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Dr Patrick BUENOS

Contrairement aux messages officiels, les études conduites à ce jour ne montrent pas qu’en mangeant « moins gras » on maigrit ni même qu’on se porte mieux.

L’agence française chargée de l’alimentation (Anses) a fini par l’admettre récemment.

Les études d’intervention qui ont utilisé des régimes pauvres en graisses (low-fat) ont eu des résultats contrastés : on observe parfois une baisse du poids après 4 à 8 mois. Mais après un à deux an, le poids perdu est repris dans la plupart des cas.

L’échec de la réduction des graisses comme moyen de perdre du poids est d’ailleurs maintenant admis par tous les organismes de recherche internationaux, y compris (mais bien tardivement) en France, pourtant les pouvoirs publics continuent de promouvoir des campagnes qui incitent à « manger moins gras ».

Ce que disent les organismes de recherche

  • En 1993, des spécialistes se réunissent à l’initiative des National Institutes of Health (NIH) des Etats-Unis et déclarent après avoir analysé l’ensemble des résultats obtenus avec des régimes pauvres en graisses, que ceux-ci permettent « 10% de perte de poids maximum, presque totalement repris après 2 à 5 ans. » (NIH Consensus Statement. Ann Int Med 1993, 119:764)
  • En 1998, nouvelle réunion de consensus à l’initiative des NIH. Il y est affirmé que « la seule diminution des graisses ne permet pas de faire maigrir les individus en surpoids. » (NIH Clinical Guidelines on Obesity. Obes Res 1998;6(Suppl 2):51S-209S)
  • En 2003, le ministère de la santé d’Australie réunit des spécialistes internationaux qui déclarent après avoir mis à jour les connaissances sur les régimes pauvres en graisses : « Il existe des preuves modérées que les graisses alimentaires ne sont pas un facteur indépendant du développement du surpoids et de l’obésité. » ( A review of the relationship between dietary fat and overweight/obesity. NHF, 02/2003)
  • Le 1er mars 2010, l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa, aujourd’hui Anses) corrige son précédent avis de 2001 qui conseillait de réduire les graisses à hauteur de 30-35% de l’apport calorique. Dans son nouvel avis, l’Afssa recommande pour les corps gras, une fourchette de 35 à 40% de l’apport calorique. L’Afssa précise que « en prévention primaire, les données disponibles indiquent clairement que la quantité d’énergie totale, et non la teneur en lipides des régimes, est très généralement corrélée au risque de pathologies telles que syndrome métabolique, diabète, obésité, maladies cardio-vasculaires, cancers et DMLA. »

En admettant pour la première fois que les graisses ne sont pas responsables de l’obésité et des maladies chroniques, l’Afssa contredit le Programme national nutrition santé qui conseille toujours de « limiter les graisses » au motif qu’une « consommation excessive de graisses augmente à terme le risque de prise de poids ou de développer une maladie cardio-vasculaire. »

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Une augmentation de la durée du sommeil permettrait de limiter la prise de poids chez les personnes ayant des nuits courtes.

Avis aux petits dormeurs. Une équipe de chercheurs américains a mis en évidence le rôle bénéfique d’une augmentation de la durée du sommeil dans la gestion du poids. Dormir davantage pourrait donc vous permettre de garder la ligne.

Pour évaluer le lien entre durée du sommeil et prise de poids, les auteurs ont suivi, pendant six ans, 43 personnes habituées à dormir 6 heures par nuit. Durant l’étude, une partie des participants a gardé ses habitudes de sommeil tandis que les autres ont dormi 7 à 8 heures par nuit.

Résultats : les personnes ne dormant que 6h par nuit durant l’étude ont pris 2 fois plus de poids que celles dormant davantage.

Référence :

Chaput JP, Després JP, Bouchard C, Tremblay A; Longer sleep duration associates with lower adiposity gain in adult short sleepers. Int J Obes (Lond). 2011 Jun 7. doi: 10.1038/ijo.2011.110.

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Le manque de sommeil est soupçonné depuis longtemps d’être mauvais pour la ligne.

Des chercheurs viennent de montrer qu’il nous faisait manger plus.

