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nouvelles habitudes

Un avatar qui vous ressemble et adopte une bonne hygiène de vie peut vous aider à perdre du poids.

Selon un article de Journal of Diabetes Science and Technology, des femmes en surpoids ont perdu près de 2 kg en 4 semaines en regardant un avatar qui apprenait les bons comportements pour perdre du poids.

Dans cette petite étude américaine, les chercheurs se sont demandé si des avatars (personnages virtuels) pouvaient être utiles pour aider des femmes en surpoids à adopter les bons réflexes alimentaires. En effet, d’autres travaux ont montré que la réalité virtuelle pouvait changer efficacement des comportements. Par exemple, des personnes qui regardent un avatar courir sont plus susceptibles de faire de l’exercice le lendemain si l’avatar leur ressemble.

Dans un premier temps, les chercheurs ont questionné 128 femmes en surpoids. La plupart avaient essayé de perdre du poids pendant l’année précédente et n’avaient jamais utilisé un jeu de réalité virtuelle. Malgré tout, 88 % ont dit être intéressées par un programme qui utiliserait la réalité virtuelle pour perdre du poids. Certaines ont dit qu’un avatar pouvait les aider à visualiser les comportements adéquats pour leur santé.

Ensuite, les chercheurs ont créé des vidéos qui montraient un avatar dans différentes situations : marcher sur un tapis de course, pousser un chariot au supermarché… Les femmes n’avaient pas à manipuler l’avatar, juste à regarder la vidéo qui ne durait que 15 min. La couleur de peau et la forme de la silhouette de l’avatar se conformaient le plus possible à l’apparence de la personne. Pendant 4 semaines, 8 femmes en surpoids sont venues une fois par semaine à la clinique pour regarder une de ces vidéos.

Par exemple, dans un module, l’avatar était à table et apprenait à choisir des portions de la bonne taille. Ou bien, grâce à leur avatar, les participantes apprenaient à quel rythme marcher sur un tapis de course pour perdre du poids.

Au bout des 4 semaines, les femmes ont perdu en moyenne 1,6 kg. Toutes ont dit qu’elles recommanderaient ce programme et que cela avait influencé leur comportement.

En conclusion, la réalité virtuelle représente un outil prometteur et peu coûteux pour aider les personnes obèses ou en surpoids à perdre du poids.

Source

Napolitano MA, Hayes S, Russo G, Muresu D, Giordano A et Foster GD. Using avatars to model weight loss behaviors: participant attitudes and technology development. Journal of Diabetes Science and Technology. 2013. 7(4): 1057-65.

 

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Extrait du livre TOXIC, de William Reymond :

 » Le 4 avril 2005, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) publiait un impressionnant rapport de 216 pages consacré aux « Risques et bénéfices pour la santé des acides gras trans apportés par les aliments ». Et proposait des recommandations sur ce sujet dont les médias français commençaient enfin à se faire l’écho.

Cette étude fourmillait d’informations capitales. On y apprenait par exemple que le taux d’acides gras trans dans les aliments français contenant de l’huile hydrogénée pouvait grandement varier pour un même produit d’une marque à l’autre. Ainsi, en 1999, certaines céréales contenaient 2 % de trans lorsque d’autres atteignaient un taux de 52,1 % ! Et le même genre d’écarts se constatait dans le pain, les viennoiseries, les pâtes à pizza, les crackers, les gâteaux, les soupes déshydratées…

On découvrait aussi que, dans des proportions inverses à celles des États-Unis, la première source d’acides gras trans s’avérait de source naturelle, provenant à 60 %, des produits laitiers et de la consommation de viande rouge.

Corroborant les craintes de Willett, l’AFSSA précisait en outre que les trans fat avaient dorénavant gagné l’ensemble de l’alimentation européenne. Et que si la France se trouvait au niveau de l’Allemagne, les Pays-Bas étaient le premier pays consommateur et l’Espagne et l’Italie les derniers.

Bien évidemment, l’AFSSA confirmait leur toxicité : « L’état actuel des connaissances nous enseigne que la consommation des acides gras trans à des niveaux qui dépassent 2 % de l’apport énergétique total est associée à une augmentation significative des risques de maladies cardio-vasculaires ».

Pourtant, l’intérêt du rapport résidait ailleurs. Et concernait directement nos enfants.

Si, en France, la consommation des trans représente en moyenne 3 % des apports lipidiques et 1,3 % de l’apport énergétique total (noté AET), certaines catégories de consommateurs en absorbent beaucoup plus. Ainsi « pour les forts consommateurs de matières grasses (définis ici comme les 5 % de la population ayant la plus forte consommation), les apports en poids sont doublés : pour le sexe masculin ils sont proches de 6 g/j, pour le sexe féminin de 5 g/j (soit 2 % des AET) ». Et d’ajouter : « La tranche d’âge la plus consommatrice est celle des garçons de douze-quatorze ans avec une moyenne de 3,5 g/j et des forts consommateurs à un niveau d’apport de presque 8 g/j, soit 2,5 % de l’AET ».

