Un médecin en surpoids ou obèse peut-il prétendre à la même qualité de prise en charge de ses patients obèses que son confrère de poids normal ? C’est ce qu’a voulu déterminer une équipe américaine. L’enquête réalisée aux Etats-Unis entre le 9 février et le 1er mars 2011 a concerné 500 médecins généralistes.
Selon les résultats, le médecin de poids normal a davantage tendance à inviter le patient à perdre du poids (30 % contre 18 %) et à engager le dialogue dans ce sens. Comparés aux médecins en surpoids, les médecins de poids normal affichent une plus grande confiance dans leur capacité à prodiguer des conseils diététiques ou relatifs à l’activité physique. Selon eux, ces conseils ont moins d’impact lorsqu’ils sont donnés par des confrères obèses. Les médecins de poids normal considèrent que leur hygiène de vie personnelle contribue à renforcer leur discours médical.
Selon cette logique, on pourrait s’interroger sur la capacité des médecins à intervenir dans la prise en charge de certains troubles sous prétexte qu’ils ne sont pas des modèles en la matière. Par exemple, un médecin fumeur peut-il accompagner le patient dans l’arrêt du tabac ?
source : SN.Bleich et coll. : Impact of Physician BMI on Obesity Care and Beliefs. Obesity 2012
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C’est ce que révèle une analyse publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA), qui regroupe 97 études, couvrant 3 millions d’individus autour du monde.
Il apparait que les personnes présentant un indice de masse corporelle (IMC) entre 25 et 30, considérées aujourd’hui comme en surpoids, ont un risque de décéder de 6% moindre que les personnes avec un poids normal, dont l’IMC se situe entre 18,5 et 25.
En revanche, lorsque l’IMC dépasse 35, le risque de mortalité augmente de 29%.
Les personnes légèrement en surpoids auraient une plus grande réserve d’énergie, utile pour faire face à certaines maladies.
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Des figures de hip-hop à reproduire pour se dépenser efficacement.
Participant au programme national Epode, la Ville a mis en place des jeux adaptés dans la cour de deux écoles primaires.
L’an passé, ils avaient appris à préférer l’eau aux boissons sucrées. Cette année, des écoliers vont découvrir comment se dépenser efficacement, pendant la récréation, afin de lutter contre l’obésité.
Depuis la rentrée, deux cours d’école primaire – Montmorency et Émile-Zola – bénéficient d’aménagements spécifiques. Fresques en trois dimensions murales et au sol, jeu de twister, empreintes d’animaux pour développer la quadrupédie, jeu de lancer, jeu de paume, figures de hip-hop à reproduire, aire de jeu avec tunnel, saute-mouton et slalom, sont autant d’activités désormais proposées en libre-service.
Les établissements ont été retenus par la Ville sur la base du volontariat, mais aussi parce qu’ils étaient concernés par le Contrat urbain de cohésion sociale (Cucs) en place sur Narbonne et qu’une enquête épidémiologique menée auprès des parents, à l’échelle de la ville, avait révélé que les enfants de ces écoles étaient ceux qui se dépensaient le moins.
Pas dans le cadre scolaire, mais d’une manière générale. « En 50 ans, l’activité physique a été réduite de moitié », explique Hélène Sandragné, première adjointe au maire de Narbonne. On estime à une heure par jour le temps d’activité physique nécessaire à un enfant. Après “le petit-déjeuner, un plaisir à partager” et “bien bouger, bien s’hydrater” c’est donc sur le thème de “jouer, c’est déjà bouger” que les enfants vont apprendre à grandir sainement.
Le programme, arrêté par la Ville, a reçu un financement de l’Agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances d’un montant de 8 000 €. D’autres écoles devraient bénéficier d’aménagements similaires dès l’an prochain.
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Une étude réalisée par Nutrinet révèle que les Français ne mangent pas assez de fibres. “Un homme sur cinq (22%) et une femme sur dix (12%) seulement atteignent le seuil de 25g/j, le minimum recommandé, ce qui est préoccupant sur le plan de la santé publique”, constate le professeur Serge Hercberg (Inserm-Inra-Cnam-université Paris13) qui a coordonné cette vaste enquête rendue publique aujourd’hui.
Parmi eux, seuls 10% des hommes et 4% des femmes atteignent le seuil recommandé de 30 g/j, ajoute-t-il. “Un niveau consommation qui est associé à moins de risque de maladies-cardiovasculaires, d’obésité, de diabète et de cancer colorectal”, pointe-t-il. Globalement, les apports en fibres (environ 20 g/j chez les hommes et 18 g/j chez les femmes) sont nettement en deçà des recommandations.
En dehors des différences entre hommes et femmes, les apports en fibres augmentent avec l’âge et le revenu. Ainsi les agriculteurs, les cadres et les titulaires d’un BAC+2 mangent plus de fibres que les employés, les ouvriers, les titulaires d’un BAC professionnel et les personnes sans diplôme.
