traduction du site en :

Evénements

Mai  2026
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
   
  1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 31

Dr Patrick BUENOS

Les boissons sucrées « light » pourraient être associées à un risque accru de développer un diabète, selon une étude rendue de l’Inserm publiée dans la revue American Journal of Clinical Nutrition.

Menée par des chercheurs français de l’Inserm auprès de 66.188 femmes suivies depuis 1993, l’étude a confirmé l’existence d’une relation entre boissons sucrées et diabète de type 2. Mais alors qu’on pensait généralement que les boissons allégées en sucres réduisaient le risque de diabète, les chercheurs de l’Inserm ont montré que le risque de diabète était plus élevé pour les boissons « light » que pour les boissons sucrées.

Les résultats ont notamment montré que les femmes consommant des boissons « light » avaient une consommation plus grande que celles consommant des boissons sucrées normales (2,8 verres/semaine contre 1,6 verre/semaine en moyenne respectivement). Mais même à quantité consommée égale, les boissons allégées en sucres étaient associées à un risque plus élevé de développer un diabète: il était supérieur de 15% pour une consommation de 0,5 litre/semaine et de 59% pour 1,5 litre/semaine.

Des études supplémentaires sur les effets des boissons « light » sont toutefois encore nécessaires pour confirmer ce résultat et établir un lien de cause à effet, précisent les chercheurs. Parmi les mécanismes pouvant expliquer le phénomène, ils notent que les sucres contenus dans les boissons sucrées entrainent un pic d’insuline et que la répétition peut engendrer une insulino-résistance, une anomalie à l’origine du diabète. Quant à l’aspartame, l’un des principaux édulcorants utilisés aujourd’hui, il pourrait induire une augmentation de la glycémie et de ce fait une hausse du taux d’insuline.

Articles en rapport

  • Pas d'article en relation

En matière d’obésité, bien des croyances infondées sont en circulation. Il en est même certaines, figurant au rang de mythes, qui ont la vie dure en dépit de preuves du contraire. Il y a heureusement aussi des faits, sur lesquels s’appuyer, pour donner des lignes de conduite en individuel ou en santé publique.

En s’appuyant sur une analyse de la littérature scientifique, Krista Casazza et coll. ont identifié sept mythes, six croyances et neufs faits prouvés, relatifs à l’obésité.

Les mythes sont présentés avec les preuves de leur réfutation.

l’hypothèse : « Établissons des buts réalistes de perte de poids, ce qui permet d’obtenir un meilleur résultat », il n’y a en effet pas d’association négative entre des buts ambitieux et le bon résultat d’un programme.

L’adage : « Mieux vaut des petites pertes des poids progressives qu’un amaigrissement rapide et important » ne se vérifie pas dans les méta-analyses, les probabilités de succès à long terme étant équivalentes.

« On doit vérifier que le patient est prêt à s’engager dans un régime », est au minimum superflu ; par définition, un sujet choisissant d’intégrer un programme de perte de poids est déjà prêt.

Un autre mythe très prévalent est celui de « L’allaitement maternel protège l’enfant de l’obésité ». Les observations sont en train de casser ce mythe. Par exemple, chez une cohorte de 13 000 enfants suivis pendant plus de 6 ans, la preuve n’est pas apparue.

Enfin, « Un acte sexuel permet de brûler de 100 à 300 kcal pour chacun des participants ». Il n’en est rien, les auteurs calculent que l’excès d’énergie dépensé est d’environ 14 kcal (l’équivalent d’une marche à pied rapide pendant 6 minutes, durée moyenne d’un acte sexuel).

Les faits.

– Il y a des faits sur lesquels nous pouvons nous appuyer avec une confiance raisonnable. Ces faits vont être utiles pour élaborer des recommandations en clinique individuelle ou en santé publique.

