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Si les femmes ont parfois de « gros derrières », c’est pour faire des enfants intelligents, grâce à l’allaitement, estime une étude américaine.

Une très sérieuse étude de l’Université de Pittsburgh (Etats-Unis) révèle que les graisses qui font les formes généreuses des femmes sont directement acheminées vers le cerveau du bébé lors de l’allaitement et participent à sa construction.

« La graisse des fesses est un dépôt prévu pour le développement cérébral de l’enfant », explique le Professeur Will Lassek, épidémiologiste et auteur principal de l’étude. « Il faut beaucoup de graisse pour constituer un système nerveux, et celles contenues dans les fesses et les hanches des femmes sont enrichies en DHA (acide docosahexaénoïque), un composant important du cerveau humain. C’est comme si les femmes avaient évolué de façon à accumuler ces graisses et à les conserver jusqu’à l’arrivée d’un bébé. » Sur 5 millions d’années, le cerveau humain est en effet passé d’un volume de 400 ml à 1 200 ml, ce qui expliquerait le stockage de plus en plus important de graisses chez la femme.

La raison de la présence d’autant de graisses chez la femme (30% de leur poids total contre 10% chez l’homme) a longtemps été un mystère, mais cette explication pourrait bien éclaircir les choses. « C’est un taux de graisses similaire à celui observé chez les ours lorsqu’ils hibernent ou chez les baleines qui vivent dans les eaux glaciales arctiques », ajoute le chercheur, qui a publié ses conclusions dans un livre Why women need fat, littéralement « Pourquoi les femmes ont besoin de graisses ». Il ajoute que cette masse graisseuse est en partie perdue durant l’allaitement (en moyenne 500 gr par mois), puisque l’enfant en tire profit.

Selon David Bainbridge, biologiste de la reproduction à l’Université de Cambridge, ces résultats expliqueraient aussi pourquoi les hommes se tournent souvent vers les femmes aux courbes généreuses : ils y verraient indirectement la possibilité d’une descendance viable et intelligente.

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Pour baisser les coûts de la production de viande américaine, le laboratoire fédéral U.S. Meat Animal Center, financé par le contribuable américain, conduit des expérimentations sur des animaux depuis les années 1960, jugées « choquantes » par le New York Times, qui a longuement enquêté.

Dans ce centre, situé dans l’Etat du Nebraska, les scientifiques tentent notamment de créer des truies et des vaches qui ont des portées plus importantes et des grossesses à intervalles plus rapprochées, ainsi que des brebis « soins faciles » qui peuvent survivre et se reproduire sans trop d’intervention humaine.

Pour rendre les vaches plus rentables, le centre a notamment tenté d’augmenter le taux de naissance de jumeaux en fertilisant, depuis les années 80, des vaches qui avaient donné naissance à des jumeaux avec du sperme de taureaux pères de jumeaux. Les embryons ont été implantés dans des vaches qui n’avaient pas encore donné naissance à des jumeaux. Au fil des générations, le pourcentage de jumeaux s’est multiplié: habituellement de trois paires pour 100 naissances, il a atteint 55 pour 100.

Mais les effets secondaires de ces expériences ont été terribles : 95% des femelles jumelles avaient des vagins déformés, et environ 16 pourcent des jumeaux et triplés mourraient, un taux quatre fois plus élevé que pour les naissances habituelles.

La même chose s’est retrouvée chez les truies, manipulées pour avoir des livrées de 14 petits, au lieu des huit en moyenne. Dans ces livrées trop grandes, des centaines de petits cochons du centre meurent écrasés ou étouffés chaque année, s’indigne le journal.

Quant aux brebis, le centre a tenté de voir si elles pouvaient se débrouiller sans l’aide de bergers. Habituellement, les brebis sont gardées au chaud dans des granges pour accoucher, mais depuis une dizaine d’années, les scientifiques du U.S. Meat Animal Center les laissent seules dehors pour voir lesquelles résistent le mieux. Dans ce contexte, des centaines de petits meurent de faim, abandonnés ou mangés par des coyottes. Entre 25 et 30% des petits meurent, contre 10% dans les conditions habituelles.

