L’histoire de David
l’histoire de david en 40 minutes (pour la connaitre, il faut cliquer sur le lien)
On retiendra peut être l’idée d’un(e) coach en relation amoureuse pour le réseau ROSA en 2014 …………………
Bonne année 2014 de la part de toute l’équipe du réseau ROSA
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Même avec un IMC « normal », la graisse viscérale peut accroître le risque de cancer. C’est ce que démontre cette étude, la première à utiliser l’imagerie radiographique directe du tissu adipeux plutôt que la donnée IMC pour évaluer la relation entre l’obésité et le risque de cancer. Les conclusions, présentées dans la revue Applied Physiology, Nutrition, and Metabolism, mettent en évidence les répercussions négatives de l’adiposité sur la santé à long terme, particulièrement chez les femmes et les hommes âgés.
L’obésité est associée à un risque accru de plusieurs types de cancer. Cette étude de chercheurs National Institute on Aging (NIA/NIH) ont étudié la relation entre les réserves de tissus adipeux, le risque de cancer chez 2519 participants (1179 hommes et 1340 femmes), âgés de 70 à 79 ans, exempts de cancer.
Au-delà du calcul habituel de l’IMC, les chercheurs ont évalué les tissus adipeux par absorptiométrie à rayons X et par tomographie, et pris en compte la quantité de tissu adipeux viscéral, de tissu adipeux sous-cutané à l’abdomen, de tissu adipeux entre les muscles de la cuisse.
Durant les 13 années de suivi, 617 participants ont développé un cancer dont 224 des cancers reconnus comme associés à l’obésité.
Cette analyse par imagerie confirme l’association entre la quantité de tissu adipeux et le risque de cancer :
• La quantité totale de tissu adipeux, dont « viscéral » est associée à un risque accru –par écart-type- de cancer chez les femmes (HR : 1,14).
• Chez les femmes, la quantité totale de tissu adipeux est positivement liée au risque de cancers déjà associés à l’obésité (HR : 1,23),
• Les hommes présentant le plus de graisse viscérale ont ainsi un risque multiplié par 3 de cancer de l’œsophage, du pancréas, de la thyroïde et colorectal, vs les hommes ayant peu de graisse viscérale.
Ces observations confirment le lien entre des réserves accrues de tissu adipeux et le risque de cancer mais avec des relations différentes chez les hommes et les femmes. Des risques de cancer qui dépassent ceux actuellement estimés par le National Cancer Institute comme étant liés à la seule obésité. Une fois de plus, l’IMC n’apparaît pas comme un indicateur suffisant, puisque même « normal », la présence accrue de tissu adipeux suffit à accroître le risque de cancer.
Source: Applied Physiology, Nutrition, and Metabolism 4 Dec, 2014 DOI: dx.doi.org/10.1139/apnm-2013-036 c0mbattre l’obésité
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Dans 70 % des films pour enfants, les personnages sont stigmatisés en raison de leur poids.
L’étude montre aussi qu’il y a deux fois plus de séquences avec un contenu obésogène que de séquences saines.
S’il y a bien un lieu où la règle des « 5 fruits et légumes par jour » n’est pas respectée, c’est bien dans les films pour enfants. Le docteur Eliana Perrin, professeur de pédiatrie associée à l’Ecole de Médecine de l’Université de Caroline du Nord, a mené une étude publiée dans la revue Obesity qui examine les films pour enfants sortis aux Etats-Unis entre 2006 et 2010. Elle a plus particulièrement cherché dans ces films les messages concernant l’obésité et la prévalence de la stigmatisation du poids.
Kung Fu Panda, Alvin et les chipmunks, Shrek, mais aussi Cars, WALL-E et Harry Potter, et quatorze autres films pour enfants ont été analysés à la loupe. « Ces films pour enfants offrent une présentation discordante à propos de la nourriture, de l’exercice et du poids, en rendant glamour des comportements sédentaires et des habitudes alimentaires néfastes tout en condamnant l’obésité elle-même », résume la spécialiste.
Pourtant, l’Académie américaine de pédiatrie (American Academy of Pediatrics) rappelle que les enfants d’aujourd’hui ont une plus courte espérance de vie que leurs parents, du fait de la menace de l’obésité. Surtout si les mauvais comportements alimentaires sont représentés dans les films pour enfants, ce qui a tendance à renforcer leur caractère normal.
