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Plus un enfant passe du temps devant un écran, plus il a du mal à s’endormir. Selon une étude néo-zélandaise publiée dans Pediatrics, c’est d’autant plus vrai lors des 90 minutes qui précèdent le coucher.

Les scientifiques se sont intéressés aux activités des enfants au cours des 90 minutes avant d’aller se coucher et à la qualité de leur sommeil. Ils ont établi que les enfants qui passaient le plus de temps devant un écran avant d’aller se coucher mettaient plus de temps que les autres à s’endormir. Ils ont aussi constaté que les 2 000 enfants de l’étude passaient en moyenne une demi-heure devant un écran de télévision, d’ordinateur ou de console de jeux à ce moment de la journée.

Les auteurs avancent trois hypothèses pour expliquer cette corrélation. Il pourrait s’agir d’un « décalage de phase ». Si, à cause du temps passé devant l’écran, les enfants passent l’heure à laquelle ils sont biologiquement programmés pour s’endormir cela pose un problème pour l’endormissement ou la qualité du sommeil.

La seconde hypothèse met en avant le fait que l’exposition à la lumière de l’écran juste avant le sommeil affecterait le rythme veille/sommeil en réduisant la sécrétion de mélatonine, l’hormone de régulation des rythmes chrono biologiques.

Enfin, les scientifiques suggèrent aussi une hypothèse plus comportementale selon laquelle l’endormissement serait perturbé car l’enfant a été particulièrement stimulé par les tâches cognitives qu’il a à faire sur l’écran.

Sylvie Royant-Parola, psychiatre et responsable d’un centre d’exploration du sommeil à la clinique de Garches rappelle que de nombreuses études ont été menées sur l’impact négatif de la télévision lorsqu’elle est regardée trop tard le soir, et pas seulement chez les enfants. « Avec une exposition d’au moins 3 heures par jour vers 14 ou 16 ans, il y a un risque d’apparition de troubles du sommeil dans les années qui suivent », avertit la psychiatre.

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Aux Etats-Unis, le nombre de personnes se rendant aux urgences après avoir bu une boisson énergisante a doublé en 4 ans. 20 000 malades ont été recensés en 2011, pour la plupart des jeunes adultes et des adolescents, selon une enquête du département des addictions et de la santé mentale au ministère américain de la Santé publiée la semaine dernière. Les malades présentaient des signes d’anxiété, de tachycardie voire d’infarctus.

“De nombreuses personnes ne réalisent pas la puissance de ces boissons, estime le porte-parole du collège américain des urgentistes, Howard Mell. Un malade qui est venu récemment aux urgences d’un hôpital de Cleveland a raconté en avoir bu trois canettes en l’espace d’une heure, soit l’équivalent de 15 tasses de café. Il en a été quitte pour une bonne grosse frayeur, heureusement pour lui. Mais s’il avait eu des problèmes cardiaques ou une maladie coronarienne, cela aurait pu lui causer de gros ennuis”. Selon le rapport américain, la consommation excessive de boissons énergisantes est un “problème grandissant de santé publique”.

En France, ces boissons à base de caféine, taurine ou guarana font l’objet d’une surveillance accrue depuis 2008 de la part de l’agence nationale de la sécurité alimentaire (Anses). En juin dernier, l’organisme signalait dans un rapport une trentaine de cas de consommateurs ayant fait l’expérience d’effets indésirables (crises cardiaques, d’épilepsie, insuffisance rénale aiguë…). Un lien vraisemblable a été établi avec deux décès.

Au cours des douze derniers mois, il s’est vendu en France près de 30 millions de litres de boissons énergisantes (commercialisées sous les marques Redbull, Monster Energy…), selon ACNielsen.

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Une enquête menée dans le nord de la France détaille les difficultés que soulève le contrôle de l’alimentation.

L’influence d’un niveau socioprofessionnel défavorisé est évidente sur l’obésité. Pour mieux comprendre les comportements et croyances des femmes issues de milieux populaires en matière de régimes, la sociologue Anne Lhuissier, de l’Institut national de la recherche agronomique (Inra), a interrogé une quarantaine de femmes du Nord. Une région qui a la particularité de concentrer le plus grand taux d’obèses de France métropolitaine mais aussi la plus forte consommation de pommes de terre, de nourriture grasse, de boissons gazeuses, de bière et de spiritueux.

