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obésité infantile

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Selon une étude menée par des chercheurs américains, obliger un enfant à finir son assiette augmenterait les risques d’obésité infantile…

Une étude menée par des chercheurs de l’Université du Minnesota montre qu’obliger un enfant à finir son assiette augmenterait le risque l’obésité infantile. Pour parvenir à cette conclusion, les scientifiques ont ainsi observé les comportements de 2200 enfants et 3500 adultes à ce sujet.

Résultats : le risque d’obésité infantile serait en effet plus présent dans les familles où les parents mettent la pression à leurs enfants pour qu’ils finissent leur assiette, souvent trop remplie, rapporte le Daily Mail. Les enfants mangent donc plus que ce dont ils ont besoin. Kathie Loth, diététicienne et auteur de cette étude, remarque que les papas incitent plus leurs enfants à finir leur assiette, plutôt que les mamans.

 

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Un des facteurs environnementaux qui contribuent à la suralimentation est la publicité orientée vers les enfants et qui est destinée à faire reconnaître et préférer une marque dés le plus jeune âge.

L’approche est efficace : une étude américaine menée auprès d’élèves de maternelle, montre que ceux-ci jugent meilleur un même aliment enveloppé dans l’emballage d’une marque que lorsqu’il est présenté dans un paquet anonyme.

L’imagerie cérébrale fonctionnelle (IRMf) permet d’identifier les zones activées chez l’enfant lors de la visualisation d’images de nourriture : ce sont à la fois celles en relation avec la récompense, régions limbiques et paralimbiques, et celles du contrôle cognitif, les régions préfrontales.

A la vue de logos alimentaires, l’activation cérébrale la plus importante se fait dans les régions associées au contrôle cognitif et au self contrôle pour les enfants de poids normal, par comparaison à ceux qui sont obèses, lesquels ont significativement moins d’activation dans ces zones. Ceci suggère que, les enfants obèses sont plus vulnérables aux effets de la publicité sur les produits alimentaires.

 

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Extrait de Toxic, le livre de William Reymond, que je vous conseille de lire :

 » L’hôpital John Hopkins de Baltimore propose un service intelligent aux mamans. Des techniciens spécialisés se chargent d’installer leur nouveau-né pour la première fois dans un siège auto afin de montrer aux parents la meilleure manière de s’y prendre et d’assurer sa sécurité.

L’opération a rencontré un tel succès que désormais le service est proposé, gratuitement, à n’importe quelle famille de Baltimore. En quelques minutes, un expert vérifie la conformité du siège auto, son installation et montre comment y harnacher parfaitement un bambin.

Pourquoi évoquer cette démarche sensée ? Parce que Lara Trifiletti, chercheuse au centre des préventions des accidents du même centre hospitalier, n’a pas eu à regarder très loin afin de découvrir son nouveau sujet d’étude. En voyant les familles, elle a éprouvé un choc. « D’un côté, nous nous trouvions devant de plus en plus d’enfants obèses et de l’autre nos techniciens se plaignaient des difficultés à trouver des sièges auto appropriés à ces nouveaux gabarits. »

Curieuse de savoir s’il s’agissait d’une tendance nationale, Trifiletti se renseigna. Et ses conclusions, publiées en avril 2006 par le mensuel Pediatrics, sont affolantes. Désormais, plus de 250 000enfants âgés de un à six ans pèsent plus lourd que les proportions maximales préconisées par les marques de sièges auto. Et ce chiffre augmente avec l’âge.

Lara Trifiletti a ainsi découvert que 190 000 Américains de trois ans pesaient au moins vingt kilos. Et donc, à moins d’être exceptionnellement grands, entraient dans la catégorie des obèses.