« la génétique ne fait pas tout, les modifications de l’environnement sont efficaces »,

« l’exercice physique, s’il ne fait pas nécessairement perdre du poids, aide au maintien de la santé »,

« la poursuite des mesures qui ont permis une perte de poids, maintient cette perte »,

« chez les enfants en surpoids, l’implication de la famille et des parents est d’une grande efficacité »,

« chez des patients bien choisis, la chirurgie bariatrique permet une réduction pondérale à long terme et offre une réduction du risque de diabète ainsi que de la mortalité. »

Articles en rapport

  • Pas d'article en relation

La précarité s’accompagne d’un risque accru de diabète de type 2, mais jusqu’ici peu d’études avaient évalué les conséquences de la précarité sur le diabète. C’est pourquoi l’Académie de médecine et la Mutualité française ont décidé de mener une enquête sur ce lien, baptisée «Diabète et précarité», en Languedoc-Roussillon, l’une des régions les plus frappées par la pauvreté en France avec le Nord-Pas-de-Calais. Résultat, avant l’âge de 65 ans, on observe plus de cas de diabète chez les personnes précaires (6,9 %) que dans les populations peu ou pas du tout précaires (4,4 %).

Au total 1 648 personnes ont été interrogées dans le cadre de l’enquête. La majorité d’entre elles (70 %) étaient en situation de grande précarité, fréquentant essentiellement les services administratifs du conseil général (RMI, RSA) et des structures d’accueil spécialisées dans le secours aux désocialisés: Médecin du Monde, Croix-Rouge française, Secours catholique… Confirmation que le diplôme n’est plus un sésame contre la pauvreté, dans cette enquête, 26 % des sujets très précaires sortaient du collège et 15 % avaient suivi un cursus universitaire.

Les personnes les plus précaires apparaissent plus jeunes, plus souvent de sexe masculin, plus souvent fumeurs, avec un tour de taille et un indice de masse corporelle plus importants. «L’étude montre aussi que cette population “précaire”, mais avec un niveau d’étude supérieur à la moyenne, est en demande de prise en charge, notamment d’éducation thérapeutique», souligne Étienne Caniard. Ainsi, parmi eux, plus de la moitié seraient intéressés par des séances d’éducation sur le diabète. Or, il s’agit d’une population qui nécessite une attention particulière. Pour le Pr Claude Jaffiol, membre de l’Académie de médecine et responsable de l’enquête conduite en Languedoc-Roussillon, «la prise en charge médicale des populations défavorisées nécessite temps, expérience et tact, en particulier dans le domaine des maladies chroniques et plus particulièrement du diabète».

L’étude montre aussi qu’un diabétique en situation précaire se trouve confronté à de nombreux obstacles pour prétendre à une alimentation, ce qui se ressent dans les questionnaires: «Ils consomment moins de légumes verts, de fruits frais, de viande, de volaille, de poisson, de laitages et fromages, plus de pâtes, de riz, de soda sucrés, de thé ou café et de bière.»

Les auteurs constatent aussi l’intérêt des réseaux pour le suivi des personnes précaires, ce réseau permet de réduire le tabagisme, moins de fumeurs, de mieux équilibrer le diabète, avec moins d’hypoglycémies, de complications et d’hospitalisations.

Articles en rapport

Ce n’est pas le problème dont on parle le plus en Guyane. Et pourtant. L’obésité représente une réelle question de santé publique dans le département, où le nombre de personnes atteintes est 3 fois plus important que dans l’Hexagone. Ainsi, 48 % des Guyanais de plus de 15 ans sont en surpoids ou obèses, et un enfant sur 5 est concerné par ce problème.

C’est sur ce constat que l’agence régionale de santé (ARS) de Guyane a décidé il y a un an d’élaborer une déclinaison spécifique du programme national nutrition santé – plan obésité, en prenant en compte les contraintes particulières du département.

Pour le Docteur Jean-Pierre Giordanella, « il faut amener à une prise de conscience. L’obésité, c’est une somme de petits détails du quotidien à changer. En Guyane, ce n’est pas plus compliqué. On part juste de plus loin. »

Articles en rapport

Les médecins anglais pourront bientôt prescrire à leurs patients souffrant de troubles mentaux modérés des abonnements à la bibliothèque plutôt que des médicaments. Une liste de 30 livres est à leur disposition.