“Cinq fruits et légumes (environ 400 g/j) apportent déjà en moyenne entre 16 et 20 g de fibres, le pain complet 5 à 6 g de fibres/100g ; ajouter des légumes secs, des pâtes ou du riz complet permet d’arriver au seuil des 30 grammes quotidiens de fibres”, selon le professeur Hercberg.
“On parle beaucoup de la consommation de sel qui ne baisse pas assez en France (ndlr : autorités sanitaires). Or le changement de farine pour fabriquer le pain blanc, le moins cher comme la baguette -avec un passage de la farine de type 55 raffinée à une farine 80 plus complète- permettrait une consommation accrue de fibres dans la population, tout en rendant plus acceptable une diminution du sel”, souligne-t-il.
“Cela fait des années qu’on en parle, mais rien ne bouge”, constate le Pr Hercberg, qui veut “remettre sur le tapis cette bataille du pain” et se dit désormais “partisan d’une réglementation ou d’une loi qui impose ce changement au nom de la santé publique”.
Trois ans après son lancement, NutriNet-Santé regroupe 235.016 internautes .
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Double bonne nouvelle pour les obèses. La première : une équipe franco-suédoise vient de mettre en évidence le mécanisme moléculaire qui serait en cause dans le développement des complications – diabète et hypertension artérielle – de l’obésité. La seconde, c’est que le phénomène est réversible après une chirurgie par bypass gastrique.
Explications :
Chez un obèse, les adipocytes – autrement dit, les cellules qui stockent les graisses – ont tendance à s’accumuler. Mais pas seulement. Elles grossissent également au point de devenir parfois hypertrophiques. Cet état entraîne de nombreuses perturbations au niveau biologique. Ces dernières sont caractérisées par « une élévation chronique de la production de molécules de l’inflammation ». Elévation qui à son tour, est à l’origine des complications de l’obésité : diabète, hypertension artérielle, athérosclérose ou pathologies hépatiques.
Pour la première fois, une équipe mixte de INSERM (Centre des Cordeliers INSERM, Université Pierre et Marie Curie, Institut de Cardio-métabolisme et Nutrition, Paris) et du Karolinska Institutet de Stockholm (Suède) a mis en évidence le mécanisme moléculaire qui contrôle cette inflammation dans le tissu adipeux. Il prend la forme d’un « complexe de protéines » appelé GPS2/SMRT.
Ces résultats suggèrent « qu’il existe, chez les personnes obèses, une altération du système de régulation des gènes de l’inflammation du tissu graisseux ». Cet état serait réversible après chirurgie de l’obésité. C’est d’ailleurs ce qu’a observé l’équipe franco-suédoise auprès de 36 patients obèses.
« L’inflammation de l’adipocyte au cours de l’obésité pourrait être contrôlée afin de limiter les complications », concluent les auteurs.
Source : INSERM, 10 décembre 2012
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Les jeunes femmes diabétiques auraient deux fois plus de risques de souffrir d’un trouble du comportement alimentaire que leurs homologues non diabétiques, en diminuant leurs injections d’insuline. Ce phénomène est appelé « diaboulimie », de la contraction de diabète et boulimie.
« Le manque d’insuline occasionne un déséquilibre glycémique, et donc une perte de calories et une destruction des graisses, explique le Dr Riveline diabétologue au centre hospitalier sud-francilien de Corbeil-Essonne. Mais il faut expliquer à ces jeunes filles que l’insuline ne fait pas grossir ».
Selon une organisation britannique, le NHS (National diabetic information service), de plus en plus de jeunes femmes entre 15 et 30 ans adopteraient cette attitude. Entre le 1er avril 2010 et le 31 mars 2011, 8 472 personnes ont été admises à l’hôpital en Grande-Bretagne pour acidocétose, une grave complication du manque d’insuline.
Devant l’ampleur du phénomène, une association de diabétiques réclame même que la « diaboulimie » soit officiellement reconnue comme une maladie mentale, passage obligé pour que ces jeunes femmes soient ensuite mieux prises en charge.
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Les briques de lait « Silhouette active® » de la marque Candia ne pourront plus porter la mention « santé ». Le tribunal d’instance de Paris a condamné la société Candia pour publicité trompeuse.
La justice a estimé, dans un jugement rendu le 13 novembre 2012, que la pratique commerciale de Candia consistant à « affirmer l’existence d’un effet certain de la consommation d’un produit sur le sentiment de satiété et la réduction de la prise d’aliments » est de « nature à induire en erreur le consommateur (…) et sont constitutives de pratiques commerciales trompeuses qu’il convient d’interdire ». Le tribunal a également condamné Candia à retirer toutes les allégations santé figurant sur les emballages de ses produits ainsi que sur ses publicités.