Illustration, dans le panel des 20 films les plus populaires chez les enfants américains, le Dr Eliana Perrin remarque que les parties exposant un comportement « malsain » sont deux fois plus nombreux que ceux représentant un comportement « sain » et que la majorité des films (70%) propose des contenus stigmatisant le poids d’un des personnages. La nourriture est d’ailleurs particulièrement mal représentée : dans 26 % des films, on peut voir des portions exagérément trop grandes, dans 51 % des cas, les personnages principaux se restaurent avec des « snacks » de type « junk-foods » (barres chocolatées, chips etc.) ou boivent une boisson sucrée, dans 19 % des films.
Quant au comportement, 40 % des films ont mis en scène les personnages mangeant devant la télévision, 35 % devant un ordinateur et 20 % sur un jeu vidéo. Au total, il y a deux fois plus de séquences avec un contenu obésogène que de séquences saines.
L’abondance de snacks trop gras et trop sucrés, la popularité des boissons sucrées, auxquelles s’ajoute les portions disproportionnées et la raréfaction des repas en famille au profit du fast-food ont des conséquences néfastes pour la santé alimentaire des plus jeunes.
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Les gens deviennent de plus en plus gros en moyenne.
La question est: comment combattre l’obésité ?
Quelqu’un a dit: tout ce qui peut être mesuré, peut être amélioré, et voici que des capteurs hi-tech pourraient mesurer la quantité de nourriture ingérée, ainsi que le niveau de l’activité, afin qu’on puisse faire le lien entre l’obésité et le style de vie.
Ce projet est financé par l’Union Européenne, et s’appelle Splendid. Il est destiné aux jeunes gens pour les persuader d’adopter des modes de vie plus sains, et d’être plus conscients de leurs habitudes alimentaires et d’activité physique.
Le système Splendid sera d’abord testé sur 200 étudiants du secondaire en Suède, et des enfants recevront le même test au Pays-Bas. On peut supposer que les personnes ordinaires comme vous et moi pourront tirer parti de tels chiffres, mais des athlètes pourront aussi bénéficier de cette technologie pour améliorer leurs performances.
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Selon l’OMS, la Bosnie-Herzégovine est le 2e pays d’Europe où il y a le plus fort taux d’obésité et le 6e dans le monde. Aujourd’hui, près des deux tiers de la population est en surpoids. Des chiffres inquiétants liés à une mauvaise alimentation : trop de féculents, pas assez de céréales et de viande. D’autant que le phénomène ne cesse de s’aggraver et touche de plus en plus d’enfants.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé, en Bosnie-Herzégovine près des deux tiers de la population souffre de surpoids (62,9 %). Des études ont montré que les bosniens mangent en moyenne cinq tranches de pain par jour tandis que 12 % de la population consomme chaque jour biscuits, gâteaux ou autres friandises. Les experts en nutrition ont en effet mis en garde sur le fait que les bosniens sont les Européens qui se nourrissent le plus d’aliments à base de féculent et de très peu de viande.
Les données du ministère de la Santé de Republika Srpska (RS) montrent notamment qu’un habitant sur cinq ne tient absolument pas compte de sa santé lors du choix des aliments qu’il consomme ; cela est encore plus marqué au sein de la population à faible niveau d’éducation et dans les zones rurales.
De plus en plus d’enfants obèses
Constatant que 5 % des enfants de moins de cinq ans sont obèses, les autorités de RS de cette entité ont pris une série de mesures afin de résoudre ce problème et de prévenir son aggravation. Dans le cadre d’un projet de l’Assurance maladie, un groupe d’enfants en surpoids a ainsi effectué un séjour de 10 jours sous la supervision d’une équipe de professionnels pour essayer de perdre du poids et de changer leurs habitudes de vie, ce qui a causé des difficultés.
Les enfants ont reconnu qu’ils n’aimaient pas ces nouveaux aliments et, lors d’ateliers psychologiques, ils ont montré combien leur manquait leur ancien régime alimentaire. Lors d’un de ces ateliers, les enfants devaient par exemple dessiner leurs rêves. Un petit garçon a écrit que son seul rêve était de manger des ćevapi et des hamburgers et de boire du Coca.
Il y a deux ans, le ministère de la Santé de RS avait déjà lancé une initiative afin de taxer la malbouffe, incluant les collations grasses, les boissons gazeuses et la restauration rapide. À l’origine de cette initiative, les résultats d’une étude menée par l’Institut pour la santé publique qui montrait que le poids des enfants de RS avait considérablement augmenté en dix ans.
