Pour la 4ème année consécutive, la British Dietetic Association (BDA), vient d’établir son classement 2013 des 5 régimes de stars qu’il faut absolument éviter d’entreprendre pour rester en bonne santé.
Le régime Dukan, prisé par Jennifer Lopez entre-autres, consiste à consommer de fortes quantités de protéines et de faibles apports en glucides. Manque d’énergie, constipation, nécessité d’une supplémentation en vitamines et minéraux et enfin mauvaise haleine sont les risques pointés par la BDA.
Attention également au régime Biotyping draconien de Boy George, apparu cette année fortement amaigri. Ce régime consiste à se nourrir uniquement d’aliments sélectionnés en fonction de sa signature biologique. Il en existerait 6 définies à partir de dosages hormonaux et de la répartition des graisses dans l’organisme de chacun. Bien que cette approche permette de perdre du poids, ces diététiciens expliquent que ce type de régime engendre de nombreuses carences et nécessite surtout de prendre une quantité trop importante de compléments alimentaires.
Comme Gwyneth Paltrow, certains sont tentés d’adopter un régime alimentaire excluant totalement le gluten de l’alimentation. Les experts de la BDA rappellent qu’en dehors des personnes souffrant de maladie coeliaque ou d’intolérance au gluten, aucune étude scientifique n’a montré l’intérêt de cette méthode dans le cadre d’un régime amaigrissant.
Appelé “Alcorexia” ou “Drunkorexia” ce régime alimentaire prisé des mannequins consiste à substituer quasiment tous les aliments solides ou liquides par de l’alcool. Les jeunes femmes consomment très peu de calories durant la semaine afin de se garder un stock de calories important pour s’adonner au binge drinking durant le week-end. Déjà affaibli par une semaine de famine, le corps risque ensuite de subir de forts dommages face à l’assaut d’une surconsommation d’alcool estime la BDA.
Enfin, en numéro 1 des régimes de stars dangereux pour la santé, les diététiciens britanniques ont choisi de jeter la pierre au “Breatharian Diet”. Ce régime connu en France sous le nom de “Respirianisme” fait parti du culte prôné par une secte affirmant qu’il est possible d’atteindre un niveau de méditation permettant de se nourrir uniquement d’air et de lumière. L’actrice Michelle Pfeiffer a confié récemment avoir, à ses débuts, pratiqué ce type de (non-)nutrition.
Par ailleurs, un autre régime à la mode, même s’il ne touche pas les stars : le régime « boules de coton ». Comme son nom l’indique, ce dernier consiste vraiment à avaler des boules de coton mais imbibées de jus d’orange, d’un smoothie ou tartinées de confiture pour mieux les faire passer et leur donner un goût « plus savoureux ». Le but étant de remplir son ventre sans prendre un gramme...
Dr BUENOS : tout ce qu’il ne faut pas faire.
Le régime « boules de coton », en plus d’être inefficace, peut être dangereux ………..
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» Si j’écris ce livre, c’est pour proposer une solution à une forme de souffrance inutile et pourtant de plus en plus répandue. Nos batailles avec la nourriture nous causent en
effet une immense détresse émotionnelle faite de culpabilité, de honte et de dépression. En tant que médecin, j’ai aussi vu comment nos problèmes alimentaires peuvent entraîner des maladies débilitantes et même une mort précoce.
Selon le département de la Santé des Etats-Unis, près de deux adultes américains sur trois sont obèses ou préobèses. On estime aussi à plusieurs millions le nombre d’Américains qui souffrent d’anorexie ou de boulimie. Certains parlent d’une épidémie de «troubles de l’alimentation»; je préfère, pour ma part, y voir un déséquilibre grandissant de notre relation avec la nourriture. Une des causes primaires de ce déséquilibre est en fait la carence en un nutriment essentiel à l’humain : la pleine conscience. La pleine conscience, c’est l’acte par lequel nous portons une attention entière et dénuée de tout jugement à l’expérience du moment présent. Mon livre explore les façons d’utiliser cette pleine conscience pour nous libérer des habitudes alimentaires malsaines et pour améliorer notre qualité de vie dans son ensemble.
Devant l’échec des méthodes actuelles, le besoin d’une nouvelle approche pour traiter les problèmes alimentaires est criant. Les recherches montrent, par exemple, que peu importe le régime amaigrissant que les gens suivent et peu importe le type d’aliments qu’ils adoptent ou qu’ils abandonnent, ils ne perdent en moyenne qu’entre huit et onze livres (entre 3,6 et 5 kilos) qu’ils reprennent en plus ou moins un an. Seuls quelques individus réussissent à perdre un poids important de façon définitive. Il est donc évident que les régimes amaigrissants ne constituent pas une véritable solution.
