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Dr Patrick BUENOS

Une enquête menée par le quotidien britannique The Guardian auprès de 300.000 personnes révèle que les hommes et les femmes ont une fausse image de leur corps.

Les participants à ce sondage en ligne devaient d’abord estimer leur corpulence (trop maigre, poids idéal, surpoids, cliniquement obèse, obésité morbide), puis indiquer leur poids et leur taille, afin de calculer leur IMC (indice de masse corporelle) et pouvoir déterminer dans quelle catégorie ils se situent vraiment. Résultat : seulement 65% des personnes ont bien estimé leur corpulence.

Mais le sondage révèle aussi des disparités entre les hommes et les femmes. On apprend que près d’un participant masculin sur quatre s’estime plus mince qu’il ne l’est.

En revanche, les femmes ne sont pas tendres avec leur image. Seulement 8% d’entre elles ont sous-estimé la catégorie dans laquelle elles se situaient, relate le quotidien, alors que 27 % pensaient qu’elles étaient plus rondes.

Le quotidien, qui précise que cette enquête n’est pas scientifique, suggère, à partir des résultats, que les personnes ignorant leur surpoids ne prennent pas conscience des risques pour leur santé (diabète, problèmes cardiaques,…).

Un danger en Grande-Bretagne, où 68 % des hommes et 58 % des femmes souffrent de surpoids ou d’obésité, poursuivent les auteurs.

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Le poisson diminuerait le risque de mortalité chez les personnes âgées de 65 ans et plus.

Selon une étude conduite par des chercheurs de l’Ecole de santé publique de Harvard et de l’université de Washington, les personnes âgées de 65 ans et plus ayant les niveaux d’oméga-3 sanguins à longues chaînes les plus élevés, vivent en moyenne 2,2 ans de plus que celles dont les taux sont les plus bas.

Ces acides gras polyinsaturés sont apportés surtout par les poissons gras, mais on est capable sous certaines conditions de les synthétiser à partir de l’acide alpha-linolénique (noix, huile de colza, graines de lin).

L’étude, publiée online dans Annals of Internal Medicine, trouve que les adultes plus âgés pourraient réduire leur risque de mortalité de toutes causes de 27% et d’environ 35% pour la mortalité cardiovasculaire.

C’est la première à rechercher une association entre des marqueurs sanguins de la consommation de poisson et la mortalité. Des études ont déjà montré que la consommation de poisson réduit le risque de mortalité cardiovasculaire, mais les effets sur d’autres causes de décès et sur la mortalité totale sont moins clairs. Les chercheurs ont examiné 16 années de données relevées auprès de 2700 Américains de 65 ans et plus issues de l’étude CHS (Cardiovascular Health Study), qui ne prenaient pas de suppléments d’oméga-3 (huiles de poisson). Les participants ont fait l’objet d’analyses de sang au début de l’étude, puis régulièrement ; ils ont également été suivis sur le plan médical.

Les chercheurs ont mesuré les oméga-3 totaux dans le sang, et en particulier les oméga-3 à longues chaînes DHA (acide docosahexaénoïque), EPA (acide eicosapentaénoïque) et DPA (acide docoapentaénoïque). Un niveau élevé de DHA est associé à un risque réduit de décès cardiovasculaire (-40%), en particulier par arythmie. Le DPA est associé à un risque plus bas d’accident vasculaire cérébral.

Les omega-3 aident à stabiliser le fonctionnement des cellules cardiaques. Ils interviennent aussi dans la communication intercellulaire.

Cette étude n’étant pas randomisée, ses résultats ne prouvent pas que les bénéfices observés sont effectivement dus au poisson. Cependant, les auteurs conseillent à tous, en particulier après 65 ans, d’inclure deux portions de poisson par semaine dans leur alimentation.

Parmi les poissons riches en oméga-3 : le maquereau, la sardine, le saumon, le hareng, la truite, le calmar, le bar, l’anguille, le thon.

