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la pleine conscience

Extrait du livre « Manger en pleine conscience », de Jan Chozen Bays :

 » L’ alimentation en pleine conscience est une expérience qui sollicite toutes les parties de nous-mêmes — notre corps, notre cœur et notre esprit — à chacune des étapes du choix, de la préparation et de la consommation de nos aliments. Tous nos sens sont mis à contribution. La pleine conscience nous plonge dans les couleurs, les textures, les parfums, les saveurs et même les sons qui accompagnent nos gestes de manger et de boire. Elle fait place à la curiosité et même à une attitude ludique dans l’observation de nos réactions aux aliments et de nos signaux de faim et de satiété.

L’alimentation en pleine conscience ne s’appuie pas sur des graphiques, des tableaux, des pyramides et des échelles. Elle n’est pas dictée par un expert. Elle se base sur votre propre expérience intérieure, d’un moment présent à l’autre. Votre expérience est unique. C’est donc vous, l’expert.

L’alimentation en pleine conscience ne se fonde pas sur l’anxiété du futur, mais sur les choix réels et immédiats qui se posent devant vous et sur l’expérience directe de la santé au moment même où vous mangez et buvez.

L’alimentation en pleine conscience remplace l’autocritique par l’autobienveillance et la honte par le respect de sa propre sagesse intérieure.

Voici l’exemple d’une expérience typique. Pendant son retour à la maison, Sally se rappelle avec effroi l’exposé qu’elle doit préparer pour un grand colloque à venir. Elle doit absolument avoir terminé cette préparation dans les jours qui viennent. Elle décide néanmoins de se détendre un moment devant la télévision en arrivant chez elle, avant de se mettre au travail. Elle s’installe donc dans son fauteuil avec un paquet de chips. Elle commence par n’en manger que quelques-unes, mais, à mesure que monte l’intensité dramatique de l’émission, elle se met à manger de plus en plus vite. A la fin de l’émission, elle se rend compte qu’elle a vidé le paquet. Elle se reproche alors d’avoir perdu son temps et d’avoir ingéré tant de cochonneries. «Tout ce sel et tout ce gras ! Allez,je vais sauter le repas du soir.» Que s’est-il passé? Captivée par le drame à la télévision et cherchant à étouffer son anxiété devant sa procrastination, elle a complètement ignoré ce qui se passait dans son esprit, son cœur, sa bouche et son estomac. Elle a mangé de façon inconsciente. Elle finit par aller au lit avec, dans son corps et dans son cœur, une grande insatisfaction et, dans son esprit, encore une grande anxiété à propos de ses reproches.

Quand elle se trouve à nouveau dans cette situation, elle décide de manger les chips, mais de façon consciente cette fois-ci. Elle commence par observer ce qui se passe dans son esprit. Elle constate qu’il est préoccupé au sujet d’un article qu’elle s’est engagée à écrire. Son esprit lui dit qu’elle doit commencer à travailler sur cet article ce soir même. Elle observe ce qui se passe dans son cœur et constate qu’elle se sent un peu seule, car son mari est en déplacement. Elle observe ce qui se passe dans son estomac et dans son corps et découvre qu’elle a faim et qu’elle est fatiguée. Elle ressent le besoin d’être nourrie et dorlotée, mais la seule personne qui peut le faire pour le moment, c’est elle-même.

Elle décide de s’offrir le plaisir de quelques chips. (Souvenez-vous que l’alimentation en pleine conscience nous permet cette attitude enjouée vis-à-vis de la nourriture.) Elle sort vingt chips du paquet et les dispose sur une assiette. Elle observe leurs formes et leurs couleurs. Elle en mange d’abord une, en s’imprégnant de sa saveur. Elle fait une pause, puis en mange une autre. Sans aucun jugement, ni positif ni négatif. Elle ne fait que regarder les ombres de brun clair et de brun foncé sur chaque surface ondulée, écouter le craquement de chaque bouchée, goûter le piquant du sel, sentir la texture croquante qui fond dans sa bouche. Elle pense à la façon dont ces chips sont arrivées sur son assiette et au soleil, à la terre, à la pluie, au fermier, aux ouvriers de la fabrique de chips, au chauffeur du camion de livraison et à l’épicier qui a disposé les sacs sur ses étagères et qui lui en a vendu un.