La Reading Agency, un organisme caritatif anglais,  vient de lancer une campagne pour que soient mis à disposition, dès le mois de mai et dans toutes les bibliothèques du pays, une trentaine de livres à destination des six millions d’anglais souffrant d’anxiété et de dépression, révèle The Guardian qui précise que le Danemark et la Nouvelle-Zélande ont récemment mis en place des programmes similaires.

“Il devient de plus en plus évident que l’auto-assistance par la lecture peut aider les personnes atteintes de certains troubles de santé mentale à aller mieux”, assure la directrice de la Reading Agency, Miranda McKearney. Une liste de trente livres a été approuvée par les autorités de santé publique et envoyée au médecins généralistes. Elle inclut aussi bien des livres de développement personnel (dont le best-seller de David Burns The Feeling Good Handbook) que des romans ou même de la poésie…  Ces ouvrages pourront être prescrits de façon très officielle par les médecins à leurs patients.

Voici la liste des ouvrages :

Colère :

Overcoming Anger and Irritability (« Vaincre la colère et l’irritabilité »), Davies William

Anxiété :

Overcoming Anxiety (« Vaincre l’anxiété »), Kennerley Helen

Overcoming Anxiety, Stress and Panic: A Five Areas Approach(« Vaincre l’anxiété, le stress et la panique : cinq zones d’approche), Chris Willams

Feel the Fear and Do It Anyway(« Sentir la peur, mais le faire quand même »), Chris Williams

Boulimie :

Overcoming Binge Eating (« Vaincre la boulimie »), Christopher Fairburn

Getting better Bit(e) by Bit(e): A survival kit for sufferers of bulimia nervosa and binge eating disorders(« Allez mieux bouchée par bouchée : un kit de survie pour ceux qui souffrent de boulimie », Peter J. Cooper

Overcoming Bulimia Nervosa and Binge Eating(« Vaincre la boulimie »), de Peter J. Cooper

Fatigue chronique :

Chronic Fatigue Syndrome (« Le syndrome de la fatigue chronique »), Frankie Campling et Michael Sharpe

Overcoming Chronic Fatigue (« Battre la fatigue chronique »), Mary Burgess

Douleur chronique :

Overcoming Chronic Pain (« Vaincre la douleur chronique »),

Dépression :

Overcoming Depression and Low Mood: A Five Area Approach (« Vaincre la dépression et la déprime : cinq zones d’approche »), Chris Williams

Mind Over Mood: Change How You Feel by Changing the Way You Think (« L’esprit au-dessus de l’humeur : Changer votre humeur en changeant ce que vous pensez »), Greenberger Dennis

Overcoming Depression: A Guide to Recovery with a Complete Self-help Programme (« Vaincre la dépression : Un guide pour aller mieux avec un programme d’aide pour soi-même »), Gilbert Paul

L’hypocondrie :

Overcoming Health Anxiety(« Vaincre l’hypocondrie »), David Veale

Introduction to Coping with Health Anxiety(« Faire face à l’hypocondrie »), Branda Hogan

Obsession et Compulsions :

Overcoming Obsessive Compulsive Disorder (« Vaincre le trouble obsessionnel compulsif »), Veale David

Understanding Obsessions and Compulsions (« Comprendre les obsessions et les compulsions »), Frank Tallis

Break Free from OCD: Overcoming Obsessive Compulsive Disorder with CBT (« Se libérer du trouble obsessionnel compulsif »), Fiona Challacombe

Panique :

Overcoming Panic and Agoraphobia (« Vaincre la panique et l’agoraphobie »), Derrick Silove

Panicks Attacks : What They Are, Why They Happen, and What You Can Do About Them (« Les attaques de panique : ce qu’elles sont, pourquoi elles surviennent et que pouvez-vous faire avec elles ? »), Christine Ingham

Phobies :

