein et de moins bons résultats cliniques par rapport aux femmes ménopausées qui sont minces », confirme le Pr Paul S. MacLean, professeur agrégé de médecine à l’Université du Colorado.

Ménopause signifie fréquemment prise de poids : Durant la ménopause, les femmes prennent fréquemment du poids en raison d’une consommation devenue excessive par rapport aux besoins énergétiques.

Dans une précédente étude, l’équipe du Pr MacLean avait déjà montré, sur leur modèle animal, que le gain de poids après une ovariectomie chirurgicale -ce qui correspond à une situation de ménopause- contribue à promouvoir le développement de tumeurs mammaires chez des rats obèses.

Dans cette nouvelle étude, ils confirment qu’obésité + suralimentation après ovariectomie chirurgicale induit le développement de tumeurs et une progression agressive de ces tumeurs.

La première explication est que ces rats obèses, modèles de ménopause, sont incapables d’absorber normalement les apports excessifs d’énergie. Leurs tissus sains ne parvenant pas à augmenter l’absorption de glucose et de graisses alimentaires, ce sont les tumeurs du sein qui augmentent considérablement leur absorption de glucose.

Une deuxième raison de la croissance tumorale agressive chez des rats obèses par rapport aux rats maigres, c’est que les tumeurs des deux groupes d’animaux ont des profils moléculaires différents. Les tumeurs des rats obèses ont des niveaux d’expression plus élevés des récepteurs de la progestérone liés à la hausse de l’expression de gènes impliqués dans la consommation d’énergie. Ce même processus d’une expression accrue de gènes impliqués dans la consommation d’énergie et la croissance cellulaire a été observée dans les cancers du sein humains à récepteurs de progestérone positifs, chez les femmes ménopausées.

Enfin, les auteurs remarquent que l’antidiabétique metformine parvient à réduire la charge tumorale chez des rats obèses après une ovariectomie chirurgicale, ce qui suggère la convergence de l’obésité et la suralimentation pendant la transition ménopausique pour favoriser la croissance tumorale.

Source: Cancer Research Online December 7, 2012; doi: 10.1158/0008-5472.CAN-12-1653 Obesity and Overfeeding Affecting Both Tumor and Systemic Metabolism Activates the Progesterone Receptor to Contribute to Postmenopausal Breast Cancer (Visuel © forestpath – Fotolia.com, vignette@ National Institute for Standards and Technology, Image Gallery : cellules de cancer du sein)

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