En somme des adolescents qui, sans que nous ne nous en soyons rendu compte, ont réussi l’impensable : devenir malgré eux de petits citoyens américains, puisque l’AFSSA précisait que ces valeurs correspondaient aux « niveaux moyens de consommation évalués aux États- Unis ».

Et quand l’AFSSA élargit son échantillon démographique à l’ensemble des garçons entre trois et quatorze ans,elle dévoila un pourcentage qui dépassait celui « associé à une augmentation significative des risques de maladies cardio-vasculaires » !

Les principaux coupables ? Les huiles partiellement hydrogénées utilisées par l’industrie agroalimentaire dans les produits destinés aux enfants et aux adolescents. L’AFSSA précisait même que « les produits de panification industrielle, viennoiseries industrielles et biscuits, sont placés en seconde position parmi les aliments contributeurs : ils apportent […] près de 30 % » des trans totaux chez l’enfant.

Voilà qui est effrayant. Car ce rapport dessinait, il y a presque deux ans, une tendance réellement inquiétante. Celle d’une jeunesse française qui avait rattrapé les habitudes de consommation du Fat Land, ce pays où l’huile partiellement hydrogénée constitue un facteur d’obésité, de maladies cardio-vasculaires et de cancer. Ce pays où le trans tue entre 30 000 et 100 000 personnes par an.

Il ne restait donc plus qu’à se précipiter sur les recommandations concluant ce rapport alarmant… et à constater comment l’industrie agroalimentaire avait remporté une nouvelle victoire.

La suite ………….(navrante)..demain.

 

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Extrait de Toxic, le livre détonnant de William REYMOND :

« En 1994, l’étude de Walter Willett débutait par une présentation historique des acides trans gras. Où le chercheur remarquait que la « consommation d’huile partiellement hydrogénée avait énormément augmenté aux États-Unis » durant la deuxième moitié du XXe siècle. Il notait même – nous étions en 1994, rappelons-le – l’émergence d’une tendance inquiétante : « Les pays du tiers-monde connaissent actuellement une augmentation importante de l’utilisation d’huile partiellement hydrogénée […] En Inde, par exemple, une matière grasse d’origine végétale contenant 60% de trans est utilisée. […] Ces produits [sont même] devenus des ingrédients basiques de la nourriture ». Or que sait-on douze ans plus tard ? Que New Delhi connaît un taux record de crises cardiaques chez les moins de cinquante ans.

L’acide trans gras n’a pas seulement gagné le tiers- monde. Il s’est également imposé dans l’alimentation européenne.

Dans l’édition 2006 du guide Savoir manger, les docteurs Cohen et Serog notent à plusieurs reprises la présence accrue d’huile partiellement hydrogénée dans les biscuits, les pâtisseries et les pâtes à tartiner vendus en France. Ils dénoncent également le soi-disant recours bénéfique des fast-foods à l’huile de colza, en expliquant que « cette huile est hydrogénée et contient beaucoup de ces acides gras trans qui augmentent le taux de mauvais cholestérol et diminuent le taux de bon cholestérol sanguin ». À leur énumération inquiétante, il convient hélas d’ajouter d’autres produits comme les barres chocolatées, ainsi que la majorité des plats préparés, tous fortement soutenus commercialement par des campagnes publicitaires.

En fait, seuls le Danemark et le Canada paraissent avoir pris la mesure du risque. Ainsi, en 2003, le Danemark a été le premier pays à bannir l’usage de l’huile partiellement hydrogénée. Une restriction qui ne touche pas les acides gras trans issus des produits laitiers, même si le gouvernement local recommande plutôt la consommation de lait écrémé ou demi-écrémé. Hélas, malgré les tentatives de Copenhague d’obtenir l’adhésion des autres pays de l’Union à sa politique anti-trans, l’Europe ne suit pas.

En 2004, dix ans après Willett, l’Autorité européenne de sécurité des aliments émettait en effet un avis où, si elle confirmait le risque, on se contentait de recommander une baisse individuelle de la consommation.

Cette mollesse est particulièrement révoltante.

À quoi tient-elle ? Pour partie, aux pressions exercées sur les organismes de régulation, aussi bien par les politiques que les industriels. L’exemple de l’OMS est, à ce sujet, frappant. Depuis des années, l’Organisation tente de placer l’élimination des huiles partiellement hydrogénées dans le Codex. Le Codex, créé en 1963 par l’OMS et le FAO, « élabore des normes alimentaires, des lignes directrices et d’autres textes » utilisés par plus de cent cinquante pays dont les États-Unis. Mais, à cause de la Maison-Blanche, cette recommandation n’arrive pas à passer. En janvier 2004, le secrétaire à la Santé, Tommy Thompson, avait même fait le voyage à Genève, siège de l’OMS, en compagnie de représentants de l’industrie américaine, pour s’assurer que l’on ne restreigne pas les activités commerciales du secteur. À la place, le gouvernement américain préfère mettre en avant – quelle surprise ! – la nécessité d’une plus grande… responsabilité individuelle. Sensible aux « encouragements amicaux », l’OMS a donc cédé. Comme en 2003 quand l’industrie du sucre l’avait menacée de demander au Congrès américain de limiter son apport financier si elle « n’adoucissait » pas son texte sur la responsabilité du sucre dans la crise d’obésité.