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Une recherche montre que l’obésité conduit à une diminution accélérée de l’activité physique au fil du temps, et confirme que l’inactivité entraîne un gain de poids et le gain de poids conduit à une baisse d’activité. Une spirale qui se poursuit ensuite en continu tout au cours de la vie.

Pour faire sa démonstration, Larry Tucker, professeur de sciences à la Brigham Young University a équipé 254 participantes, dont 124 atteintes d’obésité, d’un accéléromètre pour mesurer leur volume de mouvements et l’intensité réelle de leur activité. Les participantes devaient s’équiper pendant 7 jours consécutifs au début de l’étude, puis à nouveau pendant une semaine, 20 mois plus tard, à la fin de l’étude.

Première constatation: De la même manière que les gens, en général, vont « mentir » sur leur poids, son analyse montre qu’alors que 35% environ de la population déclare pratiquer une activité physique régulière, que seulement environ 5 à 7% de ses participants sont en fait régulièrement actifs.

Seconde constatation, l’activité physique des participants obèses diminue au fil du temps : En moyenne, l’activité physique chez ces participants obèses a diminué de 8% en 20 mois, soit une diminution de l’activité physique vigoureuse de 28 minutes par semaine. En revanche, les femmes non obèses ne montrent pratiquement aucun changement dans la quantité d’activité physique pratiquée par semaine (- 6 mn).

Conclusion, les femmes obèses ont tendance à réduire leur activité physique au fil du temps et à un rythme plus rapide que les femmes non obèses. L’obésité apparaît donc ici comme un facteur de risque majeur de diminution de l’activité. La plupart des participants obèses comparent cette évolution à un cycle qui pour moitié va de l’obésité à une diminution de l’activité physique au fil du temps, qui suggèrent les auteurs se poursuit tout au long de la vie.

Source: Obesity 20 March 2013 DOI: 10.1002/oby.20415 Obesity increases risk of declining physical activity over time in women: A prospective cohort study .

Dr BUENOS : cette étude souligne l’importance de pratiquer l’activité physique en groupe et sous l’incitation d’un coach, surtout pour les personnes obèses.

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Un juge a décidé que la ville de New York, et son maire Michael Bloomberg, ne pouvait pas interdire les sodas géants, comme elle s’apprêtait à le faire pour lutter contre l’obésité.

Quelques heures avant l’entrée en vigueur d’une interdiction de tous les sodas et boissons sucrées faisant plus de 47 centilitres (cl), le juge Milton Tingling a qualifié cette mesure d' »arbitraire » et l’a bloquée « de façon permanente ».

Cette décision est une défaite pour le maire Michael Bloomberg, à l’initiative de cette mesure par laquelle il entendait lutter contre l’obésité, qui touche plus de la moitié des habitants de New York. Il avait annoncé en mai dernier son intention d’interdire les sodas géants, ce qui aurait été une première pour une ville américaine. Son annonce avait suscité un débat passionné, avec pétitions et campagnes de presse des deux bords. Certains avaient crié à l’atteinte aux libertés, estimant que ce n’était pas à la mairie de décider de ce qu’ils pouvaient boire.

54% des New-Yorkais étaient opposés à cette interdiction.

L’interdiction devait concerner les enseignes de restauration rapide, les cinémas, les stades, les restaurants, qui n’auraient plus vendu des boissons de plus de 47 cl : les sodas étaient la première cible, mais l’interdiction concernait aussi les boissons énergétiques, celles à destination des sportifs, les smoothies (frappés aux fruits) et mêmes certaines boissons géantes hyper-sucrées à base de café ou de thé.

Le département de la santé de la mairie de New York avait voté l’interdiction en septembre, mais un collectif mené par l’Association américaine des boissons (American beverage assocation), et impliquant notamment l’association nationale des restaurants, avait porté l’affaire en justice en octobre, dénonçant une mesure arbitraire. Le juge leur a donné raison.

