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Une analyse de données portant sur 650 000 adultes montre une association linéaire entre tour de taille et mortalité.

Quand vous prenez des centimètres autour de la taille, vous perdez un peu d’espérance de vie… C’est la conclusion d’une étude américaine portant sur 650 000 personnes qui a été publiée dans Mayo Clinic Proceedings.

Généralement, on utilise la mesure de l’indice de masse corporelle (IMC) pour définir l’obésité. L’IMC correspond au poids en kilo divisé par le carré de la taille en mètre. Une personne est considérée obèse si son IMC est supérieur à 30, une corpulence normale se situant entre 18,5 et 25.

L’objectif de cette étude était d’évaluer l’effet du tour de taille sur la mortalité. En effet, les chercheurs pensent que l’utilisation de l’IMC comme indicateur de l’obésité a ses limites, car cet indice ne fait pas la différence entre la graisse abdominale et les autres zones de dépôt graisseux. Or, selon leur localisation, les graisses n’ont pas les mêmes conséquences pour la santé. Le tour de taille est spécifiquement lié à l’obésité abdominale (et au risque cardiovasculaire) et rendrait mieux compte de la répartition des graisses dans l’organisme.

Pour obtenir un vaste échantillon de population, les chercheurs ont regroupé les résultats de 11 études comprenant 650 386 adultes âgés de 20 à 83 ans. Les chercheurs ont restreint leur analyse à des participants de même origine ethnique et exclu ceux qui avaient un IMC inférieur à 15 ou supérieur à 50, un tour de taille inférieur à 51 cm ou supérieur à 190 cm.

Au cours du suivi, 78 268 personnes sont décédées. Après avoir ajusté les résultats en fonction de différents facteurs (âge, IMC, tabagisme, consommation d’alcool, activité physique), les chercheurs ont trouvé une association entre tour de taille et mortalité toutes causes confondues :

Pour les hommes, le fait d’avoir un tour de taille supérieur à 110 cm était lié à une augmentation de 52 % du risque de décès par rapport à un tour de taille de moins de 90 cm ; 5 cm d’augmentation de tour de taille correspondaient à 7 % de risque de décès supplémentaire.

Chez les femmes, celles qui avaient un tour de taille supérieur à 95 cm augmentaient de 80 % leur risque de décès par rapport à celles qui faisaient moins de 70 cm de tour de taille ; une augmentation de 5 cm de tour de taille se traduisait chez elles par 9 % de mortalité supplémentaire.

Le tour de taille était plus fortement associé à la mortalité par maladie cardiovasculaire ou respiratoire que par cancer.

De plus, l’espérance de vie diminuait de 3 ans pour les hommes et de 5 ans pour les femmes lorsqu’on comparait les groupes à tour de taille les plus élevés et les plus faibles. ce qui semble corroborer des résultats récents sur l’espérance de vie des personnes obèses.

En conclusion, un tour de taille plus élevé est associé une mortalité plus forte chez des adultes dont l’IMC est compris entre 20 et 50. Pour les chercheurs, le tour de taille devrait être mesuré régulièrement et pris en compte comme l’IMC, et les patients devraient être incités à réduire leur tour de taille même s’ils ont un IMC « normal ». L’exercice physique et une alimentation saine pourraient permettre d’atteindre ces objectifs.

 Source:

James R. Cerhan, Steven C. Moore, Eric J. Jacobs, Cari M. Kitahara, Philip S. Rosenberg, Hans-Olov Adami, Jon O. Ebbert, Dallas R. English, Susan M. Gapstur, Graham G. Giles, Pamela L. Horn-Ross, Yikyung Park, Alpa V. Patel, Kim Robien, Elisabete Weiderpass, Walter C. Willett, Alicja Wolk, Anne Zeleniuch-Jacquotte, Patricia Hartge, Leslie Bernstein, Amy Berrington de Gonzalez. A Pooled Analysis of Waist Circumference and Mortality in 650,000 Adults. Mayo Clinic proceedings. Mayo Clinic 1 March 2014 (volume 89 issue 3 Pages 335-345 DOI: 10.1016/j.mayocp.2013.11.011)