En faisant une petite pause entre chaque bouchée, elle consacre finalement dix minutes à ce moment de plaisir autour de quelques chips. Quand elle a terminé, elle observe ce qui se passe dans son corps pour vérifier si elle ressent encore un manque, ici ou là.

Elle constate que sa bouche et ses cellules ont soif. Alors elle se sert un verre de jus d’orange. Son corps lui dit aussi qu’il a besoin de protéines et de verdure. Elle se prépare une omelette au fromage et une salade d’épinards. Après avoir mangé, elle observe encore une fois ce qui se passe dans son esprit, dans son corps et dans son cœur. Le cœur et le corps se sentent nourris, mais l’esprit est encore fatigué. Elle décide alors d’aller au lit et de travailler sur son article le lendemain, à la première heure, lorsque le corps et l’esprit seront reposés. Elle se sent encore seule, mais tout de même un peu moins quand elle songe à tous ces êtres et à leur énergie vitale qui lui ont permis de manger ces chips, ces œufs, ce fromage et ces légumes verts. Elle décide de téléphoner à son mari pour lui souhaiter bonne nuit. Elle se couche enfin, à l’aise dans son corps, dans son esprit et dans son cœur, et elle dort profondément.

À PROPOS DU LIVRE

Ce livre est un manuel d’apprentissage de la pleine conscience appliquée à l’alimentation. La pleine conscience est une habileté que toute personne peut acquérir, quels que soient son âge, son sexe, son QI, sa force musculaire, son aptitude pour les langues étrangères et ses talents musicaux ou autres. Elle peut s’appliquer à tout ce qui se passe dans notre vie. Comme toutes les autres habiletés, elle exige de la pratique, une pratique méthodique, pendant un certain temps. Cependant, contrairement à d’autres types d’apprentissages, comme celui du violon, la pleine conscience procure des gratifications immédiates. Avec la pleine conscience, même le fait de manger des aliments que nous n’aimons pas peut nous faire découvrir quelque chose d’utile.

Ce livre ne propose pas de régime ni de règles à suivre. Il s’agit plutôt d’explorer ce que nous avons déjà et d’apprécier tout ce que nous faisons. L’application de la pleine conscience à votre façon de cuisiner et de manger vous fera-t-elle perdre ou prendre du poids? Je ne sais pas. Ce que vous pourriez perdre, par contre, c’est le poids de votre mal-être et de votre insatisfaction à l’égard de votre alimentation et de la nourriture. Et ce que vous pourriez gagner, à l’instar de tous les êtres humains, c’est la joie toute simple et le plaisir tranquille que vous êtes en droit de tirer des aliments et de leur consommation.

Nous devons tous nous nourrir. C’est un besoin fondamental de tout être vivant. Malheureusement, peu de nos activités quotidiennes s’accompagnent d’autant de souffrances et de détresse, de honte et de culpabilité, de frustrations et de désespoir, que le simple geste de fournir à notre corps l’énergie dont il a besoin. A partir du moment où nous apprenons à manger en pleine conscience, le fait de nous alimenter peut cesser d’être une source de souffrances pour devenir une source de renouvellement, de connaissance de soi et de joie.

Le principal propos de ce livre est de nous rendre de mieux en mieux conscients de notre corps et de notre esprit. Apprendre à apprécier pleinement ces actes essentiels de manger et de boire nous permet d’accéder à un ancien secret : le secret de la satisfaction et du bien-être. Les enseignements zen parlent du goût exquis de l’eau pure. Vous est-il déjà arrivé d’avoir très, très soif? Peut-être à la suite d’une longue randonnée, ou pendant une maladie, ou après avoir travaillé longuement dans la chaleur de l’été.Vous souvenez-vous de cette merveilleuse sensation au moment où vous avez enfin pu boire, ne serait-ce que de l’eau ? Chacune de vos gorgées et de vos bouchées pourrait être tout aussi fraîche et aussi délicieuse ; il suffit d’apprendre à être simplement présent à ce que vous faites.