Nous avons aussi cherché à régler nos problèmes de poids en modifiant la composition de nos aliments, dans l’espoir de pouvoir ainsi maintenir notre façon déséquilibrée de manger tout en évitant ses effets pernicieux. Nous avons donc éliminé les calories, le gras, le sucre et le sel pour ajouter des protéines, des vitamines, des fibres, du gras artificiel et des édulcorants chimiques. Cette guerre qui se mène sur le terrain de la nourriture a été pour les entreprises productrices d’aliments transformés l’occasion d’accroître leurs profits, mais elle n’a eu aucun effet sur nos tours de taille ni sur notre besoin de retrouver une manière saine de nous alimenter.
Une autre approche a consisté à s’attaquer à la graisse accumulée dans nos corps, que ce soit par des régimes draconiens, par une activité physique compulsive ou par la liposuccion. Nos cellules de graisse font pourtant leur travail de leur mieux pour nous aider à conserver notre chaleur et pour nous fournir un combustible d’urgence dans les périodes de vaches maigres. Bien sûr, ces cellules peuvent être retirées à l’aide d’une chirurgie, mais, si nous continuons à ingérer trop de calories, de nouvelles cellules adipeuses vont se créer pour remplir consciencieusement leur rôle de réserves d’énergie.
Nous avons aussi essayé d’autres méthodes qui portent atteinte au corps. Ainsi, la plupart des grands hôpitaux ont maintenant un département de médecine bariatrique, où l’on traite l’excès de poids par des chirurgies et un ensemble de soins postopératoires. Ces interventions consistent à réduire le volume de l’estomac ou encore à détourner les aliments de leur trajectoire normale dans l’intestin pour empêcher leur absorption complète. La personne dont le volume de l’estomac a été réduit ne peut manger qu’une demi-tasse à une tasse d’aliments à la fois, sinon elle éprouve des douleurs, des nausées et d’autres malaises. Quant à la méthode de malabsorption, elle peut entraîner une diarrhée chronique et nécessiter la prise de nombreux suppléments alimentaires afin d’éviter la malnutrition. Certes, la chirurgie peut aider les gens à perdre du poids et enrayer les problèmes découlant de l’obésité, tels que le diabète. Cependant, plusieurs années après une telle chirurgie, il semble que de nombreux patients recommencent à prendre du poids et que seulement une personne sur dix arrive effectivement à maintenir le poids visé. Et, pourtant, chaque année, des centaines de milliers d’individus subissent cette chirurgie coûteuse (au moins 25 000 dollars US) et risquée (au moment d’écrire ce livre, on sait qu’un patient sur cent en meurt et qu’un sur dix subit de graves complications nécessitant souvent une nouvelle chirurgie). En fait, les coûts liés à ces traitements les rendent véritablement inaccessibles à la plupart des gens.
(Dr BUENOS : je ne suis pas d’accord avec cette vision de la chirurgie qui mélange les résultats de différentes techniques très différentes et qui rapportent des chiffres faux, me semble t’il en France, et qui ne tiennent pas compte des prises en charges multi-disciplinaires actuellement proposées)
Les personnes ayant subi une chirurgie bariatrique sont forcées de changer leurs habitudes alimentaires et de manger de façon pleinement consciente, sinon elles s’exposent à de graves malaises. De nombreux patients apprennent toutefois à déjouer les restrictions que leur impose leur anatomie intestinale altérée, et, par conséquent, ils reprennent du poids.
(Dr BUENOS : Jan Chozen Bays évoque là les techniques malabsorptives comme le By pass. Cela ne s’applique pas aux techniques restrictives telle que la Sleeve gastrectomy)
On observe aussi chez un bon nombre de ces patients l’apparition de «dépendances de transfert» à l’égard de l’alcool, du jeu, de la consommation ou de la sexualité.
Si les régimes amaigrissants et la chirurgie ne constituent pas des traitements vraiment efficaces pour les adultes, ils ne seront certainement pas plus utiles aux vingt pour cent d’enfants américains qui sont actuellement obèses ou préobèses. Jusqu’à il y a environ dix ans, nous, les pédiatres, ne rencontrions que rarement des enfants avec des problèmes de surpoids dans nos cliniques. Ces cas sont maintenant courants, tout comme le sont les cas de complications graves comme le diabète. Certains chercheurs prédisent qu’en raison des déséquilibres qui caractérisent notre relation avec la nourriture et l’alimentation la durée de vie de la génération actuelle sera plus courte que celle de la génération précédente. Cependant, pour éviter de créer chez les jeunes enfants une névrose et une obsession autour de leur régime alimentaire et de leur poids, il nous faut trouver une nouvelle approche du problème.
