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Une molécule vient d’être identifiée comme permettant de réduire les maladies métaboliques chez des obèses lorsqu’elle est inhibée. Une découverte prometteuse qui pourrait aboutir à de nouveaux traitements.

Un fort taux d’hème oxygénase HO-1 serait relié à un risque accru de maladie métabolique (diabète, cholestérol) chez les obèses, d’après une nouvelle étude de l’Université de Vienne (Autriche).

L’hème oxygénase est une enzyme qui permet la dégradation de l’hème, molécule fixant l’oxygène, dans les globules rouges du sang notamment.

Des chercheurs se sont intéressés aux inflammations métaboliques, vecteurs de maladies métaboliques chez les obèses. Ils ont alors constaté que certaines personnes obèses étaient en meilleur santé au niveau de leur métabolisme que d’autres.

Cette inégalité s’expliquerait par des taux différents de molécule HO-1 : les obèses avec des problèmes métaboliques en auraient davantage que les autres.

Les chercheurs ont en effet constaté que le foie et les biopsies de patients obèses présentant une résistance à l’insuline (trouble métabolique menant au diabète de type 2) contenaient des taux plus élevés de HO-1 que la normale.

Afin d’appuyer cette découverte, les scientifiques ont supprimé le gène HO-1 dans des cellules immunitaires du foie de souris. Ils ont alors observé que les signes d’inflammation diminuaient, appuyant l’hypothèse selon laquelle HO-1 favorise l’inflammation et par là-même les problèmes métaboliques.

Ces résultats pourraient donc, s’ils sont confirmés par d’autres études, permettre de mettre au point un traitement, basé sur l’inhibition de HO-1.

La molécule HO-1 pourrait également servir de marqueur afin d’évaluer l’obésité et de déterminer si celle-ci est métaboliquement saine ou à risque.

Source:

Heme Oxygenase-1 Drives Metaflammation and Insulin Resistance in Mouse and Man, publié le 3 juillet 2014 dans la revue scientifique Cell

 

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Infographie des pays qui consomment le plus de calories

Apport calorique journalier

Le site Irlandais Evoke a publié l’infographie des calories quotidiennes ingérées dans les différents pays. Pas de suspense concernant les gagnants, ce sont les États-Unis qui figurent en pôle position avec plus de 3770 calories par jour par personne. Une chiffre considérable mais qui ne surprend pas quand on sait que plus de deux américains sur cinq sont touchés par le diabète. Le Congo arrive à la fin du classement. Touchés de plein fouet par la pauvreté, les Congolais ne consomment que 1590 calories par jour. La France, elle, ne figure pas dans le Top 12 mais nos voisins Italiens et Anglais ne sont pas des exemples à suivre car ils figurent en troisième et sixième position. On rappelle qu‘en moyenne, une femme doit consommer par jour 2000 calories et 2400 pour les hommes.

 

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Le premier ministre de la Hongrie a décidé de mettre en place un examen national de fitness, à travers des épreuves physiques. Ce test a pour objectif de mieux conseiller les parents d’élèves afin de réduire l’obésité infantile ainsi que le surpoids. Un concept inédit en Europe.

UN EXAMEN NATIONAL RELATIF À L’OBÉSITÉ

Une idée à l’origine de Viktor Orban, Premier Ministre conservateur de Hongrie qui souhaite faire face au surpoids et à l’obésité infantile en proposant un test auprès des élèves âgés de 10 à 18 ans. Il ne s’agit en aucun cas d’un QCM (Questionnaire à Choix Multiples) ou d’une évaluation écrite mais bien d’une épreuve sportive nommée Examen National de Fitness.

Cette épreuve permettra au corps enseignant, aux parents d’élèves mais également aux élèves de connaître leurs prédispositions physiques et sportives mais aussi des informations tel que l’IMG (Indice de Masse Graisseuse) et autres paramètres afférents.

Ces élèves seront soumis à plusieurs exercices physiques, bien évidemment adaptés à leur âge. Et selon les résultats obtenus, ils seront affiliés à l’une de ces catégories : « en bonne santé », « besoin d’entraînement » ou « besoin d’un entraînement spécifique ».

Ces résultats permettront aux parents de ces élèves de modifier certains éléments du mode de vie de leur enfant : meilleur équilibre alimentaire, vigilance relative au grignotage, utilité de l’exercice physique comme favoriser les activités en plein air pour les enfants et proposer un sport individuel ou collectif.