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Barbie® doit-elle devenir grosse ? Les fabricants de jouets devraient-ils créer des poupées aux formes plus généreuses ? C’est la question posée par un groupe Facebook prônant, comme son nom l’indique, le « plus size modeling », c’est-à-dire le mannequinat de femmes faisant bien plus d’un 36. Accompagné d’une photo montrant une Barbie® au physique pour le moins enveloppé, ce post a lancé un vif débat.

 

La fameuse Barbie® fait décidément couler beaucoup d’encre et représente un symbole suffisamment puissant partout dans le monde pour que son image, lorsqu’elle est modifiée, provoque la polémique. Après avoir vu son crâne rasé afin de rassurer les petites filles atteintes d’un cancer, ou encore ses cheveux transformés en dreadlocks ou en coupe afro pour que les fillettes de toutes les origines puissent s’identifier à leur jouet favori, la poupée a de nouveau un changement drastique, non pas capillaire, mais pondéral. Elle s’est en effet étoffée de plusieurs kilos pour afficher une silhouette aux formes très généreuses et un double, voire triple menton. Un nouveau physique qui lance, pour la énième fois, le débat sur la taille mannequin et la représentation du corps féminin proposée aux enfants.

Aux manettes de cette nouvelle polémique : le site Plus Size Modeling, faisant l’apologie des courbes. En utilisant l’image de cette Barbie® XXL, le groupe invite sur Facebook les internautes à se prononcer pour ou contre la création de poupées « plus size ». Après tout, puisque même l’industrie de la mode, où prévaut la taille 0, s’est adaptée et compte parmi ses figures les plus célèbres, des top models toutes en rondeurs, pourquoi celle du jouet ne suivrait-elle pas le même chemin ? Et on peut dire que la question n’est pas passée inaperçue. En quelques jours, ce post a reçu pas moins de 39 000 likes (soit autant d’accords), et 4 500 commentaires. Si la démarche est donc en majorité saluée, elle ne fait pourtant pas l’unanimité. Car si les mensurations de la célèbre blonde en plastique ne sont en rien réalistes, celles-ci tendraient, pour de nombreux commentateurs, à prôner l’obésité plutôt que de simples formes. « Montrer une poupée au physique réaliste est une très bonne idée et envoie un message positif d’estime de soi à toutes les jeunes filles. Mais fabriquer une Barbie® morbidement obèse, NON, écrit ainsi une internaute. Cela leur indique que ce n’est pas grave de trop manger et de ne pas être en bonne santé ! » « C’est horrible, s’exclame une autre. Peut-être lui donner un peu plus de formes, mais pas promouvoir l’obésité. Un triple menton ? Vraiment ? Je suis moi-même ronde mais je trouve cela ridicule ! »

C’est donc à la demi-mesure qu’appellent la plupart des commentateurs. Une voie déjà choisie par l’artiste Nickolay Lamm qui avait redéfini les proportions de la poupée afin qu’elle ressemble à une jeune fille de 19 ans normale et qu’elle puisse tenir sur ses pieds (chose qu’elle serait incapable de faire si la demoiselle était réelle, étant donné son physique défiant les lois de la science du même nom). Plus petite, plus ronde, dotées d’yeux ne la faisant plus ressembler à un personnage de manga, cette Barbie®, avait cependant également reçu son lot de critiques.

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Toutes les personnes ayant une seconde peau Medistyl sont invitées à rencontrer les responsables de la société Medistyl afin de leur faire part de leurs impressions, de leurs souhaits et éventuellement de leurs problèmes avec la seconde peau.

Au cours de cette réunion, nous aborderons les améliorations que nous comptons apporter à la seconde peau pour 2013.