Une étude sur les élèves des écoles de Banja Luka a montré que chez les 7-15 ans, trois enfants sur cinq sont sur-alimentés, parmi lesquels ont compte plus de 8% d’obèses, tandis qu’un enfant sur dix est sous-alimenté. Cette étude a également montré une forte corrélation entre la situation financière de la famille et le surpoids. Cela rappelle l’importance d’une éducation dans ce domaine et d’un soutien aux familles vulnérables qui, en raison d’une alimentation pauvre et inadéquate, sont plus exposées au risque d’obésité et de malnutrition », explique Ljiljana Stanivuk.
La plupart des études ont montré que les jeunes « ne consomment pas suffisamment de fruits, de légumes et de poissons, ont souvent recours à la consommation de produits transformés sucrés et salés et de boissons gazeuses sucrées, prennent leurs repas à des heures irrégulières et sautent souvent le petit-déjeuner ou le dîner. »
« Une alimentation très calorique »
Aucun âge n’est à l’abri de ce problème, explique le docteur Ljiljana Stanivuk, spécialiste en nutrition à l’Institut pour la santé publique. « Les conditions essentielles au maintien et à l’amélioration de la santé sont une activité physique régulière et une bonne alimentation. Les principes de base d’une alimentation appropriée impliquent une variété dans le choix des aliments, ainsi qu’une représentation adéquate de certains aliments, une manière particulière de préparer la nourriture et un bon rythme quotidien des repas. La mauvaise alimentation est l’un des facteurs de risque d’apparition de maladies, avec des preuves claires qu’un changement de régime alimentaire peut avoir un fort impact sur l’état de santé de la population », précise-t-elle.
Selon des recherches sur la santé des habitants de RS effectuées en 2010, « 42,4% de la population adulte consomme quotidiennement trois repas principaux et trois quarts de la population prend régulièrement un petit déjeuner ». Les céréales sont une catégorie très importante de l’alimentation rappelle Ljiljana Stanivuk. Or les études ont montré que plus des deux tiers de la population adulte de RS n’en consomment pas.
Pour Tarik Šešić, préparateur physique, les gens en Bosnie-Herzégovine aiment manger mais leur alimentation est très calorique. « Tous nos plats traditionnels sont très caloriques et l’on ne peut pas dire qu’ils soient particulièrement sains. Les gens dans notre pays ne sont pas vraiment adeptes d’une activité sportive régulière, peu sont ceux qui se soucient de leur santé et s’ils s’en soucient c’est seulement après l’apparition de problèmes de santé graves. Ils se rendent alors compte qu’il est temps de changer certaines choses. En outre, la situation financière difficile et le faible niveau de vie ont une influence sur la prise de poids. »
L’obésité, la maladie de « l’homme moderne »
« L’obésité se manifeste comme une maladie due à la modernisation des conditions dans lesquelles nous vivons et travaillons. Les repas sont irréguliers, la quantité de nourriture est plus importante que nécessaire, en raison d’un manque d’activité physique et un stress quotidien trop élevé. N’oublions pas non plus les habitudes alimentaires prises dès la petite enfance. En Bosnie-Herzégovine la croyance que ‘plus un enfant mange, meilleur sera son développement’ est toujours très ancrée parmi la population. » ajoute le docteur Mirjana Bojić, interne en endocrinologie dans une clinique de Banja Luka.
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Selon Nice Matin :
Une plainte déposée auprès du procureur de la République de Nice, des locaux fermés, des intervenants floués, une enquête de la CPAM et de l’Agence régionale de santé. L’association niçoise Obésité handicap semble partir à vau-l’eau.
« Non seulement la CPAM a été arnaquée mais, surtout, des gens précaires, fragiles, parfois sous tutelle, ont payé parfois jusqu’à 350 euros pour rien », confie Eric, témoin privilégié « des dérives de l’association ».
Les objectifs d’Obésité Handicap paraissent a priori louables. L’association, présidée par une ancienne obèse, sommelière de formation, est de proposer un coaching pluridisciplinaire aux personnes qui souffrent d’un surpoids invalidant. Exercices physiques sous la direction d’un coach sportif, séances avec un psychologue, un sophrologue, cours de cuisine avec une diététicienne…
L’association obtient un agrément par les autorités sanitaires pour son programme d’éducation thérapeutique et passe des conventions avec des hôpitaux publics et des cliniques privées. Elle réunit ainsi environ 130 adhérents.