De nombreuses études ont montré une association entre un manque de sommeil et le surpoids. Dans le but d’éclaircir ce lien, des chercheurs Américains ont souhaité déterminer si le déficit de sommeil influençait directement le poids et comment.

Pour répondre à cette question ils ont recruté 17 adultes en bonne santé, âgés de 18 à 40 ans. Pendant 8 nuits consécutives les participants ont été assignés de manière aléatoire soit à dormir des nuits complètes soit à dormir 30% de moins. Parallèlement, les chercheurs ont effectué des prises de sang, mesuré leurs apports caloriques et leur dépense énergétique ainsi que leurs ondes cérébrales à l’aide d’un électroencéphalogramme.

Le temps de sommeil moyen sans restriction était de 6,5 heures par nuit, passant à 5,2 heures avec la restriction. Une différence faible mais conforme à celle que l’on peut observer dans la vie quotidienne. Les analyses effectuées au bout de 8 nuits révèlent que le groupe qui a dormi 1,3 heures de moins par nuit a consommé 549 kilocalories supplémentaires en moyenne par jour. A l’inverse, le groupe qui a dormi normalement a consommé 143 kilocalories en moins comparativement à ses apports caloriques avant l’expérience.

Pour les chercheurs ces résultats sont forts, ils déclarent : « Une diminution modeste du temps de sommeil, comme celle rencontrée dans la vie courante, augmente de manière très forte la prise alimentaire, sans impact sur la dépense énergétique. » Exprimé autrement cela signifie que des calories sont apportées en excédent et que l’on peut donc prendre du poids. Andrew Calvin conclut : « Il y a de réels changements biologiques qui se produisent à cause d’un manque de sommeil et qui font manger plus. » Le chercheur considère que c’est un gros facteur de risque de l’obésité.

Référence : Andrew D Calvin, Rickey E Carter, James A Levine, Virend K Somers. Insufficient Sleep Increases Caloric Intake but not Energy Expenditure. Circulation. 2012; 125: AMP030.

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Voici le détail en photos du panier du 03 octobre 2012.

Il contenait 12 variétés différentes de fruits et légumes.

Cliquez sur les photos pour les voir en plus grand (et sur la touche echap pour revenir à un affichage normal)

 


 

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Voici le panier familial que propose Thierry Collignon (agriculteur bio) le 03 Octobre 2012 pour 20 euros :

Attention le numéro de portable de Thierry Collignon pour commander est le 06 72 26 96 54 et non le 06 72 29 96 54

Cliquez sur les images pour les voir en plus grande dimension (et sur la touche echap pour revenir à un affichage normal)

 

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Vous vous réveillez au milieu de la nuit et n’arrivez pas à vous rendormir aussitôt. Avez-vous intérêt à vous lever ou rester au lit ?

Tourner dans son lit quand le sommeil ne vient pas, est-ce la bonne stratégie pour se rendormir ?

Voici quelques éléments de réponse puisés aux meilleures sources.

Se lever ou pas ?

Les spécialistes conseillent d’attendre 15 à 30 minutes au plus avant de se lever, sans garder le regard rivé sur le réveil, car c’est le meilleur moyen de prolonger l’état de veille. Donc, il est préférable de ne pas consulter sa montre ou son réveil, et d’estimer « à la louche » le temps passé au lit. Si après 30 minutes environ vous êtes toujours éveillé(e), médecins du sommeil et chercheurs conseillent de se lever.

Que faire une fois debout ?

Selon le Dr Clete Kushida (université de Stanford), neurologue et principal investigateur de nombreuses études sur le sommeil pour les Instituts nationaux de la santé des Etats-Unis (NIH), « la chambre est faite pour dormir ». Il recommande donc de la quitter et de passer dans une autre pièce pour une activité modérément divertissante mais calme. Les études conduites aux NIH montrent que les activités suivantes permettent souvent de retrouver le sommeil :

  • Lire
  • Ecouter de la musique
  • Méditer
  • Se relaxer

 

A l’inverse, les activités qui suivent sont susceptibles de torpiller pour de bon l’envie de dormir :

  • Allumer la télé
  • Consulter son smartphone ou son ordinateur
  • Sortir pour marcher

Ces activités, dit le Dr Kushida, sollicitent les centres de la vigilance et de l’éveil et s’opposent donc au retour du sommeil.