Nous comptons sur votre présence Lundi 09 Septembre 2013 entre 17h et 19h30 à l’Espace Renaissance (2°étage de la clinique CHAMPEAU).

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Depuis quelques années, une jeune allemande de 24 ans s’impose le port du corset afin de battre le record du tour de taille le plus étroit, rapporte Barcroft Media.

Il y a trois ans le tour de taille de Michelle Köbke était de 64 cm. Aujourd’hui il mesure 54 cm, il est encore plus étroit que celui d’un enfant de deux ans. Son idole? Cathie Jung, une américaine qui possède la taille la plus fine au monde soit 38 cm.

Comme cette dernière, Michelle garde son corset tout le long de la journée, même lorsqu’elle dort. Une manière de vivre très contraignante qui n’est pas sans conséquences sur son état de santé.

« Un jour elle ne pourra plus se déplacer sans son corset et dans le pire des cas, elle ne pourra plus se déplacer tout court », s’alarme son médecin. Mais cela n’effraie pas la jeune fille. « C’est joli et régulier, c’est unique » décrit-elle avant d’ajouter: « Ma vie n’a pas changé, elle a juste ralenti un peu. Maintenant mes mouvements sont plus féminins. Je vais continuer parce que je me sens plus attirante et maintenant j’ai plus de confiance en moi. »

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Le premier atelier de conseil en image du réseau ROSA a eu lieu le 16 mars 2013.

Pour pouvoir vous inscrire aux ateliers suivants, contactez directement Laurence BUENOS au 06 48 19 65 06.

la première session de l’Atelier couleurs  est achevée.

prochains ateliers :

Atelier Analyse de la silhouette:

le lundi 8 avril

le lundi 15 avril

Atelier morphologie du visage et maquillage

Le vendredi 24 mai

Atelier étude du style:

Le lundi 10 juin

le lundi 17 juin

 

Inscription gratuite pour les membres du réseau ROSA

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Le marché de la cosméto-textile, qui génère un chiffre d’affaire d’environ 500 millions d’euros voit débarquer un nouvel arrivant : WRANGLER.

Un cosméto-textile est un article textile contenant une substance cosmétique active, enfermée dans des microcapsules et destinée à être libérée (par mouvements de friction ou pression entre le corps et le tissu) durablement sur les différentes parties superficielles du corps, notamment l’épiderme. Ces textiles revendiquent une (ou des) propriétés particulières : hydratantes ou amincissantes par exemple.

Le premier cosméto-textile à été lancé en 2000 sur le marché par DIM, avec ses collants amincissants. Mais le produit est passé inaperçu car à l’époque, les techniques de microencapsulations n’étaient pas assez efficaces et le principe actif s’estompait au premier lavage. Le prix de vente du produit était également un frein. 1 kg de microcapsules, oscillait entre 150 et 200 euros, contre 4 fois moins cher aujourd’hui.

Depuis, de nombreuses marques se sont lancées sur le secteur, à l’image de Lytess, leader sur le marché Français, qui voit son chiffre d’affaire bondir de 230 000 euros à 5 millions en 4 ans seulement.

A présent, depuis le 28 Janvier dernier, c’est au tour de WRANGLER d’envahir le marché avec ses 3 jeans aux vertus : hydratantes (Squalène d’olive), amincissantes (Algues Marine, Rétinol, Caféine) et apaisantes (Aloé Vera).

Mais pourquoi WRANGLER se lance t’il sur ce marché, très concurrencé, notamment par de nombreuses marques, fortes de 10 années d’expériences ?

En premier lieu, il faut savoir que d’après de récentes études du cabinet Xerfi, la cosméto-textile et la cosmétique instrumentale, sont classées parmi les segments les plus porteurs à l’horizon 2015. De nombreuses marques désirent donc leur part du gâteau.

De plus, les principaux reproches faits à ces cosméto-textiles concernent l’esthétique. Ainsi, WRANGLER par sa légitimité dans l’univers de la mode et du jeans possède un avantage important sur ce point.