La CLCV, Association de défense des consommateurs et des usagers, était à l’origine de la plainte contre ce produit, mis sur le marché en 2008. Selon l’association, cette « briquette de lait enrichi en acides gras végétaux n’a jamais fait la preuve de son efficacité », alors même qu’elle était présentée par Candia comme un coupe-faim « et vendue deux fois plus cher que les produits de sa catégorie ».
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Les enfants qui ont fréquenté les garderies plus de dix heures par semaine entre un an et demi et quatre ans connaissent un risque d’obésité accru de 65% par rapport aux autres enfants.
Cette étude, publiée par le Journal of Pediatrics, a été réalisée auprès de 1 649 enfants nés au Québec en 1997 et 1998. Les scientifiques ont cherché à déterminer s’il existait une association entre le mode de garde de l’enfant avant quatre ans et son poids entre quatre et dix ans.
Ils ont constaté en outre que chaque tranche de cinq heures par semaine en garderie est associée à un accroissement de 9% du risque d’obésité ou de surpoids.
Les chercheurs précisent toutefois que si cette étude met en lumière une association entre mode de garde et poids de l’enfant, elle ne prouve pas le lien de cause à effet mais permet seulement de supposer que les pratiques des garderies, en matière de nutrition et d’activité physique, tendent à favoriser l’obésité.
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Selon une étude réalisée en Aquitaine, les enfants qui mangent à la cantine présenteraient un risque d’obésité moins élevé que les autres.
Petits pois et carottes flottant dans une sauce pâlotte, saucisses reluisantes et riz au lait trop gluant. Les souvenirs d’enfance des cantines scolaires ne donnent pas vraiment envie. Pourtant, y manger le midi permettrait aux enfants de voir leurs risques d’obésité diminuer. C’est ce que révèle une étude réalisée en Aquitaine sur 4 000 enfants de moins de 8 ans.
À la cantine, les enfants mangent équilibré et en quantité raisonnable
« On accuse facilement la restauration scolaire mais la qualité nutritionnelle des repas servis s’est beaucoup améliorée », assure Hélène Thibaut, coordinatrice du programme nutrition et prévention santé des enfants en Aquitaine. Ainsi, ceux qui vont à la cantine sont assurés de manger des portions adaptées à leur âge et à leurs besoins nutritionnels.
De plus, si ceux qui déjeunent à la maison sont contraints de manger plus ou moins la même chose que leurs parents – et en quantité plus ou moins similaires -, ceux qui restent à l’école ont davantage de choix. Ils peuvent ainsi découvrir de nouvelles saveurs et donc développer leurs goûts. « Un enfant commence à manger des betteraves et les autres suivent », remarque Hélène Thibaut.
Autre constat : les élèves qui restent à l’école le midi ont droit à une pause « récré » après le déjeuner. Ce moment leur permet de se dépenser davantage qu’en restant sur le canapé familial ou devant un écran. « L’étude révèle que, quel que soit le milieu social, le rôle protecteur de la cantine persiste », précise la coordination.
Comme le répètent les instances de santé, pour être en bonne santé il faut manger un peu de tout, en quantité raisonnable, et se dépenser. Les cantines scolaires font figurent de bons maîtres en la matière.
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Les jeunes danseuses ont un très bon mental et sont peu sujettes au stress, à la dépression, à la fatigue et aux maux de tête, conclut une étude originale, coordonnée par le Dr Anna Duberg de l’Université Örebro (Suède) publiée dans « Archives Of Pediatrics Adolescent Medicine ».
La « dance study » s’est intéressée à l’impact de la danse sur la santé mentale des adolescentes qui ont tendance à intérioriser leurs problèmes et à exprimer leur mal-être par différentes souffrances plus ou moins organiques.
Anna Duberg, physiothérapeute, a inclus 112 petites filles et adolescentes, âgées de 12 à 19 ans, randomisées en deux groupes afin de comparer l’effet de la danse pratiquée deux fois par semaine pendant 75 minutes. Ces jeunes ado avaient à de multiples occasions consulté l’infirmière de leur établissement scolaire pour différents motifs, maux de tête, douleurs dans les épaules, anxiété, etc.
L’objectif des séances de danse n’était pas la performance mais de prendre du plaisir dans cet exercice.
À l’inclusion, le score moyen de bonne santé était de 3,32 sur 5 dans le groupe « danse » et de 3,75 dans le groupe contrôle. Après 8 mois de suivi, les écarts se sont creusés entre les deux groupes, toujours en faveur du groupe « danse » .
Les petites danseuses avaient une meilleure estime d’elles-mêmes à la fin de l’étude ; 91 % se disaient satisfaites de l’expérience.
La danse est donc un facteur de bonne santé, et c’est aussi un style de vie, explique Anna Duberg, qui lui consacre un poème « Something about the dance » dans la même revue.
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