An Introduction to Coping with Phobia (« Pour faire face à la phobie »), Brenda Hogan

Relations avec les autres :

Overcoming Relationship Problems (« Vaincre les problèmes de la relation avec les autres »), Michael Crowe

Estime de soi :

Overcoming Low Self-Esteem (« Vaincre le manque de confiance en soi »), Melanie Fennell

Agoraphobie :

Overcoming Social Anxiety and Shyness (« Vaincre l’agoraphobie et la peur des autres »), Gillian Butler

Insomnie :

Overcomming Insomnia and Sleep Problems(« Vaincre l’insomnie et les problèmes de sommeil »), Colin A. Espie

Stress :

The Relaxation and Stress Reduction Workbook(« Le cahier d’exercices pour se relaxer et réduire le stress »), Martha Davis

Manage Your Stress for a Healthier Life (« Organiser le stress pour une vie plus saine »), Terry Looker

Peur :

The Worry Cure: Stop Worrying and Start Living (« Le remède à la peur : arrêter d’avoir peur et commencer à vivre »), Robert L. Leahy

How to Stop Worrying (« Comment faire pour cesser d’avoir peur »), Frank Tallis

 

Dr BUENOS : le réseau ROSA met également à disposition des patients du réseau des livres qui nous ont paru intéressants et accessibles dans la prise en charge globale de l’obésité.

Pour les consulter à domicile, il suffit de les réserver.

Articles en rapport

L’obésité est un véritable problème de santé publique, cependant elle peut être traitée. La preuve avec Pauline, une Côte-d’Orienne de 25 ans, qui a vu sa vie transformée grâce à une opération.

L’obésité est un sujet difficile à aborder, car cette maladie provoque des complexes et un mal-être chez la personne qui en souffre. De même, pour les malades, le regard des autres est difficile à supporter avec des moqueries, des a priori qui peuvent provoquer des blessures à vie.

Pour en finir avec cette maladie et vivre sa vie pleinement, Pauline Ducatez, 25 ans, a subi une opération, la sleeve gastrectomie, qui lui a permis de perdre 67 kg en 9 mois et demi. Elle intervient désormais à la clinique Bénigne Joly de Talant pour expliquer son vécu à des personnes souhaitant subir ce type d’intervention chirurgicale. Elle a accepté de partager son expérience. « Déjà petite fille j’étais ronde. Mon cadre familial a peut-être provoqué cela, puisque mon père est une personne de forte corpulence. J’ai beaucoup souffert de mon physique lors de mon adolescence, avec le regard des autres, les moqueries. Mais même à mon âge, avant mon opération c’était très difficile à vivre. Les gens se retournent sur vous, se moquent. Ils ont des a priori, ils pensent qu’on est gros car on mange trop. Je pesais 138 kg avant de subir l’opération, j’avais également beaucoup de difficulté pour m’habiller. Pour travailler c’est aussi un problème, si on veut être vendeuse et que l’on ne peut pas mettre les vêtements que l’on vend c’est compliqué. Rien que pour monter des escaliers, j’avais beaucoup de mal, cela m’a donc fermé des portes. J’ai aussi eu une petite fille et la grossesse a été plutôt compliquée à cause de mon poids à l’époque. »

Ayant entendu parler de certaines interventions chirurgicales, Pauline a voulu se renseigner. « Je suis allée sur des blogs et des forums qui parlaient d’obésité et des opérations possibles. Là, j’ai pu rencontrer des filles de mon âge qui ont eu le même parcours et un poids similaire au mien. J’ai essayé de savoir ce qui permettait de perdre le plus de kilos. Puis, quelqu’un de mon entourage ayant subi une opération m’a guidée vers un médecin pour connaître la marche à suivre. C’était dur pour ma famille au début, car l’opération n’est pas bénigne et il s’agissait de la première intervention chirurgicale pour moi. Mais pour ma petite fille et avec les témoignages sur les forums de toutes ces filles qui ont pu avoir une nouvelle vie, je me suis dit qu’il fallait que je passe à l’action. »