L’été dernier, un sondage avait montré que 54% des New-Yorkais était opposés à cette interdiction, qui ne concernait pas les supermarchés et autres supérettes. Plus de la moitié des habitants de New York (58%) sont obèses ou en surpoids, et ce problème affecte environ 40% des enfants des écoles publiques. La consommation de boissons sucrées, qui coûtent souvent moins cher que l’eau, est l’une des causes identifiées du problème. L’épidémie d’obésité cause chaque année la mort de quelque 6.000 New-Yorkais et coûte des milliards de dollars en frais de santé.

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Les mouches du vinaigre (drosophiles) nourries avec des aliments bio vivent plus longtemps que les mouches qui reçoivent des aliments conventionnels.

L’étude a été conduite à la Southern Methodist University (Dallas,Texas) par Ria Chhabra, un élève du Lycée de Clark (Plano, Texas), sous la supervision de chercheurs. L’idée de l’expérience est venue à cet élève en écoutant les parents discuter de l’intérêt ou non de manger bio. L’université a trouvé l’idée intéressante. L’expérience a été menée dans le laboratoire de Johannes Bauer, qui étudie précisément les effets de l’alimentation sur la longévité et la santé des mouches, en particulier le diabète.

Les mouches nourries au bio ont une fécondité et une longévité plus grande que les autres, indiquent les chercheurs qui disent ignorer pourquoi exactement les aliments bio ont bénéficié à ces mouches.

Ces résultats interviennent à un moment où les effets des aliments biologiques sur la santé sont débattus. Plusieurs études ont montré que les aliments bio ont une teneur plus élevée en nutriments et des niveaux plus faibles de pesticides, mais l’analyse récente de plusieurs études n’a conclu à aucune tendance claire.

Les mouches des fruits ont été nourries avec des extraits d’aliments bio ou non, achetés dans le commerce : soja, raisins secs, pommes de terre, bananes.

Afin de déterminer si les aliments biologiques sont plus sains pour les consommateurs, le laboratoire a fait appel à un modèle très utilisé en sciences de la vie, la mouche Drosophila melanogaster. Ce modèle est peu coûteux  et le cycle de vie réduit de la mouche permet aux chercheurs d’étudier l’impact de certains paramètres sur les maladies et la longévité.

Les tests dans cette étude ont porté sur la longévité, la fertilité, le stress et la résistance à la famine.

Les résultats suggèrent que les effets bénéfiques du bio dépendent du type d’aliments. Ainsi, les mouches nourries avec des extraits de raisins secs bio n’ont pas fait mieux que celles nourries avec des raisins secs classiques, et elles ont parfois fait moins bien. Pour Bauer, cela pourrait expliquer pourquoi certaines études trouvent un avantage au bio et d’autres pas.

Malgré tout, dans la majorité des tests menés sur ces mouches, les aliments bio l’emportent nettement. « La longévité et la fertilité sont les deux dimensions les plus importantes de la vie des mouches. Sur chacun de ces paramètres, les mouches nourries au bio ont fait beaucoup mieux. Elles ont vécu plus longtemps et se sont révélé plus fertiles, » dit le Dr Bauer.

Source

Ria Chhabra, Santharam Kolli, Johannes H. Bauer.Organically Grown Food Provides Health Benefits to Drosophila melanogaster. PLoS ONE, 2013; 8 (1): e52988

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Les entreprises américaines s’intéressent de près à la santé de leurs salariés. Certaines infligent des pénalités à ceux qui refusent les examens médicaux ou dont la santé est mauvaise.

Chez CVS, une chaine américaine de distribution, notamment de parapharmacie, les salariés sont obligés de passer un examen médical, sous peine de pénalités. (CVS)

Manger trop gras ou fumer exagérément regarde-t-il votre entreprise ? Aux Etats-Unis, le débat fait rage depuis une semaine. Tout est parti d’une grande chaîne de drugstores, CVS qui exige que ses salariés passent un examen médical. Ceux qui ne voudront pas s’y soumettre pourront payer plusieurs centaines de dollars de pénalités par an.

Selon une étude publiée, lundi 25 mars, par le cabinet Aon Hewitt, il ne s’agit pas d’un cas isolé. Quatre entreprises américaines sur cinq pousseraient leurs salariés à passer un examen médical. Telle est la tendance qui se dégage des 800 entreprises interrogées dans cette étude.

