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Extrait du livre Toxic, de William REYMOND :

« En 1986, les CDC (center of desease control) ont lancé une vaste série d’enquêtes consacrées aux accidents du travail. Depuis, chaque année, l’organisme dissèque des histoires spécifiques qui se sont soldées par des morts, tente de les comprendre et essaie d’imaginer des procédures pour éviter qu’elles se reproduisent. La lecture des chapitres consacrés à l’agriculture, et plus particulièrement du Fatality Assessment and Control Evaluation (Face) évoque un morbide inventaire à la Prévert. Une litanie de façons de mourir à faire rougir de honte n’importe quel tueur en série. Même américain. On y découvre des hommes coupés en deux, écrasés, décapités, perforés, broyés, aspirés, électrocutés, concassés, étranglés et brûlés. Et d’autres qui meurent le nez dans la merde, asphyxiés par l’odeur des lagons.

Le véritable problème de ces fosses à purin géantes, c’est que, paradoxalement, elles ne contiennent pas de purin mais un liquide visqueux, épais et rose, autrement plus toxique. Il contient notamment du monoxyde de carbone, du phosphore, du cyanure, du sulfure d’hydrogène, du méthane, de l’ammoniaque et des nitrates. Une combinaison mortelle de gaz et de poisons à laquelle il faut ajouter une centaine d’agents pathogènes microbiens tels la salmonelle. Un seul petit gramme de la substance des lagons peut contenir jusqu’à 100 millions de bactéries coliformes, ces « petites choses » qui, une fois introduites dans l’eau potable, se feront une joie de transmettre le choléra.

La matière fécale des porcs et des vaches n’a pas toujours été aussi dangereuse. Il y a quelques années, avant que l’alimentation ne s’industrialise, elle était même utilisée sous forme d’engrais. Ce changement a ses origines dans les étables. Sous les ventilateurs. La circulation de l’air est devenue une priorité de l’élevage industriel. Sans ventilation, branchée 24 heures sur 24, les animaux s’asphyxieraient sous leurs propres gaz. Et les effets de la chaleur. Non que l’Oklahoma soit une région particulièrement chaude, mais des dizaines de milliers de porcs regroupés dans un espace restreint font rapidement monter la température au- delà des 30 °Celsius. Or c’est cette promiscuité qui a rendu le porc, la volaille et la vache toxiques. Parce qu’elle entraîne la prolifération des parasites, microbes, champignons, allergies et autres pathologies. Pour protéger leur capital sur pattes, en plus des hormones de croissance, les éleveurs n’ont rien trouvé de mieux que d’asperger les animaux d’insecticides et de les shooter aux antibiotiques. Et, puisqu’on ignore ce que 100 000 porcs pourraient précisément développer comme maladies, on pratique la prévention à large spectre, en traitant tout.

Les lagons de l’Oklahoma, de la Caroline du Nord, de l’Utah, voire de la Pologne et de la Roumanie, sont loin de votre salon certes. Mais, en réalité, ils s’avèrent beaucoup plus proches de vous que vous ne le croyez.

En décembre 2006, le magazine américain Consumer Report publiait une enquête effarante sur la viande de poulet. Qui expliquait que 43 % des échantillons testés par l’association consumériste trois ans plus tôt étaient porteurs de salmonelle et/ou de Campylobacters. Lesquels, selon l’OMS, « sont une cause importante d’affections diarrhéiques chez l’être humain », l’organisme officiel ajoutant qu’« on considère en général qu’il s’agit de la source bactérienne de gastro-entérite la plus courante dans le monde ». Problème majeur, en 36 mois, le taux de poulets infectés est passé à… 83 %.

En plus du risque de tomber malade en avalant des volailles insuffisamment cuites, Consumer Report pointait un autre danger : « La plupart des bactéries que nous avons testées […] résistaient à un ou plusieurs antibiotiques […] Les résultats de l’étude suggèrent que certaines personnes rendues malades par la consommation de poulet pourront avoir besoin d’essayer plusieurs antibiotiques afin d’en trouver un qui fonctionne ». Les recherches montraient ainsi que 20 % des Campylobacters résistaient dorénavant au ciprofloxacin, cet antibiotique utilisé contre les infections bactériennes. À la fin de l’année 2001, ce médicament avait pourtant les honneurs de l’actualité puisqu’il permet de traiter les victimes d’attaques à l’anthrax.

