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pesticides

Les pesticides sont néfastes pour la santé et notamment celle des enfants. Cette fois ce n’est pas Que Choisir ou des écologistes qui l’affirment, c’est officiel. L’expertise menée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) à la demande du ministère de la Santé ne laisse pas place au doute.

« Pesticides et santé », c’est le thème de l’expertise collective réalisée par l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), pour le compte du ministère de la Santé, très précisément la Direction générale de la santé.

Si le propos est empreint d’une prudence toute scientifique, il est néanmoins très clair et justifie pleinement le combat mené depuis de longues années contre l’usage massif des pesticides.

Les conclusions de l’Inserm ont de quoi inquiéter : « Il semble exister une association positive entre exposition professionnelle à des pesticides et certaines pathologies chez l’adulte : la maladie de Parkinson, le cancer de la prostate et certains cancers hématopoïétiques (lymphome non Hodgkinien, myélomes multiples). » Par ailleurs, précise l’Inserm, « les expositions aux pesticides intervenant au cours de la période prénatale et périnatale ainsi que la petite enfance semblent être des périodes d’exposition particulièrement à risque pour le développement de l’enfant ».

Pesticides omniprésents

Malgré cette nocivité avérée des pesticides, il est bien difficile de s’en protéger. L’Inserm confirme en effet ce que démontre régulièrement Que Choisir à travers ses analyses, « les pesticides sont présents partout dans l’environnement. On peut les trouver dans l’air (air extérieur et intérieur, poussières), l’eau (souterraines, de surface, littoral…), le sol et les denrées alimentaires (y compris certaines eaux de consommation) ». Pour la population générale, la principale voie d’exposition reste néanmoins l’alimentation.

Rien de rassurant dans cette étude, d’autant que, précisent les experts, « si certaines substances sont mises en cause, c’est qu’elles ont été plus souvent étudiées que d’autres, en particulier dans le contexte des États-Unis. De nombreuses substances actives n’ont pas fait l’objet d’études épidémiologiques. »

L’usage des produits phytosanitaires demeure à ce jour toujours aussi massif en agriculture. Les multiples mesures déjà prises pour réduire leur utilisation, dont le plan Ecophyto adopté dans la foulée du Grenelle de l’environnement, n’ont donné aucun résultat jusqu’à présent. Mais les pouvoirs publics disposent désormais d’une expertise scientifique officielle attestant de la toxicité des pesticides pour la santé humaine et notamment celle des jeunes enfants. Agir devient urgent.

Ça bouge… un peu côté grand public

C’est l’enseigne des jardineries Botanic qui a montré l’exemple en supprimant les pesticides chimiques de ses rayons dès 2007 pour se concentrer sur les techniques alternatives de jardinage écologique et les produits bio. Que Choisir qui avait applaudi l’initiative déplore que la concurrence n’ait pas suivi. Mais ça pourrait évoluer avec cette initiative en cours en Bretagne : les 42 hypermarchés Leclerc implantés dans le Finistère, les Côtes d’Armor et le Morbihan annoncent qu’ils supprimeront les pesticides de leurs rayons à compter de l’automne prochain. Un exemple à suivre.

 

Articles en rapport

Extrait de Toxic Food, le livre de William Reymond :

 » Le professeur T. Colin Campbell use d’une analogie efficace lorsqu’il s’agit de décrire les trois phases du cancer.

Pour ce scientifique américain, un cancer « pousse » comme du gazon : « L’initiation correspond à l’ensemencement, la promotion à la germination et à la pousse, et la progression à la prolifération de l’herbe qui envahit l’allée, la rocaille et le trottoir. »

Or, dans deux de ces étapes, la toxic food tient un rôle essentiel.

L’« initiation » correspond en somme au moment où, telle une graine, le cancer s’implante dans l’organisme. L’Américain explique : « Les substances chimiques responsables de ce processus sont appelées des carcinogènes. Ces substances sont le plus souvent des dérivés de procédés industriels […] Ces carcinogènes transforment génétiquement (font muter) les cellules normales en cellules prédisposées au cancer. Une telle mutation cause une altération permanente des gènes de la cellule, ce qui endommage l’ADN. »

ADN endommagé et cellules génétiquement transformées…

Voilà deux résultantes de l’intrusion de carcinogènes dans l’organisme qui ont un écho familier. Et pour cause, ce sont exactement les termes utilisés par le professeur Mirvish de l’Université du Nebraska pour évoquer les effets des nitrites contenus dans les saucisses de hot-dogs en particulier et la charcuterie industrielle en général ; conclusions que la « machine à détruire » de l’agroalimentaire avait voulu broyer.