Des particuliers et la CPAM floués.
Le concept a du succès : l’association essaime à Lyon, Sens, Paris, Bordeaux… En 2012, près de 300 000 euros auraient été perçus par l’association. Aussitôt siphonnés par des sociétés gérées par la présidente de l’association.
En l’absence de bilan comptable, pas facile de connaître la destination et l’utilisation de cet argent qui disparaît des comptes de l’association.
Endettée, Obésité Handicap finit par fermer son siège de Nice le 15 septembre dernier. Le trésorier de l’association a également déposé une plainte contre la présidente. Il estime avoir été escroqué de plus de 30.000 euros.
Une travailleuse handicapée, sous contrat aidé, se retrouve sur la touche. Pendant ce temps, la présidente de l’association passe un contrat avec un club de rugby, lance les invitations pour une réunion publique dans une clinique de Nice, bref, continue son activité commerciale.
Dans le secteur public, l’association devient de plus en plus suspecte. Le CHU de Nice vient ainsi de rompre toute relation avec elle.
La CPAM des Alpes-Maritimes réclame, elle, plus de 60.000 euros à l’association. C’est le montant d’une subvention allouée alors que l’association est « dans l’impossibilité de présenter l’ensemble des documents afin de justifier du bon usage des fonds publics.»
Son directeur a déposé une plainte pour « abus de confiance ». « Une enquête préliminaire est en cours », a confirmé le parquet de Nice.
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Le prochain et dernier groupe de parole de l’année 2013 aura lieu le mercredi 18 décembre 2013 à 18 h à l’Espace Renaissance au niveau de la cafétéria (2° étage de la Clinique Champeau)
Au plaisir de vous y retrouver
Dr BUENOS
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Extrait du livre « Manger en pleine conscience », de Jan Chozen Bays :
» L’ alimentation en pleine conscience est une expérience qui sollicite toutes les parties de nous-mêmes — notre corps, notre cœur et notre esprit — à chacune des étapes du choix, de la préparation et de la consommation de nos aliments. Tous nos sens sont mis à contribution. La pleine conscience nous plonge dans les couleurs, les textures, les parfums, les saveurs et même les sons qui accompagnent nos gestes de manger et de boire. Elle fait place à la curiosité et même à une attitude ludique dans l’observation de nos réactions aux aliments et de nos signaux de faim et de satiété.
L’alimentation en pleine conscience ne s’appuie pas sur des graphiques, des tableaux, des pyramides et des échelles. Elle n’est pas dictée par un expert. Elle se base sur votre propre expérience intérieure, d’un moment présent à l’autre. Votre expérience est unique. C’est donc vous, l’expert.
L’alimentation en pleine conscience ne se fonde pas sur l’anxiété du futur, mais sur les choix réels et immédiats qui se posent devant vous et sur l’expérience directe de la santé au moment même où vous mangez et buvez.
L’alimentation en pleine conscience remplace l’autocritique par l’autobienveillance et la honte par le respect de sa propre sagesse intérieure.
Voici l’exemple d’une expérience typique. Pendant son retour à la maison, Sally se rappelle avec effroi l’exposé qu’elle doit préparer pour un grand colloque à venir. Elle doit absolument avoir terminé cette préparation dans les jours qui viennent. Elle décide néanmoins de se détendre un moment devant la télévision en arrivant chez elle, avant de se mettre au travail. Elle s’installe donc dans son fauteuil avec un paquet de chips. Elle commence par n’en manger que quelques-unes, mais, à mesure que monte l’intensité dramatique de l’émission, elle se met à manger de plus en plus vite. A la fin de l’émission, elle se rend compte qu’elle a vidé le paquet. Elle se reproche alors d’avoir perdu son temps et d’avoir ingéré tant de cochonneries. «Tout ce sel et tout ce gras ! Allez,je vais sauter le repas du soir.» Que s’est-il passé? Captivée par le drame à la télévision et cherchant à étouffer son anxiété devant sa procrastination, elle a complètement ignoré ce qui se passait dans son esprit, son cœur, sa bouche et son estomac. Elle a mangé de façon inconsciente. Elle finit par aller au lit avec, dans son corps et dans son cœur, une grande insatisfaction et, dans son esprit, encore une grande anxiété à propos de ses reproches.
