traduction du site en :

Evénements

Juillet  2020
Lun Mar Mer Jeu Ven Sam Dim
   
  1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31  

obesite et bonne sante

Les personnes obèses ou en surpoids auraient un risque augmenté de décès, même en l’absence de problème de santé apparent. La polémique continue.

Les kilos en trop ont toujours un impact sur la santé, même quand on ne souffe ni d’hypertension, ni de diabète ou ni d’autre problème métabolique. D’après des chercheurs canadiens qui publient leurs résultats dans Annals of Internal Medicine, l’idée que l’on puisse être obèse et en bonne santé relèverait bien du mythe. Une étude qui va alimenter la polémique parmi les chercheurs.

Certaines personnes obèses ne souffrent ni d’hypertension, ni d’hyperglycémie, ni de maladie chronique. Elles pourraient paraître en bonne santé.

Une polémique à ce sujet oppose depuis l’hiver dernier le Pr Walter Willett, de l’Ecole de santé publique de Harvard, à Katherine Flegal, une épidémiologiste au Centre national de statistiques de santé à Hyattsville, (Maryland). Flegal a publié le 2 janvier 2013 une méta-analyse de 97 études portant sur 2,88 millions de personnes, dans le Journal de l’American Medical Association. Selon cette méta-analyse, les personnes en surpoids seraient moins susceptibles de mourir (-6%) que celles ayant un poids «normal».

Réplique inhabituellement cinglante de Willett le 20 février dans l’auditorium de Harvard : «Cette étude est vraiment un tas d’ordures, et personne ne devrait perdre son temps à la lire. » Malgré tout, de nombreux chercheurs ont pris le parti de Flegal, qu’ils considèrent comme une illustration fidèle du « paradoxe de l’obésité ».

Etre en surpoids augmente le risque de diabète, de maladies cardiaques, de cancer et d’autres maladies chroniques. Mais selon ces chercheurs, certaines personnes – en particulier celles qui sont d’âge mûrs, ou déjà malades – peuvent bénéficier d’un peu de poids supplémentaire. De son côté, Willett estime que les données sont faussées par la présence dans ces cohortes de personnes ayant perdu du poids du fait de leur maladie, et qui sont donc plus susceptibles de mourir. Dans une étude, les chercheurs de Harvard ont en effet montré que lorsqu’on exclut les femmes fumeuses et celles qui sont mortes au cours des quatre premières années de l’étude il existe une relation linéaire directe entre l’indice de masse corporelle et le risque de décès.

Pour approfondir cette question très controversée, les chercheurs ont passé en revue 8 études qui ont comparé la santé de personnes obèses ou en surpoids et de personnes plus minces. Ces études ont inclus plus de 61 000 personnes en tout, suivies pendant 10 ans ou plus. Même sans hypertension, diabète ou autres problèmes métaboliques, les personnes obèses et en surpoids avaient des taux plus élevés de décès, de crises cardiaques et d’AVC par rapport à des personnes de poids normal : leur risque augmentait de 24 %.

Ceci va à l’encontre de l’idée que l’on puisse être obèse ou en surpoids et en bonne santé. En effet, au cours du temps, les facteurs de risque peuvent s’aggraver et des problèmes peuvent apparaître à long terme : on ne peut donc pas être en bonne santé avec un surpoids.

Un des problèmes liés à l’obésité est que les graisses qui touchent le foie sont particulièrement nocives ; elles interfèrent avec la fonction du foie et la sensibilité à l’insuline, ce qui contraint le pancréas à augmenter sa production d’insuline. Or des niveaux élevés d’insuline affectent d’autres hormones en cascade, ce qui cause l’inflammation. La solution : perdre du poids pour améliorer son état de santé général à long terme.

Source:

Caroline K. Kramer, Bernard Zinman, Ravi Retnakaran. Are Metabolically Healthy Overweight and Obesity Benign Conditions?A Systematic Review and Meta-analysis. Annals of Internal Medicine. 2013 Dec;159(11):758-769.

Articles en rapport

  • Pas d'article en relation