« Une libération »

Cela fait désormais 9 mois et demi, qu’elle a subi sa “sleeve”. Pauline pèse désormais 71 kg et se sent beaucoup mieux dans sa peau : « C’est comme une libération. Le corps qui était caché est apparu. C’est moi maintenant. Toutefois, je reste la même dans ma tête. Au début, il a fallu s’adapter au régime que l’on doit suivre. C’est surtout socialement que c’était dur. Mais les gens respectent cela et ne me forcent pas à me resservir ou à faire des excès. Je dois désormais faire attention à mon alimentation à vie, c’est le prix à payer pour être bien dans sa peau. Je ne regrette absolument pas ce que j’ai fait, et maintenant je pense que j’aurais dû le faire plus tôt. Je peux désormais profiter à fond de la vie avec ma fille et mon conjoint. C’était aussi l’occasion de prouver à tous ce dont je suis capable. »

Articles en rapport

Les légumes verts et les plantes à feuilles provoquent chaque année des intoxications alimentaires pour plus de 2 millions d’Américains.

D’après les statistiques établies par les centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) à Atlanta, les salades sont responsables du plus grand nombre d’intoxications alimentaires aux États-Unis, loin devant toutes les autres formes d’aliments.

Près de 2,1 millions d‘Américains sont contaminés chaque année après avoir mangé des salades, épinards et autres légumes à feuilles, soit deux fois plus que le deuxième aliment de la liste, les produits laitiers.

Au total, les légumes, les fruits et les noix provoquent près de la moitié des pathologies liées à l’alimentation. Un résultat qui a surpris les chercheurs, car les cas d’empoisonnements les plus médiatisés ces dernières années étaient presque tous provoqués par de la viande rouge et des volailles contaminées.

En France, les chiffres de l’Institut de veille sanitaire (InVS) rapportent entre 1 et 10 décès par an par « toxi-infection alimentaire », principalement à cause de toxines produites par des staphylocoques et des salmonelles.

Dr BUENOS : serait ce en rapport avec l’utilisation des pesticides dont on peut difficilement débarrasser les salades et les légumes à feuilles ?

Le réseau ROSA insiste sur la qualité des fruits et légumes consommés. Il est important qu’ils soient de saison, issus de l’agriculture biologique et cultivés à proximité.

Articles en rapport

En France, la prévalence de l’obésité (Indice de masse corporelle, IMC› 30 kg/m²) parmi les femmes en âge de procréer est de l’ordre de 13 %. Celle de l’obésité massive (IMC› 40 kg/m²) atteint 1 %. Une étude observationnelle dans une maternité de Seine Saint-Denis a montré que 7,5 % des femmes enceintes étaient obèses. Des données multiples confirment les risques de l’obésité maternelle pendant la grossesse, pour la mère (risque de diabète gestationnel, d’hypertension artérielle gravidique, de « rétention » de poids en post-partum), pour l’enfant (malformation, macrosomie), et en termes de conditions obstétricales (césariennes, surveillance échographique et modalité d’anesthésie parfois difficiles).

Les recommandations américaines de prise de poids optimale pour la mère pendant la grossesse, sont basées sur les seuils de poids associés aux incidences minimales de césarienne, macrosomie, retard de croissance et maintien du gain de poids maternel, établis à partir de larges études de cohorte. Ainsi, il semble que la prise de poids à viser pour les femmes dont l’IMC dépasse 30 kg/m² est comprise entre 5 et 9 kg. Il n’y a pas de recommandation différente pour les femmes qui présentent une obésité massive.

