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normose

Un livre, c’est un détonateur qui sert à faire réagir les gens », prévient l’écrivaine Amélie Nothomb. J’espère que celui-ci produira cet effet, qu’il ouvrira des débats, qu’il

créera des échanges, bref, qu’il vous ébranlera !

Bien des individus possèdent d’excellentes capacités d’adaptation. Pour eux, c’est à la fois leur plus grande force et leur zone de vulnérabilité, une sorte de talon d’Achille qui passe trop souvent inaperçu parce que la culture dominante à laquelle tout le monde adhère sans réfléchir nous pousse à aller plus loin que ce que nous devrions et, en plus, dans la mauvaise direction. Ainsi, les Big Mouth vont en abuser : institutions, gouvernements, patrons, vendeurs de rêves, etc.

Trop de gens souffrent en silence, se sont fait avoir, sont laissés pour compte parce qu’on les a bêtement – classés dans les catégories « hors d’usage » ou « sous-adaptés ». Ils se croient malhabiles ou inférieurs à leurs semblables alors qu’en vérité ils en font trop et trop.

Il me semble à propos ici de citer un passage du livre Les quatre clefs de l’équilibre personnel, écrit conjointement par Jacques Lafleur, psychologue, et Robert Béliveau, médecin :

« Quand on va mal, on court chez son médecin pour qu’il cherche une solution rapide à notre problème. Mais les traitements médicaux ne donnent pas souvent les résultats escomptés : tôt ou tard, la fatigue, l’anxiété, les sentiments dépressifs refont surface. On souffre à nouveau et l’on désespère de trouver un remède au mal qui nous afflige.

Il y a pourtant moyen de recouvrer la santé. Pour y arriver, il faut aborder notre souffrance plus globalement.

Le mal de vivre n’a pas son origine dans le corps, mais dans notre vie. C’est elle qu’il faut soigner […].

Cessez de vous suradapter : ce sera le meilleur investissement de votre vie, le plus rentable en fonction du coût total.

Ne vous piégez plus dans ce cercle vicieux et malsain. Pensez plutôt comme les aquariophiles chevronnés. Quand un poisson est malade, ils traitent l’eau de l’aquarium, car ils savent que c’est elle qui en est la cause. Alors, comme eux, agissez sur votre environnement – votre aquarium – chaque fois que vous soupçonnez que c’est lui qui vous rend malade ou qui vous empêche de vous sentir pleinement satisfait.

Jacques Languirand soulève à sa façon la question : « Mais jusqu’où peut-on se conformer sans perdre son autonomie et sa liberté? C’est là la question. La pression exercée par le milieu est telle qu’il est difficile de s’y soustraire, même relativement, sans être perçu comme déviant et risquer l’exclusion. Mais la difficulté de résister au processus d’intégration est d’autant plus grande que nous percevons mal les normes qui nous gouvernent. Comme le poisson ne perçoit pas qu’il est prisonnier d’un aquarium. » Il emploie même une expression fort savoureuse, empruntée à Jean-Yves Leloup, un des pionniers de la psychologie transpersonnelle en France : souffrir de la « normose ». Cela suggère un penchant excessif vers tout ce qui définit la normalité statistique. Pas mal comme mot clé à ajouter à votre dictionnaire personnel !

Avant de terminer, si vous trouvez que ce n’est pas simple de mettre en application tout ce que vous avez lu dans ce livre, rappelez-vous au moins cette phrase : Personne ne vous a jamais promis que ce serait facile d’être un petit pingouin sur la planète Terre.

Je vous invite donc sincèrement à chercher et à trouver la meilleure banquise, celle qui vous conviendra le mieux.

Et, par-dessus tout, n’oubliez jamais le principe du petit pingouin qui stipule que tout environnement ou toute relation contraire à vos besoins entraînera immanquablement votre perte, tôt ou tard.

Fin …………………

Dr BUENOS : on ne se lasse pas de lire Denis DOUCET.

Merci à son livre « le principe du petit pingouin ».

Merci pour ses multiples leçons de vie …………………

 

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