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Contrairement à une idée reçue, perdre du poids rapidement n’augmenterait pas les risques de reprise.

On entend souvent dire qu’un régime amaigrissant rapide entraîne un «effet yo-yo» plus important qu’une perte de poids progressive. C’est une idée fausse, assènent des chercheurs australiens en conclusion d’une étude publiée dans la revue Lancet Diabetes and Endocrinology. Leur travail démontre que les deux façons de maigrir sont associées au même risque de rechute à moyen terme. Le débat n’a rien de théorique. Choisir entre une coupe drastique des apports caloriques et une réduction plus graduelle est un dilemme quotidien dans les consultations spécialisées.

Les chercheurs australiens ont recruté deux cents adultes obèses: objectif, une diminution de 15 % de leur masse corporelle. La cohorte a été scindée en deux groupes, l’un suivant un régime draconien durant douze semaines, l’autre inclus dans un programme graduel en neuf mois. Trois ans plus tard, la plupart des participants ayant franchi avec succès la première phase avaient repris l’essentiel de leur poids initial, sans différence notable entre les deux groupes.

Dès lors, que conseiller aux patients qui souhaitent perdre du poids? «Faire ce que bon leur semble», prescrit le Pr Tounian. Le régime draconien offre des résultats rapidement visibles qui peuvent se révéler très motivants, notamment pour les adolescents obèses. L’étude australienne montre d’ailleurs qu’il est plus efficace à court terme. Mais cette façon de maigrir comporte un risque de complications médicales. «Elle peut aussi entraîner une aggravation de troubles alimentaires préexistants, comme la compulsion», souligne le Pr Arnaud Basdevant, responsable de l’enquête nationale Obépi sur l’obésité et le surpoids.

Le régime graduel, lui, est moins douloureux. Le Pr Michel Lecerf, chef du service de nutrition à l’Institut Pasteur de Lille, assure qu’il offre en outre «plus de chances à la personne de parvenir à changer durablement sa relation à la nourriture et aux quantités alimentaires, ce qui est l’enjeu principal». Enfin, relève le Pr Basdevant, l’étude australienne n’a pas examiné la masse musculaire des participants à la fin de l’étude. «Or c’est une donnée importante car les régimes très restrictifs sont accusés de favoriser la perte de masse maigre», souligne-t-il, en insistant sur l’importance d’une personnalisation des prescriptions nutritionnelles.

 

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