Une assurance plus avantageuse pour ceux qui prennent soin de leur santé.

Pour les inciter à soigner leur santé, la plupart de ces compagnies utilisent un système de récompenses : des déductions sur la prime d’assurance ou des cartes cadeaux. Mais elles sont aussi de plus en plus nombreuses à imaginer des pénalités. Celles-ci viseraient les salariés dont les examens médicaux sont mauvais et qui ne font rien pour améliorer leurs résultats au fil des ans.

Pour ces entreprises, c’est « mon argent, mes règles ». Elles préfèrent que leurs plans d’assurance santé couvrent mieux les salariés qui jouent le jeu. En plus des objectifs financiers, le salarié américain aura peut-être bientôt des objectifs de santé.

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Aliments plus sucrés, dates de péremption allongées… Les ultramarins sont traités différemment de la métropole par des firmes agroalimentaires, un manque d’équité et un problème de santé publique que les députés se sont attelés à résorber.

La proposition de loi socialiste « visant à garantir la qualité de l’offre alimentaire en outre-mer » était à l’origine axée sur le problème de la distribution en outre-mer de produits plus sucrés que dans l’Hexagone, afin de lutter contre l’obésité. Mais le texte a été élargi lors du passage en commission des affaires sociales.

Pour illustrer l’ampleur du problème sanitaire outre-mer, l’exposé des motifs de la loi rappelle que « 25% des enfants et adolescents et plus d’un adulte sur deux sont touchés par des problèmes de surcharge pondérale (obésité ou surpoids) dans les régions d’outre-mer ». L’article emblématique de la proposition de loi interdit la différence de teneur en sucres ajoutés entre des produits vendus outre-mer, notoirement plus sucrés, et ceux vendus dans l’Hexagone. Il entrera en vigueur six mois après la promulgation de la loi, permettant ainsi aux distributeurs d’écouler les stocks existants. Il concerne essentiellement les produits laitiers et les boissons, dont les sodas.

« Le fameux goût sucré des ultramarins, c’est un argument des professionnels. On nous a très certainement conditionnés à aimer sucré, et dès le plus jeune âge. Il faut changer les comportements alimentaires, il faut le faire progressivement », a déclaré la députée de Guadeloupe Hélène Vainqueur Christophe.

Le texte s’attaque également aux dates limites de consommation (DLC).  Elles devront désormais être les mêmes pour un produit qu’il soit destiné au marché hexagonal ou ultramarin. Pour les yaourts, souligne Mme Vainqueur-Christophe, le délai jusqu’à cette date limite est actuellement de 55 jours outre-mer contre seulement 30 jours en métropole.

La loi s’appliquera dans les départements d’outre-mer (Guyane, Guadeloupe, Martinique, La Réunion, Mayotte), ainsi que dans les collectivités de Saint-Barthélémy, Saint-Martin et Saint-Pierre-et-Miquelon. La Polynésie Française, la Nouvelle Calédonie et Wallis-et-Futuna ne sont pas mentionnés car ils ont leurs compétences propres en matière de santé.

Dr BUENOS : nous aurons l’occasion de reparler de ces sodas au goût plus sucré vendus également aux USA et impliqués dans l' »épidémie d’obésité ».

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Sile programme d’éradication des tous les branchements ou canalisations en plomb sur le réseau public avance bien, notamment du fait des aides publiques, il n’en va pas de même pour le parc privé. A l’occasion de la journée internationale de l’eau, l’UFC-Que Choisir alerte les pouvoirs publics sur le fait qu’environ 2 à 3 millions de logements privés (soit 15 % des logements en France), sont encore alimentés en eau par des branchements et canalisations en plomb y compris à l’intérieur des immeubles. Il s’agit avant tout de grandes agglomérations, l’Ile de France concentrant un tiers des logements anciens.

Selon les données fournies par l’Agence nationale de l’Habitat (ANAH), seul acteur de l’aide publique, le coût des travaux avoisinerait 1 000 euros par logement. Mais l’agence possède trop peu de moyens.