En plus, ajoute le Dr Richard Wurtman (MIT, Cambridge), la lumière que génèrent les écrans de la télé, de l’ordinateur ou du téléphone fait chuter la mélatonine, une hormone sécrétée la nuit qui favorise le sommeil. D’une manière générale, il recommande d’éviter toute lumière vive et directe lorsqu’on se lève la nuit.

Manger ou pas ?

S’il est déconseillé de vider le frigo quand on s’est levé, un petit en-cas est possible. La mélatonine est synthétisée par les cellules nerveuses à partir de la sérotonine, un messager chimique du cerveau associé au relâchement. La sérotonine est elle-même fabriquée à partir de tryptophane, un acide aminé (constituant des protéines alimentaires). On peut donner un petit coup de pouce à cette synthèse en avalant un biscuit, estime Richard Wurtman. Les glucides que renferment les biscuits favorisent le passage du tryptophane dans le cerveau et la synthèse de sérotonine. Le surcroît de sérotonine et de mélatonine peut favoriser le retour du sommeil.

Kushida CA. Countermeasures for sleep loss and deprivation. Curr Treat Options Neurol. 2006 Sep;8(5):361-6. PubMed PMID: 16901375.

Wurtman RJ, Wurtman JJ, Regan MM, McDermott JM, Tasay RH, Breu JJ. Effect of normal meals rich in carbohydrates or proteins on plasma tryptophan and tyrosine ratios. Am J Clin Nutr 2003;77:128–32.

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Une récente étude menée par deux chercheurs canadiens et publiée dans le Canadian Medical Association Journal, montre qu’une bonne nuit de sommeil permet de maigrir plus facilement.

Pour garder la ligne, dormez!

Le sommeil serait en effet un précieux allié dans la quête de minceur révèle une étude menée par Angelo Trembley et Jean Philippe Chaput, publiée dans le Canadian Medical Association Journal.

Selon les deux chercheurs canadiens, un patient en surpoids a plus de chances de maigrir s’il dort au moins sept heures par nuit. A contrario, ceux qui dorment moins de six heures ont tendance à prendre du poids.

L’étude explique en effet que le manque de sommeil génère une sensation de faim et altère la production de différentes hormones -leptine, ghréline et cortisol- qui interviennent dans la régulation de l’appétit. Autant d’éléments qui amènent les chercheurs canadiens à proposer que le sommeil fasse partie des recommandations pour accompagner les patients en surpoids au même titre que le régime et l’activité physique.

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L’activité physique et sportive (APS) médicalement prescrite et donc remboursée pourrait devenir une alternative aux médicaments et, à terme, un remède au déficit de la sécurité sociale, ont affirmé différents experts lors d’un colloque mardi 18 Septembre 2012 à Paris.

Responsable d’un décès sur dix dans le monde, selon une étude de la revue médicale britannique Lancet, le manque d’activité est mécaniquement à l’origine de diverses pathologies ruineuses pour les caisses de santé : maladies cardiovasculaires, troubles liés à l’obésité, certains types de cancers, etc. Partant de ce constat, une entreprise dédiée au sport-santé, l’Imaps, a chiffré le bénéfice d’une politique structurée de prescription du sport. Financer à hauteur de 150 euros par an une APS adaptée pour soigner les pathologies de 10% des patients en affection de longue durée (ALD), permettrait à la sécurité sociale d’économiser 56,2 millions d’euros par an.

« C’est largement prouvé. Le sport fonctionne comme un effet dose. Quand il y a surentraînement, on est dans des pathologies de surutilisation mais quand il n’y a pas d’activité, il y a les risques de la sédentarité, responsable de 15% des décès », a-t-elle rappelé en ouverture du colloque.

Dans la cadre des journées annuelles sport-santé, chaque fédération du Comité national olympique et sportif (CNOSF), « établira les caractéristiques et bénéfices de chaque discipline pour établir un Vidal des disciplines sportives », a expliqué le président de la commission médicale du CNOSF et ancien ministre des Sports, Alain Calma (par ailleurs ancien chirurgien).