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La Cité des sciences et de l’industrie (Paris) présente, à travers une exposition, les « fascinants développements » de l’innovation technologique appliquée au textile. La médecine et le bien-être sont les premiers secteurs à en bénéficier.

Même en matière de textile, il faut connaître le passé pour comprendre l’avenir. L’exposition Futurotextiles* débute par un espace pédagogique qui permet de découvrir l’univers du textile d’hier et d’aujourd’hui. Une matériothèque présente la palette de matières et de techniques à la base des étoffes. Les matières d’origine végétale et animale sont nombreuses mais elles peuvent également provenir de minéraux comme les bobines de fil de basalte. Cette roche volcanique, qui résiste parfaitement à la chaleur, a tout d’abord été utilisée dans le secteur de l’aérospatiale avant de finir en dentelle – dans la robe de mariée de Kate Middelton mais aussi dans l’une des tenues portée par la First Lady pour la première cérémonie d’investiture de Barack Obama.

La jaunisse du nourrisson.

C’est en entrant dans la bulle « Medtex-Welltex » que les choses sérieuses commencent. Dans le domaine de la médecine, la capacité à tisser des fibres optiques donne naissance à des applications qui révolutionnent les traitements de photothérapie. Une couverture luminescente destinée au traitement de la jaunisse du nourrisson permet dorénavant d’administrer le traitement en ambulatoire. L’ingénierie tissulaire vise également à améliorer les possibilités de reformer des organes voire de les substituer à la peau ou aux cartilages. Le Crabion, extrait à partir de la chitine (substance organique qui forme la carapace des crabes), est utilisé pour obtenir des sutures chirurgicales entièrement résorbables ou de la peau artificielle. Le bien-être pourrait bientôt dépendre de nos vêtements : les textiles intelligents délivrant différents actifs font de plus en plus surface comme ce tee-shirt brûleur de graisse ou antiperspirant. Les textiles à mémoire de forme constituent une avancée majeure dorénavant largement utilisée dans le secteur de la literie.

La visite se poursuit avec « Mobiltex » qui illustre les applications du textile au domaine des transports. Il ne s’agit pas simplement de confectionner l’assise de sièges mais de créer des matières capables d’intervenir dans la fabrication des satellites. Grâce à un mélange de fibres naturelles de lin et de résines, on arrive déjà à supplanter le plastique dans la fabrication de l’habillage des tableaux de bord des voitures. Les textiles, utilisés sous forme de membranes ou de composites, s’imposent aussi dans la construction de bâtiments monumentaux (stades, ports). Parfois gonflables et pouvant s’adapter à des conditions climatiques extrêmes, ils se développent pour les habitats éphémères nomades ou d’urgence.

La mode n’est évidemment pas en reste. La haute-couture et le prêt-à-porter avancent désormais de concert avec les entreprises innovantes. Mais au-delà du domaine de la création, les vêtements du quotidien deviennent « intelligents », « communicants » ou « interactifs », comme un second épiderme technique. L’industrie textile cherche à apporter des solutions nouvelles, tant dans les secteurs civils que militaires, pour lutter contre la chaleur, le feu, le froid, les intempéries mais aussi les agressions chimiques ou mécaniques. À travers des échantillons de matière et de nombreux objets manufacturés, l’exposition rend perceptible cet important travail de recherche.

* Futurotextiles, Cité des sciences et de l’industrie (www.cite-sciences.fr), ouvert tous les jours (sauf lundi), de 10h à 18h (19h le dimanche), jusqu’au 14 juillet.

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En décembre 1912, Elsie Scheel, 24 ans, était présentée comme la « femme parfaite ». Cheveux clairs, yeux bleus… mais près de 78 kilos pour 1 m 74 environ. Tel était l’idéal de beauté il y a 100 ans.