Des défis analogues se posent d’ailleurs dans la recherche de solutions pour les personnes dont le poids chute dangereusement à cause de l’anorexie ou de la boulimie. Le traitement médical, comportant l’hospitalisation, l’alimentation par voie intraveineuse et l’alimentation liquide par sonde gastrique, ne produit souvent qu’un gain de poids temporaire.
La situation est claire : les pays développés sont aux prises avec une grave épidémie de déséquilibres alimentaires. Il est urgent de trouver un traitement efficace aussi bien pour les enfants que pour leurs parents, un traitement abordable ou même gratuit qui pourrait être utilisé par tous, un traitement qui, au moins, serait dépourvu de tout effet indésirable et, mieux encore, aurait des effets secondaires positifs.
Le meilleur traitement en serait un qui pourrait être initié avec la formation et l’encadrement de professionnels, mais qui serait suffisamment motivant et facile à suivre pour que les gens le maintiennent à long terme de façon autonome. Ce traitement devrait être accessible aux personnes de tout âge et de toute condition sociale, notamment aux enfants. Il devrait avoir un effet immunisant qui empêcherait les enfants de se retrouver plus tard avec de véritables troubles de l’alimentation. Il devrait servir de ferme soutien à ceux qui sont déjà engagés dans un traitement médical ou chirurgical. Et, idéalement, ce traitement produirait des changements durables et définitifs.
La pleine conscience est le seul traitement que je connaisse qui répond à tous ces critères. La pleine conscience traite nos déséquilibres à leur source. Le problème n’est pas dans nos aliments. Ce ne sont que des aliments. Ils ne sont ni bons ni mauvais. Le problème n’est pas non plus dans nos cellules adipeuses, ni dans notre estomac ni dans notre intestin grêle. Toutes ces parties de nous-même font simplement et tranquillement leur travail. La solution à long terme ne consiste pas à consommer des aliments dont les nutriments ont été supprimés, ni à mutiler des organes sains ni à provoquer volontairement une maladie secondaire grave, la malabsorption. La source du problème est dans nos pensées et dans nos émotions, dans notre cerveau et dans notre cœur. Et la pleine conscience est l’outil parfait pour cette délicate opération qui consiste à mettre au jour les mécanismes intérieurs de ces deux organes essentiels. La pleine conscience est le catalyseur parfait pour mettre en mouvement le processus de leur guérison totale.
Ce livre a été inspiré par l’enthousiasme généré par les retraites d’alimentation en pleine conscience que nous animons au monastère zen où je vis et enseigne. Parmi nos nombreux ateliers et retraites, les retraites d’alimentation en pleine conscience semblent celles qui suscitent le plus d’engouement et de satisfaction devant le pouvoir de cette approche de jeter de la lumière sur un aspect aussi vital de notre existence, et ce, même chez les gens qui n’ont que peu d’expérience de la méditation. Alors que l’absence de conscience dans l’acte de se nourrir entraîne des souffrances profondes et inutiles, la pleine conscience appliquée à l’alimentation nous permet d’accéder à un univers de découvertes et de plaisirs. Un univers qui restait caché, juste-là, sous notre nez, littéralement.
Je souhaite sincèrement que ce livre vous ouvre à la joie de ces actes simples de manger et de boire, et que vous trouviez dans la nourriture une satisfaction authentique, profonde et durable, et un plaisir soutenu tout au long de votre vie. »
Dr BUENOS : Au sein du réseau ROSA, nous sommes pleinement convaincus que l’alimentation en pleine conscience a sa place dans la prise en charge de l’obésité. Le Dr BONDON (psychiatre comportemental) la développe et propose déja aux patients du réseau des séances collectives d’initiation plusieurs lundi consécutifs. Ne pas hésiter à prendre contact avec lui au 04 67 11 25 41.
J’exprimerai 2 réserves majeures à l’introduction de Jan Chozen Bays, la première est qu’à mon avis l’alimentation pleine conscience est un outil très intéressant et utile dans la prise en charge de l’obésité, mais elle n’est pas l’outil miracle qui solutionnera le problème.
Au sein du réseau ROSA, nous pensons que la solution est multifactorielle et nécessite une prise en charge multiple : diététique, d’activité physique encadrée, de travail de la silhouette, de conseil en image et ……. parfois aussi de chirurgie.
La 2° réserve majeure est que Jan Chozen Bays met toute la chirurgie de l’obésité dans un même sac, or les techniques actuellement proposées sont très différentes avec des complications, des résultats à court et long terme très différents selon qu’il s’agisse d’un bypass ou d’une sleeve gastrectomy.