Quand elle se trouve à nouveau dans cette situation, elle décide de manger les chips, mais de façon consciente cette fois-ci. Elle commence par observer ce qui se passe dans son esprit. Elle constate qu’il est préoccupé au sujet d’un article qu’elle s’est engagée à écrire. Son esprit lui dit qu’elle doit commencer à travailler sur cet article ce soir même. Elle observe ce qui se passe dans son cœur et constate qu’elle se sent un peu seule, car son mari est en déplacement. Elle observe ce qui se passe dans son estomac et dans son corps et découvre qu’elle a faim et qu’elle est fatiguée. Elle ressent le besoin d’être nourrie et dorlotée, mais la seule personne qui peut le faire pour le moment, c’est elle-même.
Elle décide de s’offrir le plaisir de quelques chips. (Souvenez-vous que l’alimentation en pleine conscience nous permet cette attitude enjouée vis-à-vis de la nourriture.) Elle sort vingt chips du paquet et les dispose sur une assiette. Elle observe leurs formes et leurs couleurs. Elle en mange d’abord une, en s’imprégnant de sa saveur. Elle fait une pause, puis en mange une autre. Sans aucun jugement, ni positif ni négatif. Elle ne fait que regarder les ombres de brun clair et de brun foncé sur chaque surface ondulée, écouter le craquement de chaque bouchée, goûter le piquant du sel, sentir la texture croquante qui fond dans sa bouche. Elle pense à la façon dont ces chips sont arrivées sur son assiette et au soleil, à la terre, à la pluie, au fermier, aux ouvriers de la fabrique de chips, au chauffeur du camion de livraison et à l’épicier qui a disposé les sacs sur ses étagères et qui lui en a vendu un.
En faisant une petite pause entre chaque bouchée, elle consacre finalement dix minutes à ce moment de plaisir autour de quelques chips. Quand elle a terminé, elle observe ce qui se passe dans son corps pour vérifier si elle ressent encore un manque, ici ou là.
Elle constate que sa bouche et ses cellules ont soif. Alors elle se sert un verre de jus d’orange. Son corps lui dit aussi qu’il a besoin de protéines et de verdure. Elle se prépare une omelette au fromage et une salade d’épinards. Après avoir mangé, elle observe encore une fois ce qui se passe dans son esprit, dans son corps et dans son cœur. Le cœur et le corps se sentent nourris, mais l’esprit est encore fatigué. Elle décide alors d’aller au lit et de travailler sur son article le lendemain, à la première heure, lorsque le corps et l’esprit seront reposés. Elle se sent encore seule, mais tout de même un peu moins quand elle songe à tous ces êtres et à leur énergie vitale qui lui ont permis de manger ces chips, ces œufs, ce fromage et ces légumes verts. Elle décide de téléphoner à son mari pour lui souhaiter bonne nuit. Elle se couche enfin, à l’aise dans son corps, dans son esprit et dans son cœur, et elle dort profondément.
À PROPOS DU LIVRE
Ce livre est un manuel d’apprentissage de la pleine conscience appliquée à l’alimentation. La pleine conscience est une habileté que toute personne peut acquérir, quels que soient son âge, son sexe, son QI, sa force musculaire, son aptitude pour les langues étrangères et ses talents musicaux ou autres. Elle peut s’appliquer à tout ce qui se passe dans notre vie. Comme toutes les autres habiletés, elle exige de la pratique, une pratique méthodique, pendant un certain temps. Cependant, contrairement à d’autres types d’apprentissages, comme celui du violon, la pleine conscience procure des gratifications immédiates. Avec la pleine conscience, même le fait de manger des aliments que nous n’aimons pas peut nous faire découvrir quelque chose d’utile.
Ce livre ne propose pas de régime ni de règles à suivre. Il s’agit plutôt d’explorer ce que nous avons déjà et d’apprécier tout ce que nous faisons. L’application de la pleine conscience à votre façon de cuisiner et de manger vous fera-t-elle perdre ou prendre du poids? Je ne sais pas. Ce que vous pourriez perdre, par contre, c’est le poids de votre mal-être et de votre insatisfaction à l’égard de votre alimentation et de la nourriture. Et ce que vous pourriez gagner, à l’instar de tous les êtres humains, c’est la joie toute simple et le plaisir tranquille que vous êtes en droit de tirer des aliments et de leur consommation.