En décembre 1912, Elsie Scheel, 24 ans, avait ainsi été sélectionnée parmi 400 étudiantes de l’université Cornell, à Ithaca, dans l’État de New York, pour représenter la « femme idéale » physiquement.

À l’époque, elle était même « l’exemple le plus proche de la perfection physique en termes de féminité »,selon The New York Times. À savoir, calquée sur les mensurations de la Vénus de Milo, bien »qu’un peu plus grande et un peu plus lourde (sic) »,notait le journal The Star.

78 kilos pour 1,74 m environ, voilà qui est bien éloigné du rapport poids/taille idéal des mannequins du 21e siècle. En janvier 2010 la blogueuse Kate Harding avait calculé l’Indice de masse corporelle (IMC) d’Elsie Scheel : « Son IMC serait de 26,8, la plaçant dans la catégorie tant redoutée des personnes en surpoids. » Et d’ajouter qu’aujourd’hui, miss Beauté 1912 s’habillerait sans doute en taille 42-44.

A l’époque, Elsie Scheelconfiait au Star: « J’ai toujours mangé seulement ce que je voulais, et quand je le voulais ». Ainsi, jamais de café et de thé pour elle. Quant aux petits-déjeuners, elle préférait les troquer… contre un bon steak de bœuf ! À cela s’ajoutait des activités saines (sport en plein air, horticulture) et un fort caractère : Elsie Scheel était une farouche suffragette qui militait pour le droit de vote des femmes (accordé en 1919 aux États-Unis) .

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(AFP) – On l’appellera Taro. La cinquantaine élégante. Il y a quelques semaines, il a reçu un email lui annonçant que son tour de taille était de 86 cm. Pour un petit centimètre, il est théoriquement « hors la loi ». Car au Japon, pays des sumos et de l’obésité déifiée, une loi fixe une limite pour les hommes et les femmes. L’obésité serait illégale… en gros.

Depuis 2008, toutes les entreprises et administrations sont théoriquement tenues de mesurer le tour de taille de leurs employés de 40 ans à 74 ans lors de la visite médicale annuelle: il ne doit pas dépasser 85 centimètres pour les messieurs, 90 pour ces dames.

L’objectif est de réduire le nombre croissant de diabètes, de maladies cardio-vasculaires, faire baisser le cholestérol et la pression artérielle, et au bout du compte dégonfler la facture du système de santé.

« Si on appliquait une telle loi aux Etats-Unis, il n’y aurait pas assez de prisons », éclate de rire un Américain de passage à Tokyo, lui-même plutôt bien en chair.

« Ici c’est plutôt le genre filiforme », s’amuse un Européen qui avoue, un peu complexé, que depuis son installation au Japon il aurait tendance à rentrer le ventre.

Car le Japon est bien le dernier pays auquel on penserait pour un programme anti-obésité : selon l’Organisation mondiale de la santé, les Japonais sont avec les Coréens l’un des peuples les plus sveltes au monde.

Pourtant, selon une étude récente du ministère de la Santé, le surpoids et l’obésité augmenteraient depuis une quinzaine d’années, en particulier chez les hommes jeunes. Si en 1997, 23,3% des Japonais de 20 ans et plus étaient en surpoids, en 2007 ils étaient 30,4%.

La tendance est toutefois stable chez les femmes, légèrement au-dessus de 20%.

Dans l’email, Taro a été gratifié de quelques recommandations sur l’utilité du sport, d’une alimentation saine et d’une bonne hygiène de vie. Et gare à lui s’il ne gagne pas un cran de ceinture avant la prochaine visite: à la clé, sanction ultime, il pourrait avoir à suivre des sessions de conseil.

Mais la pression pèse surtout sur les entreprises : l’objectif affiché en 2008 est qu’elles réduisent, sous peine d’amendes, le nombre d’employés en surpoids de 10% en quatre ans (2012) et de 25% en 2015.