Le pire, c’est que l’Europe s’aligne sur les réserves a minima et sur l’argument fallacieux des indispensables efforts de… chacun.

En effet, douze ans après Willett, la seule mesure appliquée concerne une disposition hypocrite sur l’étiquetage. Désormais le taux de trans fat est indiqué sur les produits, concession lâchée du bout de lèvres par les lobbies de la malbouffe.

Si la présence de trans fat est inférieure à 0,5 gramme, le produit peut porter la mention sans acides trans gras. Le problème – comme au Canada où la limitation s’entend pour 0,2 g – c’est que cette limitation s’entend par portion. Un paquet de biscuits contient plusieurs portions. Sans le savoir, un consommateur peut donc augmenter dangereusement sa consommation d’huile partiellement hydrogénée.

Les méthodes de l’industrie agroalimentaire made in USA ne m’étonnaient guère. Après tout, elles expliquaient l’immobilisme des autorités de ce pays, ce refus d’agir qui, d’après l’hypothèse la plus conservatrice de Willett, a, depuis 1994, entraîné la mort de 360 000 Américains, qui, si l’on calcule en partant du chiffre de 100 000 victimes par an, révèle que l’acide gras trans a tué plus d’un million de personnes entre 1994 et 2006. Bien plus que ce qu’Oussama Ben Laden ne fera jamais. Soit. Mais pour moi, le plus surprenant ne venait pas des États-Unis, mais de l’autre côté de l’Atlantique. De la France. »

La suite ………. demain.

 

 

 

 

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Extrait de Toxic, le livre enquête passionnant de William Reymond :

« Au milieu des années 1980, les urgences des hôpitaux américains durent affronter une recrudescence des crises cardiaques. Assez rapidement, le trans fat (acides gras trans) fut dénoncé, puisque présent dans maints cadavres autopsiés.

Mais il a fallu attendre 1994 pour que, dans des termes d’une effrayante clarté, l’une des plus importantes autorités sanitaires du pays dénonce les acides gras trans.

Walter Willett est le directeur du département nutrition de la Harvard School of Public Health de Boston. Son étude sur l’impact de l’huile partiellement hydrogénée sur la santé représente aujourd’hui encore une référence. Il y démontre de manière implacable que les acides gras trans agissent doublement sur le cholestérol. D’un côté, ils engendrent un développement accru du mauvais et, de l’autre, empêchent notre organisme de produire le bon. L’effet est tellement grave que le scientifique publie une estimation volontairement prudente du nombre de victimes des acides gras trans. Chaque année, d’après lui, au moins 30 000 Américains décèdent de problèmes cardio-vasculaires dus à la consommation d’huile industriellement hydrogénée. Depuis, ce chiffre a été affiné. Et approche les 100 000 victimes annuelles. Bien entendu, il faut ajouter « le nombre bien plus important de personnes atteintes d’affections cardio-vasculaires non mortelles ».

Inquiet de l’ampleur du risque, Willett concluait ses travaux avec une recommandation ferme : « Nous sommes en faveur d’une élimination ou d’une régulation stricte des acides trans gras dans l’alimentation américaine ».

Sept ans plus tard, suivant la voie ouverte par Willett, ce fut au tour du vénérable NAS de rendre publiques ses conclusions. Non seulement, les acides gras trans n’apportent aucun bénéfice à l’organisme humain mais ils sont tellement dangereux que le NAS estime que leur consommation devrait être de… zéro gramme. Mais l’institut remarque qu’il s’agit d’une impossibilité à cause du fait de la présence, naturelle, des acides gras trans dans les laitages et la viande rouge.

Quoi qu’il en soit, douze ans après le cri d’alarme de Willett, cinq ans après la condamnation sans appel du NAS, malgré en outre la publication de dizaines de travaux scientifiques tout aussi effrayants, le tueur est toujours en liberté. Et pas seulement aux États-Unis.

La suite …………. demain.

Dr BUENOS : Il est recommandé à tous les patients du réseau ROSA de lire les étiquettes des produits industriels qu’ils achètent et de supprimer entre-autres, les produits contenant des huiles partiellement hydrogénées ou des acides gras trans.

 

 

 

 

 

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Extrait de Toxic, le livre de William Reymond :

«  Il existe un point commun entre l’augmentation de la taille des portions, la volonté de parvenir à contrôler nos cerveaux, le recours de plus en plus systématique au sirop fructose-glucose, la concentration de l’élevage, la pollution des fruits et légumes, l’utilisation de conservateurs toxiques… Tous dessinent la face cachée de l’industrialisation de l’alimentation. Des coulisses où, sur l’autel du profit, on sacrifie notre santé.