5 % de la classe américaine des trois ans est obèse ! Un chiffre monstrueux. Pourtant il faudrait ne pas s’inquiéter car la société Britax a déjà la réponse. Pour la « modique » somme de 250 dollars, cette compagnie spécialisée dans le siège auto propose un nouveau produit : le Husky, Rolls-Royce du siège pour bébé. Pesant cinq kilos de plus que le modèle normal, avec onze centimètres de largeur supplémentaires, le Husky affirme protéger les enfants pesant jusqu’à quarante kilos.

Britax est le premier fabriquant à s’infiltrer dans cette nouvelle brèche, mais son exclusivité ne devrait pas durer longtemps. Ses concurrents ont déjà annoncé de nouveaux produits. Mieux, selon toute vraisemblance, les travaux de Lara Trifiletti vont conduire l’organisme de régulation américain à modifier les normes des sièges auto pour intégrer automatiquement cette nouvelle donne.

Les exemples de l’adaptation de la société américaine à la pandémie peuvent être multipliés à l’infini. Il y a bien entendu les clubs de vacances spécialisés, où l’obèse pourra se mettre en maillot sans avoir à affronter le regard désapprobateur de l’autre. Ou la solution chirurgie esthétique, avec notamment la liposuccion, une véritable folie qui est désormais la pratique cosmétique chirurgicale la plus pratiquée du pays avec une croissance de 118% entre 1997 et aujourd’hui. Ou encore l’élargissement des lunettes de toilettes, désormais adaptées et plus résistantes afin de répondre aux besoins du nouvel Américain.

Même le Fenway Park, le légendaire stade de base-ball de Boston, en a pris son parti, puisqu’en 1999 il a dû changer la totalité de ses sièges, une majorité des fans des Red Sox se plaignant qu’ils soient devenus trop étroits pour s’y asseoir confortablement.

Comment ne pas remarquer par ailleurs que la taille moyenne des cercueils a également évolué ? Désormais renforcées, les bières mesurent jusqu’à 71 centimètres de large contre seulement 60 voilà dix ans.

Mais revenons un instant au Husky et à sa capacité d’accueil des enfants de moins de cinq ans pesant jusqu’à quarante kilos. Si le siège est confortable, il apparaît toutefois comme un véritable casse-tête pour les parents. Son volume rend l’installation à l’arrière particulièrement pénible. À moins de posséder un véhicule encore plus spacieux et gourmand en essence. Ce qui augmente plus encore la dépendance américaine au pétrole, et la pollution de l’environnement.

Car voilà le hic, l’obésité n’est en rien un nouveau challenge pouvant se résoudre à coups d’éponges magiques, de vêtements amples et de publicités rassurant l’obèse sur ses qualités viriles.

Non, les États-Unis – et demain le monde – doivent affronter les véritables conséquences de la pandémie. Qui, au-delà du génie créatif de certains, relèvent ni plus ni moins de la crise à la fois économique et sanitaire.

la suite ……. demain

 

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Le réseau Les Pharmaciens Associés lance une campagne pour sensibiliser les parents et leurs enfants à l’obésité infantile.

Le réseau Les Pharmaciens Associés lance une grande campagne de prévention et de sensibilisation à l’obésité infantile. À travers différents outils, les parents et leurs enfants pourront s’informer sur les dangers liés au surpoids chez l’enfant, mais également obtenir des conseils pour réduire les risques encourus.

Articulée autour des thèmes de l’équilibre alimentaire et de l’activité physique, cette campagne de sensibilisation durera tout au long du mois de février, et sera déclinée en affiches, badges, et objets mobiles suspendus en officines.

Une brochure sera également distribuée aux patients pour rappeler les risques liés à l’obésité infantile, permettra aux parents de surveiller le poids des enfants, ou encore les conseiller sur les gestes à adopter pour avoir une bonne hygiène de vie.

Les équipes du réseau proposeront également un livre de recettes entièrement réservé aux enfants, afin de les impliquer dans la préparation des repas.

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Une étude parue dans la revue « Pediatrics » souligne que les enfants en surcharge pondérale sont victimes des quolibets de leurs camarades mais aussi d’adultes et notamment de leurs parents. Comment transformer cette inquiétude parentale en soutien moral ? Réponse avec Patrick Tounian, chef du service de nutrition pédiatrique de l’hôpital Armand Trousseau.