Il semble toutefois depuis peu que « l’épreuve de la ceinture » ne soit plus le critère absolu. « Nous discutons de nouvelles normes, car un rapport a récemment démontré que le rapport entre tour de taille et maladies cardio-vasculaires n’était pas aussi évident », confie un responsable du ministère de la Santé.

Au Japon, on ne parle plus de « gros » mais de « métabo » (dérivé de métabolisme), et c’est devenu un mot de la langue courante.

Patron d’une clinique « anti-métabo » depuis 2005 dans le quartier Shibuya de Tokyo, le docteur Hiroyuki Hayashi se frotte les mains: sa clinique chic reçoit 600 clients par mois, surtout des femmes.

« Oui, le surpoids gagne du terrain », et selon lui ça a commencé juste après la guerre, avec l’arrivée des Américains et leurs « armes de digestion massive » : hamburgers, T-bone, une célèbre boisson gazeuse et sucrée. Et la notion du « king size », « oomori » dans sa version nippone.

Comme par hasard c’est à Okinawa, l’île du sud du Japon qui abrite une gigantesque base américaine, qu’il y a le plus de gros.

En tout cas le Dr Hayashi n’est pas convaincu par la loi « anti-metabo »: « C’est un échec. Selon le ministère de la Santé, seulement 43,3% des 52 millions de Japonais concernés ont fait l’examen annuel, et au bout du compte 12,3% des gens ont suivi jusqu’au bout la « feuille de route médicale ».

Mais comment expliquer que malgré les quantités de nourriture qu’ils absorbent, les soirées arrosées de bière, shoshu et autre saké, malgré aussi les distributeurs de sodas et boissons sucrées à tous les coins de rue, la plupart des Japonais restent encore en majorité minces ?

Réponse d’un diététicien : ils consomment énormément de poisson et de riz, peu riches en matières grasses, le thé vert aide à brûler les graisses et le fait même de manger de petites quantités avec des baguettes, au lieu d’enfourner de grosses fourchetées, ralentit la vitesse d’absorption et facilite la destruction des graisses.

L’obésité est en tout cas devenue un créneau commercial juteux. Sur les chaînes de téléachat, il ne passe pas une heure sans des publicités vantant des appareils qui font disparaître de disgracieux bourrelets, ou d’autres promettant aux messieurs de magnifiques « tablettes de chocolat » au lieu des « abdos Kronenbourg ».

Dans des spots, on voit des femmes exulter de joie en groupe dès que l’une d’elles montre qu’elle a perdu son ventre, la preuve par le pantalon qui baille à la taille. D’autres vont jusqu’à mesurer… leur tour de mollet!

Et puis il y a ces pubs qui proposent LE comprimé miracle, à base de plantes, de coquillages, ou tout simplement de tomates. Car en février une équipe de l’université de Kyoto a établi que les tomates contenaient des substances utiles contre les troubles métaboliques et les lipides. Depuis, c’est la ruée sur les jus de tomates dont les ventes ont carrément doublé début 2012.

Dans les innombrables taxis de Tokyo on trouve de petites brochures sur le mode « avant-après » pour vanter telle ou telle clinique, dont celle du bon Dr Hayashi.

C’est d’ailleurs comme ça que M. Kato, un cadre supérieur de 33 ans a atterri à la DS Clinic. 1,85 m, 103 kg.

« A la dernière visite médicale on m’a dit qu’il fallait que je m’occupe sérieusement de mon poids ».

Convaincu qu’il doit maigrir, M. Kato l’est moins par la « loi métabo »: « dans ma boîte, dit-il à l’AFP, il y a pas mal de gens assez gros. On nous le fait remarquer à la visite, et puis on n’y pense plus ».

Chez M. Hayashi, pour perdre 10 kilos en 3 mois, il faut compter 500.000 yens, environ 5.000 euros, soit 500 euros du kilo!