Nous pensons en particulier au sein du réseau ROSA que la sleeve gastrectomy encadrée par une prise en charge complète (qui inclut l’alimentation pleine conscience …..lol) aura de meilleurs résultats tant fonctionnels que sur la perte de poids à long terme.
Pour cela , nous ne nous contenterons pas d’un ressenti de patients qui viennent en séminaire ou en consultation, mais nous faisons une évaluation prospective.
Les premiers résultats des résultats des patients pris en charge en 2013 dans le réseau seront publiés au mois de décembre 2013 sur le site www.reseau-obesite-rosa.fr .
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Préface d u livre de Jan Chozen Bays par le Dr Gérard APFELDORFER, psychiatre, spécialiste des questions de comportement alimentaire, président d’honneur du GROS (Groupe de réflexion sur l’obésité et le surpoids) :
« Combien sont-elles,aujourd’hui,les personnes en souffrance avec leur comportement alimentaire et leur poids ?
Combien sont taraudées par l’angoisse, la culpabilité,la honte, le désespoir?
De nombreux facteurs se conjuguent dont les plus importants sont la pression sociale en faveur d’une minceur, et même d’une ultra-minceur, impossible à atteindre pour la majorité de la population. Et la méfiance grandissante vis- à-vis des aliments qui nous sont proposés : l’industrialisation de la production agroalimentaire nous conduit à manger des aliments de provenance et de composition inconnues, des objets comestibles non identifiés, des OCNI, ainsi que les nomme plaisamment le sociologue Claude Fischler.
Le perfectionnisme diététique en vue de préserver sa santé, ce qu’on appelle l’orthorexie, ne fait en pratique qu’alimenter nos angoisses : comment nous assurer de la qualité, de l’innocuité, de la pureté de ses aliments, de leur adéquation? A quel saint nous vouer lorsque la nutrition officielle ne sait offrir qu’un savoir fluctuant, lorsque charlatans et sectes de tout poil nous abreuvent de conseils contradictoires?
Lorsqu’on mange avec sa tête, c’est avec méfiance, la peur au ventre.
Quant au contrôle mental de son alimentation en vue de maigrir ou de ne pas grossir, ce que l’on appelle la restriction cognitive, ou plus communément un régime amaigrissant, on en connaît aujourd’hui les résultats : si le volontarisme fonctionne à court terme, il échoue à moyen terme, et, au-delà de deux à trois ans, on regrossit dans 90 à 95 % des cas, non sans avoir fréquemment développé au passage des troubles du comportement alimentaire, aggravé ses problèmes pondéraux et perdu sa propre estime.
Devenir un «mangeur réflexif», qui mange en fonction de ses croyances, ou des connaissances scientifiques du moment, comme on nous y incite, aggrave finalement nos difficultés : la rationalité entre vite en conflit avec nos appétits, qui enflent au fur et à mesure que nous les négligeons. J’ai envie de ceci, mais je dois manger cela ; j’ai faim, mais ce n’est pas l’heure; je n’ai pas faim, mais c’est l’heure; si je ne mange pas maintenant, je n’en aurai plus ensuite; si je faute, autant aller jusqu’au bout…
Quelle erreur de croire que manger puisse se résumer à faire le plein de carburant à la pompe, à absorber les bons nutriments ! Nous nous remplissons à défaut de nous nourrir, ce qui nous laisse sur notre faim, privés d’un plaisir somato-psychique, d’un temps de communion durant lequel corps et esprit se réunifient, d’un temps de partage, d’ouverture au monde, d’un acte de culture.
Dans cette affaire, nous cessons aussi d’avoir accès à la fonction apaisante, bienfaisante, des bonnes nourritures, pleines de sens, presque toujours grasses et/ou sucrées. Échouant à nous réconforter, nous persistons et mangeons sans faim, sans fin. Mais voilà : de telles conduites nous culpabilisent, nous dégoûtent de nous-mêmes.Voulant éviter les sombres pensées, les émotions pénibles, nous ne faisons qu’en créer de nouvelles. Que faire alors, si ce n’est tenter de nous anesthésier plus encore ?
Enfin, nous souffrons aussi d’une césure, d’un rejet de notre corps. Trop gros, trop mou, trop laid, ne se manifestant à nous que sous la forme de besoins pressants, il devient un objet de haine. Comment ne pas en arriver là, dans ce monde qui, d’une part, assimile beauté et minceur et, d’autre part, ne cesse d’affirmer que nous sommes ce que nous semblons être?
Ce corps haï, nous nous mettons alors à vouloir l’oublier afin d’exister en dehors de lui. Nous nous fantasmons alors en purs esprits, sans plus de sensations corporelles. Malheureusement, le corps, si j’ose dire, ne l’entend pas de cette oreille, et nous adresse alors d’intenses et douloureux messages qui débordent notre volonté : ça se met à manger, ça se met à souffrir.
