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sport

Selon un sondage Ipsos rendu public le lundi 31 décembre 2012, la première résolution des Français pour 2013 est de « faire du sport ».

82% des personnes interrogées pour ce sondage reconnaissent ne pas s’occuper suffisamment de leur forme physique. Un sentiment qui s’avère encore plus fort chez les femmes.

Invités à évaluer leur forme physique et mentale, les Français considèrent ainsi que celle-ci est plutôt médiocre, ne lui accordant qu’une note de 5.8/10.

Reste que s’ils semblent déterminés à démarrer 2013 d’un pied sportif, les Français ne comptent pas pour autant changer certaines habitudes. Moins d’un Français sur quatre est ainsi prêt à se priver d’alcool, de cigarettes, à faire un régime ou à passer moins de temps devant un écran.

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Alors que le gouvernement a récemment annoncé la mise en œuvre prochaine d’une politique publique « Sport – Santé – Bien-être », l’Académie nationale de médecine appelle notamment à adopter « de nouvelles dispositions réglementaires » pour organiser la prise en charge du « sport santé » par l’assurance-maladie « dans le cadre de sa politique de prévention », « en association avec les mutuelles et les assurances privées ».

De nombreuses publications viennent aujourd’hui confirmer que pratiquer des activités physiques et sportives (APS) à tout âge « augmente l’espérance de vie en bonne santé », « retarde la dépendance », « constitue un complément thérapeutique efficace » pour de nombreuses affections, et améliore la prise en charge des handicaps, rappellent les auteurs*. En dépit des efforts déployés par certaines mairies, associations et de nombreux bénévoles, le bilan de la France dans le domaine de la pratique des activités physiques et sportives reste décevant, constatent-ils.

Sport sur ordonnance

Une « révolution culturelle » orchestrée par les pouvoirs publics est nécessaire pour enraciner le « sport santé » dans notre société. « Dès le jeune âge, puis tout au long de la vie, les activités physiques et sportives doivent s’imposer dans les habitudes de chacun ». Pour insuffler et soutenir cette dynamique, il convient de « sensibiliser les médecins et enseignants » aux bénéfices du « sport santé », le corps médical devant pour sa part « définir les bonnes pratiques de la prescription des APS dans des conférences de consensus », souligne l’Académie.

« Les APS peuvent être proposées au sujet sain dans le cadre de la prévention primaire ou être l’objet d’une prescription médicale venant ou non compléter un traitement médical ». La prescription d’un sport sur ordonnance devra être rédigée « selon les règles de toute prescription médicamenteuse et être expliquée au patient avec la même rigueur » (nature et contexte de la pratique, intensité, durée et fréquence des séances, mesures associées, suivi et contrôles médicaux à observer).

Règle des « 3R »

Le volume d’activité nécessaire et suffisant pour chacun peut se résumer au respect de la règle des « 3R », à savoir : une activité « régulière » (au moins hebdomadaire), « raisonnée » (correspondant à 50 % de l’activité physique maximale déterminée pour chaque sujet) et « raisonnable » (mettant à l’abri d’incident ou d’accident). « La surveillance médicale du sujet adoptant un programme d’activités physiques et sportives de base, peut se limiter à une consultation médicale annuelle programmée auprès du médecin traitant », avec des comptes rendus médicaux à faire figurer dans le dossier médical personnalisé (DMP), indiquent les auteurs.

* Jacques Bazex, Pierre Pène, Danièle Rivière et Michel Salvador co-signent un texte intitulé « Les activités physiques et sportives : la santé, la société »

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