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sport sur ordonnance

sport sur ordonnance : les français sont partants.

96% des Français plébiscitent le sport sur ordonnance, selon un sondage TNS Sofres pour la Maïf.

Ils estiment que cette pratique permettrait d’améliorer le moral et la santé des patients souffrant d’une affection de longue durée (ALD) ou des séquelles d’un accident.

Quelque 95% des personnes interrogées pensent que le sport pourrait réduire le taux de mortalité de certaines maladies chroniques, 80% le nombre de médicaments pris, et 77% le risque de récidive de certains cancers, rapporte Le Généraliste.

38% sont intéressés par la prescription d’une activité sportive pour eux-mêmes.

Le financement doit relever de la Sécurité sociale selon 39% des sondés et des mutuelles pour 35%.

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Devant le succès de son dispositif « sport sur ordonnance » lancé en novembre 2012, la ville de Strasbourg a décidé d’élargir le dispositif aux personnes qui ont été traitées pour un cancer.

Plus de 300 patients traités pour obésité ou diabète ont déjà bénéficié du dispositif. « Plusieurs études le montrent : faire régulièrement du sport permet aux personnes ayant été traitées pour un cancer, et désormais en rémission, de diminuer le risque de récidive de 30 à 50 % », explique le Dr Alexandre Feltz, conseiller municipal délégué à la santé.

Une centaine de médecins participants

L’opération mise en place par la municipalité (PS) de Strasbourg, l’Agence régionale de santé et le régime local d’assurance-maladie vise à inciter les malades à faire du sport, en leur donnant accès gratuitement à certaines activités – marche en club, vélo, natation, gymnastique douce… Les participants sont encadrés par un éducateur sportif.

Plus de 120 médecins généralistes strasbourgeois participent au dispositif et prescrivent des heures de sports à leurs patients. Selon le Dr Feltz, l’opération a contribué à « faire sortir de chez lui » un public fragilisé, issu à 50 % de quartiers défavorisés et qui, parfois, « ne faisait plus grand chose » du fait des difficultés liées à la maladie. Quelque 70 % des patients ne savaient ni nager ni faire du vélo avant d’être pris en charge par un éducateur sportif, a-t-il souligné. Au vu de ce bilan, les promoteurs du projet ont décidé de le renforcer. Le budget annuel va ainsi passer de 160 000 à 200 000 euros, dont la moitié sera apportée par la municipalité, et un deuxième poste d’éducateur sportif sera créé.

 

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La capitale alsacienne expérimente pendant un an le remboursement de l’activité sportive pour certains malades.

Comme cela avait été annoncé il y a quelques mois, les habitants de Strasbourg souffrant de certaines maladies chroniques peuvent désormais se faire prescrire une activité physique auprès de leur médecin traitant, à la place ou en complément d’une liste de médicaments.

Baptisée «Sport-santé sur ordonnance», cette expérimentation, lancée pour un an, associe la ville de Strasbourg, la caisse du Régime local d’assurance maladie, l’Agence régionale de santé et plusieurs partenaires associatifs. Une cinquantaine de médecins généralistes ont accepté d’y participer.

L’expérimentation elle-même sera entièrement prise en charge par la municipalité et ses partenaires qui mettent à disposition leurs moyens humains et techniques. Son coût est évalué à près de 129.000 euros.

Elle s’adresse en priorité aux personnes atteintes de maladies chroniques liées à la sédentarité que sont l’obésité, le diabète de type 2 (non insulinodépendant) et les maladies cardiovasculaires stabilisées.

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Alors que le gouvernement a récemment annoncé la mise en œuvre prochaine d’une politique publique « Sport – Santé – Bien-être », l’Académie nationale de médecine appelle notamment à adopter « de nouvelles dispositions réglementaires » pour organiser la prise en charge du « sport santé » par l’assurance-maladie « dans le cadre de sa politique de prévention », « en association avec les mutuelles et les assurances privées ».

De nombreuses publications viennent aujourd’hui confirmer que pratiquer des activités physiques et sportives (APS) à tout âge « augmente l’espérance de vie en bonne santé », « retarde la dépendance », « constitue un complément thérapeutique efficace » pour de nombreuses affections, et améliore la prise en charge des handicaps, rappellent les auteurs*. En dépit des efforts déployés par certaines mairies, associations et de nombreux bénévoles, le bilan de la France dans le domaine de la pratique des activités physiques et sportives reste décevant, constatent-ils.

Sport sur ordonnance

Une « révolution culturelle » orchestrée par les pouvoirs publics est nécessaire pour enraciner le « sport santé » dans notre société. « Dès le jeune âge, puis tout au long de la vie, les activités physiques et sportives doivent s’imposer dans les habitudes de chacun ». Pour insuffler et soutenir cette dynamique, il convient de « sensibiliser les médecins et enseignants » aux bénéfices du « sport santé », le corps médical devant pour sa part « définir les bonnes pratiques de la prescription des APS dans des conférences de consensus », souligne l’Académie.

« Les APS peuvent être proposées au sujet sain dans le cadre de la prévention primaire ou être l’objet d’une prescription médicale venant ou non compléter un traitement médical ». La prescription d’un sport sur ordonnance devra être rédigée « selon les règles de toute prescription médicamenteuse et être expliquée au patient avec la même rigueur » (nature et contexte de la pratique, intensité, durée et fréquence des séances, mesures associées, suivi et contrôles médicaux à observer).

Règle des « 3R »

Le volume d’activité nécessaire et suffisant pour chacun peut se résumer au respect de la règle des « 3R », à savoir : une activité « régulière » (au moins hebdomadaire), « raisonnée » (correspondant à 50 % de l’activité physique maximale déterminée pour chaque sujet) et « raisonnable » (mettant à l’abri d’incident ou d’accident). « La surveillance médicale du sujet adoptant un programme d’activités physiques et sportives de base, peut se limiter à une consultation médicale annuelle programmée auprès du médecin traitant », avec des comptes rendus médicaux à faire figurer dans le dossier médical personnalisé (DMP), indiquent les auteurs.

* Jacques Bazex, Pierre Pène, Danièle Rivière et Michel Salvador co-signent un texte intitulé « Les activités physiques et sportives : la santé, la société »

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