Dans sa clinique, ambiance aussi feutrée que la moquette, lustres à pampilles simili cristal, le docteur taira son chiffre d’affaire. La seule chose qu’il accepte de voir grossir.

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Le stress se traduit souvent par des tendances boulimiques.

Lorsque nous sommes confrontés à des difficultés émotionnelles nous avons tendance à nous tourner vers la nourriture pour ajuster nos émotions. Susan Albers, psychologue Américaine nous dévoile 6 méthodes pour apprendre à ne plus compenser par la nourriture, un problème qui touche majoritairement les femmes.

Si manger lorsqu’on est stressé permet de nous détendre rapidement cela n’est pas une solution utilisable à long terme car nos émotions sont toujours là, simplement enfouies. Se tourner vers la nourriture nous empêche donc de traiter nos émotions correctement ce qui nous dévore de l’intérieur, laissant alors un sentiment misérable après la consommation de nourriture.

Voici quelques pistes à suivre pour ne plus vous laisser aller à l’appel de la fourchette :

  • Identifiez vos émotions : observez comment vous vous sentez. Ensuite décrivez votre ressenti sur une feuille de papier. C’est un moyen d’exprimer des émotions sans les garder enfermées.

 

  • Ajustez vos émotions : imaginez que vous puissiez ajuster vos émotions comme un curseur. Situez l’intensité de votre ressenti sur une échelle de 1 à 20 et réfléchissez ensuite à ce dont vous avez besoin pour placer le curseur plus bas. Par exemple si vous vous sentez à 17, réfléchissez à ce qu’il vous faudrait pour atteindre le 10.

 

  • Apprenez la méditation de « pleine conscience » : cette forme de méditation consiste à suivre des pensées, des sentiments, ou des perceptions et de les observer sans essayer d’interagir avec eux ou de les modifier. Autrement dit, cela revient à maintenir une prise de conscience détachée, sans aucune forme de jugement, pour devenir plus conscient de son corps, de sa vie et de son environnement. Exemple : ressentez vos pieds sur le sol, laissez vos épaules et votre nuque tomber et observez la sensation de ne pas résister à la gravité.
  • Apprenez à ne plus combattre vos émotions : plus vous essayez de lutter et de combattre vos émotions plus elles grandiront en vous jusqu’à finir par devenir complètement incontrôlables. Donc, si vous vous sentez triste, sentez-vous triste. Dîtes-vous que vous pouvez accepter vos émotions et qu’il ne s’agit pas d’une faiblesse ou d’une erreur. Au lieu de les enfouir, cherchez plutôt un moyen de les gérer, par exemple en téléphonant à un ami proche et en discutant.
  • Arrêtez de vous sentir coupable : nous sommes sans doute notre plus grand critique mais à chaque fois que nous nous sentons coupable nous nous imposons une punition qui nous empêche de nous apaiser. Mais ce schéma ne fait que nous entraîner dans une spirale de comportement alimentaire déréglé. A l’inverse, en ayant de la compassion à votre encontre vous développez une force qui permet ensuite de limiter le déclenchement de comportements alimentaires impulsifs.

 

  • Adoptez une routine : certaines routines peuvent permettre d’évacuer correctement nos émotions en améliorant notre prise de conscience de nous-mêmes. Un rituel peut être aussi simple qu’allumer un bâton d’encens systématiquement tous les soirs en rentrant du travail ou de chanter une chanson relaxante. Cela peut également être la récitation d’une prière à voix haute. Une bonne méthode consiste à entretenir un journal intime car celui-ci permet simultanément d’apprendre à identifier les émotions et à les gérer correctement.

 

Susan Albers rappelle que les émotions sont fugaces et qu’il ne s’agit pas de faits gravés dans le marbre. Mais à chaque fois que nous ressentons une émotion forte nous devons gérer cette émotion plutôt que de chercher à la contenir car elle finira par s’exprimer d’une manière ou d’une autre et l’alimentation n’est pas le meilleur moyen pour cette expression.

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