Jan Chozen Bays est médecin. Elle propose sa thérapie, point par point : il s’agit tout d’abord de redécouvrir le vrai goût des aliments, de réapprendre comment ils se mangent : avec toute l’attention, tout le respect dont nous sommes capables. Nous redécouvrons alors la faim, le rassasiement, la satiété, nos différentes appétences, sensations et émotions, qui traduisent nos besoins, dont la fonction est de nous permettre de consommer les justes quantités des justes aliments, dans le juste moment. Manger en pleine conscience, c’est cela : faire confiance à son corps, à ses mécanismes de régulation. Intuitivement, nous savons ce qui est bon pour nous, si nous savons nous mettre à l’écoute.
En ce qui concerne nos difficultés à vivre nos émotions, à défusionner d’avec nos pensées pénibles, Jan Chozen Bays nous parle de choses simples : le vide et le plein, ce besoin que nous ressentons de colmater les failles, de nous remplir la panse pour nous vider la tête. Notre monde nous propose des désirs manufacturés, clés en main, qui nous entraînent dans une course à l’échalote. La frénésie qui s’empare de nous, nous la voyons comme salutaire puisqu’elle étouffe temporairement cette machine à penser, à résoudre la multitude de problèmes qui nous occupent tant. Jan Chozen Bays nous insuffle son calme, et, tout à coup, nous cessons la lutte avec nous-mêmes.
La démarche de pleine conscience permet encore, grâce à des exercices répétés, de renouer avec son corps, de témoigner sa gratitude à chacune de ses parties. Nos membres, notre ventre, notre poitrine, notre dos, notre cœur, nos poumons, nos viscères, notre tête nous constituent ; nous sommes là, vivants, pensants, ressentants, conscients de tout cela. Comment ne pas être reconnaissants ? Comment aussi ne pas montrer de la compassion vis-à-vis de soi-même?
On reconnaîtra là bien des éléments du bouddhisme. Rien d’étonnant, puisque Jan Chozen Bays est professeur de bouddhisme zen, et désormais abbé d’un monastère zen dans l’Oregon. En ce qui me concerne, je me définis comme laïc de stricte obédience. Mais il me faut bien admettre que je n’ai rien trouvé de plus puissant, à ce jour, que les outils de la méditation en pleine conscience pour aborder les difficultés psychologiques et émotionnelles. Du coup, je me sens débordant de gratitude, de bienveillance, pour ceux qui, au long des millénaires, ont développé ces pratiques, et pour ceux qui, plus récemment, tel le Dr Jon Kabat Zinn, les ont converties en outils psychothérapeutiques remarquablement efficaces.
Ces approches fondent désormais ce qu’il est convenu d’appeler la troisième vague des thérapies cognitivo-comportementales. La première consistait en une attention portée sur les facteurs de maintien des comportements, la deuxième sur les mécanismes de pensée et les croyances conscientes et inconscientes, et la troisième vague fait de l’acceptation émotionnelle l’élément moteur sur lequel il convient d’axer le travail thérapeutique. La méditation en pleine conscience en constitue l’ossature.
Je suis heureux, désormais. Heureux de constater que ce chemin ardu, qui est le mien, qui est celui de Jan Chozen Bays, séduit de plus en plus de thérapeutes et de mangeurs. Ils redécouvrent ce que manger veut dire, deviennent capables de vivre leurs émotions, leurs sensations, leurs pensées, quelles qu’elles soient, sans les fuir ou les combattre, sans développer d’addiction. On appelle cela l’intuitive eating, un mouvement désormais mondial, et vous y serez en bonne compagnie.
Qu’est-ce que la vie, dès lors? Les plaisirs, les douleurs, les joies et les peines se succèdent ; moment après moment, attentivement, nous les vivons, du mieux que nous pouvons. »
Dr BUENOS :
Si cette préface est arrivée à susciter votre intérêt, suivez nous dans la découverte des prochains chapitres du livre de Jan Chozen Bays, « Manger en pleine conscience » que l’on vous conseille d’acheter et de vous approprier.
Nous vous en livrerons quotidiennement des extraits.
La suite ……………demain.
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Télévision, ordinateur, smartphone, qu’importe. Les enfants sont tout sauf concentrés sur ce qu’ils mangent, selon une étude du Syndicat français des aliments de l’enfance.