De nombreux vétérinaires qui ont travaillé dans ce laboratoire ont plusieurs fois tenté de tirer la sonnette d’alarme, mais leurs critiques n’ont pas été prises en compte alors que nombre d’ éleveurs sont choqués par ce genre de pratique, rapporte le journaliste du New York Times. La loi sur le bien-être des animaux ne s’applique pas aux recherches sur les animaux d’élevage.

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En 2012, Strasbourg a été la première ville française à instituer un programme municipal de « sport santé sur ordonnance », basé sur la prescription, par des médecins généralistes, d’un certain nombre d’activités sportives au profit de patients sédentaires atteints d’obésité, de diabète de type 2, d’HTA et de certaines maladies cardiovasculaires, ainsi que de cancers du sein ou du colon en rémission depuis 6 mois.

800 bénéficiaires

Aujourd’hui, le dispositif concerne 800 bénéficiaires qui, après avoir obtenu une prescription de la part de l’un des 170 généralistes participant au programme, sont orientés vers des éducateurs sportifs qui définissent, avec eux, les activités les plus adaptées. Les premières évaluations montrent une amélioration des scores de qualité de vie des patients et une baisse moyenne de leur poids, résultat d’autant plus significatif que la moitié d’entre eux sont obèses. Le programme, d’un montant de 211 000 euros pour 2015, est financé aux deux tiers par la ville de Strasbourg, le reste étant assuré par le régime local de la Sécurité Sociale, l’ARS, la direction de la Jeunesse et Sports et les Hôpitaux universitaires de Strasbourg.

Appel à Marisol Touraine

Ces résultats encourageants ont amené le maire de Strasbourg, Roland Ries (PS), à demander officiellement à Marisol Touraine d’intégrer le « sport santé sur ordonnance » dans le volet prévention de la future loi de santé. Il rappelle les bienfaits de l’activité physique comme outil de santé, mais aussi comme réponse aux contraintes budgétaires, la pratique sportive adaptée permettant de réaliser d’importantes économies sur les coûts de traitement des maladies chroniques.

Les patients strasbourgeois intégrés dans le dispositif sont encouragés à faire de la marche et du vélo, mais aussi de la gymnastique douce ou des activités nautiques, en partenariat avec le service des sports de la ville et différentes associations. Ils peuvent, dans certains cas, obtenir une prise en charge de la location des équipements sportifs et de l’accès aux installations, un dispositif désormais pérennisé et élargi.

Expériences en France et à l’étranger

Les patients accéderont gratuitement aux installations sportives la première année, puis bénéficieront, selon leurs revenus, d’un « tarif social » comme il en existe déjà pour les transports en communs. Enfin, Strasbourg entend rester en tête de ce dossier et organisera, les 14 et 15 octobre prochains, les premières « Rencontres européennes du sport santé sur ordonnance », qui réuniront plusieurs villes françaises et étrangères engagées ou tentées par l’expérience.

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Obligation de prendre les escaliers dans les bâtiments publics, une mesure radicale prise dans une province turque pour lutter contre l’obésité.

C’est un peu le Michelle Obama version turque. A l’instar de la Première dame américaine, Dursun Ali Sahin, le gouverneur turc de la province d’Edirne, part en guerre contre l’obésité.
Escaliers obligatoires
Sa dernière mesure choc : depuis le 1er janvier, dans tous les bâtiments publics, les ascenseurs desservant les trois premiers étages sont fermés afin de forcer la population à emprunter les escaliers. « C’est un pas en faveur d’une meilleure santé. En plus, cela réduit les dépenses d’énergie », se félicite Dursun Ali Sahin dans le journal turc Daily Sabah.

Evidemment, le gouverneur a toléré quelques exceptions à la règle : les ascenseurs seront bien en service dès le rez-de-chaussée dans les maternités et hôpitaux. Idem, les personnes handicapées ou ayant des problèmes de santé liés à l’effort auront toujours un ascenseur réservé.

Il y a quelques mois, ce même gouverneur avait imposé à la restauration de distribuer un seul sucre au lieu de deux avec les boissons chaudes. Le Daily Sabah rappelle aussi que lors de son précédent poste de gouverneur, dans la province de Giresun, Ali Sahin avait fait retirer les salières des restaurants alors que la consommation de sel dans la région était cinq fois supérieure aux recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS).

