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vitamine D

La Norvège vient de doubler les apports journaliers recommandés (AJR) en vitamine D.

 Ils deviennent ainsi 4 fois plus élevés qu’en France.

Le comité scientifique norvégien de sécurité alimentaire a doublé les AJR en vitamine D, les portant à 20 µg par jour soit 800 UI, une décision publiée mi-janvier dans un communiqué de presse. En France les AJR pour la vitamine D ne sont que de 5 µg soit 200 UI et ne font l’objet d’aucune révision. Pourtant, les preuves scientifiques des bénéfices pour la santé de cette vitamine s’accumulent ainsi que les preuves de déficits très importants dans la population Française.

Les précédentes recommandations norvégiennes avaient fixé les AJR de la vitamine D à 400 UI, une valeur déjà atteinte seulement par 50% de la population selon ces experts. C’est donc pour améliorer le statut en vitamine D de la population qu’ils ont été doublés, ce qui permettra aux norvégiens de consommer des compléments alimentaires 2 fois plus dosés.

Quant aux français, la situation a peu de chances de s’arranger puisque les grands acteurs du programme national nutrition santé (PNNS) comme le Pr Serge Hercberg, continuent d’affirmer qu’une alimentation variée permet de couvrir tous nos besoins en vitamines et minéraux ce qui est faux, en particulier en ce qui concerne la vitamine D dont les deux seules véritables sources sont le soleil et les compléments alimentaires.

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La vitamine D diminuerait le risque de développer de nombreux cancers.

Le bénéfice dans la prévention du cancer du sein serait particulièrement important.

C’est une nouvelle étude pilotée par un des pionniers de la vitamine D, le Pr Cédric Garland, chercheur en médecine préventive (université de San Diego, Etats-Unis) qui pointe du doigt les dangereux effets du déficit en vitamine D sur le risque de cancer du sein. Cette fois son équipe s’est emparée de prélèvements sanguins de l’entrepôt médical de la défense Américaine. Ils ont ainsi eu accès à plus de 9 millions d’échantillons sanguins congelés. Ils ont ensuite sélectionné des prises de sang effectuées à la même période sur 1200 femmes. La moitié d’entre elles a développé un cancer du sein dans les 3 mois suivants le moment de la prise de sang alors que l’autre moitié est restée en bonne santé.

En analysant les taux de vitamine D dans le sang les chercheurs ont pu constater que les femmes qui avaient eu un déficit en vitamine D voyaient leur risque de cancer multiplié par 3 ! Ces résultats sont très impressionnants et différent de ceux obtenus avec des prises de sang effectuées plus précocement. Pour les chercheurs cela s’explique par le fait que les 3 mois précédents le développement d’un cancer sont particulièrement importants : c’est la période pendant laquelle la tumeur recrute des vaisseaux sanguins pour se développer. Il est donc probable que la vitamine D joue un rôle protecteur en empêchant ces aberrations cellulaires.

En 2011 cette équipe avait montré qu’avoir un taux de vitamine D dans le sang de 50 ng/mL diminue le risque de cancer du sein de l’ordre de 50%. Pour parvenir à de tels taux une prise moyenne de 4000 UI de vitamine D3 par jour (soit 10 fois plus que les apports journaliers recommandés en France) est nécessaire. Rappelons qu’il n’est pas possible d’obtenir de la vitamine D via l’exposition au soleil en France entre les mois de novembre et d’avril environ pour une question de longueurs d’onde.

Référence

Mohr SB, Gorham ED, Alcaraz JE, Kane CI, Macera CA, Parsons JK, Wingard DL, Horst R, Garland CF. Serum 25-hydroxyvitamin D and breast cancer in the military: a case-control study utilizing pre-diagnostic serum. Cancer Causes Control. 2013 Jan 8.

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Lorsque nous avons une plaie, nous devons attendre que la cicatrisation se fasse.

Ce mécanisme serait ralenti lorsqu’on manque de vitamine D.

Des chercheurs Brésiliens ont voulu examiner le lien entre le taux de vitamine D dans le sang et la vitesse de cicatrisation. Ils ont étudié 52 malades âgés en moyenne de 57 ans dont la moitié était touchés par des ulcères aux jambes. Leur taux de vitamine D a été mesuré au début, pendant et à la fin de l’étude. Au début de l’étude presque tous les participants avaient un déficit en vitamine D, les chercheurs ont donc administré de la vitamine D (50 000 UI par semaine) à la moitié des personnes touchées par un ulcère et un placebo aux autres.

Au bout de 2 mois la taille de l’ulcère est passée de 25 cm² à 18 cm² pour le groupe ayant pris de la vitamine D contre 27 cm² à 24,5 cm² pour le groupe ayant pris le placebo. Les chercheurs expliquent que le bénéfice apparaît encore plus marqué lorsqu’on tient compte des grandes variations des tailles des ulcères et concluent que la vitamine D semble accélérer la cicatrisation.

Les doses de vitamine D3 utilisées dans cette étude correspondent à un apport d’environ 7000 UI par jour, à comparer aux apports journaliers recommandés (AJR) fixés à 400 UI quotidiens.

Références

Burkiewicz CJ, Guadagnin FA, Skare TL, Nascimento MM, Servin SC, Souza GD. Vitamin D and skin repair: a prospective, double-blind and placebo controlled study in the healing of leg ulcers. Rev Col Bras Cir. 2012 Oct;39(5):401-407.

 

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