C’est aussi dans le Nord que la part de consommation à domicile du budget consacré à l’alimentation est la plus forte. On y mange proportionnellement plus souvent à la maison qu’à l’extérieur. Les filles qui ont bénéficié de l’«ascenseur social» influencent en retour l’alimentation de leur mère. La chercheuse de l’Inra dont les travaux sur ce sujet viennent d’être publiés dans la revue internationale Food, Culture and Societyremarque en préambule que «les filles qui intègrent les normes sociales d’un nouveau milieu soutiennent ensuite leurs mères pour mettre en place une nouvelle façon de manger». Cependant, cette enquête illustre les difficultés à faire évoluer les comportements alimentaires.

Anne Lhuissier distingue trois types de stratégie des femmes du Nord pour lutter contre la prise de poids:

  • «Premièrement, faire régime sans rien changer à leurs habitudes alimentaires mais en utilisant des techniques de modification corporelle.» Ce qui peut aller de la chirurgie à la simple gaine en passant par l’utilisation de crèmes amincissantes.
  • Deuxièmement, les techniques classiques de restriction calorique. «Certaines femmes perçoivent les régimes amincissants comme des restrictions sévères en nourriture sur une période limitée», explique la sociologue.
  • Enfin, la troisième technique concerne les femmes qui ne veulent pas de restrictions mais acceptent de modifier leur façon de cuisiner (la béchamel allégée a beaucoup de succès) ou «surveillent ce qu’elles mangent» comme Karima, qui explique: «Je n’ai pas besoin de faire régime, je supprime simplement le gras et le sucre.» Ces femmes, explique Anne Lhuissier, «ne se fixent pas des objectifs à court terme et expriment leurs aspirations en taille de vêtement plutôt qu’en kilos à perdre».

«Faire de l’exercice physique»

En fait, si l’obésité est plus fréquente dans ces milieux-là, c’est aussi lié au fait que les femmes sont «plus tolérantes» avec leur prise de poids, «mettent plus de temps avant d’opter pour un régime» et enfin «reçoivent moins de support de leur environnement pour manger sainement et faire de l’exercice physique», relève la sociologue. Penser que la diffusion d’information suffit pour résoudre les difficultés de poids est d’autant plus illusoire que l’alimentation prend pour ces femmes une dimension particulière. «La façon dont elles cuisinent est la clé pour comprendre leur relation à la nourriture et aux régimes», affirme ainsi Anne Lhuissier. Le poids de la tradition est fort. Et, le plus souvent, les femmes se contentent d’incorporer à la façon de cuisiner qui leur a été transmise par leur mère et leurs grands-mères les recommandations nutritionnelles qu’elles ont entendues… Des actions ciblées sont donc plus que nécessaires, elles sont urgentes.

En France, la fréquence de l’obésité est inversement proportionnelle au niveau d’instruction et l’écart ne cesse de se creuser. Par ailleurs, lorsque les revenus sont inférieurs à 900 € par mois, on observe 25,6% d’obèses alors qu’ils ne sont plus que 7% au-delà de 5300 euros mensuels.

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Le stress, l’insomnie ou l’anxiété pourrait se soigner ponctuellement sans médicament grâce au ronronnement du chat, aux vertus thérapeutiques.

C’est ce qu’avance Jean-Yves Gauchet, vétérinaire à Toulouse qui assure que le ronronnement « apaise » et agit comme « un médicament sans effet secondaire ». « Quand l’organisme lutte contre des situations pénibles, comme le stress, le ronronnement du chat émet des vibrations sonores apaisantes et bienfaisantes, un peu comme la musique », explique-t-il.

Véronique Aiache, qui a consacré un ouvrage à ce sujet ajoute : « C’est un puissant anti-stress, régulateur de la tension artérielle, boosteur des défenses immunitaires et un soutien psycho-moteur », selon les résultats d’une étude menée dans les années 1950 par le corps médical américain.