Absorbés par les images qu’ils ont devant les yeux, les enfants de moins de trois ans ne font pas attention à ce qu’ils mangent et augmentent les quantités avalées. Le Syndicat français des aliments de l’enfance (SFAE), qui publie l’étude Nutri-Bébé SFAE 2013, s’inquiète de cette banalisation des écrans chez les petits pendant les repas. « 15% des bébés de quinze jours à trois mois mangent déjà devant une distraction », indique l’enquête réalisée sur la base de données TNS Sofres auprès de 1 188 mères d’enfants ayant entre 15 jours et 3 ans. En tout 29% des enfants de 0 à 3 ans mangent devant un écran.
Ce phénomène en augmentation a des répercussions sur le rapport qu’il entretient avec la nourriture mais aussi sur la communication familiale. « Face à ces technologies, l’enfant appuie sur un bouton ou une icône, il a une réponse immédiate, il n’apprend ni à se concentrer ni à gérer sa frustration. Cela a des conséquences sur son alimentation : l’enfant n’analyse pas ses perceptions (goût, odeur, toucher…), il supporte mal l’attente », analyse l’étude.
Pour le pédiatre Alain Bocquet responsable du groupe nutrition de l’AFPA (Association Française de Pédiatrie Ambulatoire) interrogé par l’étude, le risque de surconsommation alimentaire est réel pour l’enfant. « Un enfant qui mange devant la télévision consomme une ration calorique plus importante, avale machinalement sans savourer son repas, sans se rendre compte des quantités absorbées », commente-t-il.
Côté communication, l’enquête souligne que « le repas se déroule sans communication, sans partage et sans échange », à contre-courant de ce qui est recommandé par les nutritionnistes et spécialistes de l’enfance.
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Boire un café six heures avant de dormir fait perdre une heure de sommeil, sans que l’on s’en rende compte.
À quel moment peut-on s’autoriser un dernier café dans la journée sans pour autant perturber son sommeil ? Chacun a son avis sur le sujet, entre ceux qui ne prennent «jamais de café au-delà du repas du midi sinon c’est l’insomnie » et les insensibles qu’un café le soir «n’empêche pas de dormir ». Des membres du Centre de recherche sur les troubles du sommeil de l’hôpital Henry-Ford de Detroit (États-Unis) ont mis au point une expérience afin de répondre scientifiquement à la question.
Douze volontaires ayant un sommeil normal devaient, pendant quatre jours d’affilée, s’abstenir de boire du café et avaler chaque jour trois comprimés à des heures différentes. Le premier six heures avant le coucher envisagé, le second trois heures avant et le dernier au moment de se coucher. Chaque fois, l’un des comprimés contenait 400 mg de caféine, soit l’équivalent de deux ou trois tasses de café moulu, et les deux autres un placebo (produit inactif). Sauf le quatrième jour, où les trois comprimés ne contenaient que du placebo pour permettre la comparaison avec une nuit «sans caféine ». Tout au long de l’expérience, les volontaires ignoraient si les comprimés contenaient ou non de la caféine.
Les résultats confirment l’effet néfaste sur le sommeil de la caféine prise trop près du coucher. Ce n’est pas une surprise. «Une dose de caféine de 150 mg, prise une demi-heure avant le coucher a pour effet d’allonger beaucoup la période d’endormissement, de réduire notablement la durée du sommeil, mais aussi d’agir sur d’autres éléments de l’architecture du sommeil, en particulier en réduisant le temps consacré aux stades les plus profonds du sommeil à ondes lentes, les plus réparateurs », écrivait le Pr Jean Costentin, membre des Académie de médecine et de pharmacie dans Café, thé, chocolat. Les bienfaits pour le cerveau et pour le corps (Éditions Odile Jacob).
Sources cachées
En revanche, l’étude de Detroit fournit deux informations nouvelles. La première, c’est que le café de fin d’après-midi nuit effectivement au sommeil. Dans l’expérience, même prise six heures avant le coucher, la caféine réduit la quantité de sommeil habituelle puisque les cobayes ont dormi en moyenne une heure de moins que la nuit suivant une journée sans caféine. Selon le Dr Anthony Dubroc, pharmacien et fondateur du site www.mysommeil.com,«ceci renforce la connaissance, jusque-là empirique, d’une durée d’activité du café allant de trois à six heures selon les individus, et la recommandation d’éviter le café au moins six heures avant d’aller se coucher ». La sensibilité individuelle est très variable d’une personne à l’autre et la situation est différente selon la qualité de base du sommeil d’une personne. «Ce sont surtout ceux qui ont des troubles du sommeil qui ne doivent pas prendre de café au-delà du déjeuner », explique au Figaro le Pr Costentin.
Le deuxième enseignement de cette étude, encore plus étonnant, c’est que cette perte d’une heure de sommeil est passée complètement inaperçue des dormeurs, qui ont eu l’impression de faire leur nuit habituelle.