L’alimentation en pleine conscience est un moyen de reprendre contact avec une des activités humaines les plus agréables. C’est également un chemin vers la découverte de bien des choses qui se passent juste sous notre nez, dans notre propre corps. Et l’alimentation en pleine conscience a comme étonnant bienfait de nous donner accès à la sagesse naturelle de notre corps et à l’aptitude innée de notre cœur pour l’ouverture et la gratitude.

La tradition zen nous apprend à raffiner notre attention, notre curiosité et notre capacité d’observation dans tout ce que nous faisons, y compris dans le fait de goûter et de manger nos aliments. Les enseignements zen nous encouragent à explorer en profondeur le moment présent, en nous posant les questions suivantes, par exemple.

® Ai-je faim?

® Où est-ce que je ressens cette faim? Quelle partie de moi a faim?

® De quoi suis-je en manque?

® Qu’est-ce que je goûte en ce moment précis?

Ce sont des questions très simples, mais que nous nous posons rarement. Le présent livre vous aidera à trouver certaines réponses et vous donnera des outils pour continuer à en trouver par vous-même à l’avenir.

La suite ………………au prochain épisode.

 

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 » Si j’écris ce livre, c’est pour proposer une solution à une forme de souffrance inutile et pourtant de plus en plus répandue. Nos batailles avec la nourriture nous causent en

effet une immense détresse émotionnelle faite de culpabilité, de honte et de dépression. En tant que médecin, j’ai aussi vu comment nos problèmes alimentaires peuvent entraîner des maladies débilitantes et même une mort précoce.

Selon le département de la Santé des Etats-Unis, près de deux adultes américains sur trois sont obèses ou préobèses. On estime aussi à plusieurs millions le nombre d’Américains qui souffrent d’anorexie ou de boulimie. Certains parlent d’une épidémie de «troubles de l’alimentation»; je préfère, pour ma part, y voir un déséquilibre grandissant de notre relation avec la nourriture. Une des causes primaires de ce déséquilibre est en fait la carence en un nutriment essentiel à l’humain : la pleine conscience. La pleine conscience, c’est l’acte par lequel nous portons une attention entière et dénuée de tout jugement à l’expérience du moment présent. Mon livre explore les façons d’utiliser cette pleine conscience pour nous libérer des habitudes alimentaires malsaines et pour améliorer notre qualité de vie dans son ensemble.

Devant l’échec des méthodes actuelles, le besoin d’une nouvelle approche pour traiter les problèmes alimentaires est criant. Les recherches montrent, par exemple, que peu importe le régime amaigrissant que les gens suivent et peu importe le type d’aliments qu’ils adoptent ou qu’ils abandonnent, ils ne perdent en moyenne qu’entre huit et onze livres (entre 3,6 et 5 kilos) qu’ils reprennent en plus ou moins un an. Seuls quelques individus réussissent à perdre un poids important de façon définitive. Il est donc évident que les régimes amaigrissants ne constituent pas une véritable solution.

Nous avons aussi cherché à régler nos problèmes de poids en modifiant la composition de nos aliments, dans l’espoir de pouvoir ainsi maintenir notre façon déséquilibrée de manger tout en évitant ses effets pernicieux. Nous avons donc éliminé les calories, le gras, le sucre et le sel pour ajouter des protéines, des vitamines, des fibres, du gras artificiel et des édulcorants chimiques. Cette guerre qui se mène sur le terrain de la nourriture a été pour les entreprises productrices d’aliments transformés l’occasion d’accroître leurs profits, mais elle n’a eu aucun effet sur nos tours de taille ni sur notre besoin de retrouver une manière saine de nous alimenter.

Une autre approche a consisté à s’attaquer à la graisse accumulée dans nos corps, que ce soit par des régimes draconiens, par une activité physique compulsive ou par la liposuccion. Nos cellules de graisse font pourtant leur travail de leur mieux pour nous aider à conserver notre chaleur et pour nous fournir un combustible d’urgence dans les périodes de vaches maigres. Bien sûr, ces cellules peuvent être retirées à l’aide d’une chirurgie, mais, si nous continuons à ingérer trop de calories, de nouvelles cellules adipeuses vont se créer pour remplir consciencieusement leur rôle de réserves d’énergie.