Il est vrai qu’il y a urgence. On estime que 30% des Turcs sont obèses. C’est deux fois plus qu’en France.

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Produit par un laboratoire américain, ce médicament anti-obésité a reçu le feu vert pour sa commercialisation en Europe. Malgré le refus de la France.

Echaudée par le scandale du Mediator, produit coupe-faim du laboratoire Servier qui s’était révélé très dangereux, l’Agence française du médicament (ANSM) a émis des réserves lors du feu vert européen à la mise en vente du médicament américain, le Mysimba, rapporte ce vendredi 2 janvier « Le Parisien ». Alors qu’il devrait bientôt débarquer en France.

Quel est ce médicament ?

Produit par le laboratoire californien Orexigen Therapeutics, le Mysimba est une combinaison de deux principes actifs, le naltrexone, utilisé pour traiter la dépendance à l’alcool et aux opiacés et le bupropion, prescrit comme anti-dépresseur et pour arrêter de fumer.

Après plusieurs années d’hésitation liées à la crainte d’éventuels risques cardiaques, l’agence américaine Food and Drug Administration (FDA) a finalement approuvé le médicament en septembre dernier. Outre-Atlantique, il est vendu sous l’appellation Contrave.

Pourquoi la France a voté contre son arrivée en Europe :

Lors d’une réunion organisée fin 2014 à l’Agence européenne du médicament (EMA) de Londres, l’Agence française du médicament « a voté contre » l’autorisation de mise sur le marché du Mysimba, indique dans un compte-rendu l’Agence sur son site internet.

Pour justifier son vote négatif, l’agence exprime des « doutes » sur la sécurité de ce produit.

Outre la France, l’Irlande a signé un document où les deux pays estiment que le rapport bénéfice/risque du Mysimba est « défavorable », précise l’ANSM.

Quels sont les effets secondaires redoutés ?

Parmi les effets indésirables potentiels du médicament, l’Agence européenne du médicament (EMA) mentionne des troubles gastro-intestinaux ou liés au système nerveux central et reconnaît que « des incertitudes subsistent en ce qui concernent les résultats cardiovasculaires à long terme ».

« Le problème, c’est qu’il s’agit d’un dérivé d’amphétamine, psychostimulant qui coupe éventuellement la faim mais est aussi connu pour accélérer le pouls, avec un risque de palpitations cardiaques et d’augmentation de la tension artérielle« , souligne, de son côté, « Le Parisien ».

L’EMA, qui veut couper court aux craintes, précise que les résultats intermédiaires d’un essai clinique « sont rassurants en ce qui concerne les risques de pathologies cardiovasculaires graves » liés au Mysimba.

Comment et à qui sera-t-il prescrit ?

Dans son communiqué, l’EMA précise que le Mysimba ne sera disponible que sur prescription et qu’il est réservé à des adultes obèses ou en surpoids dès lors qu’ils ont un ou plusieurs autres facteurs de risques comme de l’hypertension ou un taux élevé de cholestérol.

Les patients mis sous Mysimba par leurs médecins devront être revus au bout d’une période de 16 semaines et le traitement arrêté dans le cas où ils n’auraient pas perdu au moins 5% de leur poids initial, indique l’EMA.

Quand arrive-t-il en France ?

Le feu vert européen doit désormais être formellement approuvé par la Commission européenne avant une commercialisation effective dans chaque Etat membre. Cette nouvelle pilule minceur devrait, selon toute vraisemblance, arriver dès le printemps dans les pharmacies françaises. A moins que l’Etat français ne s’y oppose en dernier recours, mais la procédure est longue et complexe.

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Comme chacun sait, le surpoids et l’obésité sont associés à un certain nombre de pathologies, en particulier les maladies cardiovasculaires et le diabète de type 2. Une équipe d’épidémiologistes de l’Université McGill (Canada) a calculé les impacts tant du surpoids que de l’obésité sur l’espérance de vie ainsi que sur l’espérance de vie en bonne santé.