Nous devons tous nous nourrir. C’est un besoin fondamental de tout être vivant. Malheureusement, peu de nos activités quotidiennes s’accompagnent d’autant de souffrances et de détresse, de honte et de culpabilité, de frustrations et de désespoir, que le simple geste de fournir à notre corps l’énergie dont il a besoin. A partir du moment où nous apprenons à manger en pleine conscience, le fait de nous alimenter peut cesser d’être une source de souffrances pour devenir une source de renouvellement, de connaissance de soi et de joie.
Le principal propos de ce livre est de nous rendre de mieux en mieux conscients de notre corps et de notre esprit. Apprendre à apprécier pleinement ces actes essentiels de manger et de boire nous permet d’accéder à un ancien secret : le secret de la satisfaction et du bien-être. Les enseignements zen parlent du goût exquis de l’eau pure. Vous est-il déjà arrivé d’avoir très, très soif? Peut-être à la suite d’une longue randonnée, ou pendant une maladie, ou après avoir travaillé longuement dans la chaleur de l’été.Vous souvenez-vous de cette merveilleuse sensation au moment où vous avez enfin pu boire, ne serait-ce que de l’eau ? Chacune de vos gorgées et de vos bouchées pourrait être tout aussi fraîche et aussi délicieuse ; il suffit d’apprendre à être simplement présent à ce que vous faites.
L’alimentation en pleine conscience est un moyen de reprendre contact avec une des activités humaines les plus agréables. C’est également un chemin vers la découverte de bien des choses qui se passent juste sous notre nez, dans notre propre corps. Et l’alimentation en pleine conscience a comme étonnant bienfait de nous donner accès à la sagesse naturelle de notre corps et à l’aptitude innée de notre cœur pour l’ouverture et la gratitude.
La tradition zen nous apprend à raffiner notre attention, notre curiosité et notre capacité d’observation dans tout ce que nous faisons, y compris dans le fait de goûter et de manger nos aliments. Les enseignements zen nous encouragent à explorer en profondeur le moment présent, en nous posant les questions suivantes, par exemple.
® Ai-je faim?
® Où est-ce que je ressens cette faim? Quelle partie de moi a faim?
® De quoi suis-je en manque?
® Qu’est-ce que je goûte en ce moment précis?
Ce sont des questions très simples, mais que nous nous posons rarement. Le présent livre vous aidera à trouver certaines réponses et vous donnera des outils pour continuer à en trouver par vous-même à l’avenir.
La suite ………………au prochain épisode.
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Dans les sociétés « modernes », le temps de sommeil diminue et l’obésité augmente. Un peu partout dans le monde, le parallèle est frappant. Par des connections multiples, qui ne sont pas toutes élucidées, la durée du sommeil influe sur les comportements alimentaires et sur la balance énergétique.
Les journées ne suffisent plus. On consacre beaucoup de temps aux travaux de toutes sortes. On ne se couche plus avec les poules, à la tombée du jour. On regarde la télé ou l’ordinateur, on passe de plus en plus de temps devant les écrans. On boit du café, du thé, des boissons excitantes. Autant de faits de société d’une grande banalité.
Et le sommeil s’en ressent. De plus en plus court. De moins bonne qualité. Avec des couchers tardifs. Tous ces facteurs interviennent dans l’obésité et jouent sur la balance énergétique. Ils sont associés à une augmentation de la consommation alimentaire et à de moins bons choix nutritionnels. En définitive à un excès d’adiposité et de poids…
Dans notre environnement, favorable à la consommation à tout moment de produits largement accessibles, un sommeil insuffisant semble faciliter l’ingestion de calories de toutes sortes. Le manque de sommeil favorise le grignotage. Le nombre des repas pris au cours de la journée augmente. Avec une préférence accrue pour les aliments hautement énergétiques. Et se coucher tard augmente le risque d’apports caloriques supplémentaires durant la soirée.
Moins de sommeil, plus d’apports énergétiques.
Plusieurs études énumèrent les mécanismes par lesquels un sommeil insuffisant peut augmenter la consommation calorique. Une courte durée de sommeil laisse plus de temps et donne plus d’occasions de manger. Elle peut être liée aussi à des difficultés psychiques. Elle peut s’accompagner d’une plus grande sensibilité à la nourriture et à son rôle récompensant.