Le cas des acides gras « trans » en est sans doute l’exemple ultime. Difficile en effet de trouver pire que l’autorisation d’utiliser un produit dont plus personne n’ignore que la consommation est dangereuse.

Les acides gras trans trouvés dans l’alimentation proviennent, de trois sources. Dont seule la première est naturelle, puisque le fruit de la transformation bactérienne des acides gras insaturés chez les ruminants. L’homme les consomme donc sous forme de produits laitiers et de viande rouge, la graisse de bœuf en contenant par exemple 4,5 % et le lait environ 3 %.

La deuxième manière de créer des acides gras trans est le chauffage d’huiles à haute température, une friture à bain profond pouvant entraîner un changement moléculaire des acides et leur transformation en trans.

La dernière façon, majoritaire aux États-Unis et en voie de l’être dans le reste du monde, est également issue d’une mutation moléculaire liée à un processus exclusivement industriel : l’hydrogénation catalytique partielle d’huiles végétales.

Inventée en 1902 par le scientifique allemand Wilhelm Normann, cette méthode permet de rendre les huiles, solides ou semi-solides. Ce qui facilite leur conservation et ralentit les risques d’oxydation, donc de rancissement. L’huile partiellement hydrogénée est arrivée dans nos assiettes dès 1909. Cette année-là, Procter&Gamble, célèbre société américaine, achetait les droits de la découverte. Et, sous la marque Crisco, commençait à commercialiser une margarine issue de ce procédé.

À l’époque, personne ne s’intéressait aux acides gras trans. Et la margarine hérita d’une réputation de produit sain par comparaison aux graisses animales. En outre, Procter&Gamble assura sa diffusion grâce à la distribution de millions de livres de recettes de cuisine dont l’ingrédient vedette était son Crisco.

Au milieu des années 1960, l’huile partiellement hydrogénée connaît un nouvel essor. Lés restaurants se multipliant, leurs managers optent pour ce produit moins cher qui se conserve plus longtemps. Et puis, en 1985, l’apothéose. Parce que cette huile rend les frites bien plus craquantes, les biscuits bien plus fondants et permet aux barres chocolatées de se conserver plus longtemps, on la retrouve partout. Elle est même présente dans 40 % de l’alimentation américaine. Y compris dans des produits surprenants comme les vitamines. Les industriels ont en fait saisi son intérêt : rallonger l’espérance de vie des produits. L’exemple le plus visuel de ce « miracle » est disponible dans la section « bonus » du DVD de Super Size me. Où l’on voit, huit semaines après leur acquisition chez McDonald’s – l’un des plus gros utilisateurs de la planète -, des frites conservées à l’air libre garder leur aspect originel. Sans la moindre trace de moisissure !

L’arrivée de l’huile partiellement hydrogénée dans la nourriture rappelle celle du HFCS. Et son essor coïncide avec la seconde phase de la crise d’obésité. Depuis quelques années d’ailleurs, des scientifiques s’interrogent sur le rôle des acides gras trans dans la prise de poids.

Ainsi, à l’université de Wake Forest en Caroline du Nord, Kylie Kavanagh a étudié durant six ans les effets de la consommation d’acide gras trans par cinquante et un singes. Ses conclusions, publiées en juin 2006, sont passées inaperçues. À tort, bien sûr. Des cobayes recevaient quotidiennement un menu équilibré, avec 8 % des calories provenant d’acides gras trans, un niveau semblable à celui d’un consommateur régulier d’aliments frits ou issus de fast-foods. Un autre groupe absorbait la même quantité de nourriture, mais avec un minimum d’acides gras trans.

Au final, les animaux ayant mangé des acides gras trans ont grossi. Un apport de poids essentiellement localisé dans la zone abdominale, facteur de risque pour le diabète de type 2 et les problèmes cardio-vasculaires. Kavanagh ne cacha pas sa surprise : « C’est un choc, dit- elle. Malgré tous nos efforts pour qu’ils ne prennent pas de poids, ils ont quand même grossi. Et presque toute cette graisse se situe sur leur ventre. Continuer, c’est aller tout droit vers le diabète ».

Si les travaux de Kavanagh constituent, pour l’instant, la seule publication consacrée au lien entre consommation d’acides gras trans et obésité, ils sont pris au sérieux par le reste de la communauté scientifique. Ainsi Dariush Mozaffarian, de la Harvard School of Public Health, affirme : « Le temps où nous pensions aux acides gras trans seulement en terme de calorie est terminé ».

Si le rôle des acides gras trans semble prépondérant dans certains cancers, comme celui de la prostate ou différents dérèglements du foie, c’est son action avérée dans les maladies cardio-vasculaires qui représente un danger mortel.

La suite  ……..demain.

 

 

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Extrait de Toxic, le livre de William Reymond :

« Il existe différentes manières de démontrer l’inutilité de l’utilisation de pesticides et les risques qu’elle engendre.