Une étude souligne que les enfants en surcharge pondérale sont victimes des quolibets de leurs camarades et de leurs parents (SIPA).

Les personnes obèses sont de plus en plus victimes de remarques désobligeantes. Plus l’obésité est médiatisée, plus il semble que la stigmatisation s’accroît. Ainsi, les enfants obèses sont, en raison de leur poids, mis à l’écart dans les écoles mais aussi dans leurs propres familles. Et, à cause de ces remarques verbales, leur souffrance ne fait que s’amplifier.

La surcharge pondérale vécue négativement

Certains parents, persuadés que leur enfant est gros parce qu’il mange mal, ne supportent pas que leur progéniture véhicule cette image de mollesse, de malbouffe et de mauvaise prise en charge parentale. Car l’idée commune qui circule dans notre société est qu’un enfant est gros parce que ses parents s’occupent mal de lui.

Le surpoids de l’enfant provoque donc chez les parents à la fois culpabilité et énervement. J’ai ainsi entendu plusieurs fois en consultation des parents s’exclamer, en présence de leur enfant, « il mange n’importe quoi », « il ne bouge pas », « je t’avais dit qu’il ne fallait pas te resservir » ou « il faut que tu arrêtes de regarder autant la télé ».

Suivant la corpulence du parent, les remarques n’ont pas la même origine. Un parent mince ne comprend pas pourquoi son enfant est gros. Il croit rester mince parce qu’il fait attention à ce qu’il mange et va donc critiquer franchement son enfant. En revanche, un parent plus gros aura tendance à blâmer son enfant pour tout écart de régime parce qu’il craint qu’il subisse le préjudice qu’il a lui-même subi plus jeune, à savoir le mépris de ses condisciples.

Le problème, c’est que cette incompréhension ou inquiétude des parents ne fait qu’amplifier la souffrance de l’enfant. Le regard est autres, camarades de classe, professeurs de sport ou même parents, lui rappelle sans cesse qu’il est en surpoids, et ce de manière négative.

Dédramatiser l’obésité, diminuer la souffrance

C’est pour cela que lorsque j’accueille une famille, je demande aux parents pourquoi, selon eux, leur enfant est obèse. Souvent, j’entends la rengaine obésité-mauvaise hygiène de vie : ils me répondent que c’est parce qu’il mange trop, qu’il n’aime pas le sport. Ils déversent ainsi ce qu’ils ont sur le cœur.

Et moi je les informe, je leur explique que l’obésité est une maladie, à priori en grande partie génétique. Avant de faire maigrir un enfant, il faut expliquer d’où vient cette tendance au surpoids pour déculpabiliser et dédramatiser.

Ce n’est que comme ça que les « ne te ressers pas » à table ne signifieront pas « arrête de manger, tu es gros » mais « tu ferais mieux de ne pas te resservir car du fait de ta constitution tu auras tendance à grossir ». Si la phrase reste la même, le ressenti de l’enfant sera différent.

Ainsi, en modifiant l’image de l’obésité, déjà au sein des familles mais également dans l’ensemble de la société, on permettra aux enfants obèses d’être moins la cible de quolibets. Les enfants qui ont du diabète insulino-dépendant par exemple sont moins stigmatisés que les obèses par leurs camarades, car n’est pas associée à cette maladie une image de fainéantise et gourmandise excessive. En faisant comprendre que l’obésité est une maladie, on peut diminuer la souffrance des obèses. Et commencer sur des bases sereines le traitement.

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Pour réduire le problème croissant de l’obésité dans les pays d’Amérique latine, un retour à une nourriture traditionnelle basée sur des produits locaux comme le quinoa ou le maïs devient un enjeu essentiel dans la lutte contre la malnutrition et le surpoids.