Elle peut entraîner une plus grande désinhibition vis-à-vis des prises alimentaires et de l’acte de manger. On fait aussi l’hypothèse que lorsqu’on dort moins, il faut plus d’apports énergétiques pour veiller plus longtemps. Enfin, plusieurs études suggèrent que le manque de sommeil modifie les hormones de l’appétit : les taux de ghréline (favorable à l’appétit) augmentent, les taux de leptine (qui limite l’appétit) diminuent. La sensation de faim et l’appétit augmentent, avec en particulier une plus grande attirance pour les glucides.
Dans la prise en charge de l’obésité, les professionnels de santé s’intéressent prioritairement à l’alimentation et à l’activité physique. Pour les chercheurs, le sommeil ne devrait sans doute pas être négligé : il fait partie du mode de vie et n’est pas sans conséquences. Un temps de sommeil de 7 à 8 heures par nuit semble favoriser l’équilibre énergétique. On devrait aussi sans doute s’intéresser plus aux aliments favorables au sommeil, censés agir sur les hormones et neurotransmetteurs cérébraux. Dans les pays occidentaux, par exemple, le lait est considéré traditionnellement comme une boisson qui aide à s’endormir…
Pas assez ou trop de sommeil : on risque le syndrome métabolique !
Plusieurs études épidémiologiques témoignent qu’un temps de sommeil trop court –ou trop long – a des conséquences néfastes sur la santé. La durée de sommeil a été mise en relation avec l’obésité, le diabète, l’hypertension artérielle, les maladies cardiovasculaires, les décès prématurés…. Confirmation aujourd’hui avec une synthèse des études portant sur le syndrome métabolique, qui associe obésité abdominale, anomalies des taux de lipides et de glucides sanguins, pression artérielle élevée… Les adultes qui dorment moins de 5 à 6 heures ou plus de 8 à 10 heures ont un plus grand risque d’être atteints par un syndrome métabolique.
Adolescents : bien dormir pour manger mieux
Plus les ados avancent en âge, plus ils ont tendance à réduire leur temps de sommeil. Avec, entre autres conséquences, un plus grand risque d’excès de poids. L’étude HELENA, menée chez des adolescents de 8 villes européennes, établit un lien entre la durée du sommeil et l’adiposité. Un nouveau volet de cette étude montre aujourd’hui que le gain de poids lié au manque de sommeil est en rapport avec une alimentation de moindre qualité nutritionnelle.
L’index de qualité alimentaire utilisé insiste sur la variété et les apports d’aliments riches en nutriments, vitamines et minéraux utiles : fruits, légumes, produits laitiers. Au détriment des apports d’aliments trop énergétiques et de faible intérêt nutritionnel : fast-food, snacks sucrés et salés, boissons sucrées, etc. Par rapport aux adolescents qui dorment au moins 9 heures par nuit, ceux qui dorment moins de 8 heures ont des comportements et des choix alimentaires beaucoup moins favorables à la santé. Et ceux qui dorment entre 8 et 9 heures par nuit ont aussi des progrès à faire !
Références
Chaput JP. Physiol Behavior 2013 .
Ju SY, et al. Nutr Diabetes 2013 .
Bel S, et al. Br J Nutr 2013; 110; 949-959. .
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Extrait de « Manger en pleine conscience », le livre de Jan Chozen Bays :
» Le présent ouvrage s’adresse à tous ceux qui veulent améliorer leur relation avec la nourriture. Que vous ayez une tendance modérée à vous suralimenter, comme bon nombre d’entre nous, ou que vous soyez aux prises avec un problème tel que l’obésité, la boulimie ou l’anorexie, cette technique est pour vous.
Je suis médecin (spécialiste en pédiatrie) et aussi professeur de zen de longue date. La pratique de la pleine conscience est au cœur du zen et de la tradition bouddhiste en général. Au cours de mes nombreuses années de pratique de la médecine et aussi de mes nombreuses années d’enseignement et de pratique de la pleine conscience, j’en suis venue à considérer cette approche comme un des meilleurs remèdes.
La plupart des livres et des techniques qui visent à transformer notre façon de nous alimenter cherchent à imposer un changement de l’extérieur. Il arrive qu’une telle stratégie rejoigne l’un ou l’autre des êtres uniques que nous sommes tous et qu’elle donne de bons résultats. Il arrive aussi que cela ne fonctionne pas. La pleine conscience, elle, produit un changement de l’intérieur. C’est un processus naturel et organique qui se déroule de la façon et au rythme qui nous conviennent. C’est le fin du fin en matière de médecine naturelle.