Ces vertus apaisantes sont d’ailleurs fréquemment utilisées, chez les personnes fragiles ou malades. Dans les maisons de retraite acceptant les animaux, les chats réconfortent les résidents, confient les encadrants. « Une de nos clientes souffre d’un trouble du comportement et seule la présence de son chat l’apaise, il l’aide à l’endormissement », témoigne Bruno Hardy, cadre de santé en maison de retraite.

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Le réseau Les Pharmaciens Associés lance une campagne pour sensibiliser les parents et leurs enfants à l’obésité infantile.

Le réseau Les Pharmaciens Associés lance une grande campagne de prévention et de sensibilisation à l’obésité infantile. À travers différents outils, les parents et leurs enfants pourront s’informer sur les dangers liés au surpoids chez l’enfant, mais également obtenir des conseils pour réduire les risques encourus.

Articulée autour des thèmes de l’équilibre alimentaire et de l’activité physique, cette campagne de sensibilisation durera tout au long du mois de février, et sera déclinée en affiches, badges, et objets mobiles suspendus en officines.

Une brochure sera également distribuée aux patients pour rappeler les risques liés à l’obésité infantile, permettra aux parents de surveiller le poids des enfants, ou encore les conseiller sur les gestes à adopter pour avoir une bonne hygiène de vie.

Les équipes du réseau proposeront également un livre de recettes entièrement réservé aux enfants, afin de les impliquer dans la préparation des repas.

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Mieux vaut patienter au moins 12 mois entre une chirurgie bariatrique et un projet de grossesse, mettent en garde des obstétriciens américains dans « The Obstetrician and Gynaecologist ».

Certes, une grossesse après chirurgie bariatrique est bien moins risquée qu’en cas d’obésité morbide et plus de 79 % d’entre elles se passent sans problème.

Les complications à type de glissement et de migration d’anneau sont plus fréquentes en cas de grossesse de survenue post-chirurgicale précoce (24 % des grossesses).

Il y a davantage de fausses couches précoces pour les grossesses survenant dans les 18 mois en post-chirurgical par rapport à celles plus tardives (31 % versus 18 %).

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Il est connu que l’obésité peut provoquer un rétrécissement des voies respiratoires (bronchoconstriction) et que lorsqu’elle se développe chez les personnes souffrant d’asthme, elle va aggraver les troubles respiratoires via des mécanismes encore mal connus.

Le Pr Gerard Karsenty, professeur de médecine à la Columbia explique qu’il a commencé par l’observation clinique que l’obésité et l’anorexie peuvent conduire à l’asthme, puis a soupçonné l’existence d’un signal provenant des cellules graisseuses et affectant les poumons. « Le candidat le plus probable était la leptine », explique-t-il, une hormone qui joue un rôle clé dans le métabolisme énergétique, la fertilité et la masse osseuse mais donc, réglemente aussi le diamètre des voies aériennes.

Obésité et asthme : Les chercheurs montrent sur la souris qu’un poids anormalement faible ou élevé entraîne une bronchoconstriction et une diminution de la fonction pulmonaire, que la leptine, ainsi qu’à un niveau moindre la régulation de l’appétit, augmente le diamètre des voies respiratoires de façon indépendante. Ainsi, des souris obèses et asthmatiques qui reçoivent une substance qui augmente l’inflammation pulmonaire, lorsqu’elles reçoivent également de la leptine dans le cerveau durant 4 jours, ne présentent aucune inflammation, aucune modification du diamètre des voies aériennes et leur fonction pulmonaire reste normale. Lorsque les chercheurs traitent des souris asthmatiques et obèses, avec des médicaments qui diminuent le tonus parasympathique, l’asthme disparaît après quelques jours. La leptine agit sur les voies respiratoires en réduisant l’activité du système nerveux parasympathique et cela, indépendamment de l’inflammation locale au niveau des bronches.