L’obésité est devenu un problème majeur au Mexique. Le pays est le deuxième plus « gros » pays du monde après les États-Unis.

L’obésité, un problème de poids

« Le problème le plus difficile à résoudre, c’est le poids », déclare Gabriela Aro, qui dirige un programme scolaire révolutionnaire de repas basés sur des ingrédients traditionnels locaux dans la capitale bolivienne, La Paz. Le programme cible les problèmes nutritionnels chez les 153 000 jeunes défavorisés dans les 411 écoles et jardins d’enfants publics, dans l’un des pays les plus pauvres de l’hémisphère sud.

Mais, à côté des problèmes de santé établis de longue date comme la malnutrition et l’anémie, une nouvelle menace émerge : l’obésité. Bien qu’il y ait un manque de données fiables, la plupart des experts s’accordent à dire que les Latino-Américains ont, en moyenne, pris rapidement du poids.

Avec un coût annuel de 148 millions de bolivianos (soit 21 millions de dollars), le « programme La Paz » a eu un impact majeur sur certains problèmes de santé touchant les plus jeunes depuis son lancement en 2000.

Fast-food vs. nourriture traditionnelle

La malnutrition est tombée de 10,2 % à 5,9 % à partir du moment où des repas gratuits étaient servis. Pendant ce temps, l’anémie a chuté de 37 % à seulement 2 %. Cependant, la proportion d’enfants en surpoids a bondi de 17 à 25 %. « Le programme a de bons résultats, mais l’obésité est l’obstacle premier », explique Gabriela Aro à GlobalPost. « Et elle ne cesse d’augmenter. La consommation de fast-food, alimentation pleine de calories, continue à croître, et les enfants adorent ça. C’est très difficile à combattre ».

Avec le programme, les plus jeunes obtiennent un repas gratuit par jour, incluant des barres de céréales, du muesli ou du pain fabriqués à partir de graines complètes en provenance des Andes, comme l’amarante, le quinoa ou le cañihua. Ceux-ci sont complétés avec du lait, du yaourt et un fruit. Chargés de protéines, de fibres et d’une longue liste de vitamines, ces céréales combattent un problème nutritionnel grave, et aident à rassasier les enfants, avant qu’ils n’aient la « chance » de se jeter sur les stands de junk food qui se pressent à la sortie des écoles.

Les familles boliviennes abandonnent les produits locaux pour des aliments plus « modernes »

Pourtant, bien que ces produits de base traditionnels provenant des Andes occupent les premiers rayons des magasins alimentaires dans le monde développé, en Bolivie, l’urbanisation et la croissance économique poussent de plus en plus de familles à laisser derrière elles ces produits, et à adopter des régimes alimentaires « modernes », pleins de graisses saturées, de sucre et de sel. Ainsi, un nombre croissant d’enfants deviennent simultanément en surpoids et mal nourris.

« Nous adoptons une approche holistique, prenant en compte les trois questions [la malnutrition, l’anémie et l’obésité] dans le cadre d’un même problème », ajoute Gabriela Aro. « Nous voulons nous assurer que les enfants ont assez à manger, mais aussi qu’ils apprennent à faire leurs propres choix alimentaires sains. »

Néanmoins, les Boliviens peuvent se réjouir du fait que l’épidémie d’obésité est en réalité beaucoup plus forte dans d’autres parties du continent. Et parmi les pays plus touchés : l’Argentine, le Chili, les pays d’Amérique centrale et le Mexique.

L’Amérique latine subit une « transition nutritionnelle », accentuée par les importations d’aliments gras

À côté des avantages du développement économique et du libre-échange, se sont développés quelques-uns des maux de l’Occident. Il s’agit notamment de modes de vie plus sédentaires, ainsi que ce que les experts appellent la « transition nutritionnelle » : de plus en plus de gens sont exposés à des produits alimentaires transformés, peu chers, pauvres en éléments nutritifs, et riches en calories.