QU’EST-CE QUE LA PLEINE CONSCIENCE ?
Il ne faut pas devenir bouddhiste ni participer à une retraite silencieuse d’une semaine pour ressentir les bienfaits de la pleine conscience. C’est une faculté que nous possédons tous et que nous pouvons tous cultiver. Depuis quelque temps, la pleine conscience est devenue un concept populaire, qui est d’ailleurs de plus en plus accepté et étudié dans les domaines de la science, de la santé et de l’éducation. La pleine conscience n’a cependant que peu d’utilité si elle ne reste qu’un concept ; c’est lorsqu’on l’apprend et qu’on l’utilise qu’elle se transforme en un puissant outil pour actualiser le plein potentiel de la vie de chacun.
La pleine conscience consiste à diriger volontairement votre attention et toute votre conscience à ce qui se passe aussi bien à l’intérieur de vous, dans votre corps, votre cœur et votre esprit, qu’à l’extérieur de vous, dans votre environnement.
La pleine conscience, c’est l’attention sans jugement ni critique.
Dans l’alimentation en pleine conscience, nous ne comparons pas, nous ne jugeons pas. Nous sommes simplement témoins des nombreuses sensations, pensées et émotions que suscite en nous l’acte de nous nourrir. Cette attitude simple, franche et directe est néanmoins adoucie par une certaine bienveillance tout comme elle pique notre curiosité.
La pleine conscience se fonde sur la reconnaissance du fait que, lorsque nous ignorons ce que nous voyons, touchons ou mangeons, c’est comme si ces réalités-là n’existaient tout simplement pas. Si nous sommes distraits ou absents lorsque notre enfant ou notre conjoint nous parle, nous ressortons tous insatisfaits de cet échange, en manque de communication et d’intimité. Si nous mangeons en regardant la télévision, distraits, sans savourer les aliments, ceux-ci entrent en nous sans que nous nous en rendions vraiment compte. Nous restons alors sur notre faim, non rassasiés, et nous nous levons de table à la recherche d’autre chose qui pourrait nous nourrir.
En appliquant la pleine conscience à notre alimentation, nous pouvons apprendre à être présents dans l’acte de manger. Cela paraît tellement simple, d’être conscients de ce que nous mangeons, mais il semble que nous ayons perdu cette façon de faire. L’alimentation en pleine conscience est un moyen de retrouver le plaisir de simplement manger, de simplement boire.
Pour le maître zen Thich Nhat Hanh, la pleine conscience est un véritable miracle. Il semble bien qu’il ait raison. Lorsque nous apprenons à utiliser cette aptitude d’une grande simplicité et que nous découvrons par nous-mêmes tout son potentiel, elle devient effectivement miraculeuse. Elle peut transformer l’ennui en curiosité, la nervosité maladive en bien-être et le négativisme en gratitude. Lorsque nous utilisons la pleine conscience, nous nous rendons compte que tout phénomène, oui, tout phénomène auquel nous portons notre entière attention commence à s’ouvrir et à révéler des facettes de l’univers que nous n’avions jamais soupçonnées. Dans toute mon expérience de médecin et de professeur de zen, je n’ai trouvé rien qui égale cette approche.
Un nombre important et grandissant d’études scientifiques confirment le potentiel de guérison étonnamment fiable qu’on attribue à la pleine conscience. Jon Kabat- Zinn de la faculté de médecine de l’Université du Massachusetts, a ainsi créé un programme de réduction du stress par la pleine conscience (.Mindfulnes-Based Stress Reduction — MBSR). Les premiers participants à qui il a enseigné ses techniques de MBSR, qui souffraient tous de maladies et de douleur chronique, lui avaient été adressés par leur médecin en dernière instance, après l’échec d’autres traitements médicaux. Ses résultats très encourageants l’ont ensuite incité à étendre son expérience à de nouvelles maladies. D’autres médecins et thérapeutes ont appris les techniques de MBSR et les ont eux-mêmes appliquées avec succès à une variété de troubles de santé. Les revues médicales et de psychologie contiennent maintenant de nombreux articles décrivant les bienfaits de la MBSR dans les cas d’affections aussi diverses que l’asthme, le psoriasis, les maladies du cœur et la dépression. »
La suite ………….dans 48 heures.
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