«Il faut aussi se méfier des sources discrètes de caféine, remarque le Dr Dubroc, car les gens oublient qu’il y en a par exemple dans le thé, les sodas ». Sans parler bien sûr des boissons énergisantes. «Ce n’est pas la peine de remplacer le café par du thé, s’amuse le Pr Costentin. En effet, ce que l’on appelle très improprement la théine dans le thé est en réalité de la caféine !» Autre ennemi dissimulé du marchand de sable, les écrans. En début d’année, le Pr Charles Czeisler, spécialiste du sommeil à la Harvard Medical School, rappelait dans la revue scientifique Nature qu’il faudrait aussi se pencher sérieusement sur l’usage vespéral galopant des écrans, dont la lumière nuit particulièrement à la préparation physiologique du sommeil.
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La pilule Norvelo serait moins efficace pour les femmes pesant plus de 75 kilos et carrément inefficace pour les femmes dont le poids dépasse les 80 kilos. Une information confirmée par la branche française de HRA Pharma, le laboratoire qui commercialise ce médicament.
Selon le président directeur général du laboratoire, Luc Massart, cette réserve quant à l’efficacité de la pilule du lendemain « est une chose sue par tous les experts ».
Toujours est-il que la version française de la notice du médicament, consultable sur la base de données des médicaments, n’en fait pas encore mention. À la suite d’une décision de la Commission européenne datant du 10 novembre dernier, la notice devrait néanmoins être mise à jour dans tous les pays de l’Union d’ici mi-2014.
L’une des principales études sur le sujet a été menée par Anna Glasier, professeure d’obstétrique et de gynécologie à l’Université d’Edimbourg. En 2011, les résultats de ses travaux montrent que les pilules d’urgence à base de levonorgestrel tendent à être moins efficaces chez les personnes à fort indice de masse corporelle.
Au regard de ces nouvelles données, HRA Pharma décide en décembre 2012 de demander à l’Union européenne de mettre à jour les informations concernant le Norlevo. Il aura fallu plus d’une année, pour que l’Ema ne rende sa décision.
Selon Luc Massart, l’influence du poids comme facteur d’inefficacité ne se cantonne pas au Norlevo et s’étendrait « à l’ensemble des ‘pilules du lendemain' ».
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Si de nombreux facteurs sont aujourd’hui impliqués et documentés, comme les facteurs de mode de vie ou les facteurs environnementaux, la question de l’influence du « génétique » reste posée : Jusqu’à quel point nos gènes sont-ils responsables d’un surpoids ou d’une obésité chronique ?
Une étude new-yorkaise identifie un « drôle » de gène, CEP19, dont l’absence semble entraîner à la fois obésité morbide et…sédentarité.
Les chercheurs du Mount Sinai (New York) et d’autres instituts américains et israéliens ont séquencé et comparé l’ADN des membres d’une même famille, sur plusieurs générations, affectés et non affectés par l’obésité. Certains membres de la famille présentait une obésité morbide (IMC = ou> 40 kg /m2). Toutes les personnes touchées par cette obésité avaient un poids normal à la naissance, leur obésité s’était développée autour de l’âge de 3 ans, leur pression artérielle était élevée et elles présentaient des symptômes de la maladie du foie gras. La grande majorité des membres atteints d’obésité morbide présentaient un syndrome métabolique. Les chercheurs ont prélevé des échantillons de sang de 13 membres de la famille atteints d’obésité et de 31 membres non atteints.
L’analyse ADN montre que 90% des membres de la famille atteints d’obésité ont une copie anormale du gène CEP19, qui code pour une protéine présente dans de nombreux tissus de l’organisme.
Les chercheurs ont donc voulu reproduire les effets de cette anomalie du gène CEP19 chez des souris génétiquement modifiées. Ils constatent que les souris dépourvues de ce gène ont un poids corporel 2 fois plus important, 2 fois plus de graisse corporelle, mangent plus et bougent moins. En plus, dès 18 semaines, elles présentent une intolérance au glucose donc une susceptibilité au diabète.
C’est un nouveau gène identifié, impliqué dans le développement de l’obésité et de la sédentarité, ce qui fait son intérêt et sa spécificité. Cependant, ce n’est pas le seul gène en cause : On peut citer le bien connu FTO , mais aussi KSR2, ou encore BMP8B, et il y a probablement de nombreux autres facteurs génétiques impliqués. Cependant, c’est une nouvelle cible moléculaire pour le développement de traitements de l’obésité comme de la malnutrition. Mais il reste, par des études plus larges à estimer la prévalence de cette mutation chez les patients obèses.
Source: The American Journal of Human Genetics November 21 2013 doi:10.1016/j.ajhg.2013.10.025 Morbid Obesity Resulting from Inactivation of the Ciliary Protein CEP19 in Humans and Mice
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Notre sens du goût est-il altéré par le surpoids ou l’obésité ?