Nous avons aussi essayé d’autres méthodes qui portent atteinte au corps. Ainsi, la plupart des grands hôpitaux ont maintenant un département de médecine bariatrique, où l’on traite l’excès de poids par des chirurgies et un ensemble de soins postopératoires. Ces interventions consistent à réduire le volume de l’estomac ou encore à détourner les aliments de leur trajectoire normale dans l’intestin pour empêcher leur absorption complète. La personne dont le volume de l’estomac a été réduit ne peut manger qu’une demi-tasse à une tasse d’aliments à la fois, sinon elle éprouve des douleurs, des nausées et d’autres malaises. Quant à la méthode de malabsorption, elle peut entraîner une diarrhée chronique et nécessiter la prise de nombreux suppléments alimentaires afin d’éviter la malnutrition. Certes, la chirurgie peut aider les gens à perdre du poids et enrayer les problèmes découlant de l’obésité, tels que le diabète. Cependant, plusieurs années après une telle chirurgie, il semble que de nombreux patients recommencent à prendre du poids et que seulement une personne sur dix arrive effectivement à maintenir le poids visé. Et, pourtant, chaque année, des centaines de milliers d’individus subissent cette chirurgie coûteuse (au moins 25 000 dollars US) et risquée (au moment d’écrire ce livre, on sait qu’un patient sur cent en meurt et qu’un sur dix subit de graves complications nécessitant souvent une nouvelle chirurgie). En fait, les coûts liés à ces traitements les rendent véritablement inaccessibles à la plupart des gens.

(Dr BUENOS : je ne suis pas d’accord avec cette vision de la chirurgie qui mélange les résultats de différentes techniques très différentes et qui rapportent des chiffres faux, me semble t’il en France, et qui ne tiennent pas compte des prises en charges multi-disciplinaires actuellement proposées)

Les personnes ayant subi une chirurgie bariatrique sont forcées de changer leurs habitudes alimentaires et de manger de façon pleinement consciente, sinon elles s’exposent à de graves malaises. De nombreux patients apprennent toutefois à déjouer les restrictions que leur impose leur anatomie intestinale altérée, et, par conséquent, ils reprennent du poids.

(Dr BUENOS : Jan Chozen Bays évoque là les techniques malabsorptives comme le By pass. Cela ne s’applique pas aux techniques restrictives telle que la Sleeve gastrectomy)

On observe aussi chez un bon nombre de ces patients l’apparition de «dépendances de transfert» à l’égard de l’alcool, du jeu, de la consommation ou de la sexualité.

Si les régimes amaigrissants et la chirurgie ne constituent pas des traitements vraiment efficaces pour les adultes, ils ne seront certainement pas plus utiles aux vingt pour cent d’enfants américains qui sont actuellement obèses ou préobèses. Jusqu’à il y a environ dix ans, nous, les pédiatres, ne rencontrions que rarement des enfants avec des problèmes de surpoids dans nos cliniques. Ces cas sont maintenant courants, tout comme le sont les cas de complications graves comme le diabète. Certains chercheurs prédisent qu’en raison des déséquilibres qui caractérisent notre relation avec la nourriture et l’alimentation la durée de vie de la génération actuelle sera plus courte que celle de la génération précédente. Cependant, pour éviter de créer chez les jeunes enfants une névrose et une obsession autour de leur régime alimentaire et de leur poids, il nous faut trouver une nouvelle approche du problème.

Des défis analogues se posent d’ailleurs dans la recherche de solutions pour les personnes dont le poids chute dangereusement à cause de l’anorexie ou de la boulimie. Le traitement médical, comportant l’hospitalisation, l’alimentation par voie intraveineuse et l’alimentation liquide par sonde gastrique, ne produit souvent qu’un gain de poids temporaire.

La situation est claire : les pays développés sont aux prises avec une grave épidémie de déséquilibres alimentaires. Il est urgent de trouver un traitement efficace aussi bien pour les enfants que pour leurs parents, un traitement abordable ou même gratuit qui pourrait être utilisé par tous, un traitement qui, au moins, serait dépourvu de tout effet indésirable et, mieux encore, aurait des effets secondaires positifs.