Une nouvelle option thérapeutique ? Il pourrait donc être possible de corriger l’asthme chez les personnes obèses par des médicaments inhibant la signalisation parasympathique et augmentant ainsi la signalisation de la leptine, concluent les auteurs. Des médicaments qui sont, pour une part, déjà disponibles (comme Provocholine ®, fabriqué par Methapharm Inc). Reste à lancer les essais cliniques nécessaires pour valider ce nouveau traitement du surpoids associé à l’asthme.

Source: Cell Metabolism 8 January 2013 doi:10.1016/j.cmet.2012.12.004 Inhibition of Leptin Regulation of Parasympathetic Signaling as a Cause of Extreme Body Weight-Associated Asthma

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Près de 14 millions de femmes et de lycéennes américaines sont touchées par le phénomène du « binge drinking », consommant régulièrement en moyenne six verres d’alcool lors d’une même soirée, ont indiqué mardi les autorités sanitaires.

Selon un rapport des Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC), qui met en garde contre ce problème de santé souvent sous-estimé, ces femmes et lycéennes se livrent trois fois par mois environ à ces soirées, où la consommation d’alcool est considérée excessive à partir de quatre verres chez les femmes. Ce phénomène est le plus fréquent chez des femmes de 18 à 34 ans et les lycéennes. Elles sont le plus souvent blanches et hispaniques et vivent dans des ménages dont les revenus annuels sont de 75.000 dollars et plus.

Boire excessivement provoque quelque 23.000 décès par an parmi les femmes et les lycéennes aux Etats-Unis.

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En Angleterre comme ailleurs, l’obésité liée à de mauvaises habitudes alimentaires est un mal à endiguer d’urgence. Change4life lance une campagne publicitaire aussi graphique que remuante.

On connaissait les campagnes chocs de la sécurité routière. Appliquant ce modèle à la lutte contre l’obésité, la campagne de sensibilisation Change4Life frappe fort en diffusant pendant le feuilleton iconique de la télévision britannique, Coronation Street, sur ITV un spot publicitaire des plus « graphiques ». Mise en scène par les concepteurs du film d’animation Wallace & Gromit, Aardman, une famille en pâte à modeler installée sur un canapé et voit défiler tous les ingrédients nocifs contenus dans les produits de consommation courante. Et pour cause, on oublie facilement les 17 morceaux de sucre d’une bouteille de coca ou la quantité de gras contenu dans une pizza tout juste dévorée depuis son sofa !

Trop gras, trop salé, trop sucré, comme pour le gouvernement français, celui de David Cameron est déterminé à lutter contre ce fléau d’envergure qu’est l’obésité. C’est pourquoi la coupure publicitaire sera suivie de spots de promotion d’une meilleure alimentation ou de conseils de recettes de cuisine sponsorisés par des célèbres grandes surfaces alimentaires. En attendant sa future diffusion, les bilingues peuvent déjà découvrir les travaux réalisés par Change4life sur meltyFood.

Pour voir une des vidéos de change4life, cliquez ci-dessous :

change4life

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La fourchette qui vous empêche de manger trop vite est née ! Jacques Lépine, ingénieur des Ponts et Chaussées, vient d’inventer la fourchette « hapifork ». Dotée d’une carte électronique dans son manche et de capteurs, elle se met à vibrer si moins de dix secondes s’écoulent entre deux bouchées.

« Quand on ne mâche pas ses aliments, on a des problèmes de digestion et on fatigue ses organes. En plus, quand on mange vite, on mange trop, donc on grossit, ce qui déclenche d’autres maladies », indique Jacques Lépine, pour qui cette invention est un véritable outil de santé publique.

D’autant que la « hapifork » permet aussi d’enregistrer des informations sur les repas de l’utilisateur : l’heure, la régularité, la durée des repas sont ainsi consignées ainsi que le nombre de bouchée ou encore leur fréquence. Equipée d’un émetteur Bleutooth, la fourchette peut transmettre ces données à un smartphone. Son concepteur vante l’utilisation médicale qui peut être faite de ces statistiques.

Nominée pour le prix de l’innovation 2013, décerné par le Consumer Electronics Show de Las Vegas, cette fourchette devrait être commercialisée dans les prochains mois en France pour une centaine d’euros.

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