Une étude de l’Université de Buffalo suggère en effet que l’obésité peut modifier notre goût au niveau le plus fondamental, celui de la langue, en modifiant les caractéristiques de nos cellules gustatives.
L’étude constate en effet que les souris obèses ont moins de cellules gustatives et que ces cellules sont moins réactives que chez les souris de poids normal.
Ainsi, dès la première étape du goût, il y a les cellules récepteurs du goût qui sont elles-mêmes directement affectées par l’obésité.
Kathryn Medler, professeur agrégé de sciences biologiques à l’Université de Buffalo montre, à partir de 25 souris obèses versus 25 souris saines, que les souris obèses ont moins de cellules gustatives et que leurs cellules réagissent moins bien aux stimuli sucrés. Pour mesurer cette réponse à différents goûts, l’équipe a évalué la signalisation calcique ou les taux de calcium dans les cellules, qui, lorsque les cellules « reconnaissent » un goût, marquent une augmentation temporaire. Globalement, les cellules gustatives des souris obèses répondent plus faiblement non seulement à la douceur, mais aussi à l’amertume. En revanche, les cellules gustatives des souris obèses et des souris saines réagissent de manière identique à l’umami, une 5ème saveur (au même titre que le sucré, le salé, l’acide et l’amer) pour laquelle il existe des récepteurs spécifiques.
On savait que l’obésité entraîne des modifications dans le cerveau, ainsi que dans les nerfs qui contrôlent le système gustatif périphérique, mais, curieusement, aucune recherche n’avait encore porté sur les cellules sur la langue qui entrent en contact avec la nourriture.
Or, dès cette première étape dans la voie du goût, les cellules sont touchées par l’obésité et cette modification du goût joue un rôle important dans la régulation de l’appétit. Cette incapacité à détecter la douceur ou le salé pourrait expliquer l’appétence des personnes en surpoids pour les aliments sucrés et salés, et participer ainsi à l’aggravation de la prise de poids.
Les chercheurs ont maintenant pour objectif de faire revenir ces cellules « à la normale », une option thérapeutique qui passe par la langue, donc plus accessible que celles qui ciblent le cerveau.
Diet-Induced Obesity Reduces the Responsiveness of the Peripheral Taste Receptor Cells
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Les enfants qui dorment plus longtemps ont moins faim et perdent du poids.
Une histoire et au lit de bonne heure : voici peut-être le nouveau régime à proposer à vos enfants pour éviter surpoids et obésité. C’est ce que suggère une étude américaine publiée dans Pediatrics.
L’obésité chez les enfants peut avoir plusieurs causes : une alimentation déséquilibrée, le manque d’exercice… Mais d’autres facteurs méconnus, comme le manque de sommeil, pourraient aussi jouer un rôle.
Des chercheurs du Temple’s Center for Obesity Research and Education (CORE) ont testé l’effet de changements de la durée du sommeil sur l’appétit et le poids. L’étude a duré 3 semaines et a porté sur 37 enfants âgés de 8 à 11 ans, dont 27 % étaient en surpoids ou obèses. Pendant la première semaine, les enfants dormaient comme à leur habitude. La deuxième semaine, certains devaient réduire leur durée de sommeil d’une heure 1/2, d’autres l’allonger de la même durée ; pendant la semaine suivante, ils faisaient l’inverse.
Résultats : pendant la semaine où les enfants ont dormi plus longtemps, ils ont mangé 134 calories en moins par jour par rapport à la semaine où ils réduisaient leur temps de sommeil. De plus, les niveaux de leptine à jeun étaient moins élevés pendant la semaine où ils dormaient plus. La leptine est une hormone qui contrôle le sentiment de satiété et la faim ; elle est liée à la quantité de tissu adipeux qui la fabrique. Conséquence : les enfants pesaient 0,22 kg de moins la semaine où ils dormaient le plus, par rapport à celle où ils dormaient moins.
Pour Chantelle Hart, principale auteur de ces travaux, « les résultats de cette étude suggèrent que favoriser le sommeil des enfants d’âge scolaire la nuit pourrait avoir des implications importantes pour prévenir et traiter l’obésité ».
Ceci confirme que le manque de sommeil peut être une cause de surpoids, et qu’il est possible d’agir sur ce facteur, notamment en couchant les enfants à heure fixe, et en interdisant télévision ou écrans dans la chambre.
Source
Hart CN, Carskadon MA, Considine RV, Fava JL, Lawton J, Raynor HA, Jelalian E, Owens J, Wing R. Changes in Children’s Sleep Duration on Food Intake, Weight, and Leptin. Pediatrics. 2013 Nov 4.
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