Perte de poids pendant la grossesse

Il n’y a pas non plus de recommandation particulière concernant une éventuelle perte de poids pendant la grossesse. En pratique, celle-ci ne semble pas préjudiciable tant que l’alimentation reste équilibrée et suffisante. Mais la réponse à cette question est difficile puisqu’on sait aujourd’hui que l’environnement métabolique intra-utérin influe sur l’expression génique fœtale. Les moyens pour parvenir à contrôler la prise de poids pendant la grossesse relèvent des principes diététiques habituels, nécessairement adaptés à la situation de chaque femme. Si les professionnels s’accordent pour maintenir des apports minimaux de 1 600 calories par jour, ces conseils doivent tenir compte de la situation pondérale de la femme (phase pondérale ascendante ou déjà stable, voire descendante), du poids par rapport à son niveau maximal, d’éventuels troubles du comportement alimentaire dont la prise en charge devient prioritaire, des habitudes culturelles, etc. Cette prise en charge diététique est semblable à celle proposée en dehors de la grossesse. Cependant, tout type de régime exclusif (sans féculents par exemple), déséquilibré (tel que les régimes hyperprotéinés qu’ils soient à base de protéines alimentaires ou de compléments), et tout médicament à des fins d’amaigrissement, sont absolument contre-indiqués. L’aspect qualitatif, en particulier pour les apports en calcium et en fer, doit être suffisant et adapté aux apports journaliers conseillés. Il convient de rappeler que les personnes obèses sont plus fréquemment exposées aux carences (niveau socio-économique plus défavorisé, multiplication des régimes déséquilibrés). Le guide de la grossesse et de l’allaitement élaboré et diffusé via le PNNS (Plan National Nutrition Santé) est un document complet sur l’alimentation préconisée. Il est accessible gratuitement sur le site www.mangerbouger.com.

Supplémentation vitaminique

Les seules recommandations pour utiliser des suppléments vitaminiques de façon systématique pendant la grossesse concernent la prise de vitamine B9 avant la conception et pendant le premier trimestre pour diminuer les cas d’anomalies de fermeture du tube neural, ainsi que la prise d’une ampoule de 100 000 unités de vitamine D au septième mois de grossesse. La supplémentation en fer n’est indiquée qu’en cas de carence en fer et d’anémie ; des données sont en faveur d’une morbidité fœtale en cas de supplémentation systématique. La prescription de compléments en iode est une pratique assez courante, fondée sur des publications ayant montré un retard de développement psychomoteur pour les enfants nés de mère carencée, mais ne fait pas l’objet pour le moment d’une recommandation de bonne pratique professionnelle.

Au-delà de la seule diététique

Outre ces aspects diététiques, la prise en charge des femmes obèses enceintes peut relever également d’une prise en charge médicale quand l’obésité est massive et/ou associée à une comorbidité. Dans ces situations, l’évaluation métabolique avec le dépistage précoce d’un diabète de type 2 (qui peut être méconnu) doit être réalisée dès le début de la grossesse par une glycémie à jeun et complété par le test de dépistage du diabète gestationnel au troisième trimestre. L’obésité massive expose également au syndrome d’apnées du sommeil et au syndrome restrictif. Ces éléments sont essentiels pour les anesthésistes afin de préciser les conditions de ventilation éventuellement nécessaires. Ainsi, les patientes qui présentent une obésité massive doivent être orientées dans des maternités habituées et équipées pour la gestion de ces patientes.

Articles en rapport

  • Pas d'article en relation
  •    Diminuer fortement le volume alimentaire et mastiquer efficacement.
  •     Ne pas boire et manger en même temps.
  •     Boire de l’eau en dehors des repas de manière suffisante (min. 1l/jour).
  •     Ingérer de toutes petites bouchées/gorgées.
  •     Augmenter le temps des repas à environ 30 minutes.
  •     Arrêter de manger dès les premières sensations de rassasiement.
  •     Sélectionner les aliments de valeur nutritionnelle élevée ainsi que ceux présentant un niveau de satiété naturelle important.
  •     Etre attentif à son comportement alimentaire
  •     Poursuivre l’activité physique débutée en pré-opératoire

Articles en rapport

  • Pas d'article en relation

Témoignage intéressant sur la gestion de l’effort par une grande joueuse de tennis, Amélie MAURESMO

http://www.youtube.com/watch?v=eBX7kf_kVfo

Interview réalisé par le club des cardiologues du sport

Articles en rapport