Leur base de travail était l’étude NHANES (National Health and Nutrition Examination Survey) et plus précisément les données relatives à 3992 sujets d’origine caucasienne non hispaniques. Ces individus étaient classés en fonction de leur indice de masse corporelle (IMC) en plusieurs catégories : surpoids pour un IMC compris entre 25 et 30, obèses pour un IMC supérieur à 30 mais inférieur à 35, très obèses pour un IMC supérieur à 35.

Leurs résultats confirment l’impact du surpoids et de l’obésité sur les facteurs de risque cardiovasculaire et le diabète de type 2 mais permettent de calculer très précisément le nombre d’années de vie perdues du fait d’un excès pondéral.

Pour un surpoids, l’espérance de vie est réduite en moyenne de 3 années. Et en cas d’obésité, les années de vie perdues sont au nombre de 6 tant que l’IMC ne dépasse pas 35, au nombre de 8 pour un IMC supérieur à 35. Mais ce sont les années de vie en bonne santé qui sont les plus impactées par le surpoids et l’obésité, cet impact étant d’autant plus important que l’excès pondéral débute tôt dans la vie. Ainsi, pour les sujets très obèses entre 20 et 29 ans, l’espérance de vie en bonne santé est réduite de 19 ans !

Grover SA et coll. Years of life lost and healthy life-years lost from diabetes and cardiovascular disease in overweight and obese people: a modelling study. Lancet Diabetes Endocrinol.2014 Dec 4. pii: S2213-8587(14)70229-3. doi: 10.1016/S2213-8587(14)70229-3. [Epub ahead of print]

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D’ici 1 an, les chaines de restaurants américaines, dont beaucoup de fast-food, seront contraintes d’informer clairement leurs clients de la valeur calorique de chaque plat. L’objectif est de lutter contre l’obésité qui concerne 35% des adultes aux Etats-Unis.

Hamburger : 300 kcal ; sushi au saumon : 48 kcal ; pop-corn : 375 kcal… Cette liste de chiffres vous donne-t-elle envie de craquer pour une soupe au potiron ou un pavé de flétan ce midi ? C’est en tout cas ce qu’espère la Food and Drug Administration (FDA), l’autorité sanitaire aux Etats-Unis, qui vient de finaliser une réglementation obligeant les chaines de restaurants de plus de 20 points de vente à afficher la valeur calorique de leurs plats. Cette mesure concernera aussi les pop-corn et les en-cas vendus dans les cinémas et les aliments proposés dans les parcs d’attractions. Ces établissements devront aussi indiquer le contenu des plats servis en graisses saturées, en acides gras trans, en cholestérol, en sodium, en glucides, en fibres, sucre et protéines.

Certains aliments sont exclus de cette mesure : les cocktails dans les bars, les menus saisonniers ou les plats du jour ainsi que les condiments (ketchup, mayonnaise…) qui se trouvent souvent sur les tables.

« Les Américains absorbent environ un tiers de leurs calories en dehors de chez eux et souhaitent avoir des informations claires sur les produits qu’ils consomment », a souligné la directrice de la FDA, la Dr Margaret Hamburg, lors d’une conférence de presse. Elle explique qu’ « indiquer les informations concernant le nombre de calories sur les menus des chaînes de restaurant et sur les aliments et boissons vendus dans les distributeurs constitue un pas important pour la santé publique qui pourra aider les consommateurs à faire des choix informés pour eux-mêmes et leurs familles ».

Cette nouvelle réglementation n’est pas une nouveauté à proprement parler car elle était déjà en vigueur dans 18 Etats et villes aux Etats-Unis. Mais bientôt, elle sera imposée à l’ensemble du territoire.

Aujourd’hui, l’obésité concerne 35% de la population adulte aux Etats-Unis. Chez la population, afro-américaine, ce taux approche même les 48%.

Avec cette nouvelle mesure, la FDA espère faire prendre conscience aux consommateurs du nombre de calories qu’ils ingurgitent chaque jour et encourage les restaurateurs à alléger leurs plats.

Dr BUENOS : étonnant que les condiments (mayonnaise, Ketchup, …etc ) soient exclus !!