QUELS ONT ÉTÉ LES RÉSULTATS ?

A la suite de ce test, les résultats ont été les suivants :

L’obésité touche jusqu’à 20 % des élèves Hongrois, soit 1 enfant sur 5.

Il a été constaté que 60 % des élèves souffrant d’obésité ne recevaient pas une alimentation saine et manquaient d’une activité physique et sportive.

Ces résultats permettront aux parents d’élèves de modifier les repas familiaux et de proposer davantage d’activités en plein air pour la santé de leurs enfants.

 

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Une exposition précoce aux antibiotiques augmente le risque de souffrir d’embonpoint ou d’obésité plus tard chez les rongeurs, révèlent les travaux de chercheurs américains réalisés au Centre médical NYU Langdone.

Dans cette étude, les souris qui ont reçu de faibles doses de pénicilline pendant toute leur vie, et ce, à compter de la dernière semaine de gestation ou du début de l’allaitement, étaient plus susceptibles de souffrir d’obésité ou d’autres anomalies métaboliques que celles exposées aux antibiotiques plus tard pendant leur vie.

De manière encore plus intrigante, les souris qui ont reçu de faibles doses de pénicilline uniquement à la fin de la gestation ont pris autant de poids que celles qui y ont été exposées pendant toute leur vie.

Les souris qui ont reçu des antibiotiques ou une alimentation riche en gras ont toutes engraissé. Mais celles qui ont reçu à la fois des antibiotiques et une alimentation riche en gras ont « beaucoup, beaucoup engraissé », soutient le docteur Martin Blaser.

Certaines de ces souris présentaient plus de trois fois plus de gras qu’une souris normale, au point où la graisse représentait le tiers de leur masse corporelle.

Les chercheurs expliquent que les antibiotiques semblent interférer avec la flore intestinale à un moment crucial du développement. Si la flore se normalise une fois les antibiotiques cessés, disent-ils, l’impact sur le métabolisme semble permanent, ce qui permet de croire que ces microbes ont un impact encore inconnu sur le développement.

Les chercheurs admettent d’emblée que leurs résultats ne sont pas nécessairement applicables aux humains, et qu’un lien entre les antibiotiques et l’obésité demeure encore hypothétique, mais ils croient que cette piste mériterait de faire l’objet de nouvelles études.

Les conclusions de cette étude sont publiées dans la revue Cell.

 

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Des chercheurs ont établi un lien entre le poids et 17 des 22 tumeurs les plus fréquemment observées au Royaume-Uni.

Le cancer de l’utérus arrive largement en tête (avec un risque accru de 62%).

Le surpoids et l’obésité augmentent le risque de développer une dizaine de cancers courants. Celui de l’utérus arrive largement en tête, devant celui de la vésicule biliaire et celui du foie, selon une étude publiée jeudi par la revue médicale britannique The Lancet.

Réalisée par des chercheurs de l’école d’hygiène et de médecine tropicale de Londres, l’étude a porté sur cinq millions de Britanniques âgés de plus de 16 ans et dont l’indice de masse corporelle (IMC) était connu. Ils ont été suivis pendant sept ans et demi au total.

L’IMC est le rapport entre la taille et le poids, un indice supérieur à 30 étant considéré comme un signe d’obésité chez l’adulte. Pour un indice situé entre 25 et 30, on parle de surpoids.

En étudiant les 167’000 cas de cancers observés dans cette population, les chercheurs ont établi un lien entre l’IMC et 17 des 22 tumeurs les plus fréquemment observées au Royaume-Uni.

Chaque augmentation de cinq points de l’IMC a pu être associée à un risque accru de certains types de cancer. Celui de l’utérus arrive largement en tête (avec un risque accru de 62%), devant la vésicule biliaire (31%), le foie (25%), le col de l’utérus (10%), la thyroïde (9%) et la leucémie (9%).

12’000 cas chaque année

Des IMC trop importants augmentaient également le risque global de cancer du foie (19%), du côlon (10%) et des ovaires (9%). En se basant sur ces résultats, les chercheurs estiment qu’au Royaume-Uni, 12’000 cas de cancers courants pourraient être liés chaque année à l’obésité et au surpoids.

Et si l’épidémie d’obésité se poursuit au rythme actuel, avec une hausse d’un point d’IMC tous les 12 ans, il pourrait y avoir 3800 cancers supplémentaires chaque année dans le pays.