Le meilleur traitement en serait un qui pourrait être initié avec la formation et l’encadrement de professionnels, mais qui serait suffisamment motivant et facile à suivre pour que les gens le maintiennent à long terme de façon autonome. Ce traitement devrait être accessible aux personnes de tout âge et de toute condition sociale, notamment aux enfants. Il devrait avoir un effet immunisant qui empêcherait les enfants de se retrouver plus tard avec de véritables troubles de l’alimentation. Il devrait servir de ferme soutien à ceux qui sont déjà engagés dans un traitement médical ou chirurgical. Et, idéalement, ce traitement produirait des changements durables et définitifs.

La pleine conscience est le seul traitement que je connaisse qui répond à tous ces critères. La pleine conscience traite nos déséquilibres à leur source. Le problème n’est pas dans nos aliments. Ce ne sont que des aliments. Ils ne sont ni bons ni mauvais. Le problème n’est pas non plus dans nos cellules adipeuses, ni dans notre estomac ni dans notre intestin grêle. Toutes ces parties de nous-même font simplement et tranquillement leur travail. La solution à long terme ne consiste pas à consommer des aliments dont les nutriments ont été supprimés, ni à mutiler des organes sains ni à provoquer volontairement une maladie secondaire grave, la malabsorption. La source du problème est dans nos pensées et dans nos émotions, dans notre cerveau et dans notre cœur. Et la pleine conscience est l’outil parfait pour cette délicate opération qui consiste à mettre au jour les mécanismes intérieurs de ces deux organes essentiels. La pleine conscience est le catalyseur parfait pour mettre en mouvement le processus de leur guérison totale.

Ce livre a été inspiré par l’enthousiasme généré par les retraites d’alimentation en pleine conscience que nous animons au monastère zen où je vis et enseigne. Parmi nos nombreux ateliers et retraites, les retraites d’alimentation en pleine conscience semblent celles qui suscitent le plus d’engouement et de satisfaction devant le pouvoir de cette approche de jeter de la lumière sur un aspect aussi vital de notre existence, et ce, même chez les gens qui n’ont que peu d’expérience de la méditation. Alors que l’absence de conscience dans l’acte de se nourrir entraîne des souffrances profondes et inutiles, la pleine conscience appliquée à l’alimentation nous permet d’accéder à un univers de découvertes et de plaisirs. Un univers qui restait caché, juste-là, sous notre nez, littéralement.

Je souhaite sincèrement que ce livre vous ouvre à la joie de ces actes simples de manger et de boire, et que vous trouviez dans la nourriture une satisfaction authentique, profonde et durable, et un plaisir soutenu tout au long de votre vie. »

Dr BUENOS : Au sein du réseau ROSA, nous sommes pleinement convaincus que l’alimentation en pleine conscience a sa place dans la prise en charge de l’obésité. Le Dr BONDON (psychiatre comportemental) la développe et propose déja aux patients du réseau des séances collectives d’initiation plusieurs lundi consécutifs. Ne pas hésiter à prendre contact avec lui au 04 67 11 25 41.

J’exprimerai 2 réserves majeures à l’introduction de Jan Chozen Bays, la première est qu’à mon avis l’alimentation pleine conscience est un outil très intéressant et utile dans la prise en charge de l’obésité, mais elle n’est pas l’outil miracle qui solutionnera le problème.

Au sein du réseau ROSA, nous pensons que la solution est multifactorielle et nécessite une prise en charge multiple : diététique, d’activité physique encadrée, de travail de la silhouette, de conseil en image et ……. parfois aussi de chirurgie.

La 2° réserve majeure est que Jan Chozen Bays met toute la chirurgie de l’obésité dans un même sac, or les techniques actuellement proposées sont très différentes avec des complications, des résultats à court et long terme très différents selon qu’il s’agisse d’un bypass ou d’une sleeve gastrectomy.

Nous pensons en particulier au sein du réseau ROSA que la sleeve gastrectomy encadrée par une prise en charge complète (qui inclut l’alimentation pleine conscience …..lol) aura de meilleurs résultats tant fonctionnels que sur la perte de poids à long terme.

Pour cela , nous ne nous contenterons pas d’un ressenti de patients qui viennent en séminaire ou en consultation, mais nous faisons une évaluation prospective.

Les premiers résultats des résultats des patients pris en charge en 2013 dans le réseau seront publiés au mois de décembre 2013 sur le site www.reseau-obesite-rosa.fr .

 

 

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