Le recours massif et constant aux antibiotiques dans l’élevage industriel rend donc peu à peu la batterie de remèdes à notre disposition inefficaces contre les bactéries véhiculées par les animaux. Si, pour l’instant, les effets les plus visibles se limitent à une recrudescence de gastro-entérites compliquées à traiter, la perspective d’un scénario semblable à celui de la grippe aviaire est possible.

Et, une nouvelle fois, comme pour la pandémie d’obésité, il faut sortir des modes de pensées classiques pour se prémunir du pire. Si la recherche de nouveaux produits alimentaires est nécessaire, si l’isolement des batteries d’élevage constitue une obligation, aucune de ces mesures ne traite réellement la nature même du problème : notre appétit pour la viande bon marché.

C’est cette habitude seule qui justifie l’élevage industriel. Il faut donc sortir des discours hypocrites tels que celui, bien prudent, développé par l’OMS : « Dans presque tous les pays développés, l’incidence des infections humaines à Campylobacter a augmenté constamment pendant plusieurs années, sans que l’on connaisse la raison de ce phénomène ».

Cette raison est au contraire aisée à comprendre. Chaque année, quasiment 7,6 milliards de poulets américains passent leurs journées entassés les uns sur les autres sans bouger, avec pour unique activité celle de picorer ce qui se trouve à portée de leur bec mutilé. Or il n’est pas nécessaire de visiter une de ces « fermes modernes » pour comprendre ce qu’ils absorbent. Élevées les pattes dans la merde de leurs congénères, ces volailles avalent ni plus ni moins ce qui va devenir le mélange toxique des lagons.

La suite ……………demain

Dr BUENOS : l’auteur met l’accent sur un point paradoxal. D’un côté, les organismes de sécurité sociale font des campagnes coûteuses pour limiter chez l’homme l’usage des antibiotiques (« les antibiotiques, c’est pas automatique. ») pour éviter que n’apparaissent des germes résistants.

D’un autre côté, l’élevage industriel utilise les mêmes antibiotiques larga manu sans restriction, avec comme conséquence, l’émergence de souches résistantes…………….

 

 

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Nous conseillons l’élevage bio de vaches et veau de Romiguières.

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Extrait de Toxic, le livre enquête de William REYMOND :

« Si le porc est assimilé à une machine et la volaille à l’équivalent d’un obèse stérile, la vache est devenue, elle, une commodité. Une masse divisée d’avance entre matière comestible et parties recyclables. Avant ce livre, j’ignorais même que cela était quantifiable. Ainsi, 43 % de son poids termine dans nos assiettes, tandis que 36 % envahissent notre quotidien. À écouter les spécialistes, tout – ou presque – est bon dans la vache : « Sa peau est une source pour les chaussures, les bagages et les porte¬feuilles. Le poil de ses oreilles devient le poil de pinceaux pour peindre. Le poil sur le reste de son corps est utilisé dans la confection de mobilier et de cordes à violon. Ses os servent à confectionner des manches de couteau. Ses sabots fournissent de la gélatine pour bonbons, desserts et maquillage. Ils sont aussi utiles dans la confection des pellicules photographiques ou encore de la colle. Ses organes et ses glandes permettent de produire cortisone, insuline, hormone, goudron, et chimiquement transformés, aident nos pneus à rouler sans trop chauffer. Sa graisse est dans les savons, les chewing-gums et les bonbons1 ».

Et le lait ? Il n’a évidemment pas échappé à la révolution industrialo-alimentaire des trente dernières années. En 1970, il y avait 650 000 laiteries aux États-Unis. Aujourd’hui, elles sont 90 000. À l’époque, on comptait en moyenne 20 têtes par laiterie. En 2004, ce chiffre s’élève à 100. Plus intéressant encore, le nombre de vaches laitières a diminué de presque un tiers tandis que la production de lait, elle, s’est accrue de 40 %. Ce paradoxe s’explique facilement : en trente ans, le rendement par tête a doublé. Il n’y a aucun miracle à cette augmentation : l’industrie a simplement trouvé les moyens de pousser les vaches à produire plus.

