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principe du petit pingouin

Extrait du livre de Denis DOUCET, « le principe du petit pingouin » :

Si vous avez bien suivi mon raisonnement depuis le début, la définition du principe du petit pingouin n’a pas besoin d’être bien compliquée :

Tout organisme vivant soumis à des caractéristiques environnementales inverses à sa nature va progressivement dépérir, ses besoins ne trouvant plus une réponse suffisante pour assurer son plein développement.

Comme l’être humain dispose de capacités d’adaptation plus grandes, cela requiert en plus de la manipulation indétectable de la part de son environnement pour achever d’accomplir ce dépérissement.

En définitive, cela aboutira au fameux syndrome de la suradaptation que l’on pourrait simplement définir en corollaire comme un conglomérat de :

Symptômes apparaissant graduellement à la suite d’efforts adaptatifs soutenus et multiples, à un ou à des environnements adverses, lesquels efforts vont bien au-delà de ce pour quoi la nature d’un organisme vivant donné a été conçue.

On doit donc retenir l’idée :

• de symptômes ou de malaises progressifs ;

• d’efforts excessifs présents ;

• d’environnement adverse ;

• de dépassement de la nature de l’organisme impliqué.

Cela se distingue du fameux trouble d’adaptation qui, lui, prend le sens plus restreint et maintenant plus précis d’un manque d’habiletés ou de compétences adaptatives. Quelqu’un qui souffre d’un trouble d’adaptation, selon moi, a besoin de coaching pour rehausser sa brochette de stratégies adaptatives. Il y arrive mal parce qu’il s’y prend mal, peu importe la raison. L’aider à devenir « adaptativement » plus efficace est tout indiqué.

Au contraire, aider quelqu’un qui souffre du syndrome de la suradaptation à s’adapter davantage, c’est le diriger tout droit vers l’abattoir. Au mieux, on va lui octroyer un sursis, mais de courte durée seulement.

Voyez-vous toute l’importance de distinguer les deux ? C’est primordial si on ne veut pas aggraver le cas de ce pauvre homme ou de cette femme déjà assez mal en point. Cette personne dite suradaptée a plutôt besoin qu’on l’invite à remettre en question ses environnements afin de déterminer ce à quoi elle compte toujours s’adapter ou pas : éliminer de sa vie les nuisances et ajouter ce qui lui manque pour se porter mieux.

En effet, il serait stupide et inhumain d’essayer de convaincre quelqu’un qu’il devra faire plus d’efforts encore pour s’adapter au clou qui lui transperce le pied. Arracher le clou me semblerait plus indiqué ! Anesthésier la douleur, comme le font bon nombre de médicaments, peut l’aider à refaire ses forces si la situation le commande, à la condition qu’ils ne servent pas à masquer l’enjeu. Ce qui risque de rater la vraie cible… et de jouer le jeu de Big Mouth.

Ce nouveau «diagnostic différentiel», pour employer un mot savant en psychiatrie, n’existe pas. Toutefois, il faudra bien qu’un jour quelqu’un ait le courage de le diffuser et de le faire accepter par la communauté des soignants.

En effet, tant qu’on abordera les suradaptés comme ceux qui ne savent pas s’y prendre ou qui sont des sous-adaptés, on risque injustement de les disqualifier encore plus qu’ils ne le sont déjà.

Quelqu’un a dit que c’est déjà être malade que de se croire malade. Alors, de grâce, si vous souffrez du syndrome de la suradaptation, ne vous considérez plus comme malade, mais considérez plutôt certaines portions de votre environnement comme malades ; vous serez ainsi plus près de la vérité. En plus, vous allez replacer les choses dans leur juste perspective, pour savoir par où commencer le grand ménage de votre entourage.

Qui, croyez-vous, sont les individus les plus à risque de burnout? Eh bien, ce sont ceux qui se démènent le plus pour s’adapter à tout ! S’adapter aux changements rapides, aux nouveaux collègues, aux surcharges, à l’imprévisible, aux nouvelles technologies, à la malbouffe, aux nouvelles valeurs, aux nouvelles modes, aux nouveaux discours, aux nouveaux mandats, et ainsi de suite.

Un indice, selon moi, que l’on fait fausse route en plaçant tout le monde dans le fourre-tout du trouble d’adaptation, c’est que les dizaines de formations et de programmes sur la gestion du stress qui pullulent ces dernières années – qui proposent tous des trucs pour vous aider à vous adapter encore plus, comme une meilleure gestion du temps pour arriver à abattre encore plus de boulot – n’ont pas donné de résultats significatifs sur le terrain. Les dépressions sont en pleine croissance, les symptômes de stress sont évidents et touchent tout le monde, et le taux de congé de maladie en milieu de travail n’a pas régressé, au contraire.

Une frénésie qui n’en finit plus, avec le résultat que Little Boy s’effondre sous le poids des trop nombreuses demandes et pressions auxquelles la nature n’avait pas prévu qu’il aurait à s’adapter un jour parce qu’elle s’était imaginé naïvement que les petits pingouins ne quittent jamais leur banquise natale.

La suite (après cette synthèse) ………..demain.

 

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Une patiente du réseau Lawrence R, a attiré mon attention sur un petit livre étonnant, « le principe du petit pingouin » de Denis DOUCET.

Ce petit livre étonnant assez bien écrit, a l’énorme qualité de faire réfléchir et de faire prendre conscience de réalités quotidiennes qui en étant trop proches , finissent par passer inaperçues.

Je vous propose d’en découvrir des extraits quotidiennement à 8 h.

Extrait du livre « le principe du petit pingouin » de Denis DOUCET, dont on vous conseille l’achat et la lecture.

« Il n’y a jamais eu autant d’antidépresseurs et de tranquillisants prescrits par les médecins dans toute l’histoire de l’humanité que ces dernières années. De plus en plus de

gens sont blasés, ne font que fonctionner, présentent une énergie minimale.

Souffrent-ils donc tous d’un trouble d’adaptation, comme on nous le laisse croire ? Sont-ils plus faibles que les autres ?

Pourquoi tant d’angoisse – ce mal du XXIe siècle qui hante de plus en plus de personnes? Avons-nous quelque chose de déréglé dans notre esprit?

Sommes-nous devenus des dysfonctionnels chroniques à vie? Devons-nous prendre cela comme une fatalité statistique avec laquelle il faudra apprendre à vivre ?

Peut-être pas…

Peut-être que ce sont plutôt nos environnements qui sont en cause. Peut-être que ce qu’on nous impose n’a pas de sens, ne respecte pas ce pour quoi nous avons été créés. Peut-être sommes-nous captifs d’une logique qui n’en a pas, justement. Peut-être que de trop s’adapter, c’est ça qui nous rend malades…

Si je vous demandais de passer le reste de votre vie dans une pièce où le taux d’oxygène est inférieur à ce dont vous avez besoin, accepteriez-vous de le faire ? Si je vous demandais de vivre dans un univers dénué de sens, où le haut et le bas seraient inversés, où la noirceur représenterait la lumière et la clarté, la nuit, accepteriez-vous d’y passer toute votre vie ? Si je vous enfermais dans une grande cage métallique où des chocs électriques vous seraient administrés arbitrairement, accepteriez-vous de vous laisser faire ? Alors, pourquoi tant de gens acceptent-ils passivement de subir l’équivalent de tout cela dans nos sociétés d’aujourd’hui ?

Suivez-moi dans l’histoire de Little Boy, vous allez commencer à comprendre ! »

La suite ………….demain

 

 

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