De précédentes études avaient déjà établi un lien entre obésité et certains cancers, mais, selon les chercheurs, elles n’avaient pas suffisamment tenu compte d’autres facteurs de risque connus comme l’âge ou le tabagisme, qui ont été pris en considération dans leurs travaux.

 

 

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Selon une étude parue ce 9 septembre 2013 dans la revue JAMA Pediatrics, il est possible de lutter contre l’obésité des plus petits en adoptant des règles quotidiennes dans son foyer.

Pendant six mois, des chercheurs canadiens et américains de la Harvard Medical School aux Etats-Unis et de l’université de Guelph au Canada ont suivi 121 familles avec des enfants en surpoids, les divisant en deux groupes : le premier suivant leurs conseils, le second ne changeant rien à leurs habitudes.

Avant leur intervention, les enfants avaient tous une télévision dans leur chambre. Les scientifiques ont donc réduit le temps passé devant le petit écran, ont augmenté les heures de sommeil et ont encouragé les familles à prendre le temps de dîner ensemble, modifiant ainsi leurs habitudes quotidiennes. Ainsi, en dormant une demi-heure de plus par jour, et en passant une heure seulement par jour devant la télévision, ces enfants ont perdu environ 20 % de leur indice de masse corporel (IMC). Les enfants de l’autre groupe ont quant à eux augmenté leur IMC de 20 %.

L’obésité infantile touche 17 % des enfants aux Etats-Unis, notamment dans les minorités ou les familles les moins riches.

 

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Le système de santé britannique envisage d’instaurer la gratuité pour des opérations de chirurgie bariatrique (= chirurgie de l’obésité) à destination de personnes obèses.

Le Royaume-Uni réfléchit à la possibilité de faire bénéficier gratuitement d’opérations gastriques près de 800.000 obèses. L’institut britannique de la santé (NICE) recommande une telle mesure dans un rapport préliminaire le vendredi 11 juillet 2014.

Seraient concernées des personnes obèses atteintes de diabète de type 2. D’après l’institut, ces opérations, qui consistent à poser un anneau à couper une partie de l’estomac ou à réaliser un court-circuit gastrique, permettraient aux patients de mieux contrôler leur diabète, et donc de peser moins sur le système de sécurité sociale Outre-Manche.

Soulager les comptes du NHS, le service de santé publique.

À l’heure actuelle, le Service britannique de Santé Publique (NHS) rembourse les opérations de personnes ayant un indice de masse corporelle (IMC) de plus de 40 ou de plus de 35 si le patient est atteint d’un diabète de type 2.

Le NICE préconise d’aller plus loin et d’abaisser la limite à un indice de 30, si l’obésité a été diagnostiquée depuis plus de dix ans. Au total, 800.000 cas pourraient alors être étudiés.

Le rapport précise que les patients devraient par ailleurs recevoir des soins pendant au moins les deux années qui suivent l’opération gastrique.

738 nouveaux diabétiques diagnostiqués chaque jour.

Le directeur de l’ONG Diabetes UK Simon O’Neill rappelle quant à lui que ces opérations chirurgicales comportent des risques. « Ce type d’opération doit être le dernier recours pour perdre du poids, dans les cas où des tentatives sérieuses du patient ont échoué et que ce dernier est obèse. »

En Grande-Bretagne, près de 4 millions de personnes sont diabétiques et 738 personnes apprennent chaque jour qu’elles ont un diabète de type 2 lié au surpoids, d’après l’ONG Diabetes UK.

Le coût du diabète pour le système publique de santé britannique est évalué à 10% du budget total du NHS en Angleterre et au Pays de Galles, toujours selon l’ONG.

 

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La tendance touche aussi l’Europe.

Environ 40% de la population adulte aux Etats-Unis, soit deux Américains sur cinq, vont développer un diabète de type 2 (le plus courant) au cours de leur vie, selon des estimations publiées dans la revue médicale britannique The Lancet.

La situation est encore pire pour certaines communautés comme les Hispaniques (hommes et femmes), ou les femmes noires, avec un risque de développer la maladie dépassant les 50%, selon une équipe de chercheurs américains.

Pour arriver à ce résultat, les chercheurs ont étudié les certificats de décès de 600.000 adultes survenus entre 1985 et 2011 et réalisé des interviews au sein de la population américaine.