Mais avant d’expliquer comment, il convient d’évoquer les conséquences. La première concerne la qualité du lait. Lorsque l’on compare celui produit à la chaîne et celui dit « bio », lié à des animaux qui paissent encore dans les prés, on le découvre plus pauvre en vitamines A et B, en antioxydants et en acide linoléique, cet acide gras inhibiteur du cancer, plus particulièrement celui du sein.

La seconde, répercussion directe de l’espérance de vie de la vache laitière, termine dans nos estomacs. Voilà trente ans, un animal pouvait vivre vingt ans. Mais, aujourd’hui, après cinq années à produire en continu du lait, un bovin est retiré du circuit. Pour finir en hamburger à 99 cents.

Du moins, afin d’être exact, pour devenir l’un de ses composants. En décembre 2003, le département de l’Agriculture américain publiait une étude consacrée au bœuf haché industriel. L’USDA révélait ainsi que 500 grammes de viande contenaient la chair de plusieurs vaches. Un chiffre qui pouvait varier d’une douzaine à… quatre cents bovins ! La même année, justifiant les difficultés à contrer les intoxications alimentaires, les CDC confirmaient que « des centaines, voire des milliers de bêtes contribuent à un seul hamburger » ! Des chiffres stupéfiants, qui laissent plus que perplexe sur les conditions de fabrication d’une telle viande hachée…

Les ressources du génie humain dans le domaine du retour sur investissement ne cessent de surprendre.

Les cochons se mangent entre eux ? Arrachons-leur les dents ! Les poules se picorent ? Coupons-leur le bec ! Les vaches laitières, à force de traites multiples, développent la mastite, une infection douloureuse des mamelles qui entraîne de regrettables « pertes annuelles de plusieurs millions de dollars » ? Alors inventons ni plus ni moins une nouvelle vache !

Le 3 avril 2005, un article de Nature Biotechnology annonçait en effet que « des chercheurs [avaient] fabriqué des vaches transgéniques sécrétant de la lysostaphine à des concentrations comprises entre 0,9 et 14 mg par ml dans le lait ». La lysostaphine ? C’est une enzyme produite à partir d’un staphylocoque qui augmente « la résistance des bovins à l’infection ». En clair, des scientifiques du Kentucky avaient cloné une vache dotée d’un ADN génétiquement modifié pour qu’elle continue à produire du lait à des cadences infernales mais en tombant moins souvent malade.

La vache OGM n’est toutefois pas encore au point. Comme le souligne un des chercheurs français du Génopole, il faut encore évaluer « les conséquences pour l’homme de la présence permanente d’un antibiotique dans le lait de vache, et aussi l’apparition de formes mutantes du staphylocoque ». Une précaution dont les compagnies agroalimentaires américaines ne s’encombreront peut-être pas longtemps.

L’avenir de la nourriture étant, nous le verrons, aussi peu appétissant que son présent, il est d’ailleurs fort probable que cet exemplaire perfectionné de la bonne vieille Marguerite débarque plus rapidement dans nos assiettes que ce que l’on imagine.

En attendant, puisqu’il faut bien qu’une vache produise annuellement 8 600 litres de lait, les « éleveurs modernes » ont recours aux hormones pour augmenter la cadence de production et aux antibiotiques pour essayer d’éviter la coûteuse mastite.

Des substances liées à l’industrialisation de l’élevage qui renvoient directement aux lagons de Clinton.

la suite de cette (terrifiante) enquête ……….demain.

 

 

 

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Extrait de Toxic, le livre enquête de William REYMOND :

« Je connais le poids des mots. Et loin de moi l’idée de les priver de leur force en les banalisant. Mais rien ni personne ne me fera changer d’avis. L’industrialisation de l’élevage à la mode américaine est la conceptualisation, à des fins purement commerciales, du camp de concentration. Un lieu réservé à certaines espèces, où la seule porte de sortie est l’abattoir.

Je l’écris d’autant plus librement que je ne suis ni végétarien ni membre d’une association de protection des animaux. Je m’exprime ici en ma seule qualité de témoin. Un spectateur qui essaie, désormais, de consommer avec éthique.

Pour comprendre, il nous faut revenir au rose des lagons. À ce mélange toxique d’excréments et de sang.