Certains choisissent, avec brio, de démonter point par point l’argumentation des gardiens de la révolution verte. A écouter les tenants de l’industrialisation à tous crins, sans les pesticides, l’humanité courrait à sa perte, souffrant de malnutrition. Amatyra Sen, universitaire de Cambridge, est parti en guerre contre cette assertion en expliquant que « la famine caractérise l’état de certaines personnes n’ayant pas assez de nourriture, et non pas qu’il n’existe pas assez de nourriture ». Ses travaux, endossés par l’ONU et salués par un prix Nobel d’Économie, attestent bien que la faim dans le monde ne relève pas d’un manque de ressources mais d’une inégalité de distribution !

D’autres, encore, ont définitivement remis en question l’argument de vente des pesticides, selon lequel en protégeant et fertilisant chimiquement les fruits et légumes, ils garantissent une meilleure production que l’agriculture biologique classique. De nombreuses études, conduites aux États-Unis mais également en Suisse en 2001, ont en effet prouvé que, sans l’aide de produits chimiques, on parvenait globalement aux mêmes rendements. En 1990, une enquête comparative effectuée sur 205 fermes fit ressortir une différence maximale de 10 % en défaveur de l’agriculture biologique. Une autre, consacrée au soja, affirmait dix ans plus tard qu’un champ non pollué produisait 97 % de la quantité obtenue avec les coûteux ajouts chimiques. Et en juillet 2005, le Rondale Institute a enfoncé définitivement le mythe grâce à un travail étalé sur vingt-deux ans, effectué non pas en laboratoire mais sur des terres exploitées. Conclusion : aucune différence de rendement entre l’agriculture biologique et celle utilisant des pesticides. Plus étonnant encore, en année de sécheresse, les champs « à l’ancienne » fournissent 22 % en plus de fruits et légumes !

David Pimentel, lui, s’est intéressé aux conséquences économiques des pesticides. Comme j’avais tenté de le faire en décortiquant le véritable prix du hamburger à 99 cents, ce chercheur de l’université de Cornell a estimé que le recours à ces substances coûtait chaque année 10 milliards de dollars à la société américaine. La France se classant après les États-Unis et la Chine dans cette consommation chimique, on peut envisager une addition nationale de quelques centaines de millions d’euros. Un autre chiffre mis en avant par Pimentel retient l’attention : tous les ans, pour traiter les victimes humaines de cette dépendance chimique, la société américaine débourse 1,1 milliard de dollars.

Le sujet est éminemment sensible. Aux États-Unis, les associations de consommateurs et les groupes environnementalistes mènent depuis dix ans une guerre de longue haleine contre les géants de l’agriculture. Un combat dont nous, Européens, devons tirer des enseignements. Dans dix ans, comme pour la crise d’obésité, nous devrons à notre tour affronter les mêmes enjeux que les Américains et nous méfier des outils utilisés par les industriels de l’alimentation.

En 2001, le gouvernement français lançait le Plan nutrition national santé (PNNS). Parmi les premières recommandations destinées à lutter contre l’obésité, figurait une consommation accrue des fruits et légumes. Un thème largement développé depuis dans des campagnes publicitaires et auprès des établissements scolaires. La consommation de fruits et légumes est effectivement bénéfique à notre santé. Il est même scientifiquement prouvé que l’incidence des cancers, des maladies cardio-vasculaires, de l’ostéoporose, du diabète et du cholestérol est plus faible lorsque notre alimentation s’avère riche en fruits et légumes.

En 1991, dix ans plus tôt donc, le gouvernement américain lançait, lui, le programme « 5-a-Day » afin d’inciter les citoyens à consommer au moins cinq fruits et légumes par jour. Là encore, l’idée semblait tomber sous le bon sens. Sauf que les producteurs avaient du mal à cacher leur joie : les revues spécialisées donnaient en effet comme conseil aux groupes contrôlant la distribution d’augmenter leur chiffre d’affaires en utilisant notamment le logo de la campagne.

Mais voilà, l’usage massif de pesticides soulève une question qui reste taboue. Partant du principe que la totalité des fruits et légumes vendus en supermarché contiennent des résidus chimiques, faut-il suivre les recommandations de consommation édictées par des organismes officiels ? Aux États-Unis, comme en France ?

Plus que le regret de voir s’enrichir encore un peu plus les compagnies et corporations contrôlant la chaîne alimentaire, c’est l’hypocrisie de ces dernières qui a incité quelques groupes à agir dès janvier 1996. En effet, la toxicité des pesticides est un sujet que ses utilisateurs évitent comme la gale. Et lorsque, contraints, ils se décident à l’aborder, c’est pour détourner la question : « Personne ne s’est jamais retrouvé malade pour avoir consommé des produits frais traités rigoureusement avec les outils de protection des récoltes ».

C’est pour cela que, jouant la carte de la provocation, deux associations ont acheté des espaces publicitaires dans des revues professionnelles de l’industrie. Avec un message comparant le nombre de victimes par armes à feu à celui lié à la consommation de pesticides et au slogan sans ambiguïté : « Plus de gens meurent tués par leur salade ».