Flambée des diabètes et de l’obésité

« Cette hausse importante s’explique par une flambée des diabètes depuis la fin des années 80, ainsi que par un allongement de l’espérance de vie de la population générale », a indiqué le Dr Edward Gregg, principal auteur de l’étude, qui travaille au Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) à Atlanta.

Le diabète de type 2, dont la fréquence augmente avec l’âge, est une pathologie essentiellement liée au mode de vie et à l’obésité.

Tout le monde occidental est touché.

« Les tendances observées par Gregg et ses collègues sont probablement similaires dans l’ensemble du monde développé où les cas de diabète ont fortement augmenté au cours des deux dernières décennies », a souligné pour sa part le Dr Lorraine Lipscombe de Toronto, qui préconise des mesures de prévention tant au travail, à l’école qu’à la maison.

 

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Présentation d’une vidéo choc qui montre au travers du décès d’un jeune obèse, ce qu’il a fait pour en arriver là.

 

2,8 millions, c’est le nombre de morts que fait chaque année l’obésité dans le monde. Les campagnes prônant une hygiène de vie plus saine sont nombreuses mais la dernière en date promet de changer les choses.

L’obésité est aujourd’hui la cinquième cause de mortalité à travers le monde. Les actions et les campagnes publicitaires se multiplient à travers le monde pour inciter les enfants et les adolescents à manger plus sainement et à bouger plus.

Mais Strong4Life, un organisme de lutte contre l’obésité dans l’Etat de Georgie aux Etats-Unis, a décidé d’aller encore plus loin et de diffuser un spot publicitaire choc.

On y voit un jeune homme arriver aux urgences suite à ce qui semble avoir été une crise cardiaque. Les médecins se préparent à l’opérer du cœur.

C’est alors que l’on réalise ce qui l’a mené dans cette salle d’opération : une mauvaise hygiène de vie instiguée depuis son plus jeune âge par sa mère.

Frites, gâteaux, fast-food, soda : le jeune homme a consommé depuis ses plus jeunes années de la nourriture grasse et riche en sucre.

Le spot publicitaire s’achève sur cette phrase terrible : « Cela aurait pu finir autrement. »

Baptisée Rewind the Future, littéralement « Rembobinez l’avenir », la campagne de Strong4Life a fait couler beaucoup d’encre depuis qu’elle a été dévoilée.

De nombreuses personnes se sont déclarées choquées et ulcérées par les images chocs sur des forums de discussion.

Et pour cause, le spot semble déclarer la mère du jeune homme responsable de ce qui lui arrive aujourd’hui.

Toutefois, Rewind the Future a été un déclic pour d’autres personnes.

En effet, sur le site Reddit on peut lire des commentaires de lecteurs craignant que cela ne leur arrive à eux ou à leurs enfants.

De ce fait, les discussions où l’on s’échange des conseils pour perdre du poids et améliorer son hygiène de vie se sont multipliées.

Si l’on peut féliciter Strong4Life pour son travail quotidien dans la lutte contre l’obésité en particulier auprès des jeunes générations, on s’interroge quand même sur la nécessité d’aller aussi loin. Faut-il désormais choquer pour toucher les individus ?

Le message de la vidéo est : » 80% des enfants obèses deviennent des adultes obèses. Nous pouvons sauver nos enfants. Nous pouvons arrêter le cycle. Nous pouvons stopper l’obésité infantile »

Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir la vidéo de 1 minute 40 sec.

stop the cycle

 

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Sept millions d’obèses en France et 5% de plus par an.

Aux États-Unis, 33% des adultes sont en surpoids.

Au total dans le monde on compte 1 milliard et demi de personnes en surpoids alors que les mal-nourris sont 1 milliard. Une inversion historique.

Aujourd’hui, le gros c’est le pauvre, le mince c’est le riche.

L’obésité c’est la faute de l’obèse, bien sûr, incapable de se contrôler. En vérité l’obésité est liée à des facteurs comme la surconsommation imposée par tous les moyens. Un enfant américain est en moyenne exposé à 25 000 spots télés chaque année, dont plus de 5 000 consacrés à l’alimentation. Du coup, l’industrie de la minceur est un business florissant surtout en direction des femmes. La grosse rapporte gros ! Sommes-nous bien sûrs de vouloir ce monde-là ?

Emission diffusée sur France Inter, dans « La-bas si j’y suis » de Daniel Mermet.

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