Avant d’empoisonner l’air, l’eau et la terre d’une région, ce liquide visqueux est récupéré sous la porcherie. Le sol, constitué d’une série de traverses de métal espacées, laisse passer les déchets. Autrement dit l’urine et les matières fécales. Mais aussi les cadavres des porcelets écrasés sous le poids d’une truie. Ou le sang de cochons qui, rendus fous par la chaleur et la promiscuité, se sont transformés en cannibales – des situations fréquentes, liées directement à l’entassement.

Les producteurs ont imaginé des solutions pour éviter ces « désagréments ». Elles n’ont rien de très poétique. La truie est maintenue dans une sorte de cage qui empêche tout mouvement. Dès lors, elle peut mettre bas sans étouffer sa portée. Les porcs, eux, se mangent de moins en moins. Ils sont toujours aussi agressifs et déphasés, mais n’ont plus de dents : celles-ci ont été arrachées, sans anesthésie bien évidemment, à leur arrivée dans les lieux. Au moment même où, d’ailleurs, toujours sans traitement contre la douleur, on leur coupe la queue. Pourquoi ? Parce que les producteurs ont remarqué que les animaux dont le seul horizon au bout du groin est le postérieur d’un de leur semblable avaient tendance à grignoter la queue pendante située à quelques centimètres d’eux !

Évidemment, il n’y a rien de médical derrière ces procédures. Du reste, les éleveurs n’essaient même pas de trouver des excuses. Ces ablations sont poussées par la seule nécessité de protéger le capital. Une logique d’entreprise revendiquée jusque dans les pages des revues spécialisées : « Ce que nous essayons de faire est de modifier l’environnement de l’animal pour maximiser le profit. […] Il faut cesser de penser le cochon comme un animal. Il faut le traiter comme une machine dans une usine ».

C’est en suivant la même logique que l’on passe le bec des poulets de batterie à la lame brûlante. Privées de cet appendice essentiel, riche en terminaisons nerveuses et outil essentiel de communication de l’espèce, les poules continuent à s’attaquer certes, mais les dégâts sur « l’appareil de production » ne sont plus aussi importants.

En fait, le véritable problème de l’élevage de volailles ne se situe pas là. Il réside dans le nombre de morts prématurées d’animaux avant même l’arrivée à l’abattoir. D’où des « pertes » sèches, si l’on reprend la logique productiviste à outrance.

Pour répondre aux désirs d’escalopes bien blanches, bien tendres, bien juteuses et volumineuses du Fat Land, l’homme a altéré le processus d’évolution du poulet. Il ne s’agit plus désormais de produire de la volaille, mais de la volaille obèse. Voilà trente-cinq ans, il fallait vingt et une semaines pour que le poulet atteigne le poids permettant sa mise sur le marché. Désormais, gavé aux grains et aux hormones, sept semaines lui suffisent pour atteindre le volume nécessaire afin de figurer dans un menu de n’importe quel fast-food. Bien évidemment, l’organisme de ces volatiles n’est pas « adapté » à une telle cadence. « Leur croissance est en effet si rapide que le cœur et les poumons ne sont pas suffisamment développés pour supporter le poids du reste du corps. » Un déséquilibre qui entraîne un « taux de décès énorme ».

Cette obésité a une autre conséquence. Qui, sous un prisme machiavélique, « justifie » le peu d’espace attribué aux volatiles. À l’âge de six semaines, 90 % des poulets, dindes et dindons élevés de cette manière sont écrasés par leur poids et ne peuvent plus se déplacer. Et leur masse, destinée à garantir le meilleur prix de vente, est telle qu’ils ne parviennent même plus à se reproduire naturellement. Résultat, chaque année, 300 millions de dindes naissent… grâce à l’insémination artificielle !

La suite ……demain.

Dr BUENOS : cela corrobore notre souci au niveau du réseau ROSA, de conseiller une viande et des volailles élevées sur un mode traditionnel bio ou fermier, et de déconseiller formellement la consommation de viande ou de volaille issues de l’élevage industriel.

 

 

 

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Depuis quelques années, une jeune allemande de 24 ans s’impose le port du corset afin de battre le record du tour de taille le plus étroit, rapporte Barcroft Media.

