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La caisse nationale d’assurance maladie (CNAM) vient d’analyser les pratiques et la pertinence de la chirurgie de l’obésité. 550 000 personnes en France, soit 1,2 % de la population, souffrent d’une obésité morbide, c’est-à-dire avec une IMC supérieur ou égal à 40 Kg/m2. Or, la chirurgie de l’obésité est en plein essor : le nombre d’interventions a doublé entre 2006 et 2011 pour atteindre 30 000 cette année-là.

Selon la Cnam, 8 patients opérés sur 10 sont des femmes, âgées en moyenne de 39 ans, 7 femmes sur 10 et 8 hommes sur 10 souffraient d’une obésité morbide, 700 patients de moins de 20 ans ont été opérés dans l’année, les comorbidités sont fréquentes. Ainsi, un patient opéré sur 4 est atteint d’un HTA, 1 sur 10 est traité pour diabète, asthme ou BPCO, pour hypercholestérolémie ou est appareillé pour syndrome d’apnées du sommeil.

Sur le plan des techniques chirurgicales utilisées, la CNAM note que la pose d’un anneau gastrique ajustable, technique réversible et de référence en 2006, a reculé et ne correspond plus qu’à 25 % des interventions ; les techniques de réduction de l’estomac ou sleeve gastrectomie et by pass, peu pratiquées en 2006, représentent aujourd’hui 75 % des interventions. La caisse nationale a également noté de fortes disparités entre régions et entre établissements, non corrélées avec la prévalence de l’obésité en France. Ainsi, le recours à la chirurgie est très élevé en PACA ou en Languedoc-Roussillon, alors que la prévalence de l’obésité y est faible par exemple. Par ailleurs, 33 établissements sur 426 réalisent 35 % des interventions, et le type de technique utilisé varie selon les régions et les établissements. “Ce qui pose la question du choix éclairé de la technique chirurgicale proposée au patient”, note la CNAM.

La caisse nationale propose plusieurs actions afin d’encadrer le développement de cette chirurgie : promouvoir la prise en charge médicale de l’obésité, actualiser les référentiels de bonne pratique en chirurgie de l’obésité, en particulier chez les jeunes patients, favoriser la labellisation des centres susceptibles de prendre en charge les jeunes (avec le but final avoué de placer toutes les interventions sur mineurs sous entente préalable). Et enfin, mettre en place une cohorte de suivi des patients opérés de tous âges, afin d’évaluer dans la durée, le bénéfice/risque de cette chirurgie.

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