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Près de 500 000 des nouveaux cas de cancer survenus en 2012 chez des adultes – soit 3,6 % du nombre total des cancers dans le monde – seraient liés à un surpoids ou une obésité, selon une vaste étude publiée dans The Lancet Oncology, le 26 novembre 2014. Melina Arnold (Centre international de recherche sur le cancer, Lyon) et ses collègues soulignent que le tribut est particulièrement lourd pour les pays riches : deux tiers de ces tumeurs associées à un excès de poids sont recensées chez des patients vivant en Europe ou aux Etats-Unis.

Un indice élevé de masse corporelle (ou IMC, poids divisé par la taille au carré), c’est-à-dire supérieur à 25, est un facteur de risque bien identifié de pathologies chroniques telles les maladies cardio-vasculaires, le diabète, l’arthrose… De multiples études scientifiques ont aussi confirmé l’association entre le surpoids et des cancers, notamment de la sphère digestive (œsophage, côlon, rectum, pancréas), du rein, et (chez la femme après la ménopause) du sein, de l’ovaire et du corps de l’utérus (par opposition au col).

La situation est d’autant plus inquiétante que la fréquence de l’obésité et du surpoids est en constante augmentation depuis les années 1980. A l’échelle mondiale, plus d’un tiers de la population est désormais concernée par un excès de poids (dont 12 % par une obésité).

Les femmes plus touchées

Les résultats sont éloquents : au total, 3,6 % des nouveaux cas de tumeur maligne des adultes, soit 481 000, seraient en lien avec un IMC élevé. La proportion est significativement plus importante chez les femmes (5,4 %) que chez les hommes (1,9 %), en raison surtout du nombre élevé de cancers spécifiquement féminins (utérus, sein) après la ménopause.

Sans surprise, une grande hétérogénéité géographique est constatée, les pays en voie de développement étant, en tout cas pour l’instant, nettement moins touchés par les cancers « poids dépendants » que les pays riches. Dans ceux où le niveau de vie est le plus élevé, environ 8 % des cancers féminins et 3 % des tumeurs masculines sont associées à un excès de poids, la proportion étant respectivement de 1,5 et 0,3 % dans les pays les plus pauvres.

 

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Des médecins américains confirment non seulement que l’obésité d’une jeune femme avant une grossesse augmente le risque d’obésité à l’âge adulte de l’enfant à naître. Mais aussi son risque de décès prématuré.

Le Pr Michael Mendelson et son équipe de la Boston University ont repris les données de la fameuse étude Framingham, centrée sur les maladies cardiovasculaires. Elle porte le nom d’une petite ville située près de Boston et qui a la particularité d’être parfaitement représentative de la population américaine.

Leur travail a donc porté sur 879 participants suivis durant… 41 ans, entre 1971 et 2012. Et plus particulièrement, sur l’indice de masse corporel (IMC) de leur mère, avant leur naissance. Il en ressort d’ailleurs que seules 10% des femmes étaient en surpoids ou obèse.

Mendelson et son équipe montrent surtout que les adultes dont la mère a été en surpoids avant leur naissance présentent un risque quasiment doublé (90%) de mourir prématurément (avant 65 ans) des suites d’une maladie cardiovasculaire. Par rapport à leurs concitoyens dont la maman n’a pas connu de trouble pondéral. Et pour cause, ces « enfants » présentent davantage de facteurs de risque tels que le diabète, l’hypertension artérielle et l’hypercholestérolémie.

En conclusion, l’auteur insiste sur l’importance de sensibiliser les femmes concernées à la perte de poids. Aussi bien pour leur propre santé que celle de l’enfant à naître. Un conseil qui passe essentiellement par des mesures alimentaires et la pratique régulière d’une activité physique.

Source : American Heart Association, 18 novembre 2014

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Un conte à maigrir debout, extrait de « contes à guérir…contes à grandir » de Jacques SALOME

« Un conte à maigrir debout

Dans ce pays-là, les femmes avaient toutes ou presque toutes le souci d’un corps mince, ou du moins croyaient-elles en avoir le souci. Très tôt dans leur vie, on leur avait laissé croire qu’il leur fallait un corps élancé, sans excédent de formes et de poids.

Dans ce pays-là, les hommes étaient plus sensibles aux corps des femmes qu’à leur regard, plus touchés par leur forme que par leur écoute et bien plus attirés par leur présentation que par leur amour.