Il y a trois ans le tour de taille de Michelle Köbke était de 64 cm. Aujourd’hui il mesure 54 cm, il est encore plus étroit que celui d’un enfant de deux ans. Son idole? Cathie Jung, une américaine qui possède la taille la plus fine au monde soit 38 cm.

Comme cette dernière, Michelle garde son corset tout le long de la journée, même lorsqu’elle dort. Une manière de vivre très contraignante qui n’est pas sans conséquences sur son état de santé.

« Un jour elle ne pourra plus se déplacer sans son corset et dans le pire des cas, elle ne pourra plus se déplacer tout court », s’alarme son médecin. Mais cela n’effraie pas la jeune fille. « C’est joli et régulier, c’est unique » décrit-elle avant d’ajouter: « Ma vie n’a pas changé, elle a juste ralenti un peu. Maintenant mes mouvements sont plus féminins. Je vais continuer parce que je me sens plus attirante et maintenant j’ai plus de confiance en moi. »

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Extrait de Toxic, le livre enquête de William REYMOND :

« Il existe deux tons de lagons : le fluorescent et le foncé. Pas marron ni noir, mais rose. La couleur est étonnante, et ne cadre pas, a priori, avec l’odeur ou la provenance des éléments qui la composent. Pourtant, cette teinte est logique. Elle résulte des conditions d’élevage des porcs.

Le mélange puant est en effet constitué d’excréments, d’urine, de sang, mais aussi de cadavres de porcs et porcelets et… de millions de bactéries.

Il y a vingt ans, les lagons n’existaient pas. La majorité des déchets était réutilisée comme engrais. Un processus rendu caduc par l’industrialisation de la production de viande. Désormais, les terrains entourant les « fermes » ne sont même plus assez vastes pour recycler la quantité de déjections produite chaque année par les animaux. Smithfield Foods, le numéro un de la production de viande de porc, doit par exemple tous les ans gérer plus de 26 millions de tonnes de déchets. Comme leur épuration est compliquée et chère, l’industrie a préféré opter pour le lagon. Certains d’entre eux, ouverts aux quatre vents, atteignent les 10 000 mètres carrés, avec une profondeur de 9 mètres. L’idée est basique : on les remplit jusqu’à la gorge et, ensuite, on en creuse d’autres.

Autre solution : espérer. Attendre, par exemple, qu’un ouragan emporte le tout, comme cela arriva en Caroline du Nord en 1990. L’ouragan Floyd a causé une catastrophe écologique deux fois plus grande que celle de l’Exxon Valdez, les éléments déchaînés ayant entraîné le déversement de 500 millions de litres d’excréments dans les rivières de l’état. Quinze ans plus tard, les effets de ce cataclysme sont toujours visibles : la vie aquatique ne s’est jamais remise de la disparition de plus de 10 millions de poissons, l’eau est impropre à la consommation et dangereuse à la baignade.

Du côté de Smithfield Foods, le bilan de l’ouragan est bien différent. Grâce à Floyd, il n’a pas été nécessaire de creuser d’autres lagons : ceux vidés par la tempête n’ont pas encore fini d’être remplis.

Smithfield Foods n’est pas seulement le numéro un du porc, c’est aussi la société la plus polluante des États- Unis. Depuis le début des années 1990, l’Environmental Protection Agency (EPA) a relevé plus de 2 500 000 infractions aux divers codes protégeant l’environnement américain imputables à cette compagnie. 64 d’entre elles sont devenues des amendes. Un taux ridicule qui s’explique d’un côté par un processus administratif lent et doté de peu de moyens ; et de l’autre par le considérable pouvoir financier de Smithfield Foods. Si ADM est incontournable dans le grain, Smithfield Foods l’est dans le porc, vendant chaque année près de 3 millions de tonnes de viande. Ce succès s’accompagne évidemment de contributions aux campagnes de certains candidats. Qui, majoritairement républicains, sont unanimement opposés à toute régulation handicapant l’industrie animale. Et lorsque Smithfield Foods n’a pas de cheval électoral sur lequel miser, il organise des campagnes à coups de millions de dollars contre ce qu’il nomme « les candidats anti-porcs ».