Selon une étude récente, alors que les tarifs d’importations ont chuté entre 1990 et 2005 en Amérique centrale, les exportations américaines de fromage transformé dans la région ont augmenté de plus de 3 000 %, tandis que les frites ont fini par occuper près d’un quart de toutes les importations de fruits et légumes.

Et utilisant un classique euphémisme académique, les chercheurs concluent : « Bien qu’il existe des arguments pour et contre la libéralisation du commerce, il est essentiel de tenir compte de ses effets sur les pauvres ».

« Nous devons changer la culture de la nourriture, qui est vraiment influencée par les grosses multinationales, et revenir à la nourriture mexicaine traditionnelle ». (Guillermo Melendez)

Le Mexique, deuxième pays le plus « gros » après les États-Unis

La mondialisation peut aussi aider à expliquer pourquoi, près de deux décennies après que l’Accord de libre-échange nord-américain [ALENA] est entré en vigueur, le Mexique est passé du statut de pays où l’obésité était pratiquement inconnue au deuxième pays le plus « gros », après les États-Unis.

Il est stupéfiant de voir que 69 % des hommes et 73 % des femmes sont en surpoids au Mexique, selon Guillermo Melendez, un médecin expert de la nutrition à la Fondation pour la santé du Mexique, un groupe à but non lucratif dans la ville de Mexico. Et le problème touche de plus en plus de très jeunes Mexicains. En 1999, 27% des enfants Mexicains étaient en surpoids ou obèses. Ils sont maintenant 31%.

Comme leurs revenus ont augmenté, les Mexicains se sont de plus en plus éloignés d’une nourriture traditionnelle à base de maïs, de haricots, de tomates et de piments, accompagnés de quelques œufs et de fromage, pour manger des quantités malsaines de viande frite.

« Nous devons changer la culture de la nourriture, qui est vraiment influencée par les grosses multinationales, et revenir à la nourriture mexicaine traditionnelle », explique Guillermo Melendez à GlobalPost. Le gouvernement passe maintenant à l’action, après avoir dressé une stratégie de prévention de l’obésité en 2010, avec quelques-unes des plus grosses compagnies alimentaires. Le plan inclut la suppression des sodas ainsi que des encas gras et sucrés dans les écoles.

L’exercice physique est un deuxième point essentiel dans la lutte contre l’obésité

Pendant ce temps, selon Guillermo Melendez, 97% des enfants mexicains ne font aucun sport à l’école. « Les enfants ont arrêté de jouer au foot dans les rues », ajoute-t-il. « Maintenant, ils n’en ont que pour la télévision et les jeux vidéo. Cela aussi doit changer ».

Alors que d’autres pays d’Amérique latine suivent le Mexique dans sa courbe montante d’obésité, le gros point d’interrogation maintenant est de savoir si les gouvernements décideront aussi qu’une intervention dans le marché alimentaire est nécessaire pour freiner la crise de la santé publique qui ne cesse de grossir.

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Les enfants qui ont fréquenté les garderies plus de dix heures par semaine entre un an et demi et quatre ans connaissent un risque d’obésité accru de 65% par rapport aux autres enfants.

Cette étude, publiée par le Journal of Pediatrics, a été réalisée auprès de 1 649 enfants nés au Québec en 1997 et 1998. Les scientifiques ont cherché à déterminer s’il existait une association entre le mode de garde de l’enfant avant quatre ans et son poids entre quatre et dix ans.

Ils ont constaté en outre que chaque tranche de cinq heures par semaine en garderie est associée à un accroissement de 9% du risque d’obésité ou de surpoids.

Les chercheurs précisent toutefois que si cette étude met en lumière une association entre mode de garde et poids de l’enfant, elle ne prouve pas le lien de cause à effet mais permet seulement de supposer que les pratiques des garderies, en matière de nutrition et d’activité physique, tendent à favoriser l’obésité.

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Selon une étude réalisée en Aquitaine, les enfants qui mangent à la cantine présenteraient un risque d’obésité moins élevé que les autres.