Au-delà de la joute verbale, cette campagne a suscité la même levée de boucliers et les mêmes réflexes protectionnistes de lobbying que celles lancées contre l’industrie de la viande. Le secteur a en effet répliqué en exigeant le vote d’une loi « transformant en crime toute critique de la nourriture non basée sur des preuves scientifiques irréfutables ». Comme on l’a vu, il s’agit à nouveau de refroidir les journalistes trop curieux et, surtout, d’étouffer les actions des associations de consommateurs ne disposant quasiment jamais de moyens financiers suffisants pour faire face à des procédures judiciaires. Une position assumée ouvertement par les industriels.

Mais alors, afin de se confronter à l’esprit de cette loi et d’essayer de clore ce débat une bonne fois pour toutes, existe-t-il oui ou non une preuve scientifique irréfutable prouvant que la consommation de fruits et légumes aux pesticides peut être mortelle ?

Le 3 mars 1863, Abraham Lincoln créait par décret présidentiel la National Academy of Sciences (NAS). Depuis, cette société honorifique rassemble l’élite scientifique mondiale, puisque parmi ses 2 000 membres et 350 correspondants étrangers, on compte plus de 200 titulaires de prix Nobel. Difficile donc de faire plus incontestable. Sa mission ? « Enquêter, examiner et expérimenter n’importe quel sujet scientifique » à la requête du gouvernement américain.

En 1987, l’organisme publiait, sous la direction de Richard Wiles, un rapport exhaustif consacré à la présence de pesticides dans la nourriture. Dont le chapitre 3 évaluait précisément, et sur cinquante pages, les risques de cancer liés à la consommation d’aliments produits à l’aide d’herbicides, fongicides, insecticides et autres engrais chimiques. Avec une rigueur toute scientifique, le NAS estimait que 62,5 % des herbicides utilisés en toute légalité par l’agriculture américaine étaient cancérigènes, tout comme 35 à 50 % des insecticides. Et que 90 % des fongicides – oui, 90 % – l’étaient aussi.

Ces chercheurs, analysant scrupuleusement et uniquement les effets quantifiables de la moitié des produits à effets cancérigènes, parvinrent en outre à évaluer précisément le nombre de cancers liés aux pesticides retrouvés dans la nourriture. Chaque année, selon eux, 20 800 Américains* (le chiffre est basé sur la population de 1986. Ramené à celle de 2006, il dépasse 25 000 par an) contractent ce mal. Un chiffre qui, parce qu’il se limite à 53 % des pesticides cancérigènes, constitue en somme un minimum. Le NAS, partant du principe que pour 10 nouveaux cas annuels de cancers, on compte 5 victimes, concluait que plus de 10 000 citoyens décédaient tous les ans, victimes de cette dépendance chimique. Et, pour la première fois, confirmait sans contestation que nous vivons dans un monde toxique.

Le plus étonnant, à la lecture des recherches des scientifiques du NAS, c’est la permanence d’une situation qui, au final, semble ne surprendre personne. Ces chiffres, équivalents à trois « 11-Septembre » par an, confirment une idée déjà dans l’air. Ils nous glacent et inquiètent un temps, puis disparaissent de nos centres d’intérêt et d’attention. Notre refus d’envisager les moindres conséquences sur l’organisme de cette alimentation modifiée s’accompagne d’un laxisme des gouvernements et d’une irresponsabilité civique des fabricants et utilisateurs de pesticides.

On pourrait imaginer que n’importe quelle enquête de cette nature, montrant qu’au moins la moitié des substances autorisées sont cancérigènes, déboucherait sur des interdictions, puis sur une remise en cause de ce système dont les dégâts se chiffrent en milliards ! Eh bien non.

Pourquoi ? Parce que les producteurs de pesticides profitent d’une aberration : la mise sur le marché des produits qu’ils commercialisent est antérieure aux travaux scientifiques attestant leur dangerosité. En outre, selon la loi, ces recherches ne suffisent pas, l’EPA, agence en charge des questions d’environnement devant réévaluer le produit. Un processus long et coûteux pour un organisme miné par les intérêts particuliers.

De fait, le 24 mai 2006, neuf représentants syndicaux s’exprimant au nom des neuf mille employés de l’EPA adressaient un courrier à Stephen Johnson, l’administrateur de l’agence. Sur six pages, leur lettre énumérait les difficultés rencontrées pour arriver à légiférer sur ces substances et disait : « Les préoccupations des industries de l’agriculture et des pesticides passent avant notre responsabilité de protéger nos citoyens. […] L’Agence doit assurer la sécurité sanitaire des enfants et des bébés […] et s’assurer que nos enfants ne soient plus exposés aux pesticides dont l’action peut endommager de manière permanente leur système nerveux et leur cerveaux ».

Sous couvert d’anonymat, les employés de l’EPA se montrèrent même plus directs. Ils mirent ouvertement et directement en cause l’administration Bush, dont les liens avec les industries chimiques sont établis depuis longtemps. Et expliquèrent que l’EPA refusait de prendre en compte les études indépendantes effectuées pourtant par des universitaires de renom parce que préférant se satisfaire de celles fournies… par les industriels.