Le magazine a donc saisi l’ANSES, l’Autorité sanitaire, pour déterminer les risques précis liés à la consommation à long terme d’une eau contaminée au-delà du seuil de 10µg/litre, notamment dans le cas des enfants ; Il demande au gouvernement la réalisation d’un audit à l’échelle nationale pour vérifier l’application de la réglementation dans les bâtiments publics accueillant des enfants (crèches, écoles, etc.) et estimer le niveau d’exposition dans les logements bâtis avant 1960. Il voudrait que les agences de l’eau, chargées de la qualité et de la préservation de la ressource, aident les particuliers de la même manière qu’elles l’ont fait pour les collectivités, en abondant le budget de l’ANAH ;

Enfin, Que Choisir met à la disposition des particuliers, et surtout des copropriétaires, une fiche questions/réponses pour les informer des aspects pratiques du changement de canalisation dans les logements privés.

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77 % de la population mondiale consomme deux fois plus de sel que recommandé, soit 4 g par jour alors que l’Organisation mondiale de la santé n’en préconise que 2 g et l’American Heart Association, 1,5 g.

Chez les femmes comme chez les hommes, la consommation moyenne de sel excède les niveaux recommandés par les autorités sanitaires dans presque tous les pays.

En tête de liste, le Kazakhstan avec 6 g/j suivi par l’Île Maurice et l’Ouzbékistan.

Les États-Unis ont une moyenne à 3,6 g/j .

Lles pays d’Afrique, en particulier le Kenya et le Malawi ont la consommation quotidienne la plus faible autour de 2 g/j.

Les chercheurs ont analysé 247 études ayant enregistré la consommation de sel d’adultes, stratifiée par âge, sexe, région et nation, entre 1990 et 2010, appartenant à la Global Burden Diseases Study, un projet international et collaboratif entre 50 nations. 181 pays sur les 187 étudiés, soit 99 % de la population de la planète, se situe au dessus des 2 g/j.

D’après la communication du Dr Saman Fahimiet M. Phil (Boston) lors du congrès de l’American Heart Association’s Nutrition, Physical Activity and Metabolism and Cardiovascular Epidemiology and Prevention 2013.

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Sodas, jus de fruits et boissons sucrées directement liés à des dizaines de milliers de décès dans le monde selon une étude.

Une étude d’impact présentée mardi 19 mars à la réunion annuelle de l’American Heart Association à Dallas (Texas) évalue à 180000 le nombre de décès dans le monde chaque année liés à la consommation de boissons sucrées, jus de fruits, boissons pour sportifs et sodas.

L’étude a été conduite par une équipe dirigée par Gitanjali M. Singh, de l’Ecole de santé publique de Harvard. Les chercheurs ont calculé les quantités de boissons sucrées consommées dans le monde, selon l’âge et le sexe. Ils ont ensuite estimé l’impact de cette consommation sur l’obésité, le diabète, les maladies cardiovasculaires, les cancers et les décès qui leur sont liés, en utilisant les données de l’étude Global Burden of Diseases de 2010. Selon eux, ces boissons seraient à l’origine de 133000 décès par diabète, 44000 décès par maladies cardiovasculaires et 6000 décès par cancers. 78% de ces décès interviendraient dans des pays pauvres et les pays à PIB moyen. Des neuf régions examinées, les Caraïbes et l’Amérique latine supporteraient le plus de décès dus au diabète, l’Eurasie le plus de décès cardiovasculaires. Le record de décès dus aux boissons sucrées serait enregistré au Mexique (318 par million), alors que le taux le plus bas se rencontrerait au Japon (10 par million). L’étude ne s’est intéressée qu’aux adultes.

Pour Gitanjali Singh, ces données doivent encourager la mise en place partout dans le monde de politiques  plus efficaces pour limiter la consommation de boisson sucrées, en particulier taxes, campagnes de communication massives et réduction de la présence des sodas et autres boissons sucrées dans le commerce.

Les Français consommeraient en moyenne 25 litres de jus de fruit et près de 56 litres de sodas chaque année.

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