De temps en temps pourtant, Smithfield Foods se voit condamné. En 1997, en Virginie, la firme a été obligée de verser 12,6 millions de dollars. S’il s’agit de la plus grosse amende jamais payée, ce chiffre fait sourire Joseph Luter III, propriétaire de l’entreprise. Après tout, cela équivaut à son salaire annuel hors bénéfice (19 millions de dollars en 2005) et à seulement 0,035 % des ventes annuelles de Smithfield Foods.

Le plus inquiétant, c’est que Luter soit devenu gourmand. Désormais, la première marche du podium américain ne lui suffit plus. Il rêve du monde. Et plus précisément de l’Europe. En 1999, Smithfield Foods et ses méthodes de production ont envahi la Pologne. Avec des conséquences similaires. D’abord, la concentration d’élevages à bas prix a poussé à la faillite les porcheries locales. Puis les habitants vivant à proximité des centres de production ont fait la « connaissance » des lagons. En 2003, à Byszkowo, une fosse s’est même déversée dans le système d’eau potable. Résultat, le lac voisin est devenu marron et certains habitants ont développé des infections cutanées et oculaires.

L’an prochain, Smithfield Foods, satisfait de son expérience polonaise, compte investir 800 millions de dollars sur cinq ans en Roumanie. Le but de Luter n’est pas de nourrir l’ancienne Europe de l’Est mais d’envahir, sous des dizaines de labels et de marques, le fort lucratif marché de l’Europe de l’Ouest. Et, comme aux États-Unis, d’offrir des tonnes de côtes de porc bien grasses à petit prix. »

la suite …….demain.

Dr BUENOS : le livre toxic a été écrit en 2007 .

Le 12 Mai 2013, les éleveurs de porcs français ont initié une série d’actions pour attirer l’attention de l’opinion publique sur le fait qu’ils vendaient depuis 6 mois leurs porcs à perte (20 centimes de perte par kg; le kg étant payé 1 euro 70).

Ils souhaitaient par ailleurs la création du label VPF (viande porcine française).

Les propos de William REYMOND étaient prémonitoires ….

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Le magnésium protège contre le risque de maladies cardiovasculaires et de cardiopathie ischémique.

Un taux élevé de magnésium réduit la fréquence de maladies cardiovasculaires et cardiaques, en particulier les cardiopathies ischémiques. C’est la principale conclusion d’une revue de littérature réalisée par des chercheurs de Harvard et publiée en ligne dans l’American Journal of Clinical Nutrition.

La cardiopathie ischémique est une maladie causée par le rétrécissement des artères coronariennes. Elle se manifeste notamment par l’angine de poitrine ou l’infarctus du myocarde.

En France, les maladies cardiovasculaires représentent la deuxième cause de décès après les cancers.

Les chercheurs américains ont sélectionné 16 études analysant l’association entre magnésium et maladies cardiovasculaires et/ou cardiaques (cardiopathie ischémique et cardiopathie ischémique fatale). Ces travaux incluaient plus de 310000 personnes, parmi lesquelles environ 12000 souffraient d’une maladie cardiovasculaire et 7500 d’une cardiopathie ischémique. Plus de 2600 événements de cardiopathie ischémique fatale ont été répertoriés dans ces études.

Résultats : une augmentation de 0,2 mmol/L de magnésium dans le sang est associée à une réduction du risque cardiovasculaire de 30%. De même, chaque augmentation de 200 mg/jour dans l’apport de magnésium réduit de 22 % le risque de cardiopathie ischémique.

Le magnésium est un minéral surtout présent dans les os et les cellules. Essentiel à l’organisme, il intervient dans la fixation du calcium, ainsi que dans de nombreuses réactions enzymatiques. Un régime enrichi en magnésium limite les risques d’hypertension artérielle.

Les apports recommandés en magnésium s’élèvent à 300 mg/jour, un taux que la majorité des français n’atteindraient pas. Les principaux aliments riches en magnésium sont les légumes verts, les céréales complètes, les fruits frais et secs, le chocolat, les légumes secs.

Ces travaux ouvrent la voie à une possible supplémentation en magnésium en prévention des maladies cardio-vasculaires et des cardiopathies ischémiques. Un autre complément alimentaire semble intéressant pour la santé du cœur : le coenzyme Q10.