Ce laxisme a des conséquences sur le reste du monde. Les fabricants utilisent leur présence sur le territoire américain depuis plusieurs décennies pour arguer d’une prétendue non-dangerosité et obtenir des autorisations d’exportation. Lesquelles permettent aux mêmes produits d’empoisonner le sol, les rivières, la faune, la flore, l’air et la nourriture du monde entier. Aussi bien en Afrique, marché émergeant, qu’en Europe où, rappelons-le une fois encore, la France est le troisième pays consommateur de ce type de substances.

En affinant les travaux du NAS, en mesurant, aliment après aliment, le taux de toxines que ceux-ci contiennent, Buck Levin est allé plus loin pour quantifier notre consommation quotidienne de produits toxiques. Du petit déjeuner au dîner, selon ses calculs, nous avalons en moyenne chaque jour cinq résidus différents d’antibiotiques, deux résidus issus de la pétrochimie, un résidu provenant de l’industrie du plastique, un de silicate – l’amiante -, puis un autre sous forme de colorant toxique, cinq issus d’éléments chimiques dont du mercure et de l’arsenic. Sans oublier, justifiant les craintes du NAS, vingt et un résidus différents apportés par les pesticides. Bon appétit.

La suite ….. demain.

Dr BUENOS : Ces données étayent les recommandations faites aux patients du réseau ROSA de consommer le plus possible des fruits et légumes de saison, de proximité, issus de l’agriculture biologique.

 

 

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Extrait de Toxic, le livre enquête de William REYMOND :

« Si le porc est assimilé à une machine et la volaille à l’équivalent d’un obèse stérile, la vache est devenue, elle, une commodité. Une masse divisée d’avance entre matière comestible et parties recyclables. Avant ce livre, j’ignorais même que cela était quantifiable. Ainsi, 43 % de son poids termine dans nos assiettes, tandis que 36 % envahissent notre quotidien. À écouter les spécialistes, tout – ou presque – est bon dans la vache : « Sa peau est une source pour les chaussures, les bagages et les porte¬feuilles. Le poil de ses oreilles devient le poil de pinceaux pour peindre. Le poil sur le reste de son corps est utilisé dans la confection de mobilier et de cordes à violon. Ses os servent à confectionner des manches de couteau. Ses sabots fournissent de la gélatine pour bonbons, desserts et maquillage. Ils sont aussi utiles dans la confection des pellicules photographiques ou encore de la colle. Ses organes et ses glandes permettent de produire cortisone, insuline, hormone, goudron, et chimiquement transformés, aident nos pneus à rouler sans trop chauffer. Sa graisse est dans les savons, les chewing-gums et les bonbons1 ».

Et le lait ? Il n’a évidemment pas échappé à la révolution industrialo-alimentaire des trente dernières années. En 1970, il y avait 650 000 laiteries aux États-Unis. Aujourd’hui, elles sont 90 000. À l’époque, on comptait en moyenne 20 têtes par laiterie. En 2004, ce chiffre s’élève à 100. Plus intéressant encore, le nombre de vaches laitières a diminué de presque un tiers tandis que la production de lait, elle, s’est accrue de 40 %. Ce paradoxe s’explique facilement : en trente ans, le rendement par tête a doublé. Il n’y a aucun miracle à cette augmentation : l’industrie a simplement trouvé les moyens de pousser les vaches à produire plus.

Mais avant d’expliquer comment, il convient d’évoquer les conséquences. La première concerne la qualité du lait. Lorsque l’on compare celui produit à la chaîne et celui dit « bio », lié à des animaux qui paissent encore dans les prés, on le découvre plus pauvre en vitamines A et B, en antioxydants et en acide linoléique, cet acide gras inhibiteur du cancer, plus particulièrement celui du sein.

La seconde, répercussion directe de l’espérance de vie de la vache laitière, termine dans nos estomacs. Voilà trente ans, un animal pouvait vivre vingt ans. Mais, aujourd’hui, après cinq années à produire en continu du lait, un bovin est retiré du circuit. Pour finir en hamburger à 99 cents.

Du moins, afin d’être exact, pour devenir l’un de ses composants. En décembre 2003, le département de l’Agriculture américain publiait une étude consacrée au bœuf haché industriel. L’USDA révélait ainsi que 500 grammes de viande contenaient la chair de plusieurs vaches. Un chiffre qui pouvait varier d’une douzaine à… quatre cents bovins ! La même année, justifiant les difficultés à contrer les intoxications alimentaires, les CDC confirmaient que « des centaines, voire des milliers de bêtes contribuent à un seul hamburger » ! Des chiffres stupéfiants, qui laissent plus que perplexe sur les conditions de fabrication d’une telle viande hachée…

Les ressources du génie humain dans le domaine du retour sur investissement ne cessent de surprendre.