Petits pois et carottes flottant dans une sauce pâlotte, saucisses reluisantes et riz au lait trop gluant. Les souvenirs d’enfance des cantines scolaires ne donnent pas vraiment envie. Pourtant, y manger le midi permettrait aux enfants de voir leurs risques d’obésité diminuer. C’est ce que révèle une étude réalisée en Aquitaine sur 4 000 enfants de moins de 8 ans.

À la cantine, les enfants mangent équilibré et en quantité raisonnable

« On accuse facilement la restauration scolaire mais la qualité nutritionnelle des repas servis s’est beaucoup améliorée », assure Hélène Thibaut, coordinatrice du programme nutrition et prévention santé des enfants en Aquitaine. Ainsi, ceux qui vont à la cantine sont assurés de manger des portions adaptées à leur âge et à leurs besoins nutritionnels.

De plus, si ceux qui déjeunent à la maison sont contraints de manger plus ou moins la même chose que leurs parents – et en quantité plus ou moins similaires -, ceux qui restent à l’école ont davantage de choix. Ils peuvent ainsi découvrir de nouvelles saveurs et donc développer leurs goûts. « Un enfant commence à manger des betteraves et les autres suivent », remarque Hélène Thibaut.

Autre constat : les élèves qui restent à l’école le midi ont droit à une pause « récré » après le déjeuner. Ce moment leur permet de se dépenser davantage qu’en restant sur le canapé familial ou devant un écran. « L’étude révèle que, quel que soit le milieu social, le rôle protecteur de la cantine persiste », précise la coordination.

Comme le répètent les instances de santé, pour être en bonne santé il faut manger un peu de tout, en quantité raisonnable, et se dépenser. Les cantines scolaires font figurent de bons maîtres en la matière.

 

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Tous les pédiatres sont unanimes. L’alimentation des tout-petits doit être la plus saine possible, dès le berceau. Et force est de constater qu’ils ont raison. Une nouvelle étude, menée sur des rongeurs et publiée dans la revue « Diabètes » de l’American Diabetes Association (ADA), montre que l’alimentation des bébés, pendant les mois qui suivent la naissance et durant la petite enfance, détermine à vie le risque d’obésité. Les chercheurs de l’institut John Hopkins ont ainsi constaté que les rats nés de mères nourries avec un régime riche en matières grasses pendant la gestation, mais qui ont reçu une alimentation équilibrée après la naissance, ne sont pas obèses adultes. Au contraire, les bébés rats exposés à des niveaux de lipides normaux in utero mais allaités par les mères suivant un régime alimentaire riche en graisse deviennent obèses au moment du sevrage.

Finalement, l’alimentation du bébé in utero est certes importante mais n’a pas une influence définitive sur le futur poids de l’enfant. En revanche, les périodes d’allaitement, de sevrage et de diversification alimentaire sont décisives. En surveillant l’alimentation de son bambin dès son plus jeune âge, on limite les risques d’obésité et toutes les complications qui en découlent.

Source : American Diabetes Association (ADA)

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On estime qu’aujourd’hui, en France, 16% d’enfants âgés de 7 à 9 ans sont en surpoids. 5% d’entre eux peuvent être considérés comme obèses, ce qui représente une augmentation de 20% en vingt ans. L’obésité chez l’enfant, reconnue comme une maladie, est devenue depuis peu une priorité nationale. Pourquoi nos enfants deviennent-ils gros ? Doit-on s’en inquiéter ? Si mon enfant est gros, que faire et ne pas faire ?

  • Pr. Daniel Rigaud, médecin hospitalier et spécialiste des troubles du comportement alimentaire (TCA). Il est professeur de Nutrition à la Faculté de Médecine de Dijon, membre du collège des Enseignants en Nutrition, membre de la Société Française de Nutrition et chercheur au CNRS sur le comportement alimentaire. Il vient de publier : « Mon enfant est- il gros ? » aux éditions Tom Pousse.

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