Cela bien sûr n’existait sur cette planète que dans ce lointain pays-là.

Dans ce pays-là, donc, comme vous le sentez bien, régnait le terrorisme des kilos. Une guerre à mort sévissait avec violence chez la plupart des femmes, non pas entre elles, mais à l’intérieur de chacune d’elles.

Guerre sans merci, pour avoir du plus là et là et encore un peu ici. Guerre sans pitié pour avoir du moins, là surtout et encore un peu moins ici.

Parfois, il arrivait à certaines d’être dépassées par leur propre volume, de se sentir envahies, dépossé¬dées même, par des kilos en trop, mal répartis.

D’autres encore éprouvaient une véritable haine pour ces kilos trop voyants, du mépris et du rejet pour ces plis, cette graisse insolente. Il y avait en elles une violence terrible contre la lourdeur ou la mollesse de leurs fesses, de leur ventre, de leur poitrine.

Le territoire favori de toute cette haine, de toute cette violence, dans ce pays-là, était les salles de bains, les chambres à coucher, les lieux d’intimité, et bien sûr la table en était le champ de combat privilégié !

Un jour de printemps, dans ce pays-là, une femme décida d’écouter son corps.

— Je ne veux plus passer ma vie à maigrir debout. Je ne veux plus consommer le meilleur de mes énergies pour la peur de manger trop ou pas assez. Je ne veux plus passer des heures vitales à me sentir coupable d’avoir pas assez ou trop, à me sentir redevable de tout. Je ne veux plus passer l’essentiel de mes jours à me demander «pourquoi» je matraque mon corps par tous ces excès de nourriture, de mal-être, dans un sens ou dans l’autre…

Un autre jour, elle entendit un poète énoncer une phrase simple qui l’éveilla :

J’ai mis longtemps à découvrir que je pouvais soit nourrir ma vie, soit continuer à la consommer. Je préfère pour ma part la nourrir, ajoutait le poète, en arrêtant de la consommer.

Cette phrase la poursuivit plusieurs jours encore, avant qu’elle ne se l’attribue et en prolonge le sens.

— Mais oui, je passe tellement de temps et d’énergie à nourrir mon corps et je ne sais même pas comment nourrir ma vie !

Elle avait enfin compris qu’il n’était plus nécessaire de nourrir son corps pour survivre, pour faire le poids. Qu’il n’était plus souhaitable de faire outrage à son corps, qu’il n’était pas indispensable d’avoir à son égard honte, colère et tristesse.

Qu’elle pouvait croquer sa vie à pleines dents, sans que son corps se sente obligé de faire contrepoids.

Qu’elle pouvait consommer du bonheur, le bonheur d’être entière et vivante.

Le soir-même, elle invita sa propre Vie à sa table.

— Ma vie je t’invite, ce soir tu es mon invitée d’honneur.

Elle mit sa plus belle nappe, deux assiettes, deux couverts, deux verres, deux bougies et prépara un excellent repas.

Elle servit l’assiette de sa Vie en premier, délicatement, en choisissant les morceaux, en soignant la présentation, puis elle jeta à son habitude la nourriture dans son assiette à elle, l’assiette de son corps…

Elle prit sa fourchette, piqua, ouvrit la bouche… allait enfourner le tout… quand elle se ressaisit et mangea en entier, avec plaisir, l’assiette… de sa Vie.

A partir de cette expérience, tout se transforma dans son existence.

Elle sut qu’elle pouvait nourrir sa Vie de mille stimulations, de millions d’inventions, et cela avec créativité et tendresse. Avec une infinitude de petites attentions, de gestes et de regards respectueux pour le compagnon le plus fidèle de son existence, son propre corps.

Elle découvrit qu’elle savait nourrir ce corps de vie, plutôt que d’angoisses et de chagrins.

Elle inventa même une expression bien à elle :

— Se faire chaque jour plaisir et tendresse à sa Vie. Elle confia à ses amis :

— Je ne pouvais plus continuer à passer ma vie à grossir debout.

Aujourd’hui je vis ma vie sans la consommer, je vis mon existence en lui donnant… vie.

 

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