Source

Del Gobbo LC, Imamura F, Wu JH, de Oliveira Otto MC, Chiuve SE, Mozaffarian D. Circulating and dietary magnesium and risk of cardiovascular disease: a systematic review and meta-analysis of prospective studies.Am J Clin Nutr. 2013 May 29.

 

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Extrait de Toxic :

« Cette odeur avait un nom. Dans le jargon de l’élevage industriel, on appelle cela des « lagons ». Une référence paradisiaque pour le moins ironique puisque les responsables du fumet pestilentiel planant sur Clinton étaient d’immenses étangs débordant de merde.

La pollution qui tue lentement les côtes de la Louisiane ne provient pas seulement de l’engrais utilisé pour accroître la production de maïs. Elle tient aussi au refus de gérer les déchets produits par les millions de têtes de bétail. Pour en mesurer l’ampleur, il faut savoir qu’une vache produit 30 kg d’excréments par jour. Quand leur nombre approche celui de la population française, on imagine l’enjeu que cela représente. Quant à la volaille, elle donne 6 milliards de tonnes de déjections par an. Le pire, ce sont les porcs, concentrés par dizaines de milliers dans des « fermes » semblables à celles situées à proximité de Clinton. Chaque jour, un cochon produit trois fois plus de déchets qu’un être humain. Si cette caractéristique restait gérable à l’époque des exploitations familiales, elle ne l’est plus lorsque certaines « usines » regroupent jusqu’à 500 000 bêtes.

Le sort de ces excréments ne fascine pourtant pas grand monde. Rien de ce qui se passe derrière ces enclos modernes n’intéresse d’ailleurs l’opinion publique. Or, nous sommes tous concernés. Pas seulement parce que ces déchets organiques en surnombre détruisent notre environnement ou changent radicalement notre rapport au monde animal, mais parce que, en bout de course, la viande sur pied qui les produit est responsable de l’obésité, avec son lot d’ennuis cardio-vasculaires, de résistance aux antibiotiques et de cancers.

Si personne ou presque ne cherche à effectuer ce voyage en terres d’élevage industriel, c’est parce que l’ignorance constitue pour beaucoup la meilleure garante de notre tranquillité et de notre confort. Avant de savoir, je plantais moi- même ma fourchette dans un steak avec insouciance. Mais plus maintenant. Et je ne le regrette en rien. Le périple des côtes de la Louisiane aux plaines de l’Oklahoma m’a permis de comprendre l’enjeu de mes choix. Nous vivons dans un monde où nous consacrons plus de temps et d’énergie à sélectionner le bon iPod, le meilleur téléphone portable et le dernier pantalon à la mode qu’à choisir intelligemment nos aliments. C’est une erreur. Manger représente une étape essentielle, cruciale. Et si en trente ans, nous nous sommes débarrassés de cette responsabilité, nous avions tort. Car, en la confiant à des multinationales – dont le seul intérêt est le profit -, nous avons abandonné une part de nous-mêmes. Et ce qui se passe derrière les murs des fermes industrielles est le terrible miroir de notre échec.

Pour l’exemple, dans lUtah une « ferme industrielle » du groupe Smithfield Foods « produit chaque année plus de matières fécales que le 1,5 million d’habitants de Manhattan ».

La suite …. demain.

 

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Le réseau Rosa de Béziers vous informe qu’un nouveau cours de gym collective débutera le jeudi 20 juin 2013 de 19 heures à 20 heures au Lionel club à Béziers.

Il sera dispensé par Valérie candela.

Venez nombreux l’essayer.

Il aura lieu tous les jeudis.

Rappelons au passage que les marches collectives et les cours de gym collectifs dispensés dans le cadre de la prise en charge continue annuelle des personnes obèses et/ou en surpoids du réseau Rosa continueront pendant la période estivale.

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L’été arrive et l’envie de profiter du temps agréable des fins de soirées pour marcher aussi ….

Nicolas vous propose un 3° créneau de marche collective hebdomadaire le mardi de 19h30 à 20h30 à partir du 02 juillet 2013.

Pour tout renseignement: contactez Nicolas PABA CAMPI (coach sportif du réseau ROSA) au 0683330585

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