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Une étude espagnole a analysé les études concernant l’impact des boissons sucrées sur le poids, selon qu’elles étaient ou non financées par une marque.

Les conflits d’intérêts avec des sponsors industriels peuvent-ils biaiser les conclusions des recherches scientifiques ?

La réponse, malheureuse mais guère surprenante, est oui. Des chercheurs espagnols de l’université de Navarre ont examiné 18 conclusions de grandes études concernant l’impact de la consommation de boissons sucrées sur l’obésité, et ont publié leurs résultats dans Plos Medicine.

83,3 % des études financées ne trouvent pas de preuves suffisantes entre la consommation de boissons sucrées et la prise de poids.

Parmi elles, six avaient reçu des financements de la part de groupes industriels tels que Coca-Cola et douze se déclaraient sans conflit d’intérêts. Résultat, 10 des 12 études « sans conflit d’intérêts » (soit 83,3%) trouvaient un lien direct entre la consommation de boissons sucrées et la prise de poids, voire l’obésité. A l’opposé, cinq des six études financées par l’industrie (soit… 83,3%) concluaient à une absence de preuves scientifiques suffisantes pour établir un lien quelconque de causalité.

Certes, le nombre d’études prises en compte dans cette analyse est relativement limité mais les résultats confirment des travaux antérieurs concernant la nourriture, le tabac ou encore le changement climatique. Pour les auteurs,  la différence pourrait s’expliquer par un biais potentiel dans l’analyse ou l’interprétation des données.

Toutefois, ils précisent qu' »il ne faut pas forcément rejeter les résultats de ces études ». Mais fixer davantage de règles pour rendre les conflits d’intérêts le plus transparent possible.

 

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