Mirvish, preuves à l’appui, démontrait que le processus industriel de fabrication des spécialités à base de viande entraînait la formation de nitrosamine suite à l’union des nitrites et amines. Or les nitrosamines, que l’on trouve par exemple dans la fumée du tabac, sont des substances chimiques classées cancérigènes par l’Organisation mondiale de la santé. Dès lors, il ne fait aucun doute que les nitrites permettant de conserver le saucisson industriel ou de procurer un bel éclat rosé à des tranches de jambon sont l’un des carcinogènes décrits par Campbell.

Un, mais malheureusement pas le seul. Car lorsque le professeur américain précise qu’il s’agit « le plus souvent de dérivés de processus industriels », il précise aussi que la source principale de la pollution de l’organisme n’est pas l’air respiré mais la nourriture ingérée. À ce titre, en plus des nitrites, on peut citer les pesticides présents sur les fruits et légumes issus de l’agriculture conventionnelle, fruits que, suivant les préceptes gouvernementaux, nous essayons de consommer de plus en plus souvent.

Ainsi nombre de ces produits sont considérés comme cancérigènes. Parfois, les plus dangereux, après des décennies d’usage intensif, sont interdits sur nos territoires. L’ennui, c’est que, même après cette éviction, leur présence dans l’environnement persiste(c’est le cas du DDT dont l’utilisation est interdite depuis 1972 mais que, test après test, génération après génération, nous continuons à « porter » dans nos organismes). Pire, il n’est pas rare que les fabricants de produits interdits continuent à en produire à destination des pays à législation plus souple. Parmi eux, la presque totalité des Etats d’Amérique du Sud et d’Amérique latine ainsi qu’une partie de l’Asie et l’Afrique. Résultat ? Les produits interdits ici reviennent par leur intermédiaire dans nos assiettes afin, in fine, d’empoisonner nos organismes. Les fruits et légumes importés sont souvent dangereux. Consommer le plus possible des aliments issus de l’agriculture biologique et locale n’a donc jamais eu autant de sens.

Et puisque j’évoque les effets cancérigènes des pesticides, autant en profiter pour tordre définitivement le cou à un mensonge colporté depuis des années par les gardiens de l’agriculture industrielle. »

Lequel …………….. Vous le saurez demain.

Dr BUENOS : Dans le réseau ROSA Béziers, nous vous poussons à devenir des locavores de fruits et légumes bio de saison et de proximité en vous donnant les coordonnées de Thierry Colignon (Jardin de la plantation) à Villeneuve les Béziers.

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A l’approche de la semaine pour les alternatives aux pesticides, du 20 au 30 mars, 85 médecins du Limousin ont signé un texte appelant à réduire l’emploi des produits chimiques dans les pratiques agricoles.

Le texte, qui a commencé à circuler dans les cabinets médicaux de la région il y a quelques semaines, compte désormais plus de 80 signatures de professionnels, en Haute-Vienne, Creuse et Corrèze. C’est la première fois qu’un collectif de médecins « de terrain » en France prend position contre les pesticides.

Selon les soignants, “des liens sont établis entre l’utilisation de pesticides et certaines pathologies”. Ils citent notamment des cancers, des troubles neurologiques comme la maladie de Parkinson, des leucémies et tumeurs cérébrales chez l’enfant. Ils rappellent également que “de nombreux pesticides sont des perturbateurs endocriniens, substances chimiques soupçonnées d’être l’une des  causes de la recrudescence de certains troubles (infertilité, cancers hormonodépendants, obésité, etc.)”.

Ils appellent ainsi à interdire les épandages aériens et à réduire l’exposition des populations voisines des cultures utilisant des pesticides. D’autre part, ils se déclarent solidaires des initiatives permettant “une transition vers des filières agricoles n’utilisant pas de pesticides” et demandent à la région Limousin de “s’engager résolument vers l’objectif d’une réduction de 50% des pesticides à l’horizon 2020”, comme prévu par le plan national Ecophyto.

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