Quatre groupes de travail multi-partites ont été constitués: sport et cancer, obésité, maladies cardio-vasculaires, vieillissement.

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Dans le nord de la France où l’incidence et la prévalence de l’obésité sont parmi les plus élevées en France.

Une action de prévention a été mise en place dans les cantines scolaires, qui proposent désormais des « menus anti-obésité ».

Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir la vidéo :

menus anti-obésité dans les cantines scolaires

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Une campagne visant à lutter contre l’obésité a déclenché une polémique aux États-Unis.

Aux États-Unis, une campagne visant à lutter contre l’obésité fait actuellement polémique. Elle est composée de deux spots de prévention à l’attention des habitants de l’état du Minnesota, un état particulièrement touché par le problème de l’obésité puisque les 2/3 des habitants y sont en surpoids.

Dans le premier clip, on peut voir une mère faire les courses dans un supermarché et remplir son caddie d’une grosse quantité de nourriture trop grasse, trop salée ou trop sucrée, voire tout ça à la fois. Derrière elle, sa fille âgée de 7 ou 8 ans l’imite. Quand sa génitrice s’en rend compte et que son regard s’assombrit alors qu’elle prend conscience de ce que fait son enfant, un slogan apparaît à l’écran :

« Aujourd’hui est le jour où nous devons donner le bon exemple à nos enfants. »

Cliquez sur le lien ci-dessous pour voir la vidéo :

Spot sur la responsabilité maternelle

Dans le second, deux pré-adolescents discutent dans un fast-food en attendant leur commande. Ils vantent chacun la capacité de contenance de l’estomac de leurs pères et se battent verbalement pour savoir lequel des deux mangent le plus. Le paternel de l’un des deux enfants arrive juste à temps, avec son plateau plein à craquer, pour entendre son fils dire, tout fier : « Quand je serai grand, je mangerai deux fois plus ! »

Ce genre de discours vise à faire prendre conscience aux parents qu’ils ne devraient pas montrer le mauvais exemple à leur progéniture. Dans ces cas-là, les personnes à l’initiative de cette campagne tirent sur une corde facile : la culpabilité.

Si ce type de procédé passe plutôt bien en France, la réalité est toute autre aux États-Unis.

Les Américains insistent énormément sur leur liberté. Ça fait partie d’eux, c’est dans leur culture : ils n’aiment pas qu’on leur impose les choses, qu’on leur donne l’impression de s’incruster dans leur vie pour faire changer leurs habitudes.

Cette campagne s’immisce dans la vie de l’Américain moyen pour lui faire la leçon et le culpabiliser sur le mode de :

« Eh ? C’est pas parce que t’es gros que ton enfant doit l’être, fais gaffe, un peu. »

Une campagne blessante et culpabilisante ?

la critique la plus récurrente en ce qui concerne cette campagne vient du fait qu’elle pointe les parents et leur potentielle irresponsabilité du doigt au lieu de dénoncer le fait que les aliments les moins chers sont surtout les moins sains et qu’il faut régler ce problème avant de rejeter la faute sur les parents.

Cependant, pour le Dr Marc Manley, vice-président de Blue Cross et directeur exécutif de la branche prévention de l’organisme, l’aspect culpabilisant de cette campagne était une nécessité :« Ce qui m’a convaincu, c’est une étude qui a démontré que la génération actuelle d’enfants [dans le Minnesota] aura une espérance de vie plus courte que celle de leurs parents. C’est la première fois qu’on prévoit un tel phénomène aux États-Unis, et l’obésité en est la principale cause« , explique-t-il à The Atlantic.

 

Le surpoids et l’obésité sont des sujets importants aux États-Unis : le souci, c’est que certaines des personnes ciblées par cette campagne ont eu l’impression qu’on leur fait de plus en plus comprendre que le problème, c’est eux. Avec la prise de conscience du gouvernement et la campagne Let’s Move lancée par Michelle Obama, ce genre d’initiatives risque d’être de plus en plus fréquent au pays de Nicki Minaj. Mais un juste milieu doit être trouvé entre la volonté de faire opérer une prise de conscience sans pour autant blesser et faire culpabiliser les personnes concernées.

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