Les cochons se mangent entre eux ? Arrachons-leur les dents ! Les poules se picorent ? Coupons-leur le bec ! Les vaches laitières, à force de traites multiples, développent la mastite, une infection douloureuse des mamelles qui entraîne de regrettables « pertes annuelles de plusieurs millions de dollars » ? Alors inventons ni plus ni moins une nouvelle vache !

Le 3 avril 2005, un article de Nature Biotechnology annonçait en effet que « des chercheurs [avaient] fabriqué des vaches transgéniques sécrétant de la lysostaphine à des concentrations comprises entre 0,9 et 14 mg par ml dans le lait ». La lysostaphine ? C’est une enzyme produite à partir d’un staphylocoque qui augmente « la résistance des bovins à l’infection ». En clair, des scientifiques du Kentucky avaient cloné une vache dotée d’un ADN génétiquement modifié pour qu’elle continue à produire du lait à des cadences infernales mais en tombant moins souvent malade.

La vache OGM n’est toutefois pas encore au point. Comme le souligne un des chercheurs français du Génopole, il faut encore évaluer « les conséquences pour l’homme de la présence permanente d’un antibiotique dans le lait de vache, et aussi l’apparition de formes mutantes du staphylocoque ». Une précaution dont les compagnies agroalimentaires américaines ne s’encombreront peut-être pas longtemps.

L’avenir de la nourriture étant, nous le verrons, aussi peu appétissant que son présent, il est d’ailleurs fort probable que cet exemplaire perfectionné de la bonne vieille Marguerite débarque plus rapidement dans nos assiettes que ce que l’on imagine.

En attendant, puisqu’il faut bien qu’une vache produise annuellement 8 600 litres de lait, les « éleveurs modernes » ont recours aux hormones pour augmenter la cadence de production et aux antibiotiques pour essayer d’éviter la coûteuse mastite.

Des substances liées à l’industrialisation de l’élevage qui renvoient directement aux lagons de Clinton.

la suite de cette (terrifiante) enquête ……….demain.

 

 

 

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Hamburgers, glaces, confiseries, viennoiseries, biscuits… Malgré des messages de santé publique omniprésents, les petits Français mangent toujours trop gras et trop sucré. L’obésité et le surpoids concernent respectivement 3,5 % et 4,5 % des enfants et adolescents ; des proportions deux fois plus élevées qu’au début des années 2000. La faute à qui ? « A la pub », rétorquent des médecins américains !

Les publicités TV tiendraient-elles un double discours ? D’un côté, les messages de prévention martèlent que pour être en bonne santé, il est nécessaire de « Manger 5 fruits et légumes par jour, de ne pas consommer trop de sel ou de sucre… ». De l’autre, les réclames des Fast-food attirent les plus jeunes en leur proposant dans un menu dédié les derniers jouets à la mode. Pas facile pour nos chères têtes blondes de s’y retrouver. Et pour les parents, de lutter…

Les équipes de Kristen Harrison de l’Université du Michigan ont interrogé une centaine de parents sur leurs habitudes alimentaires, mais aussi télévisuelles. Pour être certains de ne pas être trompés, ils ont aussi questionné les enfants. Objectif : observer si les programmes ont un quelconque impact sur le contenu de l’assiette.

La pub fait de petits obèses

Résultats, les bambins les plus exposés aux programmes entrecoupés de pub, sont davantage enclins à consommer des produits gras ou sucrés… bref à la malbouffe. Contrairement par exemple à ceux qui visionnent des DVD où la réclame est absente.

Une conclusion pas si étonnante en fait. Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), « les données scientifiques montrent que la publicité à la télévision influe sur les préférences alimentaires des enfants, leurs demandes d’achat et leurs modes de consommation. »

Autre observation : les auteurs ont également interrogé des enfants livrés en quelque sorte à eux-mêmes dans la mesure où ils regardent les programmes qu’ils souhaitent. Et qu’ils ont accès au réfrigérateur et aux placards à leur guise.  Constat sans surprise : leur perception d’un repas sain apparaît faussée. Pour eux en effet, hamburgers, frites et autres gâteaux constituent les base d’une ’alimentation saine et équilibrée !

 

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« Tu dois finir toute ton assiette ». Selon une étude américaine, cette maxime n’est pas la solution pour dompter les enfants qui ne veulent pas manger ce qui leur est servi.

Les chercheurs appellent cela la « néophobie alimentaire » ou la « sélectivité alimentaire ».

L’enfant refuse de goûter à certains aliments qu’il ne connait pas et n’accepte de manger que la nourriture qu’il connait déjà et qu’il apprécie. Une étude américaine réalisée par l’University of North Carolina démontre que cette sélectivité s’explique à hauteur de 72% par une composante génétique. Les chercheurs indiquent que ce comportement constitue un facteur de risque de surpoids, voire d’obésité, à cause d’une faible diversification alimentaire.

Si forcer nos chères têtes blondes n’est pas la solution, il existe bien un moyen de vaincre petit à petit cette néophobie alimentaire. Il faut que les parents montrent l’exemple. Une exposition répétée aux aliments a priori